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kabamoumouni24 septembre 20205min6

© Koaci.com – jeudi 24 septembre 2020 – 11:31

 

des jeunes du Tonpki devant les autorités préfectorales à Man (Ph KOACI)

 

Henri Konan Bédié et des Partis et groupements politiques de l’opposition ont lancé le dimanche 20 septembre dernier un appel à la désobéissance civile dans le but de pousser Alassane Ouattara, candidat du RHDP, Parti au pouvoir de renoncer à sa volonté de briguer un troisième mandat.

 

Dans la région du Tonpki, à l’ouest, la ville de Zouan-Hounien, bastion de Mabri Toikeusse dont les dossiers de candidature ont été rejetés par le Conseil Constitutionnel, a enregistré en début de semaine des manifestations.

 

Fort de cela, dans cette partie de l’ouest du Pays longtemps secouée par les crises politiques qui ont endeuillé la Côte d’Ivoire, des jeunes réunis au sein de trois (3) associations sont montés au créneau pour interpeller les autorités politiques.

Ces jeunes qui affirment être au nombre de 100.000 engagés pour la Promotion des Actions du Gouvernement de Côte d’Ivoire, Vision Plus et le Cercle des Amis de Vagondo Diomandé (CAVADI) dans le Tonpki souhaitent donc voir cette année se tenir une élection présidentielle apaisée.

 

Soutenant que leur région a toujours été oubliée dans le processus de développement, ces jeunes s’estiment aujourd’hui heureux de voir les rues de Man bitumées, la nouvelle route Danané-frontière Guinée bitumée et l’Université construite.

 

Pour Serges Gouet Kpan porte-parole des trois associations, ces jeunes de la région du Tonpki ont décidé de tourner le dos aux propos haineux et surtout dire non à l’exploitation de la jeunesse par les hommes politiques.

 

Enfin, ces jeunes ont annoncé une caravane de la paix dans les localités de la région du Tonpki et principalement à Zouan-Hounien, ville natale de Mabri.

 

« Nous ne sommes plus prêts pour donner nos poitrines pour un homme politique quelque soit son aisance ou les raisons. La seule voie par laquelle nous devons faire des recours, c’est le dialogue. Notre solution ne se trouve pas dans les rues mais autour d’une table pour trouver solution au problème qui prévaut au pays. », a fait savoir Serge Gouet Pkan.

 

Jean Chresus

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kabamoumouni24 septembre 20202min12

Bouaflé, 23 sept 2020 (AIP) – Le Gouvernement ivoirien a adopté le mercredi 23 septembre 2020 à Bouaflé, au titre du ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat, une ordonnance portant légalisation du régime fiscal et douanier de l’Accord de développement du projet de Zones Économiques Industrielles (ZEI) à Abidjan, Ferkessédougou et San Pedro ainsi que son projet de loi de ratification.

“Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de transformation structurelle de l’économie nationale, l’Etat a signé le 25 août 2020, avec la société Arise Ivoire, un accord de développement portant sur la création de trois ZEI à Abidjan, Ferkessédougou et San Pedro, pour un coût global de près de 1 000 milliards de francs CFA”, a annoncé le porte-parole du  Gouvernement, le ministre Sidi Touré.

Lors d’une conférence de presse consécutive au conseil des ministres qui s’est tenu à la préfecture de Bouaflé, le ministre a souligné que cet accord prévoit une phase de réalisation du projet dite phase de « démarrage anticipé des travaux » pour laquelle la société Arise Ivoire a sollicité la mise en place d’un régime fiscal spécifique, en attendant la conclusion d’une convention fiscale globale portant sur l’ensemble du projet.

Conformément à l’engagement pris par l’Etat d’accorder à la société Arise Ivoire, un régime fiscal et douanier spécifique, cette ordonnance approuve le régime fiscal et douanier spécifique à la phase de démarrage en vue de faciliter les investissements définis à la convention.

Ce conseil des ministres s’est déroulé en marge de la visite d’Etat du Président Alassane Ouattara dans la région de la Marahoué, du 23 au 26 septembre 2020.

(AIP)

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kabamoumouni24 septembre 20203min8

© Koaci.com – mercredi 23 septembre 2020 – 19:33

 

Achi et Ouattara ce mercredi à Bouaflé

 

«La place de Guillaume Soro n’est pas dans la campagne électorale mais en prison. S’il a quitté la Côte d’Ivoire sans y revenir depuis la fin de l’année, c’est parce qu’il sait qu’il devra y être jugé pour une tentative de déstabilisation. Les preuves contre lui sont accablantes.», a déclaré le chef de l’Etat ivoirien dans la presse people française au sujet du député de Ferkessedougou, en exil en France depuis 2019, condamné à 20 ans de prison et poursuivi dans une affaire de coup d’Etat manqué, qui n’a de cesse de l’attaquer frontalement via les réseaux sociaux, avec une montée d’un cran observée depuis le rejet de son dossier de candidature à la présidentielle d’Octobre prochain en raison de son casier judiciaire.

 

S’il estime que les candidatures de Soro et Gbagbo « relèvent de la provocation », au sujet de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara a également expliqué à nos confrères de « Paris Match » : « Il (Laurent Gbagbo, ndlr) a commis des erreurs mais c’est un frère, et un ancien président. La Côte d’Ivoire reste son pays. Il faut attendre le verdict en appel devant la CPI, car pour l’instant il est en liberté sous condition. Ensuite, des dispositions seront prises quant à son retour, sachant qu’il est condamné à vingt ans de réclusion pour crimes économiques.»

Alassane Ouattara ce mercredi en milieu d’après midi à la mise sous tension électrique du village de N’gattakro (Bouaflé)

Amy Touré

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kabamoumouni24 septembre 20207min12

© Koaci.com – mercredi 23 septembre 2020 – 18:46

 

Rencontre EDS et Ibn Chambas ce mercredi à Cocody (Ph KOACI)

 

L’émissaire de l’Organisation des nations Unies (ONU) pour l’Afrique de l’Ouest et le sahel, S.E. Mohamed Ibn Chambas est en Côte d’Ivoire pour échanger avec les acteurs politiques, à moins de deux mois de la prochaine élection présidentielle et surtout compte tenu des tensions observées au pays.

 

Après avoir rencontré le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le Premier ministre Hamed Bakayoko, l’émissaire de l’ONU a rencontré plusieurs leaders de l’opposition.

 

Ce mercredi 23 septembre 2020, l’envoyé des nations unies était au siège de la plateforme Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) à Cocody pour échanger avec Georges-Armand Ouégnin, président de EDS, comme constaté sur place par KOACI.

 

Les deux hommes ont passé en revue la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, surtout la question de l’élection présidentielle d’octobre prochain.

 

Le président de EDS Armand Ouégnin, a expliqué à son hôte que son mouvement reste fidèle à la politique du « asseyons nous et discutons » de son référent politique Laurent Gbagbo.

 

L’homme a, réaffirmé à son visiteur la nécessité d’un dialogue politique entre opposition et gouvernement pour asseoir les conditions d’une élection présidentielle inclusive, transparente et juste.

Pour Armand Ouégnin la commission électorale indépendante (CEI) et le Conseil Constitutionnel se sont montrés aux ordres avec la publication de la liste des candidats retenus le 14 septembre dernier.

 

Récusant ces deux institutions parce qu’ayant été incapables de se montrer impartiales, le président de EDS a également posé le problème de la nécessité d’un audit de la liste électorale, le retour de Laurent Gbagbo, de Charles Blé Goudé, leur réintégration sur la liste électorale avant l’organisation du prochain scrutin présidentiel.

 

EDS a demandé que s’arrête la violation des droits humains élémentaires de Laurent GBAGBO et que l’ONU veille à ce que soient prises toutes les dispositions nécessaires pour son retour sécurisé et dans la dignité en Côte d’Ivoire.

 

Enfin, tout en rappelant que Laurent GBAGBO est son candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, Ouegnin a fait savoir au représentant de l’ONU que les blocages actuels au Pays procèdent de la volonté manifeste du pouvoir d’Abidjan de braquer tout le processus électoral.

 

« Le régime Ouattara a systématiquement opéré un passage en force à chaque étape du processus électoral en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, EDS qui s’inscrit dans une dynamique d’unité d’action avec les autres plateformes politiques de l’opposition voudrait rappeler les conditions nécessaires pour la tenue d’une élection démocratique en Côte d’Ivoire, le retrait de la candidature de Monsieur Alassane Dramane Ouattara, qui est au terme de son deuxième mandat, à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, pour se conformer ainsi à la Constitution qui lui interdit un troisième mandat », a fait savoir à Ibn Chambas, le président de EDS,Georges Ouégnin.

Jean Chresus

electionsci2016424 septembre 20204min8

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié rencontre à sa résidence à Cocody, le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas. L’audience a eu lieu le mardi 22 septembre 2020. Les deux personnalités se sont entretenues sur la situation socio politique en Côte d’Ivoire.

Mohamed Ibn Chambas a été reçu par Henri Konan Bédié. Le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel accompagné de quelques collaborateurs n’a pas été bavard. Aucune déclaration n’a filtré de cette rencontre. Idem pour Henri Konan Bédié qui avait à ses côtés certains membres de son parti dont Maurice Kakou Guikahué et Georges Philippe Ezaley.

Notons que la visite de Ibn Chambas a été entamée en Côte d’Ivoire ce lundi 21 août 2020, celle-ci s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement des Nations-Unies pour l’organisation d’une élection présidentielle, pacifique, inclusive, transparente et crédible. De ce fait, Ibn Chambas a rencontré le Président de la République Alassane Ouattara.

Ibn Chambas rencontre Bédié

Assure l’opinion nationale et internationale que toutes les dispositions sont prises pour garantir la tenue, le 31 octobre 2020, d’élections paisibles, transparentes et libres en Côte d’ Ivoire

Un communiqué s’en est suivi dans lequel le Gouvernement « assure l’opinion nationale et internationale que toutes les dispositions sont prises pour garantir la tenue, le 31 octobre 2020, d’élections paisibles, transparentes et libres en Côte d’ Ivoire. Il invite l’ensemble des partenaires extérieurs à œuvrer résolument, aux côtés du Gouvernement, en faveur du respect du calendrier électoral ».

De bonne source, Ibn Chambas a réitéré à Henri Konan Bédié, la volonté des Nations-Unies, de voir en Côte d’Ivoire, une élection inclusive, sans exclusion, comme cela se dessine après la décision controversée du Conseil constitution de Mamadou Koné, présenté comme inféodé au RHDP d’Alassane Ouattara.

« S’agissant de l’organisation du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, nous avons partagé avec Monsieur le Président de la République, les préoccupations des Nations-Unies sur la persistance de l’absence de consensus sur toutes les étapes de ce processus », avait déclaré Ibn Chambas, à la sortie d’une audience tendue avec le Président Ouattara. L’envoyé spécial de l’ONU avait pris soin d’écrire sa déclaration avant l’audience et de la lire, après celle-ci.

Une crise préélectorale née de la volonté du Président sortant de briguer un troisième mandat jugé anticonstitutionnel (en dépit de la décision du Conseil constitutionnel) a déjà provoqué la mort d’une douzaine de personnes.

Prince Beganssou

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electionsci2016423 septembre 20206min57

Les leaders politiques pourraient éviter le pire à leurs compatriotes ! Pourquoi ne pas faire de manière délibérée, ce dialogue ce qui serait une contrainte demain, pour épargner honte, échec et mort inutile aux ivoiriens ? Les ballets diplomatiques ont commencé et c’est toujours en Côte d’Ivoire que ces organisations de droit de l’homme, viennent se produire à la veille de chaque élection présidentielle comme si, les ivoiriens n’ont jamais organisé d’élections sur leur territoire.

Les leaders politiques « n’en ont rien foutre »…

C’est la période des honneurs sur le malheur et l’inquiétude des ivoiriens. Les acteurs n’en ont rien à foutre. Un tel a reçu une telle personnalité et les flashs des appareils photos et caméras, suivis des micros tendus vers des bouches déjà entendues. On passe à côté de l’essentiel. C’est parce qu’ils refusent de comprendre ou ils font semblant pour tuer encore des ivoiriens, leurs moutons de sacrifice, qu’ils se comportent tous en despotes et en monarques ?

Quand ils arrivent, ils parlent d’élection inclusive, participative, mais jamais on ne les a entendu dire que le président Ouattara ne doit pas/plus prendre part à ces élections. Inclusive veut dire que tout le monde doit y participer, même y compris le président sortant Ouattara et tous les autres. Est-ce à dire qu’il y aura un report, tant que les autres n’y prendront part ? Dans tous les cas de figure, c’est le président Ouattara qui sera toujours aux affaires, pour conduire ce prolongement, même si Soro et quelques-uns des candidats recalés, doivent y participer. Ce que le conseil constitutionnel et la CEI peuvent faire aujourd’hui, il faut qu’on les fouette, pour le faire. Tout ça pour faire plaisir à des camps. Triste !

Cette sonnette d’alarme, ne dit rien aux acteurs et dans chaque camp, on affûte ses armes pour aller à ces élections meurtrières et c’est quand tout sera mélangé, ils seront contraints de s’asseoir autour d’une table pour se jouer les amoureux de dernière minute.

Les leaders politiques, dans leur cruauté de donner la mort à leurs compatriotes et dans leur insatiabilité et boulimie du pouvoir, ne voient jamais ce que tout le monde voit maintenant. Ils courent tous dans le mur. Quand on attire leur attention, ils se bouchent les oreilles pour vouloir devenir des braves. Ils invitent toujours certains dans leur bagarre sempiternelle pour les abandonner quand le fruit sera mur.

Que font-ils les leaders politiques ?

Pourquoi, sont-ils tous fermés sur ce qu’ils peuvent éviter à leurs concitoyens, la mort et ils se jouent tous les braves sur le champ de ruine et du désespoir d’une population prise en otage et qui les suit sans avoir son mot à dire.

C’est dans quelle langue, faut-il leur parler ? Accrocher à leurs intérêts et à la protection des intérêts des français, sans jamais y insérer ceux de peuple ivoirien, ils marchent dans la méchanceté pour aller prier leur Satan. Ils sont tous sans cœur quand il s’agit de l’intérêt national. Ils sont tous bourrés de fric et dans le seul souci de surcharger leurs différents bancaires, ils entrainent la mort de leurs compatriotes comme s’ils ne sont pas nés pour mourir plus tard.

Quand on leur parle de la sauvegarde de la vie, c’est là, ils sortent leur arsenal de guerre verbale pour inciter le peuple moutonnier comme s’il a été muselé et incapable de faire la différenciation entre leur vie et leur soif du pouvoir.

Peuple de Côte d’Ivoire, ton avenir, c’est dans quelle langue, on doit vous dire, qu’il est compromis et qu’il faut que vous vous débarrassiez de tous les malheurs et vous attirer leur propre bonheur.

En 2010, c’est comme ça, les mêmes ont fait pour tuer plus de 15 000 ivoiriens pour une seule campagne électorale et ils arrivent refaire la même chose et il y a certains ivoiriens, qui les accompagnent comme s’ils y gagnaient quelque chose.

De tous les envoyés spéciaux, personne n’a remis en cause, la candidature de Ouattara, mais tous parlent d’inclusive, le jour les ivoiriens prendront un peu de leur temps pour s’interroger sur leur avenir et en tirer les grandes conclusions, ils seront toujours comme des moutons, qu’on conduit à l’abattoir pour des sacrifices.

  Joël ETTIEN

Directeur de publication : businessactuality.com

kabamoumouni23 septembre 202021min16

 

Henry Konan Bedié-PDCI

Henri Konan Bédié, alias « HKB », né le à Daoukro, est un homme d’État ivoirien, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999.

Né en pays Baoulé et issu de cette ethnie, il fait des études à l’École normale de Dabou, puis à l’université de Poitiers. Il est issu d’une famille de cultivateurs de cacao1.

Parcours politique

Débuts

Après avoir été ambassadeur aux États-Unis (1961-1966)2, il est délégué aux Affaires économiques et financières (1966-1968), ministre de l’Économie et des Finances (1968-1977) puis président de l’Assemblée nationale (1980-1993) sous le régime de Félix Houphouët-Boigny.

Président de la République

Adoubé par le « Vieux » (le président Félix Houphouët-Boigny)3, il assure l’intérim de la présidence de la République, en tant que président de l’Assemblée nationale, lorsque celui-ci meurt.

Décrit par Le Monde comme un « petit homme rond, aux yeux perçants, affichant en permanence un demi-sourire teinté d’ironie »3, il est souvent considéré comme « impénétrable », ce qui lui a sans doute valu son surnom, le « sphinx de Daoukro »3 (du nom de la ville du centre du pays, Daoukro, dont il est originaire).

Henri Konan Bédié ne jouit surtout pas du charisme et de l’aura de son prédécesseur et se retrouve rapidement accusé de répression politique et de corruption. Il utilise aussi l’idée de l’ivoirité, notion selon laquelle une personne ne serait vraiment ivoirienne, et donc pourrait se présenter à l’élection présidentielle, que si son père et sa mère sont d’origine ivoirienne. Ceci permet notamment d’écarter son principal rival, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle ivoirienne de 1995.

Le 30 avril 1994, il devient président du PDCI-RDA4.

En 1995, il est élu avec 96,44 % des suffrages, tous les autres candidats, à l’exception de Francis Wodié (Parti ivoirien des travailleurs), ayant boycotté l’élection à cause de la réforme controversée du code électoral autour de la notion d’ivoirité.

Son mandat est marqué par une crise sociale majeure consécutive aux problèmes économiques que connait le pays depuis le début des années 1980 malgré des plans d’ajustement structurel et des réformes libérales effectuées de 1990 à 1993. Cette crise est amplifiée par les problèmes croissants de mauvaise gestion et de corruption. Si, économiquement, la Côte d’Ivoire montre des signes timides de reprise, les indicateurs de développement restent en berne tandis que la pauvreté, jadis limitée, augmente progressivement. Afin de relancer la croissance économique du pays, Henri Konan Bédié souhaite mettre en œuvre de vastes chantiers d’infrastructures, dont le projet de pont Riviera-Marcory.

En 1998, sur recommandation de la Banque mondiale, le gouvernement liquide l’entreprise nationale Énergie électrique de Côte d’Ivoire et transfert ses actifs à la Compagnie ivoirienne d’électricité, une entreprise privée5.

Le pays s’enfonce progressivement dans une crise politique à dimension ethnique, liée à l’application de l’ivoirité. La crédibilité du président et de l’ensemble de son administration, déjà perçue comme corrompue6, est mise à mal lorsque éclate en l’affaire des 18 milliards de l’Union européenne7. Cette aide destinée à être investie dans du matériel médical au profit des hôpitaux ivoiriens a été détournée par différentes personnalités de l’État, dont le ministre de la Santé Maurice Kacou Guikahué8. Le Président et sa femme ont longtemps été suspectés d’avoir également participé ou joué un rôle dans ce détournement massif[réf. nécessaire]9, tandis que le gouvernement a promis de rembourser la somme détournée, correspondant à 38 % du total des fonds offerts7,8. Cette affaire entraîne un remaniement ministériel avec le limogeage des personnes incriminées10, mais aussi le désengagement de nombreux investisseurs et partenaires financiers dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

Une mutinerie dégénère en un coup d’État militaire le 24 décembre 1999 et le président Bédié doit quitter son palais en catastrophe à bord d’un hélicoptère de l’armée française3. Robert Guéï s’installe à la Présidence.

Président du PDCI et candidat à l’élection présidentielle de 2010

Henri Konan Bédié en avril 2019 à Abidjan pour les 73 ans du PDCI.

Après deux ans d’exil à Paris, il rentre en Côte d’Ivoire en 2001 pour participer au Forum de réconciliation nationale.

Membre de droit du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, il est investi en 2006 par le PDCI-RDA pour être candidat à l’élection présidentielle, reportée à plusieurs reprises. Il est alors considéré comme le champion politique des Baoulés11.

Le , il est candidat à l’élection présidentielle ivoirienne et obtient 25,2 % au premier tour12, faisant de lui un « faiseur de roi » au second tour11. Après avoir exigé un recomptage des votes13, il appelle finalement à voter Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo14, ce qui s’avérera déterminant pour la victoire du premier.

En septembre 2014, il prononce un discours affirmant sa volonté de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle de 2015 et de soutenir Alassane Ouattara dès le premier tour, un engagement rentré dans l’histoire sous le nom d’« appel de Daoukro »15. Le soutien à Ouattara est approuvé par 98,84 % des militants du parti16.

Rupture avec Ouattara et candidature présidentielle de 2020

Il rompt avec Ouattara en 2018 à la suite de plusieurs divergences17, dont la principale est le refus de ce dernier de céder à la revendication de Bédié de soutenir à son tour un candidat commun qui serait cette fois issu du PDCI3.

En juin 2020, il annonce se présenter à la candidature du PDCI en vue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ; il est le seul candidat à cette investiture après l’abandon des différents autres candidats possibles18,19. Il dépose sa candidature le 27 août suivant20. En septembre 2020, le PDCI l’investit comme candidat à l’élection présidentielle21.

Le Monde Afrique présente alors Henri Konan Bédié comme le principal candidat de l’opposition22. L’ancien président confie son inquiétude sur les troubles qui menaceraient l’élection et affirme que « Alassane Ouattara viole la Constitution en se présentant pour un troisième mandat ». Il déclare par ailleurs qu’il aurait souhaité que Laurent Gbagbo puisse se présenter et attribue son élimination au « souhait du président Ouattara d’être le candidat unique de cette élection »

wikipedia.org

 

kabamoumouni23 septembre 202015min15
Affi N’Guessan-FPI

Pascal Affi N’Guessan, né le janvier 1953 à Bouadikro, sous-préfecture de Bongouanou, Côte d’Ivoire, est un homme d’État ivoirien.

Scolarité et études

Il a commencé ses études primaires a l’école Epp hôpital I de Bongouanou Dimbokro. Il finit le lycée en 1969 et est admis en 1973 au Lycée technique d’Abidjan, où il est reçu au baccalauréat.

  • 1975 – DUT électromécanique de l’université d’Abidjan
  • 1978 – diplôme d’ingénieur des techniques de télécommunication.
  • 1984 – études en France.
  • 1986 – Certificat de perfectionnement aux Techniques nouvelles en télécommunication (Enspt /Supelec Paris) et diplôme d’ingénieur civils des télécoms de l’institut national des télécommunications d’Évry (France).

Vie politique et associative

Il a occupé des responsabilités tant que membre de conseil d’administration, président de mutuelle, membre des bureaux exécutifs et commissions.

Il a rejoint le parti créé par Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) en 19861. Il a été membre de la direction nationale du parti dès 1990. Il est actuellement le président du FPI. Il a succédé dans cette fonction à Laurent Gbagbo le 2.

  • 1990 il est battu aux élections législatives dans la circonscription de Bongouanou par la candidate du PDCI Dr Amah TEHOUA.
  • 1990 il a été élu maire FPI de la commune de Bongouanou (30 000 habitants) pour un mandat de 5 ans. Pendant son mandat, il a été vice-président de l’union des villes et commune de Côte d’Ivoire (UVICOCI) (1990-1995).
  • Ministre de l’industrie et du tourisme de à (Transition Militaire)
  • Premier ministre d’ à .
  • Président du FPI de à aujourd’hui,
  • dans la crise du , a notamment participé à la table ronde de Linas-Marcoussis.

Après l’arrestation de Laurent Gbagbo, il est assigné à résidence, le , sous la protection de l’Onuci à l’hôtel Pergolas, à Abidjan3. Le 22 avril, après avoir accordé une interview à des médias, il est transféré par les FRCI au Golf Hôtel, quartier général d’Alassane Ouattara4. Le lendemain est rendue publique sa déclaration de la veille sur la situation du pays, faite au nom du FPI5, critique pour le nouveau régime6. De là, il est transféré à Bouna, dans le nord du pays, dans la zone dirigée par le com-zone Morou Ouattara, où il est détenu, avec d’autres sympathisants du président Gbagbo, et le fils de celui-ci, Michel Gbagbo7. Dans une vidéo paru sur YouTube il est vu effectuant des pompes sous les injonctions du chef de la prison de Bouna. Cette vidéo a suscité l’indignation des pro-Gbagbo et d’Amnesty International8.

Le , il bénéficie avec 13 autres détenus pro-Gbagbo, dont le fils de l’ex-président, Michel Gbagbo, d’une remise en liberté provisoire9.

Le , la justice ivoirienne invalide la candidature de Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle de 2015, à la suite d’une plainte déposée par Pascal Affi N’Guessan10,11.

Le , la justice ivoirienne confirme Pascal Affi N’Guessan dans sa fonction de président du FPI, et interdit à Aboudramane Sangaré et ses soutiens (Simone et Michel Gbagbo entre autres) d’utiliser le nom et le logotype du parti12.

Le , il arrive deuxième à l’élection présidentielle avec 9,2 % des voix, remportée dès le premier tour par le président sortant Alassane Ouattara13.

Le , il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 202014.

Le , Pascal Affi N’Guessan s’est déclaré officiellement candidat à l’élection présidentielle en vue de l’échéance du 31 octobre 2020. Si Laurent Gbagbo était mis définitivement hors course par la commission électorale indépendante, cela laisserait définitivement le champ libre à Pascal Affi N’Guessan. Le leader du Front populaire Ivoirien (FPI) pourrait alors aller se confronter une nouvelle fois au président Alassane Ouattara qui briguera en octobre 2020 un troisième mandat consécutif.

wikipedia.org

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kabamoumouni23 septembre 20203min14

© Koaci.com – mercredi 23 septembre 2020 – 12:54

 

Simone Ayeri porte-parole du candidat KKB

 

La Porte-parole du Candidat, Kouadio Konan Bertin dit KKB, était mardi face à la presse dans une commune du District d’Abidjan.

 

Evoquant l’appel à la désobéissance civile lancé par Henri Konan Bédié au nom de la majorité de l’opposition, Mme Simone Ayeri, a confié que l’appel à la désobéissance civile lancé dimanche dernier par l’opposition ne peut être une réponse à la bonne tenue de l’élection du 31 octobre 2020, avant de relever que son candidat reste attaché au dialogue pour régler tous les problèmes liés au processus électoral.

 

« Nous ne pouvons pas nous montrer solidaire si cet appel à la désobéissance civile devait aboutir à la violence. Nous sommes attachés au dialogue pour trouver des solutions », a-t-elle martelé et de clarifier. « L’opposition qui s’est retrouvée à la direction du PDCI avait enregistré en son sein au moins un candidat déclaré investi par son parti. S’il doit avoir des élections nous irons à ces élections autrement nous n’irons pas comme tout le monde. Pour l’heure, nous pouvons vous dire que nous irons aux élections. »

La position de KKB dont l’investiture à la présidentielle du 31 octobre 2020 est prévue le 04 octobre prochain est désormais très attendue. Participera-t-il aux élections ou pas ? La réponse dans 10 jours…

 

Mais en attendant, l’ancien député de Port Bouët vient de nommer son Directeur national de Campagne (DNC). Il s’agit de Monsieur, Djédjé Venance.

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016422 septembre 20206min70

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 14:50

 

Avant de se prononcer sur son retour en côte d’Ivoire , après avoir assoupli les conditions de la sa liberté en mai dernier , la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a rejeté ce mardi une requête de la Défense de Laurent Gbagbo. Selon le document consulté par KOACI, la «Requête de la Défense visait à obtenir la transmission par le Greffe des traductions en anglais non-définitives de ses écritures . »

 

Le juge-Président, Chile Eboe-Osuji, a rejeté cette demande avant d’en donner les raisons :

 

Selon le Nigérian, le conseil de M. Gbagbo demande à la Chambre d’appel de diriger le Greffe de lui transmettre des projets de traductions anglaises de ses propres documents, aussi bien ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par la langue (…)

 

« Dans sa demande, l’avocat de M. Gbagbo note que la Chambre d’appel a déclaré, dans sa décision du 26 novembre 2019, que si elle a souhaité recevoir le projet de traduction en anglais de sa requête déjà préparée, il peut demander au greffe de la lui fournir sur la base de ce «précédent», le conseil de M. Gbagbo demande donc à recevoir rédiger des traductions en anglais ses documents. D’emblée, la Chambre d’appel note que le conseil de M. Gbagbo a demandé des informations sur la traduction en anglais de six documents. La demande de Gbagbo, dans la mesure où elle concerne l’un quelconque de ces documents, peut donc être considérée comme sans objet. La Chambre d’appel estime que l’avocat de M. Gbagbo n’a pas convaincu argument quant à la raison pour laquelle il devrait se voir accorder une autorisation générale pour la fourniture de rédiger des traductions en anglais de ses propres documents, à la fois ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par le Greffe. Les appels à la décision de la chambre du 26 novembre 2019 n’appuient pas la prétention de «précédent» que fait l’avocat de M. Gbagbo. .. », a –t-il expliqué.

La Chambre d’appel devrait-elle exiger une partie ou la totalité ce document en version anglaise révisée, il en informera le Greffe en tant que tel. Dans le cas contraire, elle n’estime pas que la très large soumission, sachant que le document en question provient de la Défense qui n’a présenté aucun argument convaincant sur les raisons pour lesquelles il devrait être traduit sous une forme révisée en anglais.

 

« Si la Défense souhaite recevoir le projet anglais de ce document qui a déjà été préparé, il peut demander au greffe de le fournir », poursuit le juge avant d’observer. «  Elle n’impose aucune obligation au Greffier pour les raisons indiquées dans le passage. Le fait que la Défense puisse toujours faire une demande ne crée pas d’obligation pour le destinataire de la demande de l’honorer. Le Paragraphe 29 de la décision du 26 novembre 2019 n’a trouvé aucune base pour une telle obligation. Une telle absence d’obligation ne peut être transformée en obligation par la Défense par le porte dérobée d’exhorter la Chambre d’appel à «ordonner» que la demande soit honorée. »

 

Par conséquent, la Chambre d’appel rejette la demande de la Défense de M. Gbagbo.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 14:50

 

Avant de se prononcer sur son retour en côte d’Ivoire , après avoir assoupli les conditions de la sa liberté en mai dernier , la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a rejeté ce mardi une requête de la Défense de Laurent Gbagbo. Selon le document consulté par KOACI, la «Requête de la Défense visait à obtenir la transmission par le Greffe des traductions en anglais non-définitives de ses écritures . »

 

Le juge-Président, Chile Eboe-Osuji, a rejeté cette demande avant d’en donner les raisons :

 

Selon le Nigérian, le conseil de M. Gbagbo demande à la Chambre d’appel de diriger le Greffe de lui transmettre des projets de traductions anglaises de ses propres documents, aussi bien ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par la langue (…)

 

« Dans sa demande, l’avocat de M. Gbagbo note que la Chambre d’appel a déclaré, dans sa décision du 26 novembre 2019, que si elle a souhaité recevoir le projet de traduction en anglais de sa requête déjà préparée, il peut demander au greffe de la lui fournir sur la base de ce «précédent», le conseil de M. Gbagbo demande donc à recevoir rédiger des traductions en anglais ses documents. D’emblée, la Chambre d’appel note que le conseil de M. Gbagbo a demandé des informations sur la traduction en anglais de six documents. La demande de Gbagbo, dans la mesure où elle concerne l’un quelconque de ces documents, peut donc être considérée comme sans objet. La Chambre d’appel estime que l’avocat de M. Gbagbo n’a pas convaincu argument quant à la raison pour laquelle il devrait se voir accorder une autorisation générale pour la fourniture de rédiger des traductions en anglais de ses propres documents, à la fois ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par le Greffe. Les appels à la décision de la chambre du 26 novembre 2019 n’appuient pas la prétention de «précédent» que fait l’avocat de M. Gbagbo. .. », a –t-il expliqué.

La Chambre d’appel devrait-elle exiger une partie ou la totalité ce document en version anglaise révisée, il en informera le Greffe en tant que tel. Dans le cas contraire, elle n’estime pas que la très large soumission, sachant que le document en question provient de la Défense qui n’a présenté aucun argument convaincant sur les raisons pour lesquelles il devrait être traduit sous une forme révisée en anglais.

 

« Si la Défense souhaite recevoir le projet anglais de ce document qui a déjà été préparé, il peut demander au greffe de le fournir », poursuit le juge avant d’observer. «  Elle n’impose aucune obligation au Greffier pour les raisons indiquées dans le passage. Le fait que la Défense puisse toujours faire une demande ne crée pas d’obligation pour le destinataire de la demande de l’honorer. Le Paragraphe 29 de la décision du 26 novembre 2019 n’a trouvé aucune base pour une telle obligation. Une telle absence d’obligation ne peut être transformée en obligation par la Défense par le porte dérobée d’exhorter la Chambre d’appel à «ordonner» que la demande soit honorée. »

 

Par conséquent, la Chambre d’appel rejette la demande de la Défense de M. Gbagbo.

 

Donatien Kautcha, Abidjan