Elections Archives - Elections.ci

electionsci2016424 septembre 202011min3

Pascal Affi N’guessan, « président et candidat du Fpi », a tenu une conférence de presse, à son siège sis à Cocody-Vallons, pour se prononcer sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il a donné sa position sur la participation ou non de sa formation politique au scrutin présidentiel du 31 octobre.

Vous dites que vous n’êtes pas le candidat d’une élection tronquée. Que voulez-vous dire par-là ?

Cela signifie que je ne serai pas le candidat d’une élection qui n’est pas transparente et équitable. Nous ne sommes pas en politique pour abandonner la lutte à la première difficulté. La lutte pour des élections justes et transparentes fait partie des thèmes de notre combat. Je peux même dire que c’est le premier combat que nous avons eu à mener, depuis 30 ans. C’est ce combat qui nous a amenés à la mise en place de la Commission électorale indépendante, après la transition militaire de 2000. Tant que cette Cei sera menacée, tant qu’elle sera en péril et ne sera pas en mesure d’organiser des élections transparentes, notre combat continuera.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : « Nous sommes engagés dans la voie de l’unité » (Affi N’Guessan)

Notre combat, aujourd’hui, c’est la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique crédible pour des élections transparentes et équitables, qui rassure tous les acteurs et qui garantissent des élections fiables d’où sortira celui qui aura nécessairement gagné. Pour nous, il n’y a pas d’élection sans réforme du cadre institutionnel et juridique. C’est notre droit fondamental d’être candidat, de participer à la vie politique de notre pays et nous ne pouvons pas tolérer qu’un autre Ivoirien nous prive de ce droit, pour quelque raison que ce soit, en manipulant les Institutions chargées des élections.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Nous sommes prêt à aller jusqu’à là où monsieur Ouattara veut nous conduire. Il ne faut pas qu’il se méprenne sur notre volonté. En cette année 2020, la Côte d’Ivoire doit rompre avec toutes formes de dictature. Nous ne pouvons pas accepter, nous ne pouvons pas tolérer qu’un individu impose sa volonté à toute une nation et puisse se permettre de manipuler les Institutions et demain, à l’occasion de cette élection, les résultats viennent de la présidence avec un bout de papier qu’un soi-disant président du Conseil constitutionnel va lire pour le proclamer élu. Ce serait la plus grande déchéance pour la Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons pas tolérer ça.

Êtes-vous prêt à vous retirer du fait du scrutin tronqué ?

Il n’y a pas de lien entre la bataille pour une candidature transparente et une candidature de l’opposition. Ce sont deux questions différentes. Nous pouvons, si les conditions sont réunies, avoir plusieurs candidats de l’opposition et nous rassembler autour du candidat qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Ceci est un schéma, tout comme la candidature unique de l’opposition est un autre schéma. Pour le moment, ce n’est pas cette question qui est à l’ordre du jour. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est comment nous garantissons des élections crédibles dans les semaines à venir. Koné Mamadou a démontré par A+B. Le A c’est Affi. Je ne suis pas les lois de la République. Donc, il ne peut pas s’appuyer sur les propos de A pour déclarer Ouattara éligible. Ce ne sont pas les propos de A qui décident de l’éligibilité d’un candidat.

Ce sont les lois de la République, c’est la Constitution ivoirienne. Il aurait donc dû démontrer par C qu’Alassane Ouattara est éligible. En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice, ses experts qui ont juré que cette Constitution-là ne peut pas permettre à M. Ouattara d’être candidat pour un 3ème mandat. Nous en sommes tous témoins. C’est de notoriété internationale. Malgré cela, il veut nous imposer sa volonté, parce qu’il se croit tout permis en Côte d’Ivoire, je dirai même dans le monde. Il s’agit de la République qui a ses lois et ceux qui aspirent à gouverner doivent savoir qu’ils ne viennent pas pour imposer leur volonté mais qu’ils devraient travailler et agir dans le cadre des lois de la République.

En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice

C’est ce qui est en jeu aujourd’hui. Sommes-nous dans une République bannière où nous sommes astreints  à la volonté d’un individu, qui jette les gens en prison quand il le veut ? Personnellement, je ne me sens pas digne d’appartenir à une telle République. Je me battrai pour qu’il y soit mis fin. 30 ans de crise, de confrontation, ça suffit. (…) Depuis 1990, à toutes les situations dramatiques est associé le nom de M. Alassane Ouattara. Comme disent les Ivoiriens, trop c’est trop. Il faudrait qu’on mettre fin à ça.

Pourquoi au niveau de l’opposition, ce qui vous divise est plus important que ce qui vous rassemble ?

Au contraire, aujourd’hui, ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise. Ce qui nous rassemble, c’est l’intérêt national. Cet intérêt national est au-dessus de nos intérêts particuliers. C’est pourquoi, nous tenons le même discours. Nous pouvons le tenir avec des sensibilités différentes, des motivations différentes, des intensités différentes. Ce qui est important, c’est que nous tenons le même discours. Je suppose que vous faites référence à nos amis que nous appelons affectueusement « Gor », lorsque vous parlez de division. Cela est secondaire. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, ces questions-là sont très secondaires. Ce sont des questions insignifiantes. Donc, elles ne peuvent pas nous diviser. Elles ne peuvent pas diviser l’opposition. Je pense que celui qui va chercher à instrumentaliser ces questions sera rejeté, parce que le problème de l’opposition, aujourd’hui, ce n’est pas une affaire de « Gor », ce n’est pas une affaire d’Affi.

C’est une affaire de Côte d’Ivoire. « Gor », Affi ou ceci ou cela, si vous aimez la Côte d’Ivoire, mettez-vous en ordre de bataille pour sauver la Côte d’Ivoire. (…) Ce qui est important, c’est ce qu’on a comme ambition pour le pays. Nous ne répondons pas aux querelles. Personnellement, s’il y a une réunion de l’opposition, j’y viens sans chercher à savoir d’où viennent les autres participants, qui sont-ils mais en étant convaincu que tous ceux qui sont rassemblés là veulent la même chose et qu’ils sont rassemblés pour mener un même combat. Cela me suffit. Même si 30 mn avant la réunion, l’un d’entre nous a eu même à m’égratigner, dès que nous entrons dans la salle, c’est un fait passé que j’oublie, parce que ce qui est important, c’est que nous sommes ensemble.

 

La réussite de ce combat dépend de notre cohésion, de notre dignité et de notre détermination. L’essentiel aujourd’hui, c’est comment nous obligeons monsieur Ouattara à organiser des élections transparentes et crédibles. Comment le contraindre à reculer, par rapport à sa volonté de fraude pour que tous les Ivoiriens qui méritent de porter leurs projets devant la nation aient la possibilité de le faire.

 

 

Affi N’Guessan « Ouattara se croit tout permis en Côte d’Ivoire, nous irons jusqu’où il nous mènera »

electionsci2016424 septembre 20204min8

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié rencontre à sa résidence à Cocody, le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas. L’audience a eu lieu le mardi 22 septembre 2020. Les deux personnalités se sont entretenues sur la situation socio politique en Côte d’Ivoire.

Mohamed Ibn Chambas a été reçu par Henri Konan Bédié. Le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel accompagné de quelques collaborateurs n’a pas été bavard. Aucune déclaration n’a filtré de cette rencontre. Idem pour Henri Konan Bédié qui avait à ses côtés certains membres de son parti dont Maurice Kakou Guikahué et Georges Philippe Ezaley.

Notons que la visite de Ibn Chambas a été entamée en Côte d’Ivoire ce lundi 21 août 2020, celle-ci s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des Nations-Unies pour l’organisation d’une élection présidentielle, pacifique, inclusive, transparente et crédible. De ce fait, Ibn Chambas a rencontré le Président de la République Alassane Ouattara.

Ibn Chambas rencontre Bédié

Assure l’opinion nationale et internationale que toutes les dispositions sont prises pour garantir la tenue, le 31 octobre 2020, d’élections paisibles, transparentes et libres en Côte d’ Ivoire

Un communiqué s’en est suivi dans lequel le Gouvernement « assure l’opinion nationale et internationale que toutes les dispositions sont prises pour garantir la tenue, le 31 octobre 2020, d’élections paisibles, transparentes et libres en Côte d’ Ivoire. Il invite l’ensemble des partenaires extérieurs à œuvrer résolument, aux côtés du Gouvernement, en faveur du respect du calendrier électoral ».

De bonne source, Ibn Chambas a réitéré à Henri Konan Bédié, la volonté des Nations-Unies, de voir en Côte d’Ivoire, une élection inclusive, sans exclusion, comme cela se dessine après la décision controversée du Conseil constitution de Mamadou Koné, présenté comme inféodé au RHDP d’Alassane Ouattara.

« S’agissant de l’organisation du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, nous avons partagé avec Monsieur le Président de la République, les préoccupations des Nations-Unies sur la persistance de l’absence de consensus sur toutes les étapes de ce processus », avait déclaré Ibn Chambas, à la sortie d’une audience tendue avec le Président Ouattara. L’envoyé spécial de l’ONU avait pris soin d’écrire sa déclaration avant l’audience et de la lire, après celle-ci.

Une crise préélectorale née de la volonté du Président sortant de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel (en dépit de la décision du Conseil constitutionnel) a déjà provoqué la mort d’une douzaine de personnes.

Prince Beganssou

partis-politiques.jpg
electionsci2016423 septembre 20206min39

Les leaders politiques pourraient éviter le pire à leurs compatriotes ! Pourquoi ne pas faire de manière délibérée, ce dialogue ce qui serait une contrainte demain, pour épargner honte, échec et mort inutile aux ivoiriens ? Les ballets diplomatiques ont commencé et c’est toujours en Côte d’Ivoire que ces organisations de droit de l’homme, viennent se produire à la veille de chaque élection présidentielle comme si, les ivoiriens n’ont jamais organisé d’élections sur leur territoire.

Les leaders politiques « n’en ont rien foutre »…

C’est la période des honneurs sur le malheur et l’inquiétude des ivoiriens. Les acteurs n’en ont rien à foutre. Un tel a reçu une telle personnalité et les flashs des appareils photos et caméras, suivis des micros tendus vers des bouches déjà entendues. On passe à côté de l’essentiel. C’est parce qu’ils refusent de comprendre ou ils font semblant pour tuer encore des ivoiriens, leurs moutons de sacrifice, qu’ils se comportent tous en despotes et en monarques ?

Quand ils arrivent, ils parlent d’élection inclusive, participative, mais jamais on ne les a entendu dire que le président Ouattara ne doit pas/plus prendre part à ces élections. Inclusive veut dire que tout le monde doit y participer, même y compris le président sortant Ouattara et tous les autres. Est-ce à dire qu’il y aura un report, tant que les autres n’y prendront part ? Dans tous les cas de figure, c’est le président Ouattara qui sera toujours aux affaires, pour conduire ce prolongement, même si Soro et quelques-uns des candidats recalés, doivent y participer. Ce que le conseil constitutionnel et la CEI peuvent faire aujourd’hui, il faut qu’on les fouette, pour le faire. Tout ça pour faire plaisir à des camps. Triste !

Cette sonnette d’alarme, ne dit rien aux acteurs et dans chaque camp, on affûte ses armes pour aller à ces élections meurtrières et c’est quand tout sera mélangé, ils seront contraints de s’asseoir autour d’une table pour se jouer les amoureux de dernière minute.

Les leaders politiques, dans leur cruauté de donner la mort à leurs compatriotes et dans leur insatiabilité et boulimie du pouvoir, ne voient jamais ce que tout le monde voit maintenant. Ils courent tous dans le mur. Quand on attire leur attention, ils se bouchent les oreilles pour vouloir devenir des braves. Ils invitent toujours certains dans leur bagarre sempiternelle pour les abandonner quand le fruit sera mur.

Que font-ils les leaders politiques ?

Pourquoi, sont-ils tous fermés sur ce qu’ils peuvent éviter à leurs concitoyens, la mort et ils se jouent tous les braves sur le champ de ruine et du désespoir d’une population prise en otage et qui les suit sans avoir son mot à dire.

C’est dans quelle langue, faut-il leur parler ? Accrocher à leurs intérêts et à la protection des intérêts des français, sans jamais y insérer ceux de peuple ivoirien, ils marchent dans la méchanceté pour aller prier leur Satan. Ils sont tous sans cœur quand il s’agit de l’intérêt national. Ils sont tous bourrés de fric et dans le seul souci de surcharger leurs différents bancaires, ils entrainent la mort de leurs compatriotes comme s’ils ne sont pas nés pour mourir plus tard.

Quand on leur parle de la sauvegarde de la vie, c’est là, ils sortent leur arsenal de guerre verbale pour inciter le peuple moutonnier comme s’il a été muselé et incapable de faire la différenciation entre leur vie et leur soif du pouvoir.

Peuple de Côte d’Ivoire, ton avenir, c’est dans quelle langue, on doit vous dire, qu’il est compromis et qu’il faut que vous vous débarrassiez de tous les malheurs et vous attirer leur propre bonheur.

En 2010, c’est comme ça, les mêmes ont fait pour tuer plus de 15 000 ivoiriens pour une seule campagne électorale et ils arrivent refaire la même chose et il y a certains ivoiriens, qui les accompagnent comme s’ils y gagnaient quelque chose.

De tous les envoyés spéciaux, personne n’a remis en cause, la candidature de Ouattara, mais tous parlent d’inclusive, le jour les ivoiriens prendront un peu de leur temps pour s’interroger sur leur avenir et en tirer les grandes conclusions, ils seront toujours comme des moutons, qu’on conduit à l’abattoir pour des sacrifices.

  Joël ETTIEN

Directeur de publication : businessactuality.com

electionsci2016322 septembre 20203min54

ABIDJAN, 21 septembre (Xinhua) — Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a invité lundi à Abidjan les acteurs politiques ivoiriens à la « concertation » en vue d’une élection présidentielle « inclusive » le 31 octobre en Côte d’Ivoire.

M. Ibn Chambas s’exprimait devant la presse à l’issue d’une audience que lui a accordée le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

« Nous avons fait le tour des questions politique et sécuritaire, humanitaire ainsi que du COVID-19 et nous avons partagé les préoccupations des Nations unies sur la persistance de l’absence de consensus sur certains aspects du processus électoral », a indiqué M. Ibn Chambas.

« Les Nations Unies invitent tous les acteurs à éviter les violences et le recours aux discours de haine », a-t-il poursuivi.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a également réaffirmé à M. Ouattara « l’engagement des Nations Unies à accompagner la Côte d’Ivoire » dans l’organisation de son élection présidentielle.

Pour le scrutin, le Conseil constitutionnel ivoirien a validé la candidature du président sortant Alassane Ouattara pour un troisième mandat, et aussi celles de Pascal Affi N’guessan du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), de Bertin Kouadio Konan (indépendant) et de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition).

La coalition des partis et groupements politiques de l’opposition et des organisations de la société civile ont appelé dimanche à la désobéissance civile à travers des manifestations de rue pour protester contre la candidature du président Ouattara mais également exiger la dissolution du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale, l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés.

Les manifestations sporadiques à Abidjan et à l’intérieur du pays contre la candidature de M. Ouattara ont été émaillées de violences, faisant au moins 15 morts et provoquant des centaines de personnes interpellées et des biens publics et privés saccagés.

cq5dam.thumbnail.cropped.750.422.jpeg
electionsci2016322 septembre 20203min11
Mgr Alexis Touably Youlo, évêque du diocèse d’Agboville et administrateur apostolique du diocèse de Yamoussoukro, a lancé, le jeudi 17 septembre 2020, un appel pour que l’élection présidentielle du 31 octobre se déroule de manière pacifique, libre et régulière.

Service Français-Afrique –Cité du Vatican

Mgr Alexis Touably Youlo a lancé cet appel à Agboville au cours d’une réunion sur la lutte contre l’incitation à la haine et la prévention des conflits sociopolitiques et communautaires.

« Ne pas s’impliquer dans la paix, c’est être démissionnaire. La paix c’est la vie et nous devons nous réunir, en vue de consolider, enseigner et promouvoir la paix », a déclaré l’évêque d’Agboville, se référant à la situation socio-politique en Côte d’Ivoire, où des affrontements et des violences ont eu lieu à cause des prochaines élections et des candidatures présentées, dont celle de l’actuel président, Alassane Ouattara, qui se représente pour un troisième mandat.

La Côte d’Ivoire est un pays béni

Pour Mgr Alexis Touably Youlo, « détruire c’est facile, mais construire c’est difficile ». C’est ainsi qu’il a invité les parties prenantes aux élections du 31 octobre prochain à prendre des décisions concrètes. L’évêque d’Agboville a lancé, en même temps, un appel à tous pour un scrutin apaisé afin que la victoire de celui qui sera élu soit reconnue. « La Côte d’Ivoire ne sombrera pas, car c’est un pays béni de Dieu », a-t-il souligné.

L’engagement de tous

Les évêques ivoiriens avaient déjà appelé à la réconciliation, le mardi 21 juillet 2020, dans une lettre pastorale intitulée « l’Eglise en Côte d’Ivoire au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ». Dans leur lettre, les prélats ivoiriens faisaient remarquer que « seule une authentique réconciliation assumée dans la vérité et la justice apportera une paix durable à la société ivoirienne ». Ils estimaient ainsi que la construction d’une société de paix nécessite l’engagement de tous.

https://www.vaticannews.va/fr/afrique/news/2020-09/cote-d-ivoire-monseigneur-touably-appelle-a-des-elections-paci.html
electionsci2016321 septembre 20209min14

Des jeunes gens de tous les bords politiques venus débattre des « mouvements de protestation de la jeunesse » : face à une telle assistance, Blandine Angbako savait qu’elle allait devoir user de toute son autorité et de son agilité de militante de la société civile pour tenir son rôle de modératrice.

Mais qu’importe si le ton est parfois monté, transformant les échanges en règlements de compte. « L’objectif est atteint », se félicite Mme Angbako. A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle prévu le 31 octobre, « les jeunes Ivoiriens dialoguent, ils se parlent les yeux dans les yeux plutôt que d’aller dans la rue pour se taper dessus », se réjouit cette juriste.

Depuis que le président Alassane Ouattara a confirmé début août son intention de briguer un troisième mandat, des violences ont éclaté dans différentes villes du pays. Le bilan – une quinzaine de morts, principalement des jeunes hommes – est lourd. La tension ne risque pas de retomber de sitôt alors que l’ancien président Henri Konan Bédié a appelé dimanche 20 septembre, au nom de l’opposition, à la « désobéissance civile » face à la « forfaiture » de la candidature controversée d’Alassane Ouattara.

Des échauffourées ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel, lundi 14 septembre, de la liste des candidats retenus pour le scrutin.

Refus d’être « instrumentalisé »

Tour à tour, le pouvoir en place et l’opposition ont accusé des « jeunes » d’être les instigateurs autant que les premières victimes de ces violences. Excédée de se sentir manipulée, une partie de cette génération a décidé de prendre les devants et multiplie les actions d’éducation civique et les appels à la non-violence.

L’objectif est clair : se choisir le rôle qu’elle veut jouer dans ce contexte préélectoral tendu. D’autant plus que les deux principaux candidats, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, sont respectivement âgés de 78 et 86 ans… Ce qui n’empêche pas les deux rivaux de se présenter comme les « candidats de la jeunesse ».

 

« A défaut d’avoir une place sur l’échiquier politique, on veut mettre la jeunesse au cœur du processus électoral », explique Ben Coulibaly, l’un des responsables de l’antenne ivoirienne du Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest (Foscao). Agé de 30 ans, il refuse d’être, une fois encore, « instrumentalisé », ou « réduit, comme du bétail, à un simple rôle d’électeur docile ».

En l’espace de quelques semaines, son organisation a lancé sur le terrain et en ligne des « agoras », sortes de tribunes d’expression « affranchies de toute récupération politique pour se parler franchement entre nous », ajoute-t-il. L’affluence des rencontres qu’il organise témoigne, selon lui, de l’appétence des jeunes pour la chose publique, mais aussi de la « frustration née de la confiscation du pouvoir par toute une ancienne génération ».

Frustration de la jeunesse

« La bataille électorale est lancée et le résultat dépend de nous », veut croire Josué Yao Vah, le président du Parlement des jeunes de Côte d’Ivoire. Le responsable de cet organe de la société civile, sans aucun pouvoir, mais très actif dans les villes et sur les campus, fait référence à un chiffre sans cesse mis en avant par la jeunesse du pays : 77 % de la population ivoirienne a moins de 35 ans. Il n’en reste pas moins qu’en 2018, lors de la dernière révision de la liste électorale, les 18-35 ans représentaient à peine 29 % du corps électoral.

Un contingent loin d’être insignifiant, mais qui ne justifie guère les fantasmes de certains responsables d’organisation de jeunesse. La donne va-t-elle changer avec l’élection à venir ? La Commission électorale indépendante (CEI) a indiqué avoir enregistré 900 000 nouveaux électeurs, sans pour autant préciser s’il s’agissait de nouveaux majeurs ou de personnes qui n’étaient auparavant pas inscrites sur les listes.

« De toute manière, la jeunesse n’est pas un parti politique. Elle ne vote pas de manière homogène », tempère Didier Amani, le responsable de l’association Tournons la page. Le jeune homme, qui se dit « engagé mais pas partisan », sillonne les quartiers depuis des mois pour sensibiliser aux enjeux de l’élection. Mais il a parfois l’impression de donner des coups d’épée dans l’eau : « Face à une jeunesse aussi pauvre, l’argent permet tout, salit tout et ruine nos efforts. »

Un avis partagé par d’autres militants de la société civile qui ont observé combien certains jeunes se laissent facilement entraîner dans la violence. « Tu applaudis la veille quand on t’explique qu’il faut rester calme. Mais le lendemain, pour 1 000 francs CFA [1,50 euro], tu montes un barrage sur une route ou tu jettes des pierres sur les policiers », regrette le responsable d’une organisation de jeunesse.

Quels que soient ses moyens d’expression, la frustration de cette génération fait peu de doute. C’est en tout cas elle qui s’exprimait lundi 14 septembre, au Palais de la culture de Treichville, à Abidjan, lors d’une rencontre avec les principales associations de la jeunesse ivoirienne organisée par le premier ministre Hamed Bakayoko.

« La jeunesse de Côte d’Ivoire est fatiguée, fatiguée de vos turpitudes, fatiguée de vos hésitations, fatiguée de la manipulation dont elle est victime. Nous voulons simplement vivre », a lancé l’un des responsables invité à prendre la parole sur scène. Comme un cri du cœur et un avertissement.

photo_1600650160.jpg
electionsci2016321 septembre 20206min14

A moins de 45 jours de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, l’Institut Électoral pour une Démocratie Durable en Afrique (EISA), conjointement avec le Centre Carter (TCC), annonce l’arrivée et le déploiement d’une Mission Internationale d’Observation Électorale (MIOE) de Long Terme en Côte d’Ivoire pour observer le scrutin présidentiel et les législatives à venir en République de Côte d’Ivoire.

 

La mission a reçu le 19 août 2020 l’accréditation de la Commission Électorale Indépendante (CEI) en sa qualité d’organe de gestion des élections de la République de Côte d’Ivoire.

 

Conduite par Denis Kadima, Directeur général de EISA, la mission est forte de 12 Observateurs Internationaux de Long Terme, déployés en six équipes de deux personnes chacune, issus de divers pays à savoir : le Benin, le Cameroun, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo, la France, le Ghana, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Tunisie et elle est financée par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID).

 

A ceux-ci, s’ajouteront au mois d’octobre 24 observateurs de court terme et les observateurs sont appuyés par une équipe cadre de l’EISA et du TCC basée á Abidjan.

Au cours de son séjour, la Mission observera notamment, les étapes de la phase préparatoire du scrutin comme l’établissement de la liste électorale définitive, le dépôt et le contentieux concernant les candidatures à l’élection présidentielle, le niveau de participation des femmes et jeunes, les menaces numériques, la campagne électorale, les opérations de vote et de dépouillement du vote le jour du scrutin sur l’ensemble du pays et la compilation des résultats.

De plus, la MIOE suivra le processus électoral jusqu’à son terme, incluant l’annonce des résultats officiels ainsi que le processus relatif au contentieux des résultats. Elle interagira avec divers acteurs du processus électoral, notamment la CEI, les autorités publiques, les partis politiques et leurs candidats, les candidats indépendants, les représentants des médias ainsi que les organisations de la société civile ivoirienne.

 

La mission interagira également avec les autres Missions d’observation électorale nationales et internationales et les Missions diplomatiques présentes en Côte d’Ivoire.

La MIOE opère en toute indépendance et de manière neutre. Son mandat est d’observer et d’analyser l’ensemble du processus électoral afin d’en réaliser une évaluation détaillée, impartiale et objective.

 

Cette analyse fait référence non seulement à la législation nationale mais aussi aux normes et obligations sous régionales, régionales et internationales auxquelles la République de Côte d’Ivoire a suscrit en matière d’élections démocratiques.

 

Les observateurs électoraux internationaux vont évaluer si les élections sont le reflet de la libre expression de la volonté du peuple ivoirien et si le processus électoral est conforme au cadre juridique et institutionnel du pays ainsi qu’aux normes et standards internationaux, continentaux et sous régionaux, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance ainsi que dans les Principes pour la Gestion, la Surveillance et l’Observation des Elections (PEMMO).

Par ailleurs, EISA et le Centre Carter conduisent leurs activités de mission d’observation électorale conformément aux directives de la Déclaration de principe pour l’observation internationale des élections et du Code de conduite pour les observateurs électoraux internationaux, qui a été adopté par les Nations Unies en 2005.

 

La Mission rendra public, au cours d’une conférence de presse, ses conclusions préliminaires sur le déroulement du scrutin et présentera ses conclusions et recommandations à l’attention des acteurs du processus électoral ivoirien. Un rapport final détaillé sera publié à l’issue du processus électoral.

 

La Mission Internationale d’Observation Électorale remercie les autorités de la République de Côte d’Ivoire pour toutes les dispositions qu’elles ont bien voulu prendre en vue de faciliter son travail sur l’ensemble du territoire national.

 

Wassimagnon

Bedie-2.jpg
electionsci2016320 septembre 20206min54

Nazaire Kadia fait une analyse du combat de l’opposition ivoirienne face au président Ouattara avant la présidentielle d’octobre.

L’opposition politique ivoirienne dans toutes ses composantes, est aujourd’hui à la croisée des chemins mais est surtout devant ses responsabilités. Il lui appartient désormais de définir une stratégie claire, de surmonter toutes les divergences et les contradictions en son sein et arriver à une union sacrée, pour être un véritable contrepoids face à la machine du RHDP appuyée par les institutions de la République.

L’erreur serait de s’adonner à de petits calculs et croire que les autres entités doivent servir d’escabeau pour se hisser au sommet de l’Etat. L’erreur serait également d’accepter la forfaiture en perspective, en allant à des élections avec un candidat dont la présence est anticonstitutionnelle, des élections organisées par une Commission Électorale Indépendante non réformée et surtout avec un Conseil Constitutionnel aux ordres.

L’objectif visé est d’arracher le pouvoir d’Etat au RHDP. Cela exige une synergie dans l’action des opposants, de tous les opposants et même de ceux dont la présence rebuterait certains et paraitrait être une insulte à la douleur des autres. Allusion est faite ici à M. Soro Guillaume.

Nous sommes de ceux qui l’ont toujours combattu. Nous sommes de ceux qui lui en veulent pour avoir porté le glaive dans le sein de la mère-patrie en s’adonnant à des explications fallacieuses a postériori pour justifier la boulimie du pouvoir d’un homme.

 

Nous avions en son temps été ulcérés de le voir sur le plateau des télévisions étrangères, « piaillant et susurrant et plastronnant » et déversant sa bile et ses mensonges éhontés sur le président Laurent Gbagbo et sur la Côte d’Ivoire. Nous avions eu mal quand sans aucune gêne, il déclarait que sous Laurent Gbagbo, le port du boubou était proscrit.

C’est à croire qu’à cette période, les Imams ivoiriens arboraient tous des costumes trois pièces ! Mais aujourd’hui, le danger qui guette le pays exige qu’on surmonte les rancœurs, qu’on mette momentanément en berne les divergences, et qu’on ne regarde qu’un seul objectif : la fin de la gouvernance RHDP !

Au regard de l’objectif susmentionné, il serait bon que tous les opposants, de la première à la dernière heure, se mettent ensemble et refusent en bloc d’aller à des élections contrôlées de bout en bout par le RHDP. Peu importe celui qui aura le leadership de cette opposition pourvu que le RHDP dégage !Pour cela, un minimum de consensus sur l’essentiel peut se faire avec tous ceux qui adhèrent à l’objectif susmentionné, autour d’une plate-forme de lutte.

Une fois l’objectif atteint on pourra revenir à nos « palabres indigènes ».Des précédents, il y a en a eu au cours de l’histoire. En effet, peu avant la seconde guerre mondiale, nationalistes chinois conduits par TCHANG KAI TCHEK et communistes chinois sous la houlette de MAO TSE TOUNG, se battaient à mort pour le contrôle de la Chine.

A l’invasion de la Chine par les japonais, nationalistes et communistes ont tu leurs divergences pour se battre contre les japonais. Après la capitulation des japonais en 1945, nationalistes et communistes chinois ont repris les hostilités qui se sont soldées par la défaite des nationalistes en 1948. Ceux-ci se retirèrent sur l’île de Formose (Taiwan).

Cet exemple montre à souhait que face au péril de la nation, il est possible de mettre en veilleuse les mésententes, unir les forces pour barrer la route à l’imposture, quitte à reprendre les petites querelles domestiques là où on les laissées.

Ainsi, pour la Côte d’Ivoire et pour les ivoiriens, que Gbagbo, Bédié, Affi, Koulibaly, Mabri, Soro, Blé, KKB…Amon doivent se mettre ensemble pour sauver le pays. L’intérêt supérieur de la nation l’exige ! Et l’invitation faite par Bédié à tous les opposants pour une rencontre est un bon signe annonciateur.

Alors opposants de Côte d’Ivoire unissez-vous !Il y a certes eu un matin, il y aura assurément un soir…

 

 

https://www.yeclo.com/presidentielle-2020-lopposition-ivoirienne-face-a-ouattara/

1600596738_Cote-dIvoire-le-Premier-ministre-Hamed-Bakayoko-appelle-a.jpg
electionsci2016320 septembre 20207min58

A un mois et demi de l’élection présidentielle, le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko appelle à des élections apaisées sur fond de manifestations contre la candidature controversée du président Alassane Ouattara.

Le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko a appelé le 19 septembre 2020 à des «élections apaisées» devant quelques milliers de jeunes lors d’un meeting politique à Abidjan, à un mois et demi d’une présidentielle tendue, tandis qu’un incident s’est déroulé plus tôt avec des opposants.

«N’écoutez pas ceux qui menacent la Côte d’Ivoire», «la Côte d’Ivoire de la jeunesse qu’on pouvait manipuler, c’est fini !», a clamé Hamed Bakayoko, vantant également le bilan du président Alassane Ouattara qui se représente pour un troisième mandat, illégalement selon l’opposition.

Le Premier ministre, que ses partisans disent populaire parmi les jeunes, s’exprimait lors d’un meeting organisé par la Plateforme pour la victoire du RHDP. L’organisation est proche du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, alors que la campagne électorale ne débute que le 15 octobre, comme l’a rappelé la Commission électorale indépendante dans un communiqué du 17 septembre. Celui-ci précise que toute propagande électorale est interdite «en dehors de la durée réglementaire de la campagne».

Il s’agissait du premier meeting politique en Côte d’Ivoire depuis l’annonce le 14 septembre par le Conseil constitutionnel des candidatures retenues pour la présidentielle du 31 octobre. Seules quatre des 44 candidatures déposées ont été validées par le Conseil : celles du président Ouattara et de trois opposants, dont l’ex-président (1993-1999) Henri Konan Bédié.

Selon Clément Yao, directeur de publication de L’Afrique Aujourd’hui interrogé par RT France, cette élection «sera vraiment la confrontation entre les deux personnages clés de la scène politique ivoirienne».

Plusieurs opposants, parmi lesquels l’ex-allié de Ouattara, Guillaume Soro, dont la candidature a été recalée, contestent les conditions de la présidentielle, sans se prononcer clairement sur un éventuel boycott.

Heurts entre manifestants et forces de l’ordre

Avant le meeting qui se déroulait dans la grande commune populaire de Yopougon (district d’Abidjan), réputée favorable à l’ex-président Laurent Gbagbo, un incident a éclaté entre des manifestants de l’opposition et les forces de l’ordre.

Vers 8h00 (locales et GMT), au marché Sicogi, un petit groupe de manifestants a affronté les forces de l’ordre et incendié un véhicule de la gendarmerie, selon les témoignages anonymes de deux commerçants à l’AFP. Les autorités ivoiriennes ont interdit toute manifestation jusqu’au 30 septembre.

La crainte de violences meurtrières est forte à l’approche du scrutin du 31 octobre, 10 ans après la crise née de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3 000 morts, faisant suite au refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.

Auprès de RT France, Clément Yao observe que «plusieurs indicateurs montrent très bien que la situation pourrait déboucher sur une crise beaucoup plus grave que celle de 2010. Pour quelques manifestations qui ont eu lieu il y a quelques jours de cela, on déplore une vingtaine de morts. J’imagine bien ce qui pourrait se passer au moment de cette élection ou après».

Une quinzaine de personnes sont décédées en août dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Ouattara. Des échauffourées ont également eu lieu le 15 septembre dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel.

Cette colère trouve son origine dans la loi ivoirienne qui prévoit un maximum de deux mandats. Or, le Conseil constitutionnel a estimé qu’avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats d’Alassane Ouattara a été remis à zéro, ce que conteste farouchement l’opposition.

Manifestation de soutien à Ouattara à Paris

«Non à la guerre, oui à la paix», ont scandé par ailleurs plusieurs centaines de militants pro-Ouattara rassemblés le 19 septembre à Paris pour apporter leur soutien à un troisième mandat du président ivoirien, a constaté une journaliste de l’AFP.

En robes immaculées ou pantalons blancs et casquettes orange, l’assemblée constituée majoritairement de femmes a dansé et chanté des slogans en faveur d’Alassane Ouattara sur l’esplanade des Invalides.

«Les femmes soutiennent le président Ouattara en tant qu’artisan de la paix et du développement du pays et parce qu’avec lui, elles ont obtenu beaucoup de droits», a assuré Boni Felix Niangoran, l’un des organisateurs, citant une nouvelle loi sur l’héritage et la représentation féminine accrue dans la classe politique et dirigeante du pays.

«Le président est dans la vérité, il est temps que nous proclamions la paix en Côte d’Ivoire. La stabilité avec ADO [acronyme de Alassane Dramane Ouattara, NDLR]», a clamé au mégaphone la militante Lea Kotché.

 

 

Côte d’Ivoire : le Premier ministre Hamed Bakayoko appelle à des élections apaisées

36728.jpg
electionsci2016319 septembre 20204min71

Serge Alain KOFFI

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP, opposition) Charles Blé Goudé, a invité samedi, son “ami’’, l’ex-député ivoirien Bertin Kouadio Konan dit KKB, candidat à la présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire, à se mettre “du bon côté de l’histoire’’ en dénonçant les conditions d’organisation du scrutin à venir, dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

“Nous sommes d’une génération de rupture, d’une génération qui ne soutient jamais une cause qu’elle ne partage pas (…) Je me réjoui que parmi nos ainés, on a au moins un des nôtres. Portes notre voix cher frère. Et je sais que tu as toujours su te mettre du bon côté de l’histoire. Mets toi du bon côté de l’histoire cher frère’’, a affirmé M. Blé Goudé, s’adressant directement à son “ami’’.

“Dis au monde entier que le passif de l’élection de 2010 n’a pas encore été vidé. Et les conditions ne sont pas réunies pour aller à ces élections (…) Cher frère comme on le dit, l’histoire te regarde’’, a ajouté l’ex-leader des Jeunes patriotes ivorien, à l’endroit de l’ancien responsable de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition).

KKB dont la candidature à l’élection présidentielle a été validée par le conseil constitutionnel, sera en course avec le chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, le patron de son parti d’origine, Henri Konan Bédié et le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Pascal Affi N’guessan.

Selon M. Blé Goudé, KKB, étant candidat, est désormais “dans une bonne position’’ pour “parler’’ mais surtout pour dénoncer les conditions d’organisation de cette élection.

“Est-ce que cette compétition remplit les conditions ? On n’organise pas une élection pour créer des problèmes. Une élection est un rendez-vous citoyen’’, a-t-il expliqué, précisant que son invitation n’était pas un appel au boycott.

Cette adresse de M. Blé Goudé à KKB intervient dans un contexte de volonté affirmée des leaders de l’opposition de faire bloc contre le chef de l’Etat Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

M. Konan Bédié et M. Affi N’guessan se sont déjà publiquement déclarés favorables à l’appel de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro (dont la candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel) à “une unité d’action’’ de l’opposition “pour stopper Alassane Ouattara dans sa folle aventure’’.

S’adressant également au chef de l’Etat, Charles Blé Goudé a de nouveau plaidé pour un report de l’élection, estimant que “les conditions’’ de sa tenue n’étaient “pas réunies’’.

“Acceptez pour le bien de la Côte d’Ivoire de reporter ce scrutin du 31 octobre. Et mettre ce report à profit pour organiser un dialogue national inclusif’’, a-t-il encore proposé.

Alerte info/Connectionivoirienne.net

Serge Alain KOFFI

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP, opposition) Charles Blé Goudé, a invité samedi, son “ami’’, l’ex-député ivoirien Bertin Kouadio Konan dit KKB, candidat à la présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire, à se mettre “du bon côté de l’histoire’’ en dénonçant les conditions d’organisation du scrutin à venir, dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

“Nous sommes d’une génération de rupture, d’une génération qui ne soutient jamais une cause qu’elle ne partage pas (…) Je me réjoui que parmi nos ainés, on a au moins un des nôtres. Portes notre voix cher frère. Et je sais que tu as toujours su te mettre du bon côté de l’histoire. Mets toi du bon côté de l’histoire cher frère’’, a affirmé M. Blé Goudé, s’adressant directement à son “ami’’.

“Dis au monde entier que le passif de l’élection de 2010 n’a pas encore été vidé. Et les conditions ne sont pas réunies pour aller à ces élections (…) Cher frère comme on le dit, l’histoire te regarde’’, a ajouté l’ex-leader des Jeunes patriotes ivorien, à l’endroit de l’ancien responsable de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition).

KKB dont la candidature à l’élection présidentielle a été validée par le conseil constitutionnel, sera en course avec le chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, le patron de son parti d’origine, Henri Konan Bédié et le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) Pascal Affi N’guessan.

Selon M. Blé Goudé, KKB, étant candidat, est désormais “dans une bonne position’’ pour “parler’’ mais surtout pour dénoncer les conditions d’organisation de cette élection.

“Est-ce que cette compétition remplit les conditions ? On n’organise pas une élection pour créer des problèmes. Une élection est un rendez-vous citoyen’’, a-t-il expliqué, précisant que son invitation n’était pas un appel au boycott.

Cette adresse de M. Blé Goudé à KKB intervient dans un contexte de volonté affirmée des leaders de l’opposition de faire bloc contre le chef de l’Etat Alassane Ouattara, qui brigue un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition.

M. Konan Bédié et M. Affi N’guessan se sont déjà publiquement déclarés favorables à l’appel de l’ancien président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro (dont la candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel) à “une unité d’action’’ de l’opposition “pour stopper Alassane Ouattara dans sa folle aventure’’.

S’adressant également au chef de l’Etat, Charles Blé Goudé a de nouveau plaidé pour un report de l’élection, estimant que “les conditions’’ de sa tenue n’étaient “pas réunies’’.

“Acceptez pour le bien de la Côte d’Ivoire de reporter ce scrutin du 31 octobre. Et mettre ce report à profit pour organiser un dialogue national inclusif’’, a-t-il encore proposé.

Alerte info/Connectionivoirienne.net