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electionsci201635 octobre 20205min173

Pari réussi pour le Congrès pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), parti politique de Charles Blé Goudé. Son appel au report des élections du 31 octobre a eu un vibrant écho auprès des populations d’Abidjan et de l’intérieur du pays qui ont effectué nombreuses le déplacement, samedi, au stade d’Anono, village situé dans la commune de Cocody. Ce grand espace était plein comme un œuf. Difficile de se frayer un passage. Les cars qui sont venus en colonnes avaient du mal à trouver un endroit où stationner. La classe politique y était, dans sa grande majorité. Charles Blé qui est intervenu en direct, depuis La Haye, par visioconférence, s’est inscrit dans la vision de l’opposition ivoirienne qui milite pour un report des élections du 31 octobre en vue de créer des conditions d’une élection transparente et inclusive. « On ne peut pas vouloir le changement et être réfractaire au changement. Tu étais dans l’opposition, hier, tu criais changement, maintenant au pouvoir, tu es réfractaire au changement. Tu parles de justice, alors que toi-même tu es injuste. Dans quel pays on interdit les manifestations pendant la précampagne. C’est la preuve qu’il y a un problème. Moi, je veux qu’on reporte les élections, qu’on mette ce report à profit pour recoudre ce qui a été déchiré. Je demande le dialogue national pour recoudre ce qui a été déchiré. Je demande la dissolution du Conseil constitutionnel pour mettre à sa tête un magistrat qui n’est pas Rdr, Pdci, Fpi, Gps, etc. Je demande une Commission électorale consensuelle pour recoudre ce qui a été déchiré. (…) Hier, le Conseil constitutionnel a parlé, on dit qu’on ne respecte pas son verdict parce que ce sont les amis de Gbagbo qui l’ont rendu. Donc, nous aussi, nous n’allons pas respecter le verdict rendu par les amis de Ouattara à la tête de ce Conseil constitutionnel » a pesté Charles Blé Goudé. Pour lui, le salut de la Côte d’Ivoire passera par le dialogue entre les différentes parties en opposition. Ce qui, entend-il, va faire appel à des Institutions fortes qui ne mettent pas l’homme devant tout mais l’intérêt supérieur de la nation. « Quand on fait des textes qui vont engager la vie d’une nation, ne pensons pas à nous. Nous devons donner à notre pays des Institutions crédibles, des lois. Les individus passent mais le pays reste. Reporter les élections du 31 octobre, c’est sauver la Côte d’Ivoire. Il faut que Ouattara accepte de s’asseoir avec l’opposition autour d’une table pour discuter. L’élection présidentielle n’est pas un rendez-vous des courageux et des faibles. Ce n’est pas un rendez-vous des muscles, des katas, des karatékas, des boxeurs. C’est un rendez-vous de confrontation des projets de société. Comment organiser une élection qui est déjà calée, bouclée, gérée ? C’est ce qu’on appelle tricherie. La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses enfants. Quand on va se rassembler, il faut qu’on se dise la vérité » a décrié l’enfant de Guibéroua, qui a salué le refus du président Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’guessan d’aller en compétition avec Alassane Dramane Ouattara. Ainsi, a-t-il dit adhérer au meeting du samedi au stade Félicite Houphouët pour sonner le départ d’Alassane Dramane Ouattara du pouvoir. Charles Blé Goudé a annoncé sa participation à l’échéance électorale de 2025.

JB KOUADIO

electionsci201635 octobre 20204min108

Malgré les pronostics les plus pessimistes, la Côte d’Ivoire a encore la possibilité d’échapper à une crise électorale plus grave.

« Pour la paix, aucun sacrifice n’est de trop », a dit Félix Houphouët Boigny. A moins d’un mois de la fin de son mandat, le chef de l’Etat Alassane Ouattara devrait s’inspirer de cette sagesse du Père fondateur de la nation ivoirienne, et faire le sursaut qui peut éviter à la Côte d’Ivoire des troubles plus tragiques, et une sortie peu honorable à sa personne. Oui, parce que toute la tension actuelle est partie de sa candidature anticonstitutionnelle, c’est lui qui détient la clé de l’apaisement. Il gagnerait alors à saisir la perche que lui tend la communauté internationale, qui lui recommande en chœur de renoncer à cette candidature à problème, et d’ouvrir un dialogue avec l’opposition en vue d’une élection présidentielle transparente, équitable, inclusive et calme. En effet, contrairement à ce qu’il pourrait croire, son salut et le salut du pays sont loin de se trouver dans ce processus électoral que l’on s’efforce de poursuivre.  Car, même s’il se tenait-ce dont nous doutons fort- le scrutin prévu le 31 octobre ferait plus de mal que de bien à la Côte d’Ivoire.

D’autant plus qu’aussi puissant qu’il pourrait prétendre, le régime Rhdp ne peut assurer une stabilité dans un pays où une frange si importante de la classe politique unie au sein d’un grand bloc d’opposition, est privée de son droit de concourir au pouvoir d’Etat.

Il ne faut pas l’oublier, les décisions rendues le 14 septembre par le Conseil constitutionnel, dont le parti au pouvoir et son chef sont devenus de farouches défenseurs, ont accru la tension qui existait déjà autour de ce processus électoral non consensuel. Le rejet des candidatures de grandes figures tels Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Mabri Toikeusse, Mamadou Koulibaly, et la validation de celle d’Alassane Ouattara dont l’opposition conteste la légalité, ont accentué la crise pré-électorale. Résultat : la Côte d’Ivoire se retrouve   dans une nouvelle impasse créée par un verdict de ses juges constitionnels.

Les fois précédentes, les régimes bénéficiaires de ces décisions sources de graves injustices et de division, ont choisi le raccourci de la force. Mais à chaque fois, ils ont été rattrapés par la force de la majorité. Malheureusement, le dénouement ne se fait jamais sans dégâts humain et matériel. Alassane Ouattara devrait donc jeter un regard lucide dans ces pages tristes de l’histoire, pour comprendre que ni les combattants, les fusils, chars ou missiles dont disposaient ses prédécesseurs dans la même posture, ne leur ont permis de triompher du peuple ivoirien et de la communauté internationale venue à son secours. D’ailleurs, cette communauté internationale, qui a aidé Alassane Ouattara à s’installer au pouvoir après sa victoire dans les urnes en 2010, vient de lui donner un signal fort. Elle affirme clairement au candidat du Rhdp qu’elle ne cautionnera pas une élection présidentielle en Côte d’Ivoire dans les conditions actuelles. Cette bataille-là, Ouattara ne peut pas la gagner. Autant se raviser à temps, pour préserver les acquis des dix années post-crise, et préserver son honneur.

Cissé Sindou

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electionsci201632 octobre 20203min182

Démissionnaire de sa fonction de Préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi Irié avait annoncé sa nouvelle mission qui consistait à sensibiliser ses compatriotes pour des élections apaisées. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien administrateur de la capitale ivoirienne n’a pas manqué d’interpeller sévèrement pouvoir et opposition.

Vincent Toh Bi: « La démocratie, ce n’est pas pour un Pouvoir de fermer toutes les portes à une Opposition »

À moins d’un mois du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, les antagonismes entre pouvoir et opposition en Côte d’Ivoire deviennent de plus en plus accrus. Alors que l’opposition ivoirienne, ainsi que de nombreuses organisations internationales appellent à un report de la présidentielle afin de favoriser des discussions devant aboutir à un scrutin apaisé, les autorités ivoiriennes soutiennent mordicus que cette élection aura bel et bien lieu à la date constitutionnellement établie.

Vincent Toh Bi Irié, ancien Préfet d’Abidjan, n’a donc pas manqué d’interpeller les tenants du pouvoir d’Abidjan. « La démocratie, ce n’est pas pour un Pouvoir de fermer toutes les portes à une Opposition et lui montrer les muscles de la force républicaine. La démocratie, ce n’est pas pour une Opposition de menacer un Pouvoir et le faire plier.

Équilibre. Balance. Raison.

Cycle de tempêtes réversible.

Attention aux hérauts et aux guérilleros. Point de Héros parmi.

Vociférations puériles et inutiles. Les petites oies attendent communion.

Moi. Moi . Moi. Ego. Et toi ? » a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Pendant ce temps , les enfants du pays, apeurés par les camps et les tranchées, souffrent et se terrent. Où sont donc la voie et la voix du milieu, celles de la sagesse et celles du vrai peuple innocent et bon, qui veut la Paix ? Il y a de la place pour tous sur ce carré, pour peu que de part et d’autre, nous acceptions de nous parler et de laisser nos cœurs se soumettre à l’Amour. Hypocrite indifférence coupable, nous paierons tous ! »

Puis, l’ancien Préfet du département d’Abidjan conclut son envolée lyrique et satirique en ces termes : « Trop d’anathèmes. Trop de réminiscences agnostiques. Des jacqueries. À tension… Attention… »

 

 

 

Par Dreyfus polichinelle
Publié le 02 octobre 2020 à 10:03 | mis à jour le 02 octobre 2020 à 12:07

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electionsci201631 octobre 20201min87

Le nombre de bureaux de vote pour l’élection du Président de la République est connu depuis ce mercredi 30 septembre 2020. 22 381 bureaux de vote seront disponibles en Côte d’Ivoire et à l’étranger, a annoncé le gouvernement au cours de son dernier conseil des ministres avant le scrutin du 31 octobre.

En tenant compte du collège électoral qui comporte 7 495 082 électeurs, contre 6 300 142 électeurs pour l’élection présidentielle de 2015 et en application de la législation électorale en vigueur, le gouvernement a jugé bon d’accroître le nombre des bureaux de vote. Concrètement il s’agit de 22 135 bureaux de vote en Côte d’Ivoire et 246 à l’étranger, soit une augmentation de plus de 2500 bureaux de vote. Ils seront répartis dans 10 815 lieux de vote à travers le monde.

« Il convient de noter que ces lieux et bureaux de vote ont été choisis conformément à la législation électorale, qui interdit l’installation de bureaux de vote dans des domiciles, les lieux de culte et les locaux appartenant aux partis politiques » rassure Sidi Tiemoko Touré porte parole du gouvernement.

 

D ASSOUMOU, envoyé spécial

https://news.abidjan.net/h/681016.html

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electionsci201631 octobre 20207min81

La crise institutionnelle s’enlise un peu plus en Côte d’Ivoire, avec la décision du deuxième vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI), Alain Dogou, du FPI, de suspendre ses activités au sein de l’organe centrale de l’institution. Il en est de même pour Yapi Yapo Daudet (LMP, Ligue du mouvement pour le progrès), représentant de l’opposition au sein de la commission centrale de la CEI.

Avec notre correspondant à AbidjanFrançois Hume-Ferkatadji

C’est un nouveau coup dur pour la CEI qui voit sa légitimité s’effriter encore un peu plus et son fonctionnement se gripper. Sur les quatre sièges attribués à l’opposition au sein de l’organe central, trois sont vides. Celui du PDCI, resté vacant depuis que le représentant a refusé de prêter serment en dernière seconde mi-septembre, et désormais ceux de l’AFD, dont fait partie le FPI, et de la LMP, désertés depuis ce mercredi.

Les formations proches de la frange du FPI reconnue par les autorités, exigent une recomposition de la CEI, en préalable à toute participation aux activités de l’institution, chargée de l’organisation et du contrôle du processus électorale. Du côté de l’opposition, seule Henriette Lagou Adjoua, proposée par le parti RPC-paix, est encore membre active de la commission centrale.

« Mascarade électorale »

Les groupements AFD et LMD, dirigés respectivement par Pascal Affi N’Guessan et Kabran Appia, ont également annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, des activités de leurs représentants au sein des commissions locales de la CEI. Dans un communiqué commun, ils enjoignent le gouvernement à « sortir du fétichisme des dates », appelant ainsi à un report du scrutin, le temps de réformer la CEI, qu’ils jugent partiale. Les deux représentants de ces coalitions évoquent également une « mascarade électorale », de laquelle ils ne veulent pas « se rendre complice ».

Une fois encore, ils appellent le gouvernement et le président de la République à s’asseoir autour de la table « afin de convenir des réformes nécessaires ». L’ouverture du dialogue est toujours exclue à ce stade par les autorités, qui souhaitent s’en tenir à la date du 31 octobre pour le premier tour de l’élection présidentielle.

RFI
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electionsci2016329 septembre 20204min161

La CEI va rendre public ce mardi 29 septembre 2020, la liste électorale officielle et définitive des électeurs et électrices.

Les chiffres officiels et définitifs des électeurs et électrices, sur les listes électorales seront connus ce mardi 29 septembre 2020. La CEI va les rendre publics. En 2015, 6 300 142 personnes, dont 3 175 509 hommes pour 3 124 633 étaient inscrits sur les listes électorales. Lors de la dernière révision en 2020, 900.000 nouveaux électeurs ont été dénombrés.

En croisant les chiffres, on peut estimer le nombre total pour l’élection à venir à un peu moins de 7,5 millions. Sur une population d’environ 25 millions d’habitants, moins du tiers figure sur la liste électorale.

Ce n’est peut-être pas un désaveu du processus électoral mais les spécialistes des questions électorales, les sociologues et les politologues devraient se pencher sérieusement sur la question. Combien d’Ivoiriens et d’Ivoiriennes sont en âge de voter et qui ne s’intéressent pas aux élections dans le pays et surtout, pourquoi?

 

Au cours d’un atelier sur la participation des jeunes au processus électoral, un auditeur avait résumé ou presque, ce qui bloque certains parmi eux: « les résultats des élections sont connus d’avance. En plus, les hommes et femmes politiques ne se souviennent des jeunes que pendant les élections, puis après, ils passent à autre chose… ».

La commission électorale déroule son programme, pendant les acteurs politiques échangent des mots durs, très durs, dans la prise de parole publique. « Il n’y a plus rien à faire. Les positions sont tranchées et braquées. Dans le pire cas, ils vont aller au clash. Et en fonction des rapports de force, ils vont discuter. », explique un observateur avisé de la scène politique. Un autre ajoute, entre deux soupirs, « C’est le terrain qui va déterminer le rapport de force et la position de Paris et de la communauté internationale. S’il y a moins de violence sur le terrain, cela sera favorable au pouvoir. Une répression excessive et violente va faire l’affaire de l’opposition. »

 

Ton camarade est prêt au combat. Prêt à faire face et à ne rien lâcher. Il exclue tout report du scrutin, encore moins, le retrait de sa candidature comme l’exige l’opposition.

Fermeté au bord de la Marahoué. « Je demande que chacun respecte la constitution, les lois de la République et les institutions. Une élection présidentielle, ce n’est pas un jeu d’enfants. Les autres veulent le pouvoir pourquoi? Pour dilapider les fonds de la République de nouveau… Je mets en garde tous ceux qui veulent mettre le désordre. Si c’est ce qu’ils veulent, ils m’auront en face d’eux! ».

L’élection présidentielle aurait pu être un moment pour les concurrents de présenter les bilans et/ou les projets. Malheureusement, rien que la pré-campagne donne déjà des ulcères.

 

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Seuls quatre candidats sur 44 ont été autorisés par la Cour constitutionnelle à briguer l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre prochain. Portraits des quatre adversaires lancés dans une campagne sous haute tension.

Parce qu’ils font face à des condamnations pénales, l’ex-président Laurent Gbagbo et l’ancien chef rebelle Guillaume Soro, poids lourds de la politique ivoirienne, n’ont pas été autorisés par la Cour constitutionnelle à se présenter à l’élection présidentielle. Les 38 autres candidatures ont été jugées invalides, faute de soutien suffisant du public. Une nouvelle réforme électorale exige, en effet, que les candidats recueillent les signatures d’au moins 1 % de l’électorat dans 17 des régions du pays pour se présenter.

Le scrutin se jouera donc entre le président sortant Alassane Ouattara, l’ex-président Henri Konan Bédié, l’ancien Premier ministre, Pascal Affi N’guessan et Kouadio Konan Bertin (KKB). Le vainqueur de l’échéance électorale du 31 octobre aura la lourde tâche d’assurer le retour de la stabilité politique, dont pâtit la Côte d’Ivoire depuis la crise post-électorale de 2010 qui a fait près de 3 000 morts, des centaines de milliers de blessés et autant d’exilés.

Alassane Ouattara

Il est l’espoir d’une très grande partie de l’électorat, mais sa candidature est aussi la plus controversée. Président de la République de Côte d’Ivoire depuis le 6 mai 2011, Alassane Ouattara brigue un troisième mandat alors qu’il avait promis à de nombreuses reprises de laisser la place à la « jeune génération ». À sa décharge, l’homme qu’il avait désigné en mars pour prendre sa succession, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, est brutalement décédé d’une crise cardiaque en juillet à l’âge de 61 ans, obligeant Alassane Ouattara à revoir ses plans.

Après des semaines de spéculations, le président sortant de 78 ans a annoncé, lors d’un discours diffusé à la télévision d’État le 6 août, qu’il se présentait à nouveau, faisant fi de sa promesse. Cette décision, qu’il a qualifiée de « véritable sacrifice », est mal vécue par ses opposants. Certains juristes et adversaires politiques jugent sa candidature irrecevable au regard de la constitution de 2016. De son côté, le gouvernement soutient que le changement de Constitution permet au contraire de remettre les compteurs à zéro. Sur le terrain, l’annonce a déclenché des manifestations dans tout le pays, faisant quatre morts lors d’affrontements avec la police. Finalement, le 14 septembre, la Cour constitutionnelle a tranché en faveur du président sortant.

Alassane Ouattara n’a pas toujours exercé de mandats politiques. Économiste de formation, il a d’abord commencé au sein du Fonds monétaire international et gouverné la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Puis, investi par le Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), il devient candidat à l’élection présidentielle de 2010. Il est élu président de la République avec 54,1 % des suffrages dans un contexte de crise politique. Il est réélu en  2015 au premier tour avec 83,7 % des voix. Le président sortant fait de son bilan économique l’axe majeur de sa campagne : le PIB du pays a augmenté en moyenne de 8 % par an (bien que le taux de pauvreté reste élevé, à 46,3 %). C’est aussi sous ses deux mandatures que le gouvernement a introduit la couverture santé universelle, construit de nouvelles routes et massivement élargi l’accès à l’électricité.

« Nous croyons à une large victoire, dès le premier tour, au soir du 31 octobre 2020. Oui ! Le 31 octobre 2020, nous allons faire un coup K.O !, a-t-il lancé à la foule enthousiaste de ses supporters lors de son discours d’investiture. Pourquoi ? Parce que nous avons un bilan, un projet et une vision pour notre pays. Nous devons continuer de renforcer la paix, la stabilité, la cohésion sociale et le rayonnement de notre pays. Aujourd’hui, le peuple ivoirien sait que nous sommes la seule formation politique capable de garantir le développement et l’amélioration continue des conditions de vie de nos concitoyens dans la paix et la sécurité. »

À moins que les citoyens en décident autrement. Car le contexte s’annonce plus compliqué que lors des scrutins précédents. D’abord parce que le candidat doit faire face à la colère des partisans de Gbagbo et Soro, exclus de la course. Ensuite parce qu’il ne dispose plus du soutien d’Henri Konan Bédié, devenu son plus grand adversaire.

Henri Konan Bédié

Plus de vingt ans après avoir été renversé par un coup d’État, le « Sphinx de Daoukro » compte bien revenir au pouvoir. Sérieux concurrent du président sortant, Henri Konan Bédié s’affiche comme le candidat du rassemblement de l’opposition. « J’invite toutes les formations politiques et les plateformes politiques, qui le désirent, à soutenir ma candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 (…). Je vais avec l’opposition remporter cette élection présidentielle », a déclaré Henri Konan Bédié, le 12 septembre. Pour ce faire, le candidat de 86 ans compte notamment sur le soutien des partisans de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro.

Aux détracteurs qui le disent trop vieux pour se présenter, il assure que « l’âge est un atout ». Sous les couleurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le rival du président sortant entend prendre l’ascendant sur celui avec lequel il est en rupture politique depuis 2018. « Il veut sa revanche sur Ouattara, qu’il a soutenu [en 2010], mais qui n’a pas, selon lui, respecté son engagement de redonner le pouvoir au PDCI en 2020. Il ne veut pas rester dans l’Histoire comme celui qui a perdu le pouvoir du PDCI ».

Sous sa présidence de 1993 à 1999, Bédié s’est fait le chantre de l’Ivoirité – une idéologie xénophobe visant à discriminer les personnes d’origine burkinabè et malienne. Sous couvert de cette doctrine, Bédié avait ainsi interdit à Ouattara, dont le père était originaire du Burkina Faso, de participer à l’élection présidentielle de 1995.

Évincé du pouvoir lors du coup d’État en 1999 – le premier de l’histoire du pays -, le président déchu s’est exilé en France, avant de revenir en Côte d’Ivoire en 2002, au début de la guerre civile. Arrivé troisième du scrutin présidentiel de 2010, Bédié a alors appelé les partisans du PDCI à soutenir Ouattara au second tour dans le but d’écarter Gbagbo. En 2015, son parti soutient dès le début de la campagne le candidat Ouattara, aidant ainsi le RHDP à conquérir le pouvoir. Plusieurs membres du parti obtiennent des postes ministériels au sein du gouvernement et continuent de les occuper, en dépit de la rupture de l’alliance de 2018.

Décrit par Le Monde comme un “petit homme rond, aux yeux perçants, affichant en permanence un demi-sourire teinté d’ironie”, il est souvent considéré comme un être « impénétrable ». Il se caractérise aussi par sa pugnacité. À l’approche des élections de 2020, sa persévérance lui a permis de nouer de nouvelles alliances. S’affichant dans les réunions publiques aux côtés de délégués de l’aile pro-Gbagbo du parti FPI et de membres du parti GPS de Guillaume Soro, il appelle à la désobéissance civile en réponse à la « violation » de la Constitution par Ouattara et recueille des applaudissements enthousiastes. Bédié a, en outre, appelé au retour de tous les exilés et à la libération de tous les prisonniers politiques de la crise post-électorale de 2010. Il a également promis de baisser les taux d’imposition et d’augmenter les dépenses publiques.

Pascal Affi N’Guessan

Qu’importe que Jeune Afrique ait classé en décembre dernier Pascal Affi N’Guessan dans la liste des « dix losers » du continent africain : la Cour constitutionnelle a validé sa candidature et cet ancien proche de Laurent Gbagbo demeure dans la course présidentielle. Depuis le début de sa carrière politique en 1986, l’ancien Premier ministre de 67 ans a essuyé d’autres critiques et surmonté bien d’autres difficultés. « Ça ne m’émeut pas. Quand vous n’êtes dans aucun des extrêmes, vous êtes critiqué de tous les côtés… « 

Il n’empêche que ses chances de gagner au premier tour sont minces. À la tête du Front populaire ivoirien (FPI), – le parti de gauche créé par Laurent Gbagbo -, Pascal Affi N’Guessan peine à rassembler au sein de son propre camp. Depuis le retrait du fondateur du parti, sommé de répondre des accusations de crimes contre  l’humanité devant la Cour pénale internationale, Pascal Affi N’Guessan fait face à une formation scindée en deux : d’un côté les fidèles de Gbagbo qui ont créé l’aile dissidente « Gbagbo ou rien » et comptent se ranger derrière la candidature de Bedié. De l’autre, ceux qui le reconnaissent comme remplaçant légitime du fondateur du parti.

S’il a rejeté les partisans du mouvement « Gbagbo ou rien », Pascal Affi N’Guessan n’a pourtant jamais cessé de prôner le retour de Laurent Gbagbo d’exil. En attendant, il compte bien mener le FPI à la victoire. Mais selon toutes les projections observées, son rôle devrait se limiter au report de ses voix. L’éventuel soutien au PDCI de Bédié diminuera ou non les chances de Ouattara de remporter un troisième mandat.

Kouadio Konan Bertin

Surnommé KKB, Kouadio Konan Bertin fait figure de petit poucet dans la campagne face aux mastodontes de la politique qui lui font face. Nombre d’observateurs n’ont d’ailleurs pas caché leur étonnement de le voir figurer dans la liste finale. Sur RFI, l’analyste politique Sylvain N’Guessan s’est notamment dit « surpris de voir que M. Kouadio Konan Bertin ait pu réunir les conditions tandis que M. Mamadou Koulibaly [parti LIDER, NDLR] n’est pas candidat ». Mais le Conseil constitutionnel s’est montré formel : le candidat a bien recueilli les signatures d’au moins 1 % des inscrits dans 17 régions du pays.

Kouadio Konan Bertin n’en est pas à son coup d’essai. Dissident du PDCI de Bédié, il était déjà candidat à l’élection présidentielle en 2015. Il n’avait obtenu que 3,88 % des suffrages exprimés mais continue de croire en ses chances. Seul candidat indépendant, l’ancien député de 51 ans mise sur sa jeunesse pour séduire l’électorat. Il se présente comme une alternative aux trois autres candidats qui ont en moyenne 77 ans et ont longtemps dominé la politique ivoirienne. Il faut dire que 40 % de la population ivoirienne a moins de 15 ans.

Dans ses discours, Konan Bertin fait aussi de Bédié sa cible favorite. Nombre d’opposants à Ouattara et observateurs politiques n’hésitent d’ailleurs pas à insinuer que le pouvoir a retenu la candidature de KKB pour ravir des voix à Bédié. La candidature de « KKB risque d’affaiblir le PDCI d’Henri Konan Bédié, principal concurrent du président sortant et ainsi favoriser les affaires du RHDP », relève l’hebdomadaire politique et satirique L’Éléphant déchaîné. « Pour le PDCI, la validation de la candidature de Kouadio Konan Bertin n’est pas une bonne nouvelle, parce qu’il chassera sur les terres de Bédié et pourrait rogner ses voix. […] Il est un gros caillou dans les petits souliers de Bédié. »

Un article de Sam Bradpiece, adapté de l’anglais par Aude Mazoué

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La tension va crescendo, en Côte d’ivoire. Les leaders politiques se sont lancés dans une guerre médiatique qui pourrait donner lieu à des manifestations. Officiellement, une quinzaine de personnes sont mortes lors des manifs d’août.

 

A environ un mois de la Présidentielle, l’opposition ivoirienne avance en rangs serrés pour faire barrage au troisième mandat d’ADO. L’initiateur de cette union des forces n’est autre que Guillaume Soro, ancien Président de l’Assemblée nationale.

En exil depuis le 23 décembre 2019, l’homme cristallise les attentions, depuis quelques mois déjà. Il s’est montré plus offensif, depuis le rejet de sa candidature, le 14 septembre 2020. A l’en croire, le schéma de lutte de l’opposition est clair et s’articule autour de la désobéissance civile. Un mode validé la semaine dernière par les candidats Bédié et N’Guessan.

Dans l’émission « Objection » de Sud Fm, Guillaume Soro précise: « La désobéissance civile peut se traduire par un mot d’ordre de ville morte, de marche, de manifestation ou de sabotage. Nous avons d’abord défini le cadre des manifestations que nous allons engager sur le terrain. L’opposition est en train de s’organiser pour déterminer avec exactitude l’action et le mot d’ordre précis que nous allons lancer. » Il est convaincu que le peuple de Côte d’Ivoire se mobilisera « comme un seul homme » pour dire non au troisième mandat.

Toutefois, les opposants ne s’accordent pas sur le boycott ou non du scrutin. Pendant que Pascal Affi N’Guessan, candidat du Front populaire ivoirien (FPI), a annoncé qu’il n’irait pas aux urnes, si les conditions ne sont pas « justes et transparentes », Henri Konan Bédié n’aborde pas la question. Lui se limite à la désobéissance civile. Pourtant, selon Soro, « toute l’opposition est unanime pour ne pas aller à ces élections. Monsieur Ouattara ira tout seul à ces élections ».

Echec de plusieurs médiations

Depuis le début des manifestations (6 août 2020), aucune médiation n’a pu rétablir le calme. La dernière tentative a tout bonnement échoué. ADO a refusé de recevoir une délégation composée de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et de l’Union européenne. Seul Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, a pu rencontrer le président. « On n’attend pas grand-chose de la CEDEAO, parce qu’elle est plombée. Monsieur Ouattara affirme à Abidjan qu’il est l’ami de tous les chefs d’Etat de la sous-région et qu’ils ont un syndicat de chefs d’Etat solidaires entre eux. Donc, il ne voit pas lequel viendra contester sa posture. De toute façon, c’est une CEDEAO des chefs d’Etat et non une CEDEAO des peuples. Ce qui est dommage », a déclaré G. Soro au cours de l’entretien.

Il estime que les Ivoiriens ne doivent rien attendre de la communauté internationale, mais se libérer eux-mêmes. Il se trouve également que les décisions de justice de la Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples ont été ignorées par Abidjan. Elle a demandé la réintégration dans le processus électoral de Guillaume Soro et de Laurent Gbagbo.

Mais, selon le résident Alassane Ouattara, « cette décision est nulle et de nul effet. Nous ne l’appliquerons pas et n’avons pas l’intention de l’appliquer ».

Dans ce contexte de tensions et d’incertitudes, le président de Génération et peuples solidaires (GPS) est catégorique: « Il n’y aura pas d’élection en Côte d’ivoire le 31 octobre, parce que le peuple va se soulever et s’opposer à cette élection. Il faut que M. Ouattara se retire et nous n’allons pas négocier. Donc, il n’y a rien d’autre à espérer. Il n’y aura pas d’élection en Côte d’Ivoire. Nous n’accepterons pas cette élection, tant que nos revendications préalables ne sont pas réglées. On ne parlera pas cette année de crise de post-électorale, mais plutôt de crise préélectorale ».

En termes de conditions, l’opposition réclame la dissolution du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale indépendante, la reprise totale du processus électoral, la libération de tous les prisonniers politiques, ainsi que le retour de tous les exilés politiques.

« J’ai évité de contacter le président Macky Sall »

A la question de savoir ce qu’il en est de l’implication du président Macky Sall dans cette lutte contre le troisième mandat, Soro n’y est pas allé par quatre chemins. « Pour être franc, j’ai évité de contacter le président Macky Sall, depuis plus d’un an. Je ne voulais pas le gêner, car je connais le président Ouattara qui est une personne inélégante et abrupte. La preuve, il a ordonné à Alpha Condé de ne pas me recevoir en Guinée. Donc, je n’ai pas voulu mettre le président Macky Sall dans une posture inconfortable et embarrassante pour lui. Je me battrai avec le peuple de Côte d’Ivoire pour devenir président de mon pays ».

Dans la même veine, il demande aux Sénégalais de continuer à prier pour la Côte d’Ivoire et de se tenir debout aux côtés du peuple ivoirien. « Ouattara est en train de détruire la Côte d’Ivoire et va l’amener à une guerre intercommunautaire. La question du troisième mandat n’est pas un problème uniquement ivoirien, c’est un problème qui se pose en Afrique. Et on doit se battre pour y mettre fin définitivement. Le peuple sénégalais, le peuple burkinabé, le peuple malien, le peuple guinéen doivent soutenir les Ivoiriens dans leur lutte contre les présidences à vie. On ne peut pas accepter que des chefs d’Etat qui prennent nos peuples pour des abrutis, contournent nos constitutions, les tripatouille pour rester indéfiniment au pouvoir. Ce n’est pas possible. Il faut qu’on nous respecte », a-t-il martelé.

La polémique constitutionnelle

La Constitution ivoirienne, aujourd’hui source de conflits, limite à deux le nombre de mandats présidentiels (article 55, nouvelle Constitution votée en 2016). L’article 183, sujet à multiples interprétations, stipule: « La législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution. »

L’idée donc d’un troisième mandat est anticonstitutionnelle, de l’analyse de plusieurs constitutionnalistes. Ils affirment qu’il y a une continuité législative, donc pas de suspension. En d’autres termes, les dispositions constitutionnelles antérieures qui ne sont pas contraires aux nouvelles, ne sont pas abrogées.

Cependant, pour la majorité présidentielle, les compteurs sont remis à zéro. Pour cause, la Constitution de 2000 a été abrogée par celle de 2016 et ouvre l’ère de la troisième République. Sur les ondes de Sud FM, l’ancien allié du président Ouattara affirme que ce dernier a « fait preuve de tromperie ». « Quand nous votions la Constitution ivoirienne, la main sur le coeur, M. Ouattara a juré que jamais il ne briguerait un troisième mandat. Malheureusement, il nous a trompés et personne n’est immunisé contre une tromperie. Le vrai problème du troisième mandat, c’est que certaines personnes, une fois au pouvoir, se prennent pour des hommes providentiels et ils estiment que sans eux rien n’est possible dans nos pays. Ils veulent réduire les peuples à l’état de citoyens écrasés, manipulés ».

Selon Guillaume Soro, pour en finir avec les troisièmes mandats en Afrique francophone, il va falloir se débarrasser des reliques de la monarchie issues des différentes constitutions françaises. Le leader de GPS déclare: « Nos ambitions économiques sont en déphasage avec le système politique qui est en place. Notre génération doit s’imposer, avec comme combat: la limitation des mandats. » Seules des institutions fortes, selon lui, peuvent permettre l’indépendance et la consolidation des pouvoirs. Ce qui n’est réalisable que dans un régime parlementaire et non dans un régime présidentiel.

EMMANUELLA MARAME FAYE

https://news.sen360.sn/politique/presidentielle-en-cote-d-039-ivoire-soro-compte-sur-un-soulevement-populaire-1574381.html

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Coulibaly Kuibiert et Ibn Chambas de l’ONU la semaine dernière à Abidjan

 

A trente-quatre (34) jours de la présidentielle, le parlement va recevoir le mercredi 30 septembre prochain, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

 

Selon les informations de sources parlementaires, le magistrat échangera avec les députés sur le thème : « Élection présidentielle du 31 octobre 2020 : Mission et stratégie de la Commission Électorale Indépendante pour une élection démocratique. »

 

Même si à un mois du premier tour cette échéance présidentielle apparait sans enjeu réel après le choix d’Alassane Ouattara après le décès d’Amadou Gon et avec à une opposition « de dernière minute » qui essuie revers sur revers avec ses appels à manifester et à la désobéissance civile, l’intervention du président de l’institution en charge des élections en Côte d’Ivoire intervient au moment où elle est contestée par l’opposition, qui demande sa réforme.

Ce lundi, la CEI rappelait via son canal, qu’elle est responsable de la liste électorale.

 

« Cette liste est publiée après chaque révision et peut être consultée à tout moment par les électeurs, les candidats ou leurs représentants, pouvait-on lire, relevant ainsi sa transparence.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016328 septembre 20204min185

Mabri Toikeusse, président de l’UDPCI et Marcel Amon Tanoh, ancien ministre des Affaires étrangères, tous les deux candidats à l’élections présidentielles du 31 octobre 2020 ont été recalé le 14 septembre dernier par Conseil constitutionnel parce qu’ils n’ont pas réuni le nombre de parrainage exigé par la Constitution ivoirienne.

 

Hier à l’issue de sa visite d’État dans la Marahoué, le Chef de l’Etat ivoirien a tenté de justifier le verdict donné par les « sages ». Alassane Ouattara a affirmé que ces deux transfuges du RHDP ne pouvaient pas obtenir le parrainage requis parce que son parti a recueilli plus d’un million.

 

« C’est vrai, certains candidats se plaignent qu’ils n’ont pas été retenus. Mais nous, nous avons recueilli plus d’un million de parrainages. Alors si les gens vont mettre le nom de personnes qui ont déjà parrainé Alassane Ouattara. J’ai été le premier à déposer mon dossier. Quand certains voient leurs parrainages être annulés, il ne reste plus rien. Parce qu’ils viennent de mon parti. Où est ce qu’ils vont trouver des électeurs en dehors du Rhdp. Donc ce travail a été fait de manière rigoureuse », s’est justifié, Ouattara.

 

Il a indiqué que certains se plaignent du parrainage, alors que c’est à l’unanimité que les partis politiques traditionnels RHDP, PDCI-RDAFPI et les autres ont demandé le parrainage pour éviter la multiplication des candidatures.

Le chef de l’Etat ivoirien a dénoncé le fait que certains gens mettent en doute la crédibilité des institutions alors que tous les partis politiques ont travaillé pour les mettre en place.

 

«C’est dommage que des gens mettent en doute la crédibilité de nos institutions. Alors que nous avons tous travaillé à mettre en place ces institutions. Que ce soit la constitution, la CEI, le code électoral. Et ce sont des propositions qui ont été envoyées ensuite à l’Assemblée nationale. Où certains partis comme le PDCI-RDA, le FPI sont représentés », a-t-il expliqué.

 

Ouattara a enfin martelé que quand on vote une loi, même si on n’est pas d’accord, on la respecte et «ne comprends pas tout ça ».

 

«Ils doivent avoir des arrières pensées. On fait des lois, ça demande un dialogue politique. L’Assemblée nationale a adopté la constitution, la Cei, le code électoral. Tout ça est mis en oeuvre par le conseil constitutionnel avant que je ne sois président. La Cei qui a été améliorée depuis que je suis là et maintenant, on dit qu’il y a problème », a conclu, Ouattara.

 

Wassimagnon

Mabri Toikeusse, président de l’UDPCI et Marcel Amon Tanoh, ancien ministre des Affaires étrangères, tous les deux candidats à l’élections présidentielles du 31 octobre 2020 ont été recalé le 14 septembre dernier par Conseil constitutionnel parce qu’ils n’ont pas réuni le nombre de parrainage exigé par la Constitution ivoirienne.

 

Hier à l’issue de sa visite d’État dans la Marahoué, le Chef de l’Etat ivoirien a tenté de justifier le verdict donné par les « sages ». Alassane Ouattara a affirmé que ces deux transfuges du RHDP ne pouvaient pas obtenir le parrainage requis parce que son parti a recueilli plus d’un million.

 

« C’est vrai, certains candidats se plaignent qu’ils n’ont pas été retenus. Mais nous, nous avons recueilli plus d’un million de parrainages. Alors si les gens vont mettre le nom de personnes qui ont déjà parrainé Alassane Ouattara. J’ai été le premier à déposer mon dossier. Quand certains voient leurs parrainages être annulés, il ne reste plus rien. Parce qu’ils viennent de mon parti. Où est ce qu’ils vont trouver des électeurs en dehors du Rhdp. Donc ce travail a été fait de manière rigoureuse », s’est justifié, Ouattara.

 

Il a indiqué que certains se plaignent du parrainage, alors que c’est à l’unanimité que les partis politiques traditionnels RHDP, PDCI-RDAFPI et les autres ont demandé le parrainage pour éviter la multiplication des candidatures.

Le chef de l’Etat ivoirien a dénoncé le fait que certains gens mettent en doute la crédibilité des institutions alors que tous les partis politiques ont travaillé pour les mettre en place.

 

«C’est dommage que des gens mettent en doute la crédibilité de nos institutions. Alors que nous avons tous travaillé à mettre en place ces institutions. Que ce soit la constitution, la CEI, le code électoral. Et ce sont des propositions qui ont été envoyées ensuite à l’Assemblée nationale. Où certains partis comme le PDCI-RDA, le FPI sont représentés », a-t-il expliqué.

 

Ouattara a enfin martelé que quand on vote une loi, même si on n’est pas d’accord, on la respecte et «ne comprends pas tout ça ».

 

«Ils doivent avoir des arrières pensées. On fait des lois, ça demande un dialogue politique. L’Assemblée nationale a adopté la constitution, la Cei, le code électoral. Tout ça est mis en oeuvre par le conseil constitutionnel avant que je ne sois président. La Cei qui a été améliorée depuis que je suis là et maintenant, on dit qu’il y a problème », a conclu, Ouattara.

 

Wassimagnon