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De nombreux Sénégalais se sont rendus aux urnes, dimanche, pour désigner leurs députés, avec un taux de participation officiellement annoncé de près de 54 %, en hausse par rapport à la présidentielle de 2012 remportée par Macky Sall.

Les Sénégalais n’ont pas boudé les urnes. Près de 54 % d’entre eux se sont déplacé pour les élections législatives qui se tenaient dimanche 30 juillet, selon des sources officielles. Une participation en nette hausse par rapport à 2012, où seuls 32 % des électeurs s’étaient exprimés. Quant aux résultats officiels, « ils sont attendus à partir de mercredi, indique Sarah Sakho, correspondante de France 24 à Dakar. C’est en tout cas ce qu’a affirmé le directeur de la Cena, la commission électorale nationale autonome. »

Le vote a été marqué par quelques problèmes d’organisation en début de journée. L’ouverture de nombreux bureaux a notamment pris du retard. Dans certains centres, il a fallu nettoyer les lieux après les violents orages qui ont touché le pays la nuit précédente.
Dans d’autres, l’ensemble des bulletins des très nombreuses listes – 47, un record – n’avait pas été acheminé à temps, selon les médias locaux, alors que de nombreux Sénégalais s’étaient rendus dans les bureaux de vote dès 7 h.

Mais ce sont les problèmes liés aux listes d’électeurs et à la distribution des cartes d’identité biométriques permettant aux citoyens de voter, dont plusieurs centaines de milliers n’ont pas été fournies à temps, qui gênaient le plus les opérations. Saisi par Macky Sall, le Conseil constitutionnel a autorisé in extremis le vote avec le récépissé de dépôt de carte d’électeur, accompagné d’une pièce d’identité. L’opposition a rejeté avec véhémence la mesure, estimant qu’elle pourrait faciliter des tentatives de fraude en faveur du pouvoir.

Des législatives tests

Un enjeu de cette dernière consultation avant la présidentielle de 2019 sera de mesurer les forces du camp du président Macky Sall, élu en 2012 face à Abdoulaye Wade et qui espère consolider sa majorité.

L’opposition affirme de son côté vouloir lui imposer « une cohabitation », mais ses chances d’y parvenir ont diminué après son échec à s’entendre sur une liste commune. Le nombre de sièges à l’Assemblée nationale passera de 150 à 165, en vertu d’une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 et créant 15 sièges de députés pour représenter la diaspora.

Sur les 165 sièges, 105, dont les 15 de la diaspora, seront pourvus au scrutin majoritaire, un système très favorable au parti qui terminera premier dans chaque département, puisqu’il en raflera tous les sièges. Soixante autres sièges seront pourvus à la proportionnelle.

Avec AFP

Première publication : 31/07/2017

 http://www.france24.com/fr/20170731-senegal-participation-54-elections-legislatives-deputes-vote-macky-sall
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Dans les bureaux de vote de la capitale, il a fallu attendre pour entendre le traditionnel « A voté ». Enervement, impatience, forte chaleur qui n’aide pas à calmer les esprits, car le vote a débuté avec du retard, 30 minutes, une heure, parfois plus. La raison : avec 47 listes, la mise en place a pris du temps, notamment dans le bureau de vote numéro 2 de l’école Biscuiterie. Un bureau présidé par monsieur Samb : « C’est un travail fastidieux, plus que compliqué. Nous sommes là depuis six heures ce matin. On s’attend à une très longue journée ».

Second problème : pour la première fois, les électeurs utilisent la nouvelle carte d’identité biométrique. Un système réputé pour sa fiabilité. Mais certains comme Aidara et Mustapha en possession de ce sésame ne sont pas inscrits sur le fichier électoral : « Ça devient compliqué ». « Moi, je suis rentré, j’ai montré ma carte, on a vérifié sur la liste, mais il n’y avait pas mon nom. Donc ne je peux pas voter ».

Divisions et entraide

Pour le ministre des Finances, Amadou Ba, candidat à Dakar, l’administration va corriger ces problèmes : « Ça se passe très bien, on est très confiants. Je pense que l’organisation d’une élection est assez lourde, les autorités administratives s’attachent à régler les difficultés et je pense que les mesures idoines vont être prises pour apporter des corrections au fur et à mesure. Il faut venir voter, il faut surtout venir voter pour ma liste ».

Ces problèmes ont obligé Abdoulaye Wade, lui aussi candidat à la députation, à décaler son vote pour s’informer des différents problèmes. L’ex-président estime que Macky Sall est entièrement responsable de la situation : « Il y a beaucoup de problèmes créés intentionnellement par monsieur Macky Sall et son gouvernement pour empêcher le vote et empêcher l’expression de la volonté populaire. Aujourd’hui, cette situation, il faut que Macky Sall s’en aille, il a prouvé son incapacité. Ce qui s’est passé aujourd’hui, ne s’est jamais passé au Sénégal depuis le XIXe siècle que je suis les élections, depuis 1848 que nous votons ici au Sénégal. Ça ne s’est jamais produit. Moi je pense qu’il faut poursuivre et on va en tirer les conséquences ».

Le président Macky Sall a réagi suite aux difficultés rencontrées depuis ce matin. Il espère que les problèmes seront vite compensés et que le vote se déroulera dans le calme, il appelle ainsi tous les acteurs politiques à être responsable : « Je me réjouis du bon déroulement global des opérations même si j’ai entendu çà et là ce matin des retards. J’espère qu’ils seront vite compensés afin que le bon déroulement du scrutin puisse être opéré sur l’ensemble du territoire national et partout à l’étranger où les Sénégalais sont appelés à se prononcer aujourd’hui. Je voudrais rappeler que notre pays est une démocratie et que rien ne peut nous faire revenir en arrière. Cette démocratie est ancrée, rien ne doit l’entacher. C’est la raison pour laquelle, je lance un ultime appel à tous les acteurs de faire confiance au peuple qui a le dernier mot. Maintenant, il appartient au peuple de décider ».

Une organisation déjà contestée en amont par l’opposition

L’an dernier, en décidant de dépoussiérer le fichier électoral, Macky Sall tablait sur 4 millions d’électeurs, mais ce sont finalement 6,2 millions de Sénégalais qui se sont inscrits. Par manque de temps, plus de 10% des cartes d’identité qui permettent de voter n’ont pas été fabriquées.

Une situation qui a provoqué la colère de l’opposition. Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a appelé tous les acteurs politiques au calme. « Comme il y a plus de 6 millions d’inscrits, il faut prendre en compte le rush. Il faudrait que la sérénité regagne les rangs », réclame-t-il.

Le vote sera donc possible avec les anciennes cartes d‘identité, de vote et les passeports. Avec cet afflux d’électeurs supplémentaires, le nombre de bureaux a également été revu à la hausse pour éviter un chaos électoral. « Tout cela participe bien entendu à une bonne organisation pour éviter toute contestation postélectorale qui ne serait pas de nature à assurer la sécurité et la stabilité du pays », explique Doudou Ndir.

Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h (TU) avec la possibilité de prolonger si tous les électeurs n’ont pas eu le temps de voter. Les premiers résultats de ce scrutin à un tour sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.

http://www.rfi.fr/afrique/20170730-legislatives-senegal-electeurs-appeles-urnes-dimanche

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electionsci2016331 juillet 20173min524

Au Congo-Brazzaville, le deuxième tour des législatives, devant permettre au Parti congolais du travail (PCT) de conforter sa mainmise sur la future Assemblée nationale, n’a pas mobilisé des foules dimanche 30 juillet. Mais ce scrutin a été marqué par des incidents de fraudes impliquant notamment des militaires dans deux circonscriptions de la capitale où le dépouillement a pu se tenir sans heurts.

« Nombre d’inscrits 999, votants 362, bulletins nuls 8, suffrages exprimés 354 », déclare un chef du bureau de vote. Un tiers de votants dans ce bureau du centre Pierre Nzoko à Poto-Poto, ce taux de participation reflète assez bien le faible engouement des électeurs pour ce 2nd tour des législatives.

C’est sans parler des fraudes et des scènes de violences impliquant des militaires qui ont émaillé le vote dans certains quartiers de la capitale, notamment à Ouenzé où un candidat indépendant a finalement décidé de se retirer du vote devant la fraude flagrante. Quant à Poto-Poto, des électeurs ont été tabassés et des coups de feu ont été entendus. « Ils (les militaires, ndlr) sont rentrés par force pour voter avec des cartes d’électeurs, mais sans pièces d’identité », a décrié un militant d’un candidat lésé. « Ce que je voulais juste dire aux autorités suprêmes, il faut savoir accepter la défaite parfois. Jusqu’à quand on va continuer à manœuvrer ce genre d’élections. Jusqu’à quand ? », s’est désolé un autre.

Ces élections législatives vont permettre au PCT de garder la mainmise sur l’Assemblée nationale. Elles marquent aussi la fin d’un processus qui a démarré en 2015 par un référendum et la présidentielle de 2016 marqués par la violence.

Des violences qui se poursuivent encore dans le Pool où le vote a été reporté sine die dans neuf des quatorze circonscriptions.

Il y a encore les relents du monopartisme totalitaire dans ce qui se passe au Congo.
Guy-Brice Parfait Kolelas, opposant congolais
31-07-2017 – Par Florence Morice
http://www.rfi.fr/afrique/20170731-legislatives-congo-second-tour-marque-fraudes-violences
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Lendemain de vote au Sénégal, où la compilation des résultats des élections législatives se poursuit. Avant même la publication des résultats officiels, la coalition présidentielle revendique déjà une très large victoire. Le président Macky Sall est donc en passe de réussir son pari.

La coalition du président Macky Sall, Benoo Book Wakar aurait en effet gagné les élections législatives. « Benoo rafle la mise » titre Sud Quotidien.  « Une victoire… des couacs » en Une de l’Obs, référence aux problèmes d’organisation qui ont perturbé le scrutin. « Courte victoire » pour Walf Quotidien.

La victoire est donc acquise, mais il est difficile de définir son ampleur, de connaitre le nombre de députés élus, car pour le moment aucun résultat officiel n’a été publié. Derrière la majorité présidentielle, deux coalitions sortent du lot : celles de l’ex-président Wade et de Khalifa Sall, le maire de Dakar qui en prison. Les deux hommes, tête de liste nationale, sont d’ailleurs certains d’être élus députés.

Un résultat sera à suivre de près : celui de Dakar, fief de Khalifa Sall que veut absolument gagner Macky Sall qui a demandé à son ministre des Finances, Amadou Ba d’être candidat. Les deux camps revendiquent depuis la nuit dernière la victoire. Il faudra donc attendre le décompte définitif.

Sur la participation, encore aucune donnée officielle, mais un taux entre 45% et 55% est évoqué, ce qui serait un record pour le Sénégal. La Commission nationale de recensement est en tout cas en train de récupérer les procès-verbaux. Les résultats définitifs provisoires de ces législatives très disputées à deux ans de la présidentielle sont attendus d’ici mercredi.

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Plus de la moitié des Kényans appelés aux urnes le 8 août ont moins de 35 ans. Parmi eux, rares sont ceux qui se présentent à des postes électifs. Problèmes de crédibilité, manque de fonds, compétition féroce : les jeunes candidats peinent à se faire une place dans l’arène politique kényane. Mais cela pourrait bientôt changer.

À 23 ans, elle veut prendre place dans la « Chambre des Anciens ». Suzanne Silantoi Lengewa, chargée de communication, est la plus jeune candidate au poste très convoité de Sénateur de Nairobi. « Je me présente car je ne peux pas rester à l’écart alors que ma génération souffre. Je veux être à la table des négociations » déclarait-elle lors d’un débat télévisé la semaine dernière, entourée de ses six adversaires masculins, dont le plus jeune a 9 ans de plus qu’elle.

Avec son allure de première de la classe et sa voix parfois hésitante, elle affirme avoir compris « les effets dévastateurs de la corruption sur les femmes et les enfants » lors de ses deux ans d’expérience dans le secteur de la santé publique. Et se désole de voir « des jeunes Kényans si talentueux qui vivent dans la pauvreté ». Selon l’ONU, 17% des jeunes Kényans sont sans emploi, un taux trois fois supérieur à celui de l’Ouganda de la Tanzanie et de l’Éthiopie.  Fatiguée de constater que « les lois kényanes, souvent progressistes, ne sont jamais appliquées », elle voit dans le Sénat un moyen de forcer les politiciens à rendre des comptes.

Un risque d’abstention des jeunes ?

Suzanne dit vouloir être « la voix d’une génération » et compte sur le soutient de la population jeune de Nairobi. Mais la partie est loin d’être gagnée. Au Kenya, son âge est un véritable handicap. Aujourd’hui, 80% des Kényans ont moins de 35 ans. Pourtant, les « jeunes » ne représentent que 10% des parlementaires. Dans un pays où l’espérance de vie des hommes est de 63 ans, la moyenne d’âge des ministres est de 51 ans. Et les conseils des anciens restent très importants dans la prise de décision au niveau local. « Les jeunes candidats sont victimes de stéréotypes très ancrés qui favorisent les politiciens plus âgés. Ils subissent des intimidations, on leur dit de laisser la place aux anciens lors des nominations au sein des partis », explique Diane Gichengo, chargée de programme pour le pluralisme politique à la commission des droits de l’homme du Kenya. « Il y a un véritable problème de représentation, qui risque à terme de nourrir l’abstention des jeunes » s’inquiète-t-elle.

On me demande d’aller me marier avant de me présenter

Samuel Onyango vit ces intimidations au quotidien, symptomatiques du « sport de combat » qu’est la politique kényane. « J’ai été plusieurs fois agressé physiquement alors que je faisais campagne. J’ai aussi récemment été victime d’une tentative d’empoisonnement », raconte le jeune homme de 24 ans, candidat au poste de membre de l’assemblée locale (MCA) dans une circonscription de Nairobi.

Pour les jeunes femmes, le milieu politique est encore plus hostile. Elles font l’objet de photomontages insultants, de harcèlement sexuel. « Ils disent que je veux voler le mari des autres femmes… ou alors, on me demande d’aller me marier avant de me présenter, » confie Faith Munanyi, 20 ans, qui veut également devenir MCA.

Le financement est un autre défi de taille. Une campagne réussie pour devenir membre d’assemblée locale tourne autour de 2 millions de shillings (environ 16 000 euros), souligne Samuel Onyango. « Inutile de dire que la mienne est bien moins chère que cela », ajoute-t-il. Pour lui, pas de caravanes ni de haut-parleurs diffusant chansons et slogans. Il fait du porte-à-porte, comme la plupart des candidats de sa génération. Des campagnes difficiles, dans un contexte où « l’achat » d’électeursvia la distribution de cadeaux ou de billets, bien que cette pratique soit illégale, est encore très répandu au Kenya.

Les jeunes à la conquête de la politique locale

Les jeunes candidats, qui disent représenter le changement et être moins enclins au tribalisme que leurs aînés, ne désespèrent pas pour autant. « Il faut plus d’élus jeunes pour porter haut nos revendications » explique Faith, pour qui la « Vision Kenya 2030 », une politique qui a pour but de faire du Kenya un pays de classe moyenne d’ici 13 ans, ne peut se faire sans les jeunes.

Si elle est élue, elle veut mettre en place des programmes d’éducation civique et d’emplois aidés pour les jeunes de Thika, sa ville. Si les candidats de moins de 35 ans ont déserté la politique nationale, ils sont de plus en plus nombreux à se présenter au niveau local.  Stephan Sang, 32 ans, est cette année l’un des favoris pour le gouvernorat du comté de Nandi dans l’ouest du pays. S’il est élu, il sera le plus jeune gouverneur du Kenya.

Le célèbre activiste Boniface Mwangi, 34 ans, qui brigue un siège parlementaire, a de son côté fait des jeunes le pilier de sa campagne. Tandis qu’à Mugumu’ini (Nairobi), la circonscription de Samuel Onyango, tous les candidats à l’assemblée locale ont moins de 35 ans. « Dans 10 ans la politique sera une affaire de jeunes », se prend à rêver le jeune homme.

http://www.jeuneafrique.com/462129/politique/kenya-le-parcours-du-combattant-des-jeunes-candidats/
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electionsci2016327 juillet 20171min492

Au lendemain de l’annonce des résultats des élections locales au Congo-Brazzaville, l’UPADS de Pascal Tsaty Mabiala s’estime lésé dans cinq circonscriptions sur les 49 où le parti était présent. Il annonce qu’il va déposer des recours. Les résultats officiels placent le PCT du président Denis Sassou-Nguesso largement en tête avec 450 sièges sur le millier de sièges qui étaient à pourvoir dans les nouveaux conseils municipaux et départementaux. L’UPADS, loin derrière, n’en a décroché que 54 et considère que ce score ne reflète pas sa réelle place dans le paysage politique congolais.

Par RFI Publié le 27-07-2017 Modifié le 27-07-2017 à 14:10

http://www.rfi.fr/afrique/20170727-elections-locales-congo-brazzaville-upads-resultats-recours

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electionsci2016326 juillet 20175min564
Malgré la multiplication des commissions administratives de distribution des nouvelles cartes biométriques, le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a avoué que les cartes produites ne peuvent pas être distribuées à 100% d’ici le 30 juillet. C’est ce qu’a fait savoir le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), Doudou Ndir, après avoir rencontré le ministre ce lundi 24 juillet, au siège de la Cena.
«Pour ce qui reste des cartes à distribuer, on a multiplié les commissions, on a décentralisé les centres de distribution, on est allé même au niveau le plus bas jusqu’au niveau du centre de vote, pour permettre un éclatement plus rapide des cartes. Mais, rien ne garantie qu’on aura quand même un taux de distribution à 100%. Et je dois, à la vérité, de reconnaître que le ministre, sur ce plan, a été particulièrement honnête. Parce qu’il nous a dit qu’il ne peut pas garantir que les cartes seront distribuées à 100%».
Et de poursuivre : «le ministre nous a donné des assurances en nous disant qu’il peut éditer des cartes et qu’il est dans les dispositions à éditer ces cartes mais, les conditions d’édition de ces cartes sont telles qu’il considère qu’il y aura vraisemblablement des difficultés à ce niveau. Et nous avons enregistré et nous avons essayé de comprendre un peu les raisons pour lesquelles ces éditions-là ne pourront pas être faites».
Doudou Ndir affirme qu’il y a un problème sur la distribution des cartes. Et sur ce, il a invité le ministre à lui fournir des explications. «Il y a également le problème de la distribution des cartes d’électeur que nous avons abordé avec le ministre. Nous avons pensé qu’il y a un taux de distribution faible des cartes d’électeur, par rapport au volume des cartes produites et qui se trouvent entre les mains des commissions administratives de distribution. Le ministre nous a donné des statistiques seront lesquelles il y a un niveau de distribution des cartes de l’ordre de 70,5% sur l’ensemble du territoire nationale. Il y a même quelques localités où le taux a atteint 90%. Mais, il y a également d’autres zones où le niveau de distribution reste relativement faible».
Toutefois, le président de la Cena estime que des efforts ont été faits. «Il y a des efforts qui ont été fait dans le sens d’accroître le volume et le rythme de distribution dans des conditions que nous n’avons pas toujours approuvées. Parce qu’il y a des décisions qui ont été prises à ce niveau (…). Car, il y avait des cas d’extrême urgence qu’il fallait gérer. Et le ministre a pris certaines décisions et nous nous sommes alarmés de ce que ces dernières mesures prises notamment à Dakar, nous n’y avons peut-être pas été associés mais, nous avons considéré qu’il y avait urgence et péril en la demeure.
Les assurances sur la disponibilité du fichier électoral
Le patron de la Cena a également interpellé Abdoulaye Daouda Diallo sur le fichier électoral. «Nous avons invité le ministre à nous donner des explications sur la disponibilité du fichier électoral pour tous ceux qui se sont présentés pour les élections. Nous avons enregistré qu’à ce niveau-là, il y’avait simplement deux coalitions qui avaient estimé qu’ils n’avaient pas reçu le fichier électoral dans les délais prescrits par la loi. Nous avons intercédé en faveur de ces coalitions qui nous ont saisi et leurs doléances ont été satisfaites par la Direction générale des élections», a-t-il noté.
Publié le mercredi 26 juillet 2017  |  Setal.net
http://news.adakar.com/h/88933.html

 

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Dakar, 25 juil 2017 (AFP) – Les forces de l’ordre empêchaient mardi les partisans de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, 91 ans, de se rassembler dans le centre de Dakar, dans un secteur déclaré « zone interdite » par les autorités, faisant notamment usage de gaz lacrymogène, ont constaté
des journalistes de l’AFP.
Abdoulaye Wade, qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012 et qui a pris la tête d’une liste d’opposition pour les législatives de dimanche, avait appelé à une « marche de réclamation des cartes d’électeurs ».
Celle-ci devait en principe se dérouler à partir de 15H00 (GMT et locales) sur un itinéraire allant de la place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur, en passant devant le Palais présidentiel.
Mais, plus de deux heures plus tard, l’ancien président, rentré au Sénégal le 10 juillet après plus de deux ans d’absence pour faire campagne, n’avait toujours pas rallié le lieu de rassemblement dont les accès étaient bloqués par des barrières installées par des policiers, munis pour certains de
boucliers et de matraques.
Plusieurs dizaines de partisans d’Abdoulaye Wade qui avaient tenté de s’approcher de la place de l’Indépendance depuis les rues environnantes ont été dispersés par des jets de gaz, ont constaté les journalistes de l’AFP, qui ont assisté à l’interpellation de six d’entre eux.
La manifestation était prévue « dans une zone interdite », avait affirmé auparavant à l’AFP le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kâne, se référant à un arrêté du ministère de l’Intérieur de 2011 – sous la présidence d’Abdoulaye Wade – interdisant toute « manifestation à caractère politique » dans ce
secteur, notamment pour des raisons de sécurité.
L’ex-président conduit une liste d’opposition au nom d’une coalition menée par le Parti démocratique sénégalais (PDS), dont il est toujours le chef.
A cinq jours du scrutin, de nombreuses personnes inscrites sur les listes électorales n’ont pas encore retiré leurs cartes d’électeur dans plusieurs zones du pays et risquent d’être privées de vote dimanche, selon l’opposition.
Celle-ci accuse le gouvernement de n’avoir pas produit à temps suffisamment de cartes dans le but de priver de vote ses électeurs.
La moyenne nationale de retrait des cartes d’électeurs est de plus de 70%, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. Plus de 6,2 millions d’électeurs sont inscrits, selon les autorités.
Le président Macky Sall a saisi lundi le Conseil constitutionnel pour autoriser les personnes qui n’auront pas retiré leurs cartes d’électeur d’ici dimanche à voter avec une autre pièce d’identité comme un passeport ou un permis de conduire, mais l’initiative a été rejetée par plusieurs partis et coalitions de l’opposition.
Les législatives de dimanche seront organisées avec la participation d’un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012. La campagne électorale ouverte le 9 juillet s’achève vendredi.
Le scrutin vise à renouveler l’Assemblée nationale où le nombre des sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 et créant 15 postes de députés pour représenter la diaspora sénégalaise.
mrb-bur/siu/sst/jlb
Publié le mardi 25 juillet 2017  |  AFP
http://news.adakar.com/h/88918.html
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electionsci2016325 juillet 20175min518
Dakar, 25 juil 2017 (AFP) – Les forces de l’ordre ont empêché mardi l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, 91 ans, et ses partisans de se rassembler dans le centre de Dakar, dans un secteur déclaré « zone interdite » par les autorités, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.
Abdoulaye Wade, qui a pris la tête d’une liste d’opposition pour les législatives de dimanche, avait appelé à une « marche de réclamation des cartes d’électeurs ».
Celle-ci devait en principe se dérouler sur un itinéraire allant de la place de l’Indépendance au ministère de l’Intérieur, en passant devant le Palais présidentiel.
Mais l’ancien président (2000-2012), rentré au Sénégal pour faire campagne le 10 juillet après plus de deux ans d’absence, a été empêché avec ses partisans de rallier le lieu de rassemblement, dont les accès étaient bloqués par des policiers, munis pour certains de boucliers et de matraques.
« La marche n’a pas eu lieu. Des policiers ou des gendarmes ont barré la voie et nous avons rebroussé chemin, comme nous l’avions prévu », a déclaré à la presse Abdoulaye Wade après la manifestation avortée.
« Ce que nous faisons est dans l’intérêt du pays. Nous prenons nos responsabilités pour que les gens votent et pour faire partir (le président) Macky Sall, qui a détruit le Sénégal », a ajouté M. Wade depuis le quartier résidentiel de Fann, à Dakar, où il réside.
« Je l’invite à un débat mais il ne viendra pas. Il est évident que je serai élu (député) mais ma vocation n’est pas d’être élu ni de redevenir président de la République », a-t-il poursuivi, laissant entendre qu’il ne siégerait pas.
Plusieurs dizaines de partisans d’Abdoulaye Wade qui avaient tenté de s’approcher de la place de l’Indépendance ont été dispersés par des jets de gaz, ont constaté les journalistes de l’AFP, qui ont assisté à l’interpellation d’au moins six d’entre eux.
La manifestation était prévue « dans une zone interdite », avait affirmé auparavant à l’AFP le préfet de Dakar, Serigne Babacar Kâne, se référant à un arrêté du ministère de l’Intérieur de 2011 –sous la présidence d’Abdoulaye Wade– interdisant toute « manifestation à caractère politique » dans ce secteur, notamment pour des raisons de sécurité.
L’ex-président conduit une coalition menée par le Parti démocratique sénégalais (PDS), dont il est toujours le chef.
A cinq jours du scrutin, de nombreuses personnes n’ont pas encore retiré leurs cartes d’électeur dans plusieurs zones du pays et risquent d’être privées de vote, selon l’opposition.
Celle-ci accuse le gouvernement de n’avoir pas produit à temps suffisamment de cartes dans le but de priver de vote ses électeurs.
La moyenne nationale de retrait des cartes d’électeurs est de plus de 70%, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo. Plus de 6,2 millions d’électeurs sont inscrits, selon les autorités.
Le président Sall a saisi lundi le Conseil constitutionnel pour autoriser les personnes qui n’auront pas retiré leurs cartes d’électeur à voter avec une autre pièce d’identité comme un passeport ou un permis de conduire, mais l’initiative a été rejetée par plusieurs partis et coalitions de l’opposition.
Les législatives sont organisées avec la participation d’un nombre record de 47 listes, contre 24 en 2012. La campagne électorale ouverte le 9 juillet s’achève vendredi.
Le scrutin vise à renouveler l’Assemblée nationale, où le nombre des sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle créant 15 postes de députés pour représenter la diaspora sénégalaise.
mrb-bur/siu/jlb
Publié le mardi 25 juillet 2017  |  AFP
http://news.adakar.com/h/88919.html
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electionsci2016320 juin 201711min550

Pas moins de 47 partis ou coalitions présentent des candidats à la députation, un record qui risque de peser sur le bon déroulement du scrutin.

Appelés aux urnes le 30 juillet pour élire leurs députés, les électeurs sénégalais risquent d’avoir le tournis. Ils vont devoirchoisir parmi les candidats de 47 listes différentes, un fait inédit dans l’histoire du pays : lors des législatives de 2012, 24 listes étaient en compétition. Cette offre politique pléthorique n’est pas sans poser des problèmes d’organisation qui pourraient décourager les électeurs.

Des bureaux de vote saturés

Conformément au Code électoral, l’électeur qui arrive dans le bureau de vote doit d’abord vérifier si son nom figure sur les listes du fichier électoral. Ensuite, il doit obligatoirement prendre chacun des 47 bulletins avant d’aller dans l’isoloir pour en choisir un.

« Un électeur consacrera au moins quatre minutes pour s’acquitter de son devoir citoyen, et un bureau de vote compte en moyenne 600 inscrits. Si la moitié d’entre eux se rendent aux urnes, ils mettront vingt heures pour voter », calcule Ndiaga Sylla, coordonnateur du département « démocratie et processus électoraux » au sein du Groupe de recherches et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), qui conclut : « C’est impossible, même si on repousse à minuit la fermeture des bureaux, initialement prévue à 18 heures. »

A ce risque d’embouteillage devant l’isoloir s’ajoute celui du manque de place dans les bureaux de vote. Chacun des 47 candidats devant avoir un représentant sur place, il ne serait pas étonnant de retrouver plus de 50 individus dans chaque bureau, en intégrant le président de jury et les représentants de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Des bulletins qui se ressemblent

Les confusions sur les listes risquent de se multiplier le jour du vote, car plusieurs bulletins se ressemblent en termes de couleurs, de disposition graphique et parfois même d’appellation.

Dans un communiqué daté du 13 juin, la professeure de droit Amsatou Sow Sidibé, leader de la coalition Troisième voie politique/Ettu Askan Wi, a accusé Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des affaires étrangères sous Abdoulaye Wade et leader de la coalition Pôle alternatif/Troisième voie/Sénégal Dey Dem, d’avoir plagié le nom de sa coalition. Selon la juriste, la présence de l’expression « troisième voie » sur les deux listes risque de semer la confusion chez les électeurs le jour du vote.

Des médias dépassés

Du côté de la télévision nationale, la RTS, les 47 listes représentent un casse-tête difficile à résoudre concernant la répartition du temps de parole. En 2012, chaque parti ou coalition disposait de trois minutes de temps d’antenne. Cette année, avec un nombre de listes multiplié par deux, le passage des différents candidats à la télévision pourrait occuper une soirée entière…

Par ailleurs, les chaînes publiques devront disposer de nombreuses équipes techniques pour un traitement équitable entre les différents protagonistes. D’où l’appel lancé par Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse, qui demande au gouvernement d’apporter un soutien financier et logistique aux médias. « Si le gouvernement n’intervient pas, il sera difficile, voire impossible, pour la presse de couvrir ces élections », a-t-il averti.

Un risque accru d’abstention

Jointe par Le Monde Afrique, Penda Mbow, représentante du président Macky Sall à la Francophonie, estime que cette kyrielle de listes mènera « inéluctablement » à un fort taux d’abstention.

Un phénomène que confirment des citoyens interrogés dans la rue, comme Aissata Diallo, mère de famille trentenaire du quartier Liberté 6, à Dakar : « Je n’irai pas perdre mon temps devant un bureau sans même avoir la certitude de pouvoir voter. Chez moi, bien des tâches m’attendent, et je n’ai pas beaucoup de temps à perdre. »

En 2012, 3,4 millions d’électeurs sénégalais n’avaient pas jugé utile de se déplacer pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale, soit 63 % des inscrits.

Par Amadou Ndiaye (contributeur Le Monde Afrique, Dakar)

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/20/les-electeurs-senegalais-depasses-par-le-nombre-de-candidats-aux-legislatives_5147865_3212.html#3keTEU9d0oT0m7XK.99

Pas moins de 47 partis ou coalitions présentent des candidats à la députation, un record qui risque de peser sur le bon déroulement du scrutin.

Appelés aux urnes le 30 juillet pour élire leurs députés, les électeurs sénégalais risquent d’avoir le tournis. Ils vont devoirchoisir parmi les candidats de 47 listes différentes, un fait inédit dans l’histoire du pays : lors des législatives de 2012, 24 listes étaient en compétition. Cette offre politique pléthorique n’est pas sans poser des problèmes d’organisation qui pourraient décourager les électeurs.

Des bureaux de vote saturés

Conformément au Code électoral, l’électeur qui arrive dans le bureau de vote doit d’abord vérifier si son nom figure sur les listes du fichier électoral. Ensuite, il doit obligatoirement prendre chacun des 47 bulletins avant d’aller dans l’isoloir pour en choisir un.

« Un électeur consacrera au moins quatre minutes pour s’acquitter de son devoir citoyen, et un bureau de vote compte en moyenne 600 inscrits. Si la moitié d’entre eux se rendent aux urnes, ils mettront vingt heures pour voter », calcule Ndiaga Sylla, coordonnateur du département « démocratie et processus électoraux » au sein du Groupe de recherches et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (Gradec), qui conclut : « C’est impossible, même si on repousse à minuit la fermeture des bureaux, initialement prévue à 18 heures. »

A ce risque d’embouteillage devant l’isoloir s’ajoute celui du manque de place dans les bureaux de vote. Chacun des 47 candidats devant avoir un représentant sur place, il ne serait pas étonnant de retrouver plus de 50 individus dans chaque bureau, en intégrant le président de jury et les représentants de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Des bulletins qui se ressemblent

Les confusions sur les listes risquent de se multiplier le jour du vote, car plusieurs bulletins se ressemblent en termes de couleurs, de disposition graphique et parfois même d’appellation.

Dans un communiqué daté du 13 juin, la professeure de droit Amsatou Sow Sidibé, leader de la coalition Troisième voie politique/Ettu Askan Wi, a accusé Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des affaires étrangères sous Abdoulaye Wade et leader de la coalition Pôle alternatif/Troisième voie/Sénégal Dey Dem, d’avoir plagié le nom de sa coalition. Selon la juriste, la présence de l’expression « troisième voie » sur les deux listes risque de semer la confusion chez les électeurs le jour du vote.

Des médias dépassés

Du côté de la télévision nationale, la RTS, les 47 listes représentent un casse-tête difficile à résoudre concernant la répartition du temps de parole. En 2012, chaque parti ou coalition disposait de trois minutes de temps d’antenne. Cette année, avec un nombre de listes multiplié par deux, le passage des différents candidats à la télévision pourrait occuper une soirée entière…

Par ailleurs, les chaînes publiques devront disposer de nombreuses équipes techniques pour un traitement équitable entre les différents protagonistes. D’où l’appel lancé par Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse, qui demande au gouvernement d’apporter un soutien financier et logistique aux médias. « Si le gouvernement n’intervient pas, il sera difficile, voire impossible, pour la presse de couvrir ces élections », a-t-il averti.

Un risque accru d’abstention

Jointe par Le Monde Afrique, Penda Mbow, représentante du président Macky Sall à la Francophonie, estime que cette kyrielle de listes mènera « inéluctablement » à un fort taux d’abstention.

Un phénomène que confirment des citoyens interrogés dans la rue, comme Aissata Diallo, mère de famille trentenaire du quartier Liberté 6, à Dakar : « Je n’irai pas perdre mon temps devant un bureau sans même avoir la certitude de pouvoir voter. Chez moi, bien des tâches m’attendent, et je n’ai pas beaucoup de temps à perdre. »

En 2012, 3,4 millions d’électeurs sénégalais n’avaient pas jugé utile de se déplacer pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale, soit 63 % des inscrits.

Par Amadou Ndiaye (contributeur Le Monde Afrique, Dakar)

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/20/les-electeurs-senegalais-depasses-par-le-nombre-de-candidats-aux-legislatives_5147865_3212.html#3keTEU9d0oT0m7XK.99