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electionsci2016319 septembre 20203min14

Le président de l’Autorité nationale de la presse (ANP), l’organe de régulation des médias dans le pays, Samba Koné, a invité jeudi à Abidjan, la presse ivoirienne à «ne pas être le levain» d’une crise électorale dans le pays où la tension est de plus en plus perceptible à l’approche du 31 octobre, la date constitutionnelle de l’élection présidentielle.

«Nous allons appliquer la loi. Les journalistes qui se mettront au travers de la loi seront sanctionnés. Nous souhaitons que la presse ne soit pas le levain de ce qui pourrait arriver et que nous ne souhaitons pas», a dit M. Koné parlant de la couverture du processus électoral par les médias.

Il s’exprimait à la seizième édition de la tribune de l’Agence ivoirienne de presse ( AIP, service public), un forum d’échanges dont il était l’invité.

«Nous ne pouvons pas faire ce métier en incitant les gens à la haine et à la révolte. Je souhaite que les journalistes demeurent professionnels et restent dignes.», a poursuivi le président de l’ANP, estimant «qu’il n’y a pas de société démocratique sans médias».

Parlant auparavant du rapport de la presse avec les réseaux sociaux, M. Koné a soutenu que ces nouveaux médias sont aujourd’hui «une opportunité» pour les journalistes. Cependant, il a invité les journalistes à avoir un recul nécessaire vis-à-vis des informations diffusées sur les réseaux sociaux en les vérifiant.

Dans la foulée, le président de l’ANP a fait savoir que sur 147 sites d’informations sont répertoriés dans le pays dont seulement 44 sont légalement constitués. La tribune de l’AIP est une plateforme qui permet d’échanger avec une personnalité sur des questions de l’actualité nationale et internationale.

LB/ls/APA

Publie le

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electionsci2016418 septembre 20204min58

Kouadio Bonin et Affi N’Guessan

 

Depuis la France où il se trouve en exil, Guillaume Soro a lancé un appel jeudi à l’opposition pour faire front commun contre l’actuel président, Alassane Ouattara, afin que les élections ne se déroulent pas le 31 octobre prochain.

 

« J’en appelle à une unité d’action de l’opposition pour stopper monsieur Ouattara dans sa folle aventure par tous les moyens légaux et légitimes. Je demande aux candidats, retenus ou non, spécifiquement au président Bédié, au président Gbagbo, au Premier ministre Affi N’Guessan, au ministre Amon-Tanoh, au ministre Mabri Toikeusse, de prendre ensemble nos responsabilités et de faire bloc. Il s’agira tous ensemble de saisir la Cédéao, l’Union africaine, l’Union européenne, l’ONU en vue d’obtenir des élections démocratiques transparentes et inclusives, comme ce fut le cas en 2010, et ceci sans préjudice », a déclaré l’ancien président de l’Assemblée Nationale.

 

Son appel a eu un écho favorable. Après Henri Konan Bédié qui s’est félicité de l’« unité d’action » proposée par le président du GPS, le camp de Pascal Affi N’Guessan se dit favorable à cette initiative.

 

Le porte-parole du parti de l’ancien Premier Ministre, l’a signifié ce vendredi au micro de nos confrères de RFI.

Selon Jean Bonin Kouadio, les ivoiriens ont besoin de paix d’où la nécessité de reformer la CEI et le Conseil Constitutionnel avant d’évoquer toute logique électorale.

 

« Nous accueillons favorablement cette initiative. Nous estimons que la bataille aujourd’hui, c’est de reformer la Commission Electorale Indépendante et le Conseil Constitutionnel. Nous ne nous inscrivons pas dans une logique électorale si, ces deux institutions n’ont pas été reformées, pour la simple raison, que c’est ce qui va garantir la paix », a-t-il signifié comme relevé par KOACI et d’ajouter.

 

« Les ivoiriens ont besoin de paix. Ça fait 30 ans que nous nous battons dans ce pays et à chaque fois, ce sont les organes chargés des élections qui sont les vecteurs, les déclencheurs de ces crises. 2020 doit être une élection, où un pouvoir s’en va, un autre arrive. Où il y a une passation de pouvoir sans heurts, sans conflit, sans confrontation. »

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016318 septembre 20202min49

Anselme BLAGNON

La Commission électorale indépendante ivoirienne (CEI), a annoncé jeudi l’interdiction de « toute propagande par quelque mode que ce soit », en dehors de la durée réglementaire de la campagne de l’élection du président de la République du 31 octobre, prévue deux semaines avant le scrutin, dans une note.

Dans l’attente de la campagne qui court du « jeudi 15 octobre 2020 à zéro heure au jeudi 29 octobre 2020 à minuit », il est fait « interdiction de toute propagande électorale par quelque mode que ce soit, en dehors de la durée règlementaire de la campagne électorale », indique la note.

Aussi, la commission interdit à « tout individu d’apposer des affiches, de signer, d’envoyer ou de distribuer des bulletins de vote, circulaires ou professions de foi dans l’intérêt d’un candidat » en dehors de la période indiqué.

Lundi soir, la Cour constitutionnelle a rendu public la liste définitive des candidats à la présidentielle du 31 octobre, lors d’une audience publique.

Sur les 44 dossiers réceptionnés par l’institution, seules quatre candidatures ont été approuvées.

Il s’agit de celles du président sortant Alassane Ouattara qui brigue un troisième mandat controversé, du patron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Henri Konan Bédié, du chef du Front populaire ivoirien (FPI) Pascal Affi N’guessan et de l’ancien député Bertin Kouadio Konan.

La juridiction a invalidé les candidatures de l’ex-président Laurent Gbagbo et de l’ancien patron de l’Assemblée nationale Guillaume Soro en raison de leur radiation de la liste électorale.

Quant aux dossiers des anciens ministres Mabri Toikeusse, Mamadou Koulibaly, Gnamien Konan, Amon Tanoh, ils ont été invalidés pour défaut de parrainage.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

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electionsci2016318 septembre 20201min13

Tout indique que l’on se dirige progressivement vers un boycott de la présidentielle de fin octobre prochain par le PDCI-RDA de l’ancien président Henri Konan Bédié.

En effet, après avoir refusé en début de semaine de participer aux élections des bureaux des commissions électorales locales, le parti de celui que les Ivoiriens surnomment depuis peu B-86 (du fait de ses 86 ans), n’a pas autorisé son représentant a la CEI à aller prêter serment devant le Conseil constitutionnel.

En effet, le sieur SIAKA BAMBA représentant du PDCI-RDA à la CEI, attendu pour la prestation de serment au Conseil constitutionnel le 17 septembre, a carrément refusé de s’y rendre.

Selon des observateurs, à ce rythme les Ivoiriens auront à choisir entre trois candidats le 31 octobre prochain, à savoir KKB, Affi et Ouattara.

Sylvie Kouamé

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electionsci2016318 septembre 20204min11

L’ancien Ministre de Laurent GbagboKabran Appiah sort de sa réserve et se prononce sur la situation socio-politique du pays à 43 jours de la présidentielle.

 

Le président du parti, La Ligue des Mouvements pour le Progrès (LMP) relève qu’on ne peut nier que la publication de la liste des candidats retenus pour le scrutin du 31 octobre 2020, par le Conseil Constitutionnel, ait engendré une forte contestation dans la population ivoirienne.

 

« Progressant dans le pays, les manifestations violentes, les marches, les barrages et entraves à la circulation, les incendies de biens et, hélas déjà des victimes, forment sous nos yeux, cette spirale de violence qui menace d’établir durablement ce climat d’insécurité généralisé redouté par plus d’un observateur », relève-t-il.

Après analyse de la situation politique du pays exige la LMP et ses alliés exigent : l’arrêt immédiat de toutes les opérations électorales jusqu’à ce que les parties prenantes s’accordent sur la conception même du système électoral, y compris sur les institutions électorales, les conditions et procédure de validation des candidatures, le déroulement des scrutins et la proclamation des résultats.

Pour l’ex cadre du PIT et ses camarades, les élections ne peuvent être continuellement un outil du seul profit des plus forts sans être la source répétée de crises qui menacent à chaque occasion les fondements même de la Côte d’Ivoire .

 

« Certains ne peuvent pas s’attribuer des résultats annoncés d’avance sans légitimer la révolte. Si nous aimons ce pays, nous devons tous, à commencer par le gouvernement, comprendre que seule à présent une suspension de tout et un dialogue sérieux entre tous peuvent anticiper l’effet d’embrasement des révoltes durables, qui ne seront pas empêchées par la seule répression », soutient Kabran Appiah.

 

La LMP insiste sur la nécessité urgente pour la classe politique de se retrouver pour s’accorder dans la conciliation sur l’organisation d’opérations électorales transparentes et crédibles à tous les niveaux, seuls gages de la paix durable que nécessite l’adressage de ces problèmes concrets de développement humains dont la détresse quotidienne des populations montre hélas l’éloquente urgence.

 

Ce mouvement politique, considère que la paix dans notre pays est devenue, plus que ce thème de la propagande politique, désormais une nécessité vitale !

« Puissent les puissants qui fourbissent les armes de la répression contre les révoltes légitimes nous entendre avant le désastre qui s’annonce », a conclu le juriste.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

electionsci2016318 septembre 20205min12

Le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire a rejeté la candidature de Laurent Gbagbo à la présidentielle de cette année. Il a justifié ce rejet par deux arguments distincts dont le fait que ce dernier était membre de droit dudit Conseil. Mais selon Grah Ange Olivier, cette décision est nulle.

Le conseil constitutionnel a révélé la liste des candidats retenus pour prendre part à la présidentielle d’octobre prochain en Côte d’Ivoire. Plusieurs dossiers ont été rejetés dont celui de l’ancien président de la république Laurent Gbagbo. Lors de la justification du rejet de ce dossier, le Conseil a évoqué la radiation de ce dernier de la liste électorale et donc cela entraîne immédiatement son inéligibilité. Toutefois le Conseil a poursuivi son argumentaire en évoquant le fait qu’en tant qu’ancien président, Gbagbo est d’office membre de droit de l’institution et ne peut donc pas se présenter.

« (…) Même s’il était inscrit sur la liste électorale, et avait produit une déclaration personnelle revêtue de sa signature légalisée, la candidature de Monsieur GBAGBO LAURENT … demeurerait irrégulière en ce que, membre de droit du Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président de la République, et conformément aux dispositions de l’article 50 du Code électoral, il aurait dû renoncer, de manière expresse, à sa qualité de membre du Conseil constitutionnel au moins six (06) mois avant la date du premier tour du scrutin, soit le 30 avril 2020 », avait indiqué le Conseil.

L’enlisement

Cependant, selon l’ancien magistrat Grah Ange Olivier, étant donné que Laurent Gbagbo n’a pas renoncé expressément à son titre de membre du Conseil à ce jour, il en demeure membre. « Vu que l’article 11 alinéa 1 de la loi n° 2001-303 du 05 juin 2001 déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil dispose que : le Conseil Constitutionnel se réunit sur convocation de son Président », explique Grah, « le Conseil Constitutionnel ne pouvait valablement siéger que si le Président l’avait au moins convoqué en tant que tel. En siégant alors qu’il n’aurait pas dû, toutes les décisions prises par le Conseil Constitutionnel dans le respect de cette formalité sont nulles de plein droit ».

Il poursuit en indiquant qu’« il appartient à tout plaideur à qui ces décisions portent préjudices de faire constater cette nullité en demandant qu’elle soit reprises dans le respect de la loi (…) Lorsque tous les membres du Conseil Constitutionnel n’ont été convoqués ou que si çela a été fait, moins de cinq juges siègent, la décision prise dans ces conditions est censée n’avoir pas été rendue par cette juridiction. Dans le cas contraire, ce serait ouvrir la porte à tous les abus ». Le Conseil a violé le droit à un Juge compétent établi par la loi en privilégiant le respect des dispositions de l’ordonnance illégale portant code électoral à celui de la Constitution ».

« Nous ne pouvons conclure sans faire remarquer que le Conseil Constitutionnel en reconnaissant dans sa décision que la Président Laurent Gbagbo en fait partie de droit, affirme non seulement que son arrêt n’a pas été valablement pris et que ses décisions précédentes souffrant du même vice sont nulles, mais également que désormais, il ne peut plus siéger sans que le Président Laurent Gbagbo n’ait été mis en situation de participer à l’audience. En un mot la poursuite du processus électoral est soumis à la délivrance à ce dernier de ses documents de voyage », conclu Grah.

 

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electionsci2016317 septembre 20202min64

L’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a appelé jeudi l’opposition, dont les ex-présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, à s’unir pour obtenir l’organisation « d’élections libres et transparentes » et faire barrage à un 3ème mandat du sortant Alassane Ouattara.

« Maintenir l’élection du 31 octobre n’a aucun sens, y participer serait cautionner le coup d’Etat institutionnel d’Alassane Ouattara », a déclaré M. Soro en appelant l’opposition à s’unir et à « saisir la Cédéao en vue d’obtenir des élections transparentes », assurant qu’il « n’y aura pas d’élection » le 31 octobre, sans expliciter davantage.

L’opposition ivoirienne ne décolère pas contre le Conseil constitutionnel, qui dans une décision lundi soir a validé la candidature de Alassane Ouattara et rejeté celles de ses rivaux l’ancien président Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, qui vit en exil et réside en France.

Guillaume Soro a par ailleurs affirmé jeudi lors d’une conférence de presse à Paris qu’il se maintenait dans la course de manière « irrévocable ».

 

 

Par AFP – 10:51

| mis à jour à 11:34 –

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electionsci2016317 septembre 20206min14

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cour africaine) est une Cour régionale et un organe important qui est lié à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Elle a été créée pour assurer la protection des droits des pays africains membres.

Adoptée en 1998, cette Cour permet principalement de renforcer les fonctions de la Commission des droits de l’homme et des peuples. La création de la Cour africaine vient de l’article 1 du protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples qui stipule qu’une Cour fut créée par l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Les compétences de la Cour sont qu’elle a le devoir principal de s’occuper de toutes affaires ou de tous les différends qui vont à l’encontre de la Charte des droits de l’homme et des peuples.

Dans son devoir, la Cour africaine jouit de sa supranationalité, mais ne contraint pas les juridictions nationales. Mais force est de constater que ses décisions sont foulées au pied par certains Etats. C’est le cas du Bénin qui s’est retiré du protocole instituant la Cour africaine, le 23 avril 2020, jugeant qu’elle est sortie de « son champ de compétence », lorsqu’elle a ordonné la suspension d’une décision qui a exclu l’opposant Sébastien Ajavon pour les élections communales et municipales. L’opposant avait saisi la Cour, estimant que ses droits ont été violés et comme résultat, son pays a préféré quitter carrément le navire.

En Côte d’Ivoire, c’est l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui a obtenu gain de cause après avoir été écarté de la course à la présidentielle d’octobre 2020 par le Conseil constitutionnel de son pays. A cause de ses antécédents judiciaires avec son pays, l’exilé politique Guillaume Soro a été mis sur le banc de touche de la présidentielle, mais la Cour africaine demande son retour dans le processus électoral.

Pourtant, à cause du même Soro, la Côte d’Ivoire a retiré sa déclaration de compétence de la Cour africaine, le 29 avril 2020. En effet, une semaine plus tôt, la Cour africaine avait ordonné la suspension du mandat d’arrêt lancé par la justice ivoirienne contre Guillaume Soro, et demandé la remise en liberté provisoire de ses dix-neuf proches et partisans mis en détention préventive depuis la fin décembre 2019.

Selon l’exécutif ivoirien cité par l’AFP, ce retrait « fait suite aux graves et intolérables agissements que la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples s’est autorisés dans ses actions, et qui non seulement portent atteinte à la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire, mais sont aussi de nature à entraîner une grave perturbation de l’ordre juridique interne des Etats et à saper les bases de l’Etat de droit, par instauration d’une véritable insécurité juridique ».

Les exemples sont légion, et il convient de rappeler que la Côte d’Ivoire est le quatrième pays à se retirer du protocole de la Cour africaine, en plus du Bénin, du Rwanda et de la Tanzanie.

La Cour reste un instrument par excellence pour les peuples africains
La Cour africaine sert principalement à protéger les droits et à appliquer des mesures législatives qui seraient à l’encontre de ces droits. Les Etats peuvent ne pas se soumettre à ses décisions, mais la Cour reste un instrument par excellence pour les peuples africains pour se faire entendre et réclamer leurs droits, lorsque la décision de la juridiction du pays n’est pas en leur faveur.

Cette Cour ne s’occupe pas forcément des affaires politiques. Pour le cas du Burkina Faso, la Cour a été saisie sur plusieurs affaires, dont les dossiers Norbert Zongo, Abdoulaye Nikièma, Ernest Zongo, Blaise Ilboudo et MBDHP (Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples). Les Etats ont une responsabilité morale face à cette institution ; donc ils ne doivent pas fuir ses décisions, lorsque celles-ci ne « font pas leurs affaires ».

Bravo pour ce bel éditorial. Que les princes du moment comprennent qu’ils passent et que les peuples restent.
Bonne journée

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electionsci2016317 septembre 20206min50

Couverture médiatique de la campagne électorale pour l’élection du Président de la République: la HACA prend des mesures

Abidjan, le 16 septembre 2020 – Le Collège des membres de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) s’est réuni en session extraordinaire le mardi 15 septembre 2020, à l’effet d’adopter le cadre réglementaire devant régir la couverture médiatique de l’élection du Président de la République du 31 octobre 2020.

Ainsi, conformément aux textes en vigueur, notamment la loi n° 2017-868 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la communication audiovisuelle et le décret n°2020-639 du 19 août 2020 fixant la durée de la campagne électorale pour l’élection du Président de la République, la HACA a pris cinq (5) Décisions en vue de permettre aux médias audiovisuels de service public ainsi qu’à ceux du secteur privé d’assurer la couverture de cette élection.

Ci-après l’intégralité du communiqué

COMMUNIQUÉ

Le Collège des Membres de la Haute Autorité de la Communication
Audiovisuelle (HACA) s’est réuni en session extraordinaire le mardi 15
septembre 2020, à l’effet d’adopter le cadre réglementaire devant régir la
couverture médiatique de l’élection du Président de la République du 31
octobre 2020.

Ainsi, conformément aux textes en vigueur, notamment la loi n° 2017-868
du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la communication
audiovisuelle et le décret n°2020-639 du 19 août 2020 fixant la durée de
la campagne électorale pour l’élection du Président de la République, la
HACA a pris cinq (5) Décisions en vue de permettre aux médias
audiovisuels de service public ainsi qu’à ceux du secteur privé d’assurer
la couverture de cette élection.

Aussi, a-t-il été décidé de ce qui suit :

1/ EN CE QUI CONCERNE LES MÉDIAS AUDIOVISUELS DE SERVICE PUBLIC

A compter de la publication de la liste définitive des candidats par le
Conseil Constitutionnel, les médias audiovisuels de service public
doivent veiller à un accès équitable à leurs antennes, des candidats, des
partis, groupements politiques et organisations qui les soutiennent, ainsi
qu’au respect des principes du pluralisme des courants d’opinion et de
l’équilibre de l’information.
A compter de l’ouverture officielle de la campagne électorale fixée
au 15 octobre 2020 à zéro heure, les médias audiovisuels de service
public doivent veiller, dans la programmation des journaux, reportages,
débats et émissions spéciales dédiées à la campagne, au strict respect
du principe de l’égalité d’accès et de traitement à leurs antennes, des
candidats, des partis, groupements politiques et organisations qui les
soutiennent.

2/ EN CE QUI CONCERNE LES RADIOS ET TÉLÉVISIONS PRIVÉES COMMERCIALES

Durant la période de la campagne électorale, les radios et télévisions
privées commerciales, désireuses de couvrir ladite campagne, doivent
veiller à l’égalité d’accès et de traitement à leurs antennes des candidats,
des partis, groupements politiques et organisations qui les soutiennent,
ainsi qu’au pluralisme et à l’équilibre de l’information.

3/ EN CE QUI CONCERNE LES RADIODIFFUSIONS SONORES PRIVÉES NON COMMERCIALES DITES RADIOS DE PROXIMITÉ

Dans le cadre de la campagne électorale, la HACA autorise les
radiodiffusions sonores privées non commerciales, dites radios de
proximité, à diffuser des messages relatifs à la citoyenneté, à la cohésion
sociale, à la sensibilisation sur le scrutin et à relayer, y compris en
synchrone, les émissions spéciales ou d’information diffusées sur les
médias de service public.
Ces radios demeurent cependant interdites de produire, de programmer
et de diffuser des émissions à caractère politique. Elles ne peuvent donc
couvrir, ni rendre compte des activités relatives à la campagne électorale.

4/ EN CE QUI CONCERNE LES SERVICES DE MÉDIAS AUDIOVISUELS EN LIGNE

Durant la période de campagne électorale, les services de médias
audiovisuels en ligne doivent veiller au pluralisme, à l’honnêteté et à
l’équilibre de l’information.
Ils ne peuvent publier que les informations dont l’origine, la véracité et
l’exactitude sont établies.
Les services de médias audiovisuels en ligne doivent s’abstenir de
diffuser des messages incitant notamment à la haine, à la discrimination
ethnique, sociale et religieuse, à la xénophobie et à la violence.

5/ EN CE QUI CONCERNE LA PROCLAMATION DES RÉSULTATS

La HACA tient à préciser que les médias audiovisuels dans leur
ensemble, ne peuvent diffuser que les résultats proclamés par la
Commission Electorale Indépendante (CEI) et le Conseil Constitutionnel.
La HACA, pour une couverture médiatique réussie de l’élection du
Président de la République, tient au respect scrupuleux de ces décisions.

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electionsci2016316 septembre 20202min15

(Agence Ecofin) – En Côte d’Ivoire, la HACA a communiqué ses recommandations concernant les élections présidentielles. En plus de rappeler aux médias de fournir un traitement équitable aux candidats, le régulateur prévient que seuls les résultats de la CEI et du Conseil constitutionnel doivent être diffusés.

En Côte d’Ivoire, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a communiqué ses recommandations aux médias concernant les prochaines élections. Elles ont fait l’objet d’une session ordinaire du régulateur organisée le 15 septembre 2020 avant d’être rendues publiques dans un communiqué.

Les recommandations ont commencé par rappeler le principe essentiel d’équité du temps d’antenne et de traitement offert aux différents candidats. La HACA a tenu à rappeler aux médias du service public, comme aux privés qu’ils devaient s’assurer de fournir, à partir du lancement de la campagne le 15 octobre, le même traitement médiatique à tous les candidats. Les radios communautaires ont de leur côté été interdites d’émissions politiques. « Elles ne peuvent couvrir ni rendre compte des activités relatives à la campagne électorale », prévient le régulateur. Les médias en ligne sont quant à eux tenus de publier uniquement les informations dont la véracité est établie.

Concernant les résultats des élections, tous les médias sont tenus, d’après le communiqué de la HACA, de diffuser uniquement les résultats publiés par la Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel.

Servan Ahougnon

(Agence Ecofin) – En Côte d’Ivoire, la HACA a communiqué ses recommandations concernant les élections présidentielles. En plus de rappeler aux médias de fournir un traitement équitable aux candidats, le régulateur prévient que seuls les résultats de la CEI et du Conseil constitutionnel doivent être diffusés.

En Côte d’Ivoire, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a communiqué ses recommandations aux médias concernant les prochaines élections. Elles ont fait l’objet d’une session ordinaire du régulateur organisée le 15 septembre 2020 avant d’être rendues publiques dans un communiqué.

Les recommandations ont commencé par rappeler le principe essentiel d’équité du temps d’antenne et de traitement offert aux différents candidats. La HACA a tenu à rappeler aux médias du service public, comme aux privés qu’ils devaient s’assurer de fournir, à partir du lancement de la campagne le 15 octobre, le même traitement médiatique à tous les candidats. Les radios communautaires ont de leur côté été interdites d’émissions politiques. « Elles ne peuvent couvrir ni rendre compte des activités relatives à la campagne électorale », prévient le régulateur. Les médias en ligne sont quant à eux tenus de publier uniquement les informations dont la véracité est établie.

Concernant les résultats des élections, tous les médias sont tenus, d’après le communiqué de la HACA, de diffuser uniquement les résultats publiés par la Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel.

Servan Ahougnon