Politiques Archives - Elections.ci

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electionsci201634 septembre 20204min32

Le Ministre de la Communication et des Médias séjourne en ce moment en France. Il ne chôme pas.

Sidi Tiémoko Touré est sollicité par de nombreux medias afin de donner la position du gouvernement sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire, à deux mois de la présidentielle.

 

Dans un entretien accordé au confrère « Le Point », il est revenu sur le cas de Laurent Gbagbo dont la délivrance de son passeport tarde à Bruxelles.

 

Le porte-parole du Gouvernement soutient que c’est vraiment une question tout à fait basique mais, et que en tout état de cause, l’Etat n’a aucun intérêt à retenir un citoyen ivoirien à l’extérieur de la Côte d’Ivoire.

« Le passeport est un document administratif qui fait l’objet d’une procédure pour son acquisition. Le passeport est pour celui qui l’a demandé. À ce jour, à ma connaissance, Laurent Gbagbo en a fait la requête je ne saurais être affirmatif quant à Charles Blé Goudé. Face à une telle situation, il faut se poser la question de savoir si celui qui a demandé le passeport a donné toutes les pièces permettant de produire le passeport », a-t-il expliqué avant d’ajouter. « C’est vraiment une question tout à fait basique mais, en tout état de cause, nous n’avons aucun intérêt à retenir un citoyen ivoirien à l’extérieur de la Côte d’Ivoire. »

 

« Sidi Touré a clairement dit le contraire de ce qui se passe. Il y a blocage au niveau des autorités ivoirienne (…) », a répondu Me Habiba Touré, avocate de l’ex président ivoirien. Pour cette dernière, le pouvoir d’Abidjan n’a aucune volonté à délivrer un passeport à son client.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci201634 septembre 20204min33

Ouattara et Macron ce vendredi à Paris

 

Alassane Ouattara et Emmanuel Macron se sont bel et bien entretenu ce vendredi midi au cours d’un déjeuner au Palais de l’Élysée à Paris.

 

Des sources françaises, nous apprenons que les chefs d’Etat ivoirien et français, Pays partenaires de longue date, se sont entretenus sur la situation sécuritaire sous-régionale et la situation au Mali, au lendemain du putsch militaire.

 

Sur ces deux sujets, Emmanuel Macron aurait reçu de précieux conseils de son ami ivoirien, nous confie-ton.

 

Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont également fait le point sur les dossiers en cours de réalisations qui engagent les deux parties et sur d’autres à venir, dont, nous confie-t-on, un projet de téléphérique urbain pour la ville d’Abidjan et des infrastructures économiques pour l’intérieur du Pays.

Par ailleurs, et toujours selon nos informations, au sujet du débat ivoiro-ivoirien qui agite le landerneau politique local, le numéro un français a salué le courage politique d’Alassane Ouattara après que ce dernier, qui s’était projeté dans une autre vie après avoir désigné un successeur dans son parti, ait accepté la sollicitation de sa famille politique pour se présenter à la prochaine présidentielle après, situation sans précédent, la soudaine disparition à trois mois du vote, du candidat d’alors désigné par le RHDP (Amadou Gon Coulibaly, ndlr).

 

« J’ai eu un excellent déjeuner de travail avec mon ami, le Président Emmanuel Macron. Nous nous sommes réjouis de nos convergences de vues sur la situation économique et politique en CI, notamment l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, dans un climat de paix. », a, pour sa part, expliqué via internet, le Président ivoirien au sortir de la rencontre avec son « jeune frère ».

Pour la France et plus largement l’Europe, la question de la stabilité de ce Pays phare d’Afrique de l’Ouest demeure essentielle, aussi bien d’un point de vue sécuritaire que sur le plan du développement humain, faire en sorte que la jeunesse ivoirienne s’émancipe chez elle pour éviter qu’elle prenne des routes d’émigration aussi dangereuses que potentiellement source de palabres en Europe.

 

Amy Touré

Houss Houss1 septembre 20207min90

Est-ce que ce n’est pas un échec la politique de réconciliation voulue et portée par le Président Alassane Ouattara ?

Nous avons eu une grave crise post-électorale en 2010. Depuis 10 ans le Président et Ouattara s’est attelé à régler cette situation. Beaucoup d’avancées au niveau économique, social. Tout le monde s’accorde à le dire. Beaucoup de geste de réconciliation posés. Libération des détenus de la crise post-électorale dont Simone Gbagbo, retour des réfugiés, dégel des avoir. Tous ces actes ont été posés à l’issue d’une discussion inclusive avec l’opposition sur le processus électoral afin de permettre d’avoir un climat social apaisé et consolidé. Il faut que chacun joue sa part. Il est inacceptable, vous avez écouté les populations, que des hommes politiques au mépris de toutes ces avancées et du traumatisme vécu par nos populations, puissent par irresponsabilité nous faire retourner en arrière avec des discours de haine, des discours communautaires.

L’opposition dit aussi que ce n’est pas une présidentielle ouverte. Pourquoi ne pas laisser l’ancien président Laurent Gbagbo ou Guillaume Soro se présenter librement. Vous craignez une victoire de Laurent Gbagbo ?

Je veux préciser qu’heureusement cette opposition dans son repli identitaire n’est pas suivie par la population vous avez vu le cri de cœur de la dame.

C’est sur la question de l’ouverture qui pose problème ?

Nous avons des institutions qui fonctionnent. Nous avons une présidentielle qui a lieu dans deux mois. Le calendrier est tenu. Aujourd’hui est le dernier jour de dépôt de candidature. Tous les candidats en tout cas ceux qui souhaitent être candidats ont déposé leur dossier auprès de la commission électorale indépendante et il reviendra aux institutions en charge des élections de leur travail.

Alassane Ouattara brigue un troisième mandat. Il a presque 80 ans. Franchement quand on veut apaiser la situation est-ce que c’est la meilleure des choses à faire en Côte d’Ivoire ?

Franchement lorsqu’on veut apaiser les choses en Côte d’Ivoire est-ce que c’est la meilleure des choses à faire lorsqu’on a 90 ans et qu’on a été ancien chef de l’Etat. Je veux parler de Henri Konan Bédié. Il s’agit ici de démocratie. D’abord nous avons une Constitution, une nouvelle constitution qui lui permet d’être candidat. Ensuite, il reviendra aux Ivoiriens de choisir. Vous savez au Sénégal, il y a quelques années, le Président Wade qui avait aussi modifié la Constitution, qui avait brigué un autre mandat dans le cadre de la nouvelle République a été candidat. Il a été battu par le président Macky Sall. En définitive, c’est le choix des populations qui importe.

L’opposition dit que sa candidature n’est pas constitutionnelle ?

C’est l’avis de l’opposition. Nous avons un avis contraire. La seule instance habiliter à trancher entre nous et l’opposition c’est le conseil constitutionnel qui donnera son avis.

Quel est selon vous l’enjeu de cette présidentielle, vous qui êtes ministre de l’Emploi des jeunes, au-delà de la pacification du pays ?

L’enjeu pour nous en tout cas pour notre famille politique, c’est déjà la consolidation de nos acquis après 10 années de gouvernance. La Côte d’Ivoire a réalisé des progrès énormes. Rappelez-vous d’où nous venons. Aujourd’hui nous avons un programme social du gouvernement sous le leadership du Président Ouattara qui a permis de donner de l’eau potable aux populations rurales, qui a permis de donner l’électricité aux populations, qui a permis d’améliorer le pouvoir d’achat de nos parents paysans, qui a permis d’avoir une politique sanitaire qui nous permet de bien gérer la situation de crise sanitaire liée à la Covid-19, qui a permis de construire des écoles. C’est cela que nous voulons poursuivre dans les futures années. C’est d’ailleurs pour cela que nous dénonçons la pauvreté du niveau du débat politique. Parce que ces leaders politiques qui veulent tous être présidents qu’est-ce qu’ils proposent.

Est-ce que vous vous engagez à permettre à l’opposition d’avoir les candidats qu’elle souhaite pour ces élections ?

L’opposition est libre de choisir ses candidats.

Sans mettre des obstacles ?

Les obstacles ne sont pas de notre fait. Nous n’avons posé aucun obstacle. Nous allons affronter à ces élections tous ceux qui seront nos adversaires. Nous avons un bilan. D’ailleurs tous ceux qui veulent gérer ce pays l’ont déjà été. Nous savons ce qu’ils ont fait. Quand vous faites comparaison de bilan contre bilan, nous avons de réelles perspectives pour ce pays. C’est à ce niveau que le débat devrait se faire et non instrumentaliser les populations.

Houss Houss1 septembre 20203min31

Dans une déclaration datée du 28 août 2020, Monsieur BÉDIÉ Konan Aimé Henri, Président du PDCI-RDA et candidat de ce Parti à l’élection présidentielle 2020 appelle à un « audit international de la liste électorale, avant l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ».

Pour appuyer sa demande, le Président du PDCI ajoute « surtout que le Président de la CEI a avoué que la liste électorale 2020 comporte 03% d’anomalies ». Sans donner les lieu ou circonstances de ce prétendu aveu du Président de la CEI. La Commission Electorale Indépendante dément fermement de telles allégations attribuées à son Président ; celui-ci n’ayant jamais tenu ces propos ni en public, ni en privé avec le Président du PDCI, ni avec un membre quelconque de son parti.

Au demeurant, le Président du PDCI ne précise pas la nature des anomalies dont il s’agit et encore moins le mécanisme de détermination du taux de 03% dont il fait mention ; ce qui ne permet pas à la CEI de lui apporter les éclaircissements qui conviendraient.

La Commission Electorale Indépendante rappelle que le contentieux ouvert à l’issue de l’affichage de la liste électorale provisoire visait un examen inclusif par tous les électeurs et toutes les autres parties prenantes au processus électoral en cours en vue d’obtenir un fichier électoral propre et fiable.

En tout état de cause, la Commission Electorale Indépendante tient à rassurer les partis ou groupements politiques, les candidats à la candidature de l’élection Présidentielle du 31 octobre, la communauté nationale et internationale que la liste électorale provisoire 2020 est en cours de traitement afin de prendre en compte les décisions du contentieux résultant des réclamations et des observations qui ont été portées à sa connaissance, selon les dispositions légales en vigueur.

Elle réaffirme à toutes et à tous que la liste électorale définitive qui sera arrêtée dans la deuxième quinzaine du mois de septembre 2020 sera des plus crédibles.

La Commission Electorale Indépendante souligne par ailleurs, que la période de réception des dossiers de candidature à l’élection du Président de la République du 31 octobre prend fin ce lundi 31 août 2020 à minuit.

Fait à Abidjan, le 31 août 2020
Pour la Commission Electorale Indépendante
Le Service Communication

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electionsci2016424 avril 20194min265

Cela fait trois mois, ce mercredi 24 avril, que le président Félix Tshisekedi a été investi président en République démocratique du congo (RDC) au terme d’une transition de pouvoir pacifique, la première dans le pays. Mardi, en déplacement à Kisangani, il a promis que le Premier ministre serait nommé bientôt, ainsi que son gouvernement. Mais il n’a annoncé aucune date et une partie de la population s’impatiente.

Quel bilan dressent les Congolais de l’action du nouveau président depuis son arrivée ? Mais aussi de la mainmise que la coalition de l’ex-chef de l’État conserve sur l’exécutif, lui dont la coalition reste largement majoritaire au Sénat et à l’Assemblée ? À Kinshasa, les étudiants de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (Ifasic) sont partagés.

Une dizaine d’entre eux travaillent dans la cour de la faculté, dont Martine Galula. La jeune femme estime qu’un vent nouveau souffle sur son pays depuis l’élection de Félix Tshisekedi. Même si ce n’est pas parfait. « Oui, on a vu un changement, dit-elle. Les routes sont en train d’être construites. On sent qu’il a la volonté de changer les choses. Mais c’est comme si on le retenait, il est un peu limité. »

Limité, précise Dieumerci Lusakumunu, par l’accord de partage du pouvoir qui le lie à Joseph Kabila. Pris entre les attentes de la population et celles de l’ex-président, l’équation est difficile pour le chef de l’État, estime cet étudiant : « Cette dichotomie oblige le président à une certaine impasse. Comment faire les deux choses à la fois ? C’est un problème. Le président ne s’affirme pas encore en tant qu’autorité. »

Quel Premier ministre ?

Et ce qui inquiète surtout dans les rangs de la faculté, c’est l’absence d’un Premier ministre trois mois après l’investiture du nouveau président. Pour Théophile Mangouzouni, il est urgent d’avancer : « Le président ne peut pas travailler sans gouvernement. Maintenant, nous sommes bloqués en tout. On a même refusé d’engager les jeunes dans les entreprises publiques, qui ne les engagent plus sous prétexte qu’il n’y a pas de gouvernement. »

Un Premier ministre, « oui », renchérit à ses côtés Baby Matchekwa, agent de maintenance à la faculté, mais pas n’importe qui : « Notre crainte est que le même système continue. Ce qui fait que nous ne voulons pas continuer toujours avec des famines et des problèmes qui se sont passés dans les années antérieures. »

Le souhait de ce père de famille est que Félix Tshisekedi désigne un Premier ministre déterminé à travailler « pour le peuple de son pays » et non pas, explique-t-il, pour les intérêts de sa famille politique.

 

Par RFI

 Publié le 24-04-2019

Modifié le 24-04-2019 à 16:02

electionsci2016424 avril 20192min717

En rupture de ban avec son mentor, Laurent Gbagbo, ex-président de la République de Côte d’Ivoire avec qui, il se dispute la présidence du Front populaire Ivoirien, Pascal Affi N’guessan, le président du Fpi légalement reconnu par le pouvoir d’Abidjan, vient d’annoncer officiellement sa candidature pour la présidentielle de 2020.

Alors que les différentes formations politiques du pays peinent à lever le voile sur leurs candidats pour la présidentielle de 2020, Pascal Affi N’guessan, lui, a décidé de ne point créer de mystère autour de sa candidature. Il compte bien prendre part au scrutin présidentiel à venir. Il l’a clairement exprimé, le mardi 23 avril 2019, à Grand-Akoudzin. « Je suis candidat à la candidature du Fpi pour l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Affi N’guessan, actuellement en tournée d’information et de mobilisation dans le département d’Adzopé.

Au cours de ce périple qui prend fin ce mercredi par l’étape de Yakassé-Mé, le président du Fpi va sillonner douze localités de ce département. A noter que cette tournée se situe dans le cadre de la fête de la liberté qui aura lieu au stade municipal d’Adzopé, les 3 et 4 mai prochain.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016419 avril 20193min281

L’actualité nationale de ce vendredi 19 avril 2019 est dominée par des faits politiques, notamment des informations concernant le président de la République Alassane Ouattara ; le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié ; l’ex-président, Laurent Gbagbo et l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

La crise entre le Rhdp et le Pdci pourrait connaître un heureux dénouement, si l’on s’en tient au quotidien L’inter qui titre à sa Une : « Des secrets livrés sur un rapprochement Bédié-Ouattara ». Ce quotidien présente les acteurs chargés de cette mission et annonce une action en préparation à Daoukro.

Le quotidien Soir info qui s’intéresse à la visite effectuée par l’ex-président de l’Assemblée nationale dans le Hambol, souligne dans sa titraille, « Ce qui a choqué Soro au Nord », faisant allusion à la qualité de l’eau consommée par les populations de ladite localité.

Le quotidien Le Temps qui suit à la lettre toute l’actualité concernant le Fpi révèle que, « Après le verdict d’acquittement rendu par la Cpi : Ouattara manœuvre contre le retour du président Gbagbo » et justifie cet état de fait par « les déclarations et les actes qui expliquent tout ».

Les États-Unis, de l’avis de Le Quotidien d’Abidjan sont sans pitié pour le régime Ouattara. Selon ce quotidien qui barre à sa Une, « Visite de la conseillère de Trump : Une douche froide pour le régime », Ivanka Trump aurait frappée là où ça fait mal.

Le quotidien Notre Voie fait de l’affaire  »Logo du Fpi » ses choux gras et informe, « Comment la justice française a stoppé le faux ».

Le quotidien Le Patriote évoque, « Le gros piège de Guikahué à Bédié », en ce qui concerne la nouvelle plateforme de l’opposition. Ce même quotidien informe que dans le cadre de l’opération Épervier III, 2 372 personnes ont été interpellées.

Les quotidiens Fraternité Matin et Lg infos s’intéressent, dans leurs livraisons respectives, au secteur de la santé en Côte d’Ivoire. Fraternité Matin annonce un projet d’investissement de 1 658 milliards de Fcfa soumis au gouvernement pour le financement de la santé en Côte d’Ivoire. Quant à Lg infos, relativement à la privatisation des Chu et hôpitaux publics, publie les confidences d’un baron du Rdr qui accablent Ouattara.

Irène BATH

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electionsci2016418 avril 20194min287

Une semaine jour pour jour après sa destitution, l’ex-président Omar Hassan el-Béchir a été transféré mardi 16 avril au soir à la prison de Kober, dans le nord de Khartoum.

Il n’y a pour le moment aucune annonce officielle mais, selon des témoins cités par l’AFP, de nombreux soldats sont déployés autour de la prison de Kober ce mercredi 17 avril.

Le symbole est d’autant plus fort que cette prison a une réputation sinistre : c’est la grande prison du régime où sont incarcérés les prisonniers politiques. Les détenus appellent leurs cellules des « cages », dorment à même le sol et vivent sous l’emprise de gardiens peu regardants sur les droits de l’homme.

On imagine qu’Omar el-Béchir bénéficie de conditions de détention aménagées mais reste que ce transfert, s’il est confirmé, répond à ce que réclament les manifestants depuis plus de quatre mois.

 À écouter aussi : [Vos réactions] Quel avenir judiciaire pour Omar el-Béchir ?

Les opposants veulent que l’ex-président soudanais, resté trente ans au pouvoir, soit jugé et pas maintenu à l’abri dans une résidence surveillée, comme c’était le cas la semaine précédente, ni en exil au Qatar ou aux Émirats arabes unis, comme le craignaient des rumeurs reprises par la presse soudanaise dans la semaine.

Cette incarcération est significative aussi parce qu’elle ouvre la voie à un transfert vers la Cour pénale internationale. L’ancien chef d’État est en effet sous le coup de deux mandats d’arrêt pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de génocide » commis au Darfour, après la répression d’un soulèvement en 2003, qui aurait fait 300 000 morts.

Le Conseil militaire a toujours l’ensemble des pouvoirs

Le Conseil militaire, nouvellement au pouvoir, avait dans un premier temps exclu de le livrer à la justice internationale. Mais le ton change depuis le 15 avril. Un général a notamment affirmé que la décision serait prise par le futur gouvernement et non par le Conseil militaire. Mardi, le chef du Conseil militaire a également limogé  le procureur général, Omer Ahmed Mohamed, une autre demande des manifestants.

« Le signe, pour un leader de la contestation, que le pouvoir militaire commence à accéder aux demandes de la population sur des questions compliquées », même si tout cela reste encore très hypothétique, puisque le Conseil militaire concentre toujours tous les pouvoirs dans le pays.

Des milliers de personnes sont donc toujours rassemblées devant le quartier général de l’armée et continuent de demander le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil et la dissolution de ce Conseil militaire.

 

 

Par RFI

 Publié le 17-04-2019

Modifié le 18-04-2019 à 10:22

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electionsci2016418 avril 20197min258

Dans une déclaration dont linfodrome.ci a reçu copie, le ministre Kobena Koiuassi Adjoumani, porte-parole du Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp) et fils du Gontougo, a répliqué aux propos tenus par l’ex-Première dame, Simone Gbagbo, lors de son séjour, le week-end passé dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire. Ci-dessous, l’intégralité de sa déclaration.

REACTION SUITE A LA DERNIERE SORTIE DE MADAME SIMONE GBAGBO A BONDOUKOU

Madame Simone Ehivet Gbagbo, dans le cadre de ses activités politiques, a séjourné récemment dans la région du Gontougo pour accompagner un fils de la région revenu d’exil le 21 janvier 2019 dernier. Au cours du meeting qu’elle a animé dans cette partie du pays, Madame Simone GBAGBO a tenu des propos qui appellent à une réaction.

Madame Simone Gbagbo a réclamé dans un premier temps la libération des prisonniers militaires en estimant que leur maintien en prison violerait la Loi d’amnistie. Dans un second temps, elle a appelé à une réforme totale de la Commission Electorale Indépendante pour éviter, selon elle, que la grave crise qu’a connue la Côte d’Ivoire en 2010 ne se répète.

I.De la libération des prisonniers militaires réclamée par madame Simone GbagboSur la question de la libération des militaires, il est bon de noter que l’ordonnance d’amnistie prise par le Chef de l’Etat le 6 Août 2018, dans un sens d’apaisement pour la réconciliation nationale, et qui a permis la libération et l’effacement des peines pour 800 personnes civile dont fait partie Madame Simone Gbagbo, exclut les militaires coupables de crimes de sang.

Il est donc surprenant que Madame Simone Gbagbo considère la détention de ces militaires comme une violation de la loi d’amnistie alors que cette dernière les excluait. Comment Madame Simone GBAGBO, ose-t-elle réclamer et exiger la libération de tous les militaires, y compris, DOGBO Blé, SEKA Séka et autres qui ont pris une part active dans les massacres des populations civiles ? Comment peut-elle se permettre de réclamer la libération de ces bourreaux, sans exprimer la moindre reconnaissance au Président de la République qui lui a permis à elle et aux 800 autres prisonniers de recouvrer la liberté ?

Madame GBAGBO oublie-t-elle les chevauchées funestes de son Aide de camp, SEKA Séka, qui a été identifié par tous les rapports des droits de l’Homme comme étant l’un des responsables des escadrons de la mort, ayant entrainé la mort de plusieurs Ivoiriens dont le Général Robert Guéi et les Capitaines Fabien Coulibaly et le colonel Dosso, pour ne citer que ceux-là ?

Tout se passe comme si Madame Simone GBAGBO n’éprouve aucun regret, ni aucun remord, face à tout ce désastre perpétré par les sieurs DOGBO Blé, SEKA Séka et VAGBA Faussignaux.

Une telle posture de la part de Madame Simone GBAGBO peut être liée à une méconnaissance de la Loi d’amnistie et de son contenu ou être la résultante d’une mauvaise foi politique.

De plus, beaucoup d’Ivoiriens attendaient des mots de compassion à l’endroit de l’ensemble des victimes de la crise post-électorale dont la situation semble totalement ignorée par Madame Simone GBAGBO.

II- De la réforme totale de la Commission Electorale Indépendante (CEI)

Concernant la Commission Electorale Indépendante, il est bon de rappeler que, contrairement aux allégations de Madame Simone Gbagbo, la crise post-électorale de 2010 a été la conséquence de la non acceptation des résultats du vote des Ivoiriens par l’ancien régime et non de la mauvaise organisation des élections par la Commission électorale Indépendante.

En effet, l’organisation des scrutins du premier et second tour des élections présidentielles de 2010 par la Commission Electorale Indépendante a été jugée transparente et crédible par les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEDEAO, le Représentant spécial du facilitateur et l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux. C’est le refus de cette donne et la transmission pacifique du pouvoir qui ont plongé la Côte d’Ivoire dans une crise post-électorale.

En 2014, avec l’appui du National Democratic Institute (NDI), un consensus avec tous les partis politiques, y compris ceux de l’opposition, a permis la mise en place de la Commission Electorale Indépendante dans sa mouture actuelle. Cette Commission Electorale a régulièrement organisé des élections depuis lors sans que les processus électoraux ne soient remis en cause.

Fidèle à sa logique de dialogue pour la consolidation des acquis démocratiques, dans la perspective d’élections apaisées, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre à l’effet d’entamer une concertation avec les partis politiques et la Société civile pour réformer la Commission Electorale Indépendante dans sa composition conformément aux recommandations de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Il est du devoir de tous les acteurs politiques dans le même élan que le président de la République d’œuvrer tous les jours à la préservation des acquis démocratiques et de la paix en Côte d’Ivoire en faisant preuve de responsabilité dans les propos et dans les actes.

Le Ministre Kobenan Kouassi ADJOUMANI,

Porte-parole Principal du RHDP,

Fils du Gontougo.

electionsci201644 avril 20194min293

La nomination des 33 sénateurs par le président Ouattara, un an après les élections sénatoriales, les différentes sorties de Soro et de ses partisans ainsi que l’offensive menée par Henri Konan Bédié constituent l’essentiel de l’actualité de ce jeudi 4 avril 2019, croquée par la presse ivoirienne.

« La Chambre haute désormais au grand complet : Voici les nouveaux sénateurs », barre à sa Une Le Patriote. Le confrère proche du RHDP dénombre 11 femmes et 22 hommes parmi les 33 nouveaux sénateurs nommés par le président de la République, Alassane Ouattara.

L’Expression, autre quotidien proche du RHDP, va dans le même sens. « Mise en place des Institutions de la République : Le Sénat au grand complet », titre le confrère. Et d’ajouter : « Voici les 33 honorables nommés hier par Ouattara, les heureux élus s’expriment ».

Pour sa part, Fraternité Matin, le quotidien progouvernemental nous apprend que les derniers sénateurs sont connus. « Sénat : Les 33 derniers sénateurs connus », pointe-t-il.

Le confrère Soir Info met l’accent sur les cadres du PDCI pêchés par le chef de l’Etat. « Sénat : Voici les grosses têtes du PDCI nommées par Ouattara, hier », indique-t-il.

Autre actualité, l’offensive menée par Guillaume Soro et ses partisans.

Sur ce sujet, Soir Info livre des informations sur la tournée que l’ex-président de l’Assemblée nationale a entreprise dans le septentrion du pays. Le confrère informe que « Depuis le Nord, Soro revient et frappe encore », avant de lever un coin du voile sur « Ce qu’il dit de ses adversaires ».

Si le député de Ferkessédougou est descendu dans l’arène, ses partisans ont décidé de l’accompagner dans la conquête du pouvoir en 2020. C’est d’ailleurs ce que révèle le quotidien Le Temps. « Présidentielle 2020/ Un député pro-Soro formel : Personne ne peut empêcher la candidature de Guillaume Soro »

De son côté, Henri Konan Bédié, le président du PDCI-RDA ne veut pas croiser les bras. Toujours dans la perspective de la présidentielle de 2020, le Sphinx de Daoukro mène des démarches avec certains partis de l’opposition et des institutions.

Pour atteindre son objectif de créer une plate-forme de l’opposition forte, il se rapproche des leaders de l’opposition. Soir Info ne dira pas le contraire. En effet, le confrère barre à sa Une : « Situation politique : Bédié frappe un grand coup avec Gbagbo ». Le confrère nous apprend que « Laurent Gbagbo va recevoir, les tout prochains, un émissaire du président Henri Konan Bédié. Il s’agit de Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef du PDCI. Il pourrait se faire accompagner de Noel Akossi Bendjo, ex-maire du Plateau en exil en France ».

Dans le même temps, le président du PDCI s’exprime sur l’actualité politique du pays. Le Quotidien d’Abidjan nous informe que « Devant les émissaires de l’UA, Bédié crache ses vérités à Ouattara ». Et le confrère de rapporter certains propos de Bédié qui soutient que « Ce que nous vivons ici est une situation de non paix ».

 

Adolphe Angoua

La nomination des 33 sénateurs par le président Ouattara, un an après les élections sénatoriales, les différentes sorties de Soro et de ses partisans ainsi que l’offensive menée par Henri Konan Bédié constituent l’essentiel de l’actualité de ce jeudi 4 avril 2019, croquée par la presse ivoirienne.

« La Chambre haute désormais au grand complet : Voici les nouveaux sénateurs », barre à sa Une Le Patriote. Le confrère proche du RHDP dénombre 11 femmes et 22 hommes parmi les 33 nouveaux sénateurs nommés par le président de la République, Alassane Ouattara.

L’Expression, autre quotidien proche du RHDP, va dans le même sens. « Mise en place des Institutions de la République : Le Sénat au grand complet », titre le confrère. Et d’ajouter : « Voici les 33 honorables nommés hier par Ouattara, les heureux élus s’expriment ».

Pour sa part, Fraternité Matin, le quotidien progouvernemental nous apprend que les derniers sénateurs sont connus. « Sénat : Les 33 derniers sénateurs connus », pointe-t-il.

Le confrère Soir Info met l’accent sur les cadres du PDCI pêchés par le chef de l’Etat. « Sénat : Voici les grosses têtes du PDCI nommées par Ouattara, hier », indique-t-il.

Autre actualité, l’offensive menée par Guillaume Soro et ses partisans.

Sur ce sujet, Soir Info livre des informations sur la tournée que l’ex-président de l’Assemblée nationale a entreprise dans le septentrion du pays. Le confrère informe que « Depuis le Nord, Soro revient et frappe encore », avant de lever un coin du voile sur « Ce qu’il dit de ses adversaires ».

Si le député de Ferkessédougou est descendu dans l’arène, ses partisans ont décidé de l’accompagner dans la conquête du pouvoir en 2020. C’est d’ailleurs ce que révèle le quotidien Le Temps. « Présidentielle 2020/ Un député pro-Soro formel : Personne ne peut empêcher la candidature de Guillaume Soro »

De son côté, Henri Konan Bédié, le président du PDCI-RDA ne veut pas croiser les bras. Toujours dans la perspective de la présidentielle de 2020, le Sphinx de Daoukro mène des démarches avec certains partis de l’opposition et des institutions.

Pour atteindre son objectif de créer une plate-forme de l’opposition forte, il se rapproche des leaders de l’opposition. Soir Info ne dira pas le contraire. En effet, le confrère barre à sa Une : « Situation politique : Bédié frappe un grand coup avec Gbagbo ». Le confrère nous apprend que « Laurent Gbagbo va recevoir, les tout prochains, un émissaire du président Henri Konan Bédié. Il s’agit de Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef du PDCI. Il pourrait se faire accompagner de Noel Akossi Bendjo, ex-maire du Plateau en exil en France ».

Dans le même temps, le président du PDCI s’exprime sur l’actualité politique du pays. Le Quotidien d’Abidjan nous informe que « Devant les émissaires de l’UA, Bédié crache ses vérités à Ouattara ». Et le confrère de rapporter certains propos de Bédié qui soutient que « Ce que nous vivons ici est une situation de non paix ».

 

Adolphe Angoua