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electionsci2016313 octobre 20204min125

Même quand on ne veut pas y penser, quand on ne veut pas y croire, ces deux pays que sont la Côte d’Ivoire et la Guinée ne montrent pas des signes de sérénité dans l’organisation et la tenue effective des élections présidentielles qu’ils organisent. D’abord, les deux présidents briguent chacun un troisième mandat. Après la révision de la Constitution, ils estiment qu’ils sont à la conquête du premier mandat de la nouvelle République. Ce qui peut sous-entendre que si tout se passe bien, ils rempliront pur un deuxième mandat, synonyme de quatrième mandat. Si ce n’est pas une longévité ou tout simplement une confiscation du pouvoir, ça y ressemble.

Le comble est que les deux présidents conquérants du pouvoir, n’y mettent pas du tout la manière. L’exemple en Guinée est plus symptomatique. Le convoi de l’opposant et candidat Cellou Dalein Diallo a été empêché par les partisans du président de battre campagne dans le fief de ce dernier. Des affrontements entre partisans des deux camps ont fait des blessés. Si c’est cela la démocratie, gardez-là. Que le président en exercice, après deux mandats, n’ait pas pu sensibiliser et contenir ses partisans à tel point qu’on en est arrivé à des affrontements, c’est un échec cuisant. Que le candidat de l’opposition, régulièrement reconnu comme tel, ne puisse pas battre campagne dans tout le pays, non pas du fait de terrorisme ou d’insécurité liée à des groupes armés, mais à des partisans du président en exercice, Alpha condé devait s’excuser auprès des Guinéens. Car, certainement ce n’est pas ce qu’il leur a appris, pendant qu’il était dans l’opposition durant quarante ans, encore moins pendant ses deux mandats. Si la situation devait en rester là, les risques d’affrontements ne sont plus à craindre, mais il faut plutôt chercher à limiter les dégâts.

En Côte d’Ivoire, l’opposition n’est pas prête à aller à des élections dans les conditions que l’on sait. La Commission électorale indépendante, la Cour constitutionnelle et le troisième mandat d’Alassane Ouattara ne sont pas de son goût. Par conséquent, tant que ces institutions ne sont pas revues et corrigées, elle n’ira pas aux élections. Pour cela, elle veut user de tous les moyens légaux dont elle est capable pour barrer la route à ces élections. Mais sur ces questions, Alassane Ouattara et ses partisans ne veulent pas fléchir. Estimant sans doute que ce n’est pas au cours du jeu qu’on va changer les règles. Tout en oubliant qu’au départ, lui-même avait décidé de ne plus faire partie des acteurs. Ce qui a contraint l’opposition dans sa globalité à sortir au cours d’un meeting pour dire toute son indignation et son refus d’aller à cette parodie d’élections démocratiques.

Bref, malgré les appels à la sérénité, à la retenue, à l’apaisement et au calme, ce sont  plutôt les présidents au pouvoir et  leurs partisans qui mettent l’huile sur le feu. Le tout n’est pas de remporter l’élection, mais de gérer le pouvoir. Pour tous les Guinéens et dans la paix.

Dénis Dafranuis SANOU

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electionsci2016313 octobre 20204min106

Le retrait des commissaires centraux représentant l’opposition ivoirienne dans la Commission électorale indépendante (CEI) « n’affecte en rien la crédibilité » de la présidentielle du 31 octobre 2020, selon Ibrahime Kuibiert-Coulibaly, président de l’institution. »Pour nous, c’est dommage, on aurait bien voulu qu’ils soient là pour regarder (le déroulé du vote), mais (leur retrait) n’affecte en rien la crédibilité de nos actions » a dit M. Coulibaly-Kuibiert, dans une émission lundi soir sur la chaîne de télévision ivoirienne NCI (privée).

Le président de la CEI a fait savoir qu’à l’entame de la mission de la CEI, la Commission centrale de la CEI a adopté un chronogramme, validé par tous les représentants des personnalités proposées par les entités politiques.

« Nous les avons adoptés (les actions), il s’agit maintenant de les exécuter, et nous sommes dans la phase opérationnelle (or) les commissaires ont un rôle de supervision, ils n’ont pas un rôle opérationnel,  lequel rôle est dévolu aux agents techniques », a-t-il expliqué.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), a demandé à son représentant de ne pas prêter serment pour siéger à la CEI centrale, suivi quelques semaines du retrait des représentants des plateformes de l’opposition, AFD et LMP.

L’opposition exige une réforme de la CEI, qui selon elle est inféodée de membres du pouvoir. Mais « nous n’avons pas reçu jusqu’à preuve du contraire une lettre venant des candidats disant qu’ils se retiraient. Donc, nous considérons qu’ ils sont tous là », a poursuivi M. Coulibaly.

Il a souligné que pour prendre part à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, il faut récupérer sa carte d’électeur, document autorisé pour élire,  faisant observer que la carte d’identité sert à retirer la carte d’électeur.

Concernant le vote à l’étranger, M. Kuibiert-Coulibaly a mentionné que le scrutin se déroulera dans 246 bureaux de vote, avant d’ajouter que 18 pays ont été retenus au niveau de la diaspora.

En Côte d’Ivoire, le vote se tiendra sur un durée de 10 heures, conformément aux dispositions réglementaires, et les bureaux de vote ouvriront à 8h00 pour fermer à 18h GMT (heure locale), a-t-il précisé.

L’opposition ivoirienne qui prône une désobéissance civile et qui demande un rapport du scrutin, ne s’est pas officiellement prononcée sur un boycott du scrutin, mais a déjà laissé entrevoir qu’ elle y participera.

Quatre candidats sont en lice dont le président sortant Alassane Ouattara. La candidature du chef de l’Etat est contestée par l’opposition qui estime qu’il brigue un troisième mandat en violation de la Constitution.

 

Publié le 13.10.2020

à 08h18

par APA

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electionsci2016312 octobre 20208min45

A la suite des Guinéens dimanche, des millions d’Africains de l’Ouest sont appelés à élire leur président d’ici la fin 2020, sous l’oeil inquiet des défenseurs de la démocratie, alarmés par son recul dans une partie du continent autrefois jugée pionnière en la matière.

«Les temps sont difficiles pour nous autres observateurs de la démocratie dans la sous-région», explique Kojo Asante, un responsable du centre de recherche Ghana Center For Democratic Development.

Le Ghana votera le 7 décembre. Guinéens, Ivoiriens, Burkinabé et Nigériens iront aussi aux urnes d’ici la fin de l’année

Après plusieurs alternances pacifiques, le Ghana est cité en exemple, en dépit de sujets de préoccupation comme les agressions de journalistes. Ailleurs l’image est bien plus sombre.

Elle s’est obscurcie avec le putsch qui a eu raison au Mali du président élu Ibrahim Boubacar Keita le 18 août, sans effusion de sang.

Cette pratique, répandue sous des formes brutales dans la seconde moitié du 20e siècle après les indépendances, a cédé la place à des coups d’État «beaucoup plus sophistiqués, plus propres et cosmétiques», constate le centre d’études Afrikajom dans un rapport récent: «coups d’Etat électoraux» ou «coups d’Etat constitutionnels» menés non par les armes, mais par la fraude et les révisions de la loi fondamentale.

Il ne s’agit pas seulement de la tentation de la présidence à vie prêtée à certains chefs d’Etat. Répression, arrestations: «concernant les droits humains, le recul est partout», déplore Afrikajom.

En Guinée et en Côte d’Ivoire, les présidents sortants tirent argument du changement de Constitution pour briguer un troisième mandat, causant une contestation qui a fait de nombreux morts et ajoutant leur nom à la longue liste des dirigeants ayant plié la loi fondamentale à leur ambition depuis 2000.

– Désillusion démocratique –

Au Niger par contraste, le président Mahamadou Issoufou est salué pour sa décision de ne pas se représenter le 22 novembre après deux mandats.

Mais, dans ce pays comme au Burkina, ainsi que chez le géant nigérian et au Mali, la propagation des agissements jihadistes et des violences intercommunautaires alarment les défenseurs des droits et la communauté internationale.

Les récents acquis au Liberia et en Sierra Leone après les guerres civiles jusqu’au début des années 2000, en Gambie ou en Guinée-Bissau demeurent fragiles. Le président sénégalais Macky Sall n’a pas fait taire les spéculations sur un troisième mandat.

«On observe sur plusieurs aspects un recul démocratique en Afrique de l’Ouest», déplore Mathias Hounkpé, politologue pour la fondation Open Society en Afrique de l’Ouest (OSIWA).

«Dans les pays francophones particulièrement, on observe un durcissement des textes encadrant la création de partis, être candidat aux élections est de plus en plus difficile, comme en Côte d’Ivoire ou au Bénin», regrette-t-il.

Alan Doss, ancien haut responsable de l’ONU dans différents pays africains, note pour l’Africa Center for Strategic Studies un «désenchantement démocratique», né de déceptions causées par les promesses électorales non tenues, la persistance de la corruption, de l’impunité et de la mauvaise gouvernance.

Les raisons invoquées sont multiples: difficultés économiques, pression démographique, défaillance des contre-pouvoirs institutionnels, perte d’influence des médiateurs traditionnels, crise du multilatéralisme, affaiblissement des modèles américain ou britannique et montée en puissance de pays comme la Chine ou la Turquie…

Les grandes institutions régionales, la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union africaine (UA), «devraient jouer un rôle beaucoup plus important, un rôle de médiation», plaide Arsène Brice Bado, un responsable du Centre de recherche et d’action pour la paix d’Abidjan, «car il est difficile de trouver des médiateurs internes en Côte d’Ivoire».

Or, le diagnostic des limites de la Cédéao et de l’UA est largement partagé.

– Motifs d’espoir –

La Cédéao est la proie de ses dissensions. Elle n’a pas fait barrage aux menées des présidents guinéen et ivoirien. Son insistance sur le retour à l’ordre constitutionnel au Mali, à rebours du soutien populaire aux putschistes, a été dénoncée comme une volonté de perpétuer des systèmes discrédités, traduisant la crainte de certains présidents pour leur propre sort.

L’opposant guinéen Faya Millimouno, cité dans la presse, a ravalé la Cédéao à un «syndicat des chefs d’Etat».

«C’est extraordinaire que moi qui me suis battu pendant 45 ans (contre les régimes autoritaires guinéens), je sois considéré comme un dictateur antidémocrate», s’indignait récemment le président Alpha Condé. «Comment peut-on dire +coup d’Etat+» alors que la nouvelle Constitution a été adoptée par référendum, demandait-il sur Radio France Internationale.

Certains nuancent. Ils invoquent le transfert de pouvoir attendu au Niger, une première depuis longtemps.

L’Afrique de l’Ouest n’est pas l’Afrique centrale qui, avec le Cameroun, la Guinée Equatoriale et la République du Congo, concentre des recordmen du monde de longévité présidentielle en exercice.

Les défenseurs des droits se réjouissent de l’émergence de mouvements citoyens et d’efforts d’émancipation portés par les jeunes ou les femmes.

«Le seul fait que des élections aient lieu et que les parties prenantes (en particulier d’opposition) veuillent faire appliquer les règles et jouer selon les règles, est un motif d’espoir», souligne Samuel Darkwa, un responsable de l’Institute of Economic Affairs, à Accra.

 

 

  • afp,
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electionsci201639 octobre 20207min51

Le député Alpha Yaya Touré ce vendredi au Plateau entouré de ses collaborateurs (Ph KOACI)

 

L’opposition ivoirienne ivoirienne organise ce samedi au stade Félix Houphouët-Boigny du Plateau un meeting qui marquera selon les adversaire politiques d’Alassane Ouattara le point de départ de leur appel à la désobéissance depuis le 20 septembre dernier pour dire non à la candidature du Chef de l’État et réclamer des conditions idéales pour une élection juste transparente équilibrée.

 

Comme constaté sur place par KOACI, l’honorable Touré Alpha Yaya qui étaient face à la presse ce vendredi après midi sur le perron de l’Assemblée nationale entouré de plusieurs de ses proches, a estimé pour sa part que lorsque Guikahué a demandé aux militants de l’opposition de ne pas quitter le stade Félix Houphouët-Boigny après le meeting.

 

Il a fait remarquer que c’est une velléité d’insurrection.

 

« Quand Guikahué invite les militants à un meeting au stade Félix Houphouët-Boigny et qu’il ose dire qu’après le meeting les gens resterons au Plateau vous comprenez bien que c’est une insurrection populaire qui est en vue . », a martelé l’honorable député.

Dans son élan d’explication le député a fait de graves révélations selon lesquelles l’opposition projette à ce meeting de s’attaquer aux différentes institutions de la République basée au Plateau commune où se tiendra le grand rassemblement de l’opposition.

 

Le conférencier a invité les militants du Parti au pouvoir à se tenir loin de ce meeting en restant chez eux à la maison.

 

Toutefois, il a fait savoir qu’il sollicitera certains jeunes militants du RHDP afin de faire la garde devant les différentes institutions.

 

Soulignant plus loin que les militants et sympathisants du Parti au pouvoir sont dans une logique de paix et de non violence et invite l’opposition à faire autant en acceptant d’aller aux élections, car c’est pour lui la seule voie pour battre Alassane Ouattara.

 

 » S’ils veulent battre Alassane Ouattara nous les invitons dans les urnes du moment où le Conseil constitutionnel a permis à Bédié et Affi d’être candidats, je ne comprends pas pourquoi ils refusent d’aller aux élections. J’interpelle l’opinion nationale et internationale que nous jeunes du RHDP, nous sommes pour la non violence, pour la paix », a t-il averti.

En définitive, Touré Alpha a exhorté l’opposition à la « sagesse car, il est plus facile de détruire que de construire », a prévenu le député de Gbon Kolia.

 

Jean Chresus

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electionsci201639 octobre 20202min47

Remise des documents ce vendredi à la CEI

 

Report ou pas, la Commission électorale indépendante (CEI) poursuit sa marche vers l’organisation du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020.

 

Ce vendredi, elle a procédé à la remise officielle des documents électoraux (spécimens de bulletin de vote et affiches de campagne) aux représentants de chacun des candidats.

 

Les spécimens sont composés des bulletins de vote (10 000), les affiches (100 000) et la liste électorale définitive aux candidats.

Il faut souligner que, seuls les représentants des candidats Alassane Ouattara et Kouadio Konan Bertin dit KKB étaient présents au siège de la CEI à Cocody.

 

Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié retenus par le Conseil Constitutionnel continuent de maintenir le suspense sur leur participation aux élections prévues dans 23 jours.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

electionsci201639 octobre 202012min106

Pour réaffirmer leur rejet de la candidature d’Alassane Ouattara et exiger une présidentielle inclusive, transparente et crédible, les partis de l’opposition ivoirienne organisent ce 10 octobre un grand meeting à Abidjan. Une démonstration de force souhaitée par tous, avec pour enjeu la prise de leadership de l’opposition.

«Tous au stade Félix Houphouët Boigny le samedi 10 octobre», tel est le mot d’ordre martelé en boucle sur les réseaux sociaux par les partis de l’opposition qui souhaitent «une grande mobilisation pour que le monde entier sache que le troisième mandat d’Alassane Ouattara ne peut pas se faire en Côte d’Ivoire», comme l’a indiqué Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien, le parti de Laurent Gbagbo.

Le pouvoir ivoirien semble imperturbable. Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du parti au pouvoir, a déclaré au média local Koaci.com qu’il n’y a «aucun inconvénient» à ce que l’opposition se réunisse au stade FHB où les pro-Ouattara ont organisé eux-mêmes la convention d’investiture du candidat Président, le 22 août 2020.

Ce meeting sonne comme le premier acte fort qu’entend poser, depuis son appel à la désobéissance civile le 20 septembre dernier, une opposition ivoirienne qui, en préalable à toute élection, exige le retrait de la candidature d’Alassane Ouattara, la dissolution du Conseil constitutionnel pour le remplacer par une «juridiction véritablement impartiale», la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI, la structure chargée d’organiser les élections) «inféodée au parti au pouvoir», l’audit international des listes électorales, la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, et le retour sécurisé de tous les exilés.

Désobéissance civile et leadership de l’opposition sous-jacents

Le 20 septembre, les principaux partis d’opposition, avec à leurs côtés des mouvements de la société civile, ont appelé les Ivoiriens à la désobéissance civile sur toute l’étendue du territoire. Une action –qui se veut «redoutable et irrépressible», mais avant tout «non violente et pacifique»– censée «sonner le glas pour Alassane Ouattara» qui a décidé de briguer un troisième mandat «contraire à la Constitution».

La décision de cette opération intervient après que le Conseil constitutionnel a annoncé le 14 septembre n’avoir retenu, pour l’élection présidentielle du 31 octobre, que quatre candidatures sur les 44 transmises par la CEI.

Ces candidatures sont celles d’Alassane Ouattara (78 ans, au pouvoir depuis 2011), de l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’guessan (67 ans, président légal mais contesté du FPI, le parti fondé par l’ex-Président Laurent Gbagbo), d’Henri Konan Bédié (86 ans, qui a dirigé le pays de 1993 à 1999) et enfin de l’ex-conseiller de ce dernier, le député Kouadio Konan Bertin (dissident du PDCI –le parti de Bédié– et qui se présente en indépendant).

 

Parmi les 40 dossiers écartés par le Conseil constitutionnel figurent ceux de l’ancien Président Laurent Gbagbo (2000-2010) et de l’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro. Le premier est actuellement en liberté conditionnelle en Belgique et dans l’attente d’un éventuel procès en appel devant la Cour pénale internationale (CPI). Quant au second, grand artisan de l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara et soutien indéfectible de sa réélection en 2015, il est en exil en Europe.

Une réélection possible d’Alassane Ouattara

Le rejet de leur candidature a été justifié par leur radiation en août 2020 des listes électorales, consécutive à leur condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison et à la privation de leurs droits civiques. La condamnation de Laurent Gbagbo est intervenue dans le cadre de l’affaire du «braquage» de l’Agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise postélectorale ivoirienne, alors que Guillaume Soro a été condamné pour recel de deniers publics détournés et blanchiment de capitaux.

Pour l’heure, la désobéissance civile annoncée en grande pompe tarde à avoir un réel impact sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Déjà fin septembre, Sylvain Nguessan, directeur de l’Institut de stratégies d’Abidjan, prévenait au micro de Sputnik: «Il ne faut pas rêver, faute de leaders sur le terrain pour l’orchestrer, cette désobéissance civile n’est pas tenable sur la durée, elle devrait vite s’essouffler.» L’analyste politique a également ajouté que l’opération n’empêcherait pas une possible réélection d’Alassane Ouattara.

 

Khaza Kakry, secrétaire à la coordination de la branche pro-Gbagbo du FPI, n’en a cure. «Ce 10 octobre, c’est unis que les partis l’opposition diront non au troisième mandat d’Alassane Ouattara. Cette date va marquer le début des actions de la désobéissance civile lancée par l’opposition. La crise que traverse notre pays est entrée dans une phase très critique et nous ne voulons pas nous laisser distraire. Rien ne pourra nous détourner de notre objectif», a-t-il déclaré à Sputnik.

Interrogé par Sputnik, le politologue Diensia Oris-Armel Bonhoulou est formel: «Lors du meeting du 10 octobre, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan auront un objectif commun qui s’articulera autour de la lutte pour le leadership de l’opposition dans une logique de crise électorale.»

«Ce rapprochement soudain d’Affi N’Guessan avec le reste de l’opposition, alors qu’il avait été écarté par le Président Henri Konan Bédié, dévoile les intentions des deux hommes. Rejeté par les pro-Gbagbo, Affi N’Guessan tient à réduire l’influence du candidat du PDCI sur l’ensemble de l’opposition. Il semble être dans une stratégie de conquête de l’électorat pro-Gbagbo actuellement favorable à Bédié au cas où l’élection se déroule effectivement le 31 octobre», a déclaré le politologue.

Il est d’avis qu’un boycott de la présidentielle, contrairement à ce que pensent certains, n’est pas à l’ordre du jour pour Henri Konan Bédié et a fortiori pour Pascal Affi Nguessan.

De son côté, Kouadio Konan Bertin, l’autre candidat, toujours droit dans ses bottes, s’achemine résolument vers le scrutin, en marge du mouvement initié par l’opposition.

Pourquoi Bédié ne devrait pas boycotter la présidentielle

Diensia Oris-Armel Bonhoulou avance trois raisons pour lesquelles Henri Konan Bédié ne devrait pas se retirer de la course à la présidentielle.

Il y a d’abord son expérience d’ancien chef d’État.

«Bédié sait pertinemment que le boycott n’a jamais été une stratégie efficace dans l’histoire électorale de la Côte d’Ivoire. En 1995, il avait réussi à se faire élire dans une situation similaire, face au boycott actif du Front républicain (alliance entre le Front populaire de Laurent Gbagbo et le Rassemblement des républicains, qui soutenait la candidature d’Alassane Ouattara face à Bédié) qui avait tenté d’empêcher le déroulement de l’élection. De plus, la Constitution de 2016 a permis au président Alassane Ouattara de fixer lui-même les conditions du scrutin, comme ce fut le cas sous la présidence de Konan Bédié», a expliqué Diensia Oris-Armel Bonhoulou.

La deuxième raison repose sur la longue absence du PDCI de Bédié de la compétition électorale (la formation n’a plus participé à un scrutin présidentiel depuis 2010).

«La base du PDCI n’acceptera certainement plus une nouvelle absence de leur champion dans la course à la présidentielle», précise Diensia Oris-Armel Bonhoulou. La dernière raison, selon le politologue, est que Henri Konan Bédié cherche à se placer à la tête de l’opposition, dans son rapport de force avec Alassane Ouattara, «soit dans un scrutin électoral face au Président sortant, soit dans une perspective de crise électorale». En effet, abonde-t-il, «les crises électorales on le sait peuvent se manifester avant, pendant et après le déroulement du scrutin. Et seul le maintien de sa candidature permet à Bédié d’élaborer sa stratégie sur les trois cas de figure», a-t-il souligné.

 

Pour Diensia Oris-Armel Bonhoulou, en l’état actuel des choses, Alassane Ouattara demeure en position de force face à l’opposition, «à moins que l’armée ne se manifeste, finalement, en faveur de cette dernière».

«Dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, les alternances de 2000 et de 2010 ont été acquises grâce au soutien de l’armée», a-t-il conclu.

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electionsci201638 octobre 20204min117

La mission internationale de « diplomatie préventive » composée de représentants de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de l’Union africaine (UA) et des Nations Unies, a fait part mercredi de sa « vive préoccupation » avant la présidentielle du 31 octobre en Côte d’Ivoire.

La mission conduite par Shirley Ayorkor Botchwey, la ministre des Affaires étrangères du Ghana, présidente en exercice du Conseil des ministres de la Cédéao, « a exprimé sa vive préoccupation quant à l’absence de confiance entre les acteurs politiques ivoiriens », selon le communiqué final diffusé à la fin de la mission.

Cette mission à laquelle participait le Représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest et au Sahel, Mohamed Ibn Chambas – qui avait déjà effectué une mission fin septembre pour l’ONU – a rencontré des représentants du pouvoir, de l’opposition, de la société civile et des membres du corps diplomatique lors de cette visite du 4 au 7 octobre.

« La mission conjointe a condamné fermement les actes de violence et les discours de haine aux relents communautaires qui se sont malheureusement invités dans le champ de la compétition politique », selon le communiqué.

Elle « a encouragé la Commission électorale indépendante (CEI) à poursuivre les rencontres avec les différents candidats pour trouver les solutions aux question en suspens » et « invité l’ensemble des parties prenantes à favoriser le dialogue et à s’engager pour l’organisation et la tenue d’une élection crédible, transparente, inclusive, respectueuse des droits de l’homme », selon le communiqué.

Enfin, elle a encouragé l’ensemble des parties prenantes « à sécuriser le processus électoral tout comme la protection de l’intégrité physique des candidats et de leurs militants avant et après l’élection ».

La tension politique est forte en Côte d’Ivoire à un mois du scrutin et dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à la présidentielle face à Alassane Ouattara, qui avait fait 3.000 morts.

En août, une quinzaine de personnes ont été tuées dans des violences après l’annonce de la candidature de M. Ouattara à un troisième mandat controversé.

Elu en 2010, réélu en 2015, M. Ouattara, 78 ans, avait annoncé en mars qu’il renonçait à briguer un troisième mandat, avant de changer d’avis en août, après le décès de son dauphin désigné, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

La loi ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats mais le Conseil constitutionnel a estimé qu’avec la nouvelle Constitution de 2016, le compteur des mandats de M. Ouattara a été remis à zéro.

Ce que conteste farouchement l’opposition qui réclame une dissolution de la CEI et du Conseil constitutionnel, et appelle à la désobéissance civile.

 

 

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electionsci201638 octobre 20205min80

Les candidats à l’élection présidentielle, les chefs des institutions de Côte d’Ivoire dont le président  Alassane Ouattara, le Premier ministre, la CEI et le Conseil constitutionnel, c’est avec ces personnalités et entités ivoiriennes que la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU-UE a eu des échanges. En toile de fond, des recommandations à la classe politique et aux gouvernants pour permettre une élection présidentielle apaisée. Les diplomates internationaux ont pu recueillir auprès des personnes visitées des avis et propositions pour le scrutin. Mais que faut-il attendre de cette visite diplomatique ? Les appréciations sont diverses.

À quelques jours de la date prévue pour le scrutin, à savoir le 31 octobre 2020, le questionnement taraude les esprits en Côte d’Ivoire. Et c’est le cas de nombreux observateurs dont le Dr Eddie Guipié, Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo au Nord du pays. « Quelle est son utilité et le cahier de charges de cette mission ? En outre il faut se demander qui décide en dernier ressort après cette mission » s’interroge l’expert ivoirien, joint par 7info.

Pour Dr Eddie Guipié, plusieurs hypothèses se posent. « Si tant il est qu’il s’agit de faire des recommandations, le gouvernement pourrait satisfaire ce qui sera souhaité. Par contre s’il y a des mesures coercitives qui sont prises, il va s’en dire qu’il y aura d’autres questions à se poser ». À en croire le politologue, en cas de refus du gouvernement d’appliquer les éventuelles mesures prises, ce qu’il y a lieu de faire. « Prenons par exemple le cas des décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples relativement à la CEI, le gouvernement a avancé la souveraineté pour les rejeter », rappelle-t-il.

« En outre, il faut se demander ce que signifie l’expression « élection inclusive ». Est-ce un retour du Conseil constitutionnel sur la scène ? Cela serait difficilement faisable. Car  comme le dit le chef de l’État, les élections sont programmées dans des délais constitutionnels », analyse Dr Eddie Guipié.

Fernand Dédeh est un journaliste, blogueur, et consultant. Selon lui, « le langage diplomatique à ses codes. Pas toujours faciles à interpréter », allusion faite aux premiers mots de la mission au sortir de la rencontre avec le chef de l’État ivoirien. À savoir que cette mission dit être venue pour une élection « ouverte, transparente et inclusive ». Le mot « inclusif » dit le confrère, prend tout son sens dans la bouche d’un agent de l’ONU. « Inclusif se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui n’exclut personne, qui vise à réunir toutes les sensibilités, à inclure chacun », définit Fernand Dédeh dans une chronique sur sa page Facebook.

Le journaliste-blogueur très suivi dans le pays se réfère aussi à la rencontre entre la mission CEDEAO-UA-ONU-UE et la CEI et le Conseil constitutionnel. Pour lui, « le fait que la communauté internationale fourre son nez dans « les petits papiers » de ces deux institutions, à jour J-24 de la présidentielle, n’est pas innocent… ».

« L’opposition aurait bien tort de tout miser sur « la communauté internationale. Elle fait de la prévention. Elle anticipe les violences. Mais elle est surtout attachée à la Démocratie. À la conciliation. Au règlement pacifique des contradictions. Elle est venue écouter, conseiller et non décider. Elle se pliera à la loi du terrain. Et comme disent les militaires, « le terrain fait le chef », analyse Fernand Dédeh.

L’élection présidentielle est prévue le 31 octobre 2020. Pour ce scrutin, quatre dossiers de candidatures sur quarante-quatre ont été retenus par le conseil constitutionnel du pays. Contestant les choix du juge des élections, et rejetant la candidature du président sortant Alassane Ouattara en fin de son second mandat, les membres de l’opposition ont appelé à la désobéissance civile.

Richard Yasseu
7info.ci

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electionsci201638 octobre 20201min65

Divo, 08 oct 2020 (AIP) – Des leaders des jeunesses des partis politiques, des associations communales et de la société civile, représentés à Divo, ont été formés, dans un grand hôtel de la ville, sur les dangers de la désinformation en ligne et la nécessité d’un usage responsable des réseaux sociaux en période électorale, afin d’avoir une élection présidentielle apaisée le 31 octobre 2020. Ce forum tenu, mardi 06 octobre 2020, est une initiative de L’organisation internationale américaine, National democratic institut (NDI), en partenariat avec l’Observatoire ivoirien des droits de l’Homme (OIDH). Les participants ont été sensibilisés sur les risques de violences et conflits communautaires que les cyber-activistes ou le citoyen lambda font courir à l’ensemble…

 

https://aip.ci/cote-divoire-aip-des-leaders-formes-a-divo-sur-la-desinformation-en-ligne-en-periode-electorale/

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electionsci201638 octobre 20206min65

Le président Alassane Ouattara désormais face au défi de l’organisation des élections 2020. Voici l’analyse de Mamadou Traoré.

Je voudrais décrypter, ce matin, le message de la mission conjointe de la Communauté Internationale africaine et l’ONU en Côte d’Ivoire.

Je constate qu’à la suite du communiqué de la mission conjointe, nos amis du Restaurant qui disent se foutre royalement des décisions prises ailleurs, précisément à Paris et aux États-Unis, ont commencé à jubiler.

Ils ont jubilé parce que le Communiqué ne parle pas d’un report de l’élection présidentielle. Ils considèrent donc que ce communiqué a validé la candidature du gourou du Restaurant et la victoire programmée de ce dernier.

Je rappelle que certains membres du Restaurant ont déjà donné le résultat qu’il vont s’attribuer.
C’est 56,7% pour le gourou du Restaurant, selon eux. Il passe donc, selon eux, au premier tour sans aucune difficulté.

Je voudrais dire à nos amis du Restaurant que cette mission conjointe n’est pas une mission de décision.
Les décisions se prennent ailleurs. Elle est venu évaluer la situation politique, a pris des engagements et a fait prendre des engagements par le gourou du Restaurant.

En effet, elle lui a fait promettre que cette élection d’Octobre serait une élection transparente, crédible, inclusive et apaisée.
C’est sur la base de cette promesse du gourou du Restaurant, que la mission a décidé de l’accompagner dans le processus électoral.

Mais pour que cet accompagnement se fasse, il faudrait que le gourou du Restaurant respecte, avant le 31 Octobre, les engagements qu’il a pris.

La mission lui a également fait prendre des engagements vis à vis de la CEI. Une CEI qui aura l’obligation de restaurer la confiance entre les candidats.

Les questions que l’on pourrait se poser pourraient être les suivantes. La gourou du Restaurant respectera t-il par exemple ses engagements à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences le 31 Octobre?
Cela est impossible.

Arrivera t-il à restaurer la confiance entre la CEI et les candidats retenus ? Cela n’est pas évident. Dans ce cas, la tenue d’une élection transparente et apaisée est-elle possible ? Cela est impossible.

Si donc ces conditions ne sont pas respectées, la Communauté Internationale accompagnera t-elle le gourou du Restaurant dans l’élection qu’il veut organiser aux forceps ? Cela n’est pas évident.

Enfin, si la Communauté Internationale décide de ne pas accompagner le gourou du Restaurant dans son élection, la date du 31 Octobre est-elle tenable ? Cela n’est pas évident.

Voici pourquoi les gens ne devrait pas se laisser distraire par la joie qui anime nos amis du Restaurant suite au communiqué de la mission conjointe.

 

Souvenons nous de comment le gouvernement a interprété la décision de la Cour Africaine des droits de l’homme sur l’affaire de la CEI qui l’opposait à l’opposition.

Le porte parole de ce gouvernement a fait un communiqué qui donnait l’impression que l’opposition avait été désavouée par la Cour. Tout le monde s’est rendu compte, par la suite, de la supercherie au point où le gourou du Restaurant a décidé de n’appliquer aucune décision de cette Cour.

Bientôt, quand la même Communauté Internationale prendra une décision pour imposer au gourou du Restaurant une révision de sa décision d’aller coûte que coûte aux élections le 31 Octobre, vous verrez nos amis du Restaurant dans tous leurs états.

Pour me résumer, il ne faudrait pas considérer ce communiqué de la mission conjointe comme une validation sans condition de la date du 31 Octobre.

Ce communiqué s’est fait avec un langage diplomatique et subtile. Langage que ne comprennent pas nos amis du Restaurant. Ils comprennent toujours au premier degré.

D’ici le 31 Octobre beaucoup de choses pourraient se passer du côté de la Communauté Internationale.
Et la joie de nos amis du Restaurant serait de courte durée.
Wait and see.

 

 

Le président Alassane Ouattara désormais face au défi de l’organisation des élections 2020. Voici l’analyse de Mamadou Traoré.

Je voudrais décrypter, ce matin, le message de la mission conjointe de la Communauté Internationale africaine et l’ONU en Côte d’Ivoire.

Je constate qu’à la suite du communiqué de la mission conjointe, nos amis du Restaurant qui disent se foutre royalement des décisions prises ailleurs, précisément à Paris et aux États-Unis, ont commencé à jubiler.

Ils ont jubilé parce que le Communiqué ne parle pas d’un report de l’élection présidentielle. Ils considèrent donc que ce communiqué a validé la candidature du gourou du Restaurant et la victoire programmée de ce dernier.

Je rappelle que certains membres du Restaurant ont déjà donné le résultat qu’il vont s’attribuer.
C’est 56,7% pour le gourou du Restaurant, selon eux. Il passe donc, selon eux, au premier tour sans aucune difficulté.

Je voudrais dire à nos amis du Restaurant que cette mission conjointe n’est pas une mission de décision.
Les décisions se prennent ailleurs. Elle est venu évaluer la situation politique, a pris des engagements et a fait prendre des engagements par le gourou du Restaurant.

En effet, elle lui a fait promettre que cette élection d’Octobre serait une élection transparente, crédible, inclusive et apaisée.
C’est sur la base de cette promesse du gourou du Restaurant, que la mission a décidé de l’accompagner dans le processus électoral.

Mais pour que cet accompagnement se fasse, il faudrait que le gourou du Restaurant respecte, avant le 31 Octobre, les engagements qu’il a pris.

La mission lui a également fait prendre des engagements vis à vis de la CEI. Une CEI qui aura l’obligation de restaurer la confiance entre les candidats.

Les questions que l’on pourrait se poser pourraient être les suivantes. La gourou du Restaurant respectera t-il par exemple ses engagements à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences le 31 Octobre?
Cela est impossible.

Arrivera t-il à restaurer la confiance entre la CEI et les candidats retenus ? Cela n’est pas évident. Dans ce cas, la tenue d’une élection transparente et apaisée est-elle possible ? Cela est impossible.

Si donc ces conditions ne sont pas respectées, la Communauté Internationale accompagnera t-elle le gourou du Restaurant dans l’élection qu’il veut organiser aux forceps ? Cela n’est pas évident.

Enfin, si la Communauté Internationale décide de ne pas accompagner le gourou du Restaurant dans son élection, la date du 31 Octobre est-elle tenable ? Cela n’est pas évident.

Voici pourquoi les gens ne devrait pas se laisser distraire par la joie qui anime nos amis du Restaurant suite au communiqué de la mission conjointe.

 

Souvenons nous de comment le gouvernement a interprété la décision de la Cour Africaine des droits de l’homme sur l’affaire de la CEI qui l’opposait à l’opposition.

Le porte parole de ce gouvernement a fait un communiqué qui donnait l’impression que l’opposition avait été désavouée par la Cour. Tout le monde s’est rendu compte, par la suite, de la supercherie au point où le gourou du Restaurant a décidé de n’appliquer aucune décision de cette Cour.

Bientôt, quand la même Communauté Internationale prendra une décision pour imposer au gourou du Restaurant une révision de sa décision d’aller coûte que coûte aux élections le 31 Octobre, vous verrez nos amis du Restaurant dans tous leurs états.

Pour me résumer, il ne faudrait pas considérer ce communiqué de la mission conjointe comme une validation sans condition de la date du 31 Octobre.

Ce communiqué s’est fait avec un langage diplomatique et subtile. Langage que ne comprennent pas nos amis du Restaurant. Ils comprennent toujours au premier degré.

D’ici le 31 Octobre beaucoup de choses pourraient se passer du côté de la Communauté Internationale.
Et la joie de nos amis du Restaurant serait de courte durée.
Wait and see.