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kabamoumouni25 septembre 20204min28

25 septembre 2020 à 15h56 | Par – envoyé spécial à Abidjan .jeuneafrique

L’ex-Premier ministre ivoirien, candidat du FPI légalement reconnu pour la présidentielle du 31 octobre, a rejoint l’appel de l’opposition à la « désobéissance civile » contre la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat. Interview.

Sa clarification était attendue. Le 22 septembre, deux jours après la conférence de presse de Henri Konan Bédié et des principales forces de l’opposition appelant les Ivoiriens à la « désobéissance civile », durant laquelle son absence a été remarquée, Pascal Affi N’Guessan leur a emboîté le pas.

Rare opposant dont le dossier a été retenu par le Conseil constitutionnel pour la présidentielle du 31 octobre, avec Henri Konan Bédié et Kouadio Konan Bertin, le président et candidat du Front populaire ivoirien (FPI) légalement reconnu assure qu’il n’ira pas aux urnes si les conditions pour des élections « justes et transparentes » ne sont pas réunies.

Parmi ses exigences : le retrait de la candidature controversée d’Alassane Ouattara à un troisième mandat et la refonte totale de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel.

Après une première candidature à la magistrature suprême en 2015, l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, avec lequel il est brouillé depuis des années, espère enfin s’imposer et conquérir un pouvoir confisqué depuis plus de vingt ans par ses aînés.

Depuis le bureau de sa villa du quartier huppé de la Riviera (Abidjan), où il a pour voisin un certain Hamed Bakayoko, Pascal Affi N’Guessan se dit aujourd’hui prêt à descendre dans la rue aux côtés des Ivoiriens pour faire renoncer Ouattara.

Jeune Afrique : Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre l’appel de l’opposition à la « désobéissance civile » ?

Pascal Affi N’Guessan : Parce qu’Alassane Ouattara veut opérer un passage en force en prenant en otage la commission électorale et le Conseil constitutionnel, c’est-à-dire les deux institutions chargées de l’organisation des élections et de la proclamation des résultats.

Ces deux institutions sont totalement dominées par Alassane Ouattara. Nous ne pouvons pas tolérer une élection pipée, verrouillée et qui est, comme le pouvoir le dit lui-même, « calée et gelée ». C’est une véritable mascarade.

Pourquoi récusez-vous aujourd’hui toute légitimité à la CEI et au Conseil constitutionnel alors que vous y avez siégé et que vous y avez déposé votre dossier de candidature ?

Nous avons toujours revendiqué la réforme de la commission électorale. Même si nous étions dans la commission centrale, nous avons souhaité que les commissions locales soient équilibrées. Le dernier arrêt de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples [CADHP] nous a d’ailleurs donné raison.

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kabamoumouni25 septembre 20203min34

© Koaci.com – vendredi 25 septembre 2020 – 08:53

 

A trente-six jours de la présidentielle, la confrérie des chasseurs traditionnels appelés Dozos donnent de la voix.

 

Selon un confrère, le secrétaire général de la Confrérie des Dozos de Côte d’Ivoire (Codoz-CI), Moussa Fofana a entamé une tournée de sensibilisation auprès de ses membres en vue de leur fait part de la position a adopté en cette période électorale.

 

Le Jeudi 24 septembre 2020, il était dans la ville d’Abengourou. A en croire notre source, ce dernier a appelé ses confrères chasseurs traditionnels à observer la stricte neutralité lors de l’élection présidentielle du 31 octobre.

« Nous sommes une confrérie sans obédience politique, religieuse ou ethnique. Nous sommes respectueux des institutions de la République. S’immiscer dans les actions politico politiciennes n’est pas le rôle du Dozo », a déclaré Fofana, comme rapporté.

 

En attendant de joindre l’acte à la parole, il faut rappeler que cette confrérie, selon des informations en notre possession, a joué un rôle crucial lors de la crise survenue en Côte d’Ivoire en 2002 et celle liée aux élections de 2010.

Les Dozos ont appuyé les ex Forces Nouvelles dans toutes leurs actions contre les forces régulières restées fidèles à Laurent Gbagbo durant toute la période des crises jusqu’à sa chute en avril 2011.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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kabamoumouni25 septembre 20207min30

© Koaci.com – vendredi 25 septembre 2020 – 09:07

 

Namizata Sangaré Pdte du Conseil National des Droits de L’Homme

 

La situation socio-politique actuelle préoccupe le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH). Elle a organisé une Assemblée Générale qui a examiné avec la plus grande attention le point de son ordre du jour relatif à la situation sociopolitique en lien avec les droits de l’homme et des personnes interpellées à la suite des manifestations publiques organisées ces derniers mois, par des groupements et partis politiques de l’opposition ainsi que certaines organisations de la société civile.

 

Après délibération, elle a pris la résolution de constituer une délégation composée de Conseillers aux droits de l’homme chargée de rencontrer les différents leaders et leurs formations politiques, à l’effet de leur exprimer les inquiétudes et les préoccupations du CNDH face à la cristallisation et à la montée des tensions sociopolitiques, facteurs de risque de violations des droits de l’homme.

 

Dans cette optique, du 18 au 23 septembre 2020, la délégation du CNDH a pu rencontrer respectivement les groupements, partis politiques et candidats à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, représentés par les personnalités suivantes : Monsieur Albert Mabri Toikeusse , Président de l’UDPCI et de la plateforme arc-en-ciel, Monsieur Pascal Affi N’Guessan , Président du FPI, Monsieur George Armand Ouégnin , Président de la plateforme EDS, Madame Minata Koné épouse Zié , Coordinatrice et porte-parole par intérim de GPS, Monsieur Kouadio Konan Bertin, candidat indépendant à l’élection présidentielle, Monsieur Henri Konan Bédié , Président du PDCI et de la plateforme CDRP et Monsieur Justin N’Goran Koffi , Directeur Exécutif Adjoint du RHDP.

Les échanges ont permis de prendre la pleine mesure de la gravité de la situation sociopolitique au regard des préoccupations exprimées relativement aux pertes en vies humaines, aux atteintes graves à l’intégrité physique des personnes, aux destructions de biens et aux incarcérations de militants et de manifestants des groupements, partis politiques et organisations de la société civile, telle que rapportées par les parties prenantes et documentés par les soins du CNDH aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays.

 

Cette situation demeure d’autant plus préoccupante que le CNDH relève tout en le déplorant, un durcissement des discours politiques éloignant les acteurs de la vie publique des voies de résolution pacifique de leurs différends et poussant des militants ou sympathisants des formations politiques à diffuser des appels et des propos violents et haineux dans certains médias et réseaux sociaux.

 

Le CNDH observe également une résurgence des actes d’incivisme dans ce contexte électoral.

 

Le conseil a aussi pris acte des mêmes préoccupations rapportées par certaines organisations non gouvernementales nationales et internationales, quant à la dégradation de la situation sociopolitique, appelant les Autorités nationales à y remédier ; Réitère sa vive préoccupation face à cette situation qui crée assurément les conditions de graves violations des droits de l’Homme et fait peser de graves menaces sur la paix sociale.

 

En s’inclinant devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie lors des évènements récents et tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés, le CNDH recommande : La prise de mesures nécessaires pour garantir, dans les conditions prescrites par la loi, l’exercice des libertés publiques par l’ensemble des forces politiques de la Nation ; l’ouverture d’un dialogue pressant et inclusif aux fins de trouver des solutions consensuelles durables en rapport avec les préoccupations légitimes des parties prenantes à la vie politique et sociale ; l’engagement de toutes les parties prenantes à l’exercice démocratique des droits et libertés fondamentales, à l’effet de prévenir les violations des droits de l’homme ;l’implication réelle de toutes les parties prenantes à la vie politique et sociale de la Nation, à la recherche de solutions durables en rapport avec leurs préoccupations légitimes ; l’ouverture d’enquêtes sur les allégations de violences constitutives de violations des droits de l’homme, à l’effet de rechercher, de poursuivre et de punir les auteurs ; l’examen avec diligence et dans un délai raisonnable par l’autorité judiciaire, des cas des personnes interpellées lors des réunions ou manifestations publiques ; la tenue diligente des procès des personnalités politiques détenues, avec la garantie du droit à un procès équitable.

Donatien Kautcha, Abidjan

 

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kabamoumouni25 septembre 20202min26

© Koaci.com – jeudi 24 septembre 2020 – 14:29

 

Kanigui Soro parmi les quinze pro-Soro libérés

 

Au lendemain de l’annonce exclusive de libération de quinze (15), (dont trois des cinq députés,ndlr) des plus de trente, inculpés pro-Soro qui avaient été placés en détention provisoire dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’Etat déjoué en décembre dernier, KOACI vous livre une nouvelle fois en exclusivité la liste de ceux qui, placés sous contrôle judiciaire avec des contraintes précises à respecter comme plus tôt rapporté (voir article associé, ndlr), ont, depuis hier soir recouvré la liberté.

 

Liste complète transmise à KOACI

 

1-Mamadou DJIBO (MD 24/12/2019)

 

2-OUATTARA Ladji (MD 24/12/2019)

 

3-TOURE Aboubacar (MD 25/12/2019)

 

4-COULIBALY Ardjouma (MD 20/04 2020)

5-BRAKATOU Kouadio Bleck (MD 08/01/2020)

 

6-SORO KANIGUI Mamadou (MD 24/12/2019)

 

7-SORO KELOFOHOUA (MD 08/01/2020)

 

8-KONE Souleymane (MD 31/12/2019)

 

9-MIMI Franck Elvis OMER (MD 08/01/2020)

 

10-KARIDIOULA Souleymane (MD 25/12 2019)

 

11-YAO Soumaïla à la MAC de DABOU

12-CAMARA LOUKIMANE à la MAC TIASSALÉ

 

13-OUATTARA Marc à la MAC DIVO

 

14-TRAORÉ BABOU à la MAC TOUMODI

 

15-BRAHIMA KONÉ a MAC Bassam

 

Amy Touré

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kabamoumouni25 septembre 202015min36

Texte par :François Hume-Ferkatadji-RFI Afrique,,

Dissident du PDCI, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB », est candidat pour la seconde fois à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. En 2015, il avait obtenu 3,88 % des suffrages exprimés.

Que son nom figure sur la liste des quatre candidats retenus pour le scrutin d’octobre prochain n’a pas manqué d’irriter certains des candidats recalés. Kouadio Konan Bertin fait figure de « petit candidat » face aux vieux pachydermes de la politique ivoirienne que sont Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, trois adversaires soutenus par une machinerie politique bien huilée.

Selon le Conseil constitutionnel, l’équipe de « KKB » a collecté les signatures d’au moins 1 % des inscrits dans 19 des régions de Côte d’Ivoire sur un minimum de 17 exigé. Sa candidature est ainsi retenue de justesse, mais soulève des interrogations. Peu après cette annonce officielle, lundi 14 septembre, beaucoup ont partagé leur étonnement de voir Kouadio Konan Bertin en mesure de pointer pour la course finale alors que de nombreux candidats jugés mieux à même de recueillir les parrainages nécessaires ne les ont pas obtenus. Sur RFI, l’analyste politique Sylvain N’Guessan s’est notamment dit « surpris de voir que M. Kouadio Konan Bertin ait pu réunir les conditions tandis que M. Mamadou Koulibaly [parti LIDER, NDLR] n’est pas candidat ».

Entre les lignes, Alassane Ouattara est accusé par une portion non négligeable de l’opposition et de certains observateurs d’avoir minutieusement choisi cet adversaire, grâce à ses liens supposés avec le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné. L’accusation est grave, mais les accusateurs l’expliquent ainsi : la candidature de « KKB risque d’affaiblir le PDCI d’Henri Konan Bédié, principal concurrent du président sortant et ainsi favoriser les affaires du RHDP ». « Pour le PDCI, la validation de la candidature de Kouadio Konan Bertin n’est pas une bonne nouvelle, parce qu’il chassera sur les terres de Bédié et pourrait rogner ses voix. […] Il est un gros caillou dans les petits souliers de Bédié », écrit l’hebdomadaire politique et satirique L’Éléphant déchaîné. Pour mettre fin au débat et balayer ces accusations, l’équipe de campagne de « KKB » a mis en ligne une longue vidéo visant à détailler le processus d’obtention des parrainages.

Déjà qualifié d’opposant « fantoche », de « marotte du RHDP », l’homme de 52 ans est pourtant décrit par son entourage comme un battant à la trajectoire « cohérente ».

Sauver le soldat Bédié

Fils de planteur de cacao, natif de Lakota, Kouadio Konan Bertin a émergé sur la scène politique en 1999 à la suite du coup d’État du général Guéï contre le président Henri Konan Bédié. À l’époque, cet étudiant en fin de cycle, militant au PDCI, quasiment inconnu et absent des instances du parti, se dresse contre la junte militaire en exigeant le retour de Bédié, exilé en France. « Toute la classe dirigeante au PDCI, que ces personnes aient été députés, ministres, maires, n’a pas existé quand il y a eu le coup d’État de 1999 », se souvient Théodore Konimi, l’un de ses plus proches collaborateurs et fidèles. Alors que les pontes du PDCI veulent enterrer discrètement l’ancien président de la République en lui ôtant la tête du parti, « KKB » est l’un de ceux qui s’y opposent avec ardeur.

Par ses prises de position publiques en faveur du rétablissement de la démocratie et en réussissant à sauver définitivement le soldat Bédié de retour d’exil en 2001, Kouadio Konan Bertin gagne en audience dans le cœur des militants du PDCI. Il se rapproche aussi d’Henri Konan Bédié qu’il considère comme son père politique et qu’il choisit pour être témoin à son mariage.

Longuement, il raconte au « Sphinx de Daoukro » comment, dans ses années étudiantes, il s’est opposé à la toute-puissance de la Fesci – la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire –, jugée trop radicale, et dirigée par Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, entre autres, en créant la CERAC, la « Cellule de réflexion et d’actions concrètes », chargée de remettre en cause l’omniprésence de l’organisation syndicale sur les campus ivoiriens et de la combattre politiquement. « Les membres de la CERAC se faisaient violemment agresser sur les campus », raconte Sylvain N’Guessan. Ayant obtenu la confiance et l’oreille du président du PDCI, KKB mène une riche carrière au sein du parti centriste. En 2003, il devient, à 35 ans, président des Jeunes-PDCI, et obtient un siège au bureau politique. En 2011, il fait son entrée à l’Assemblée nationale, élu député de Port-Bouët (jusqu’en 2016). Comment imaginer alors que cet homme, bon soldat du parti et fidèle parmi les fidèles soit devenu, en 2020, une épine dans le pied du PDCI, un frondeur multirécidiviste ? « Il s’est battu pour le PDCI et a l’impression de ne pas avoir été récompensé », résume Sylvain N’Guessan.

Déloyal ou courageux ?

C’est à l’aube de l’été 2020 que Kouadio Konan Bertin laisse poindre son intention de se présenter à la magistrature suprême. Problème : l’indéboulonnable chef du parti, Henri Konan Bédié, a déjà fait part de ses nouvelles ambitions présidentielles. Dans l’ancien parti unique, s’opposer au « Vieux » équivaut à une déclaration de guerre, d’autant que « KKB » n’inspire plus confiance. « Il est là, il n’est pas là ? Avec nous, contre nous ? Ça faisait déjà un moment qu’on ne savait plus trop », confie un cadre du parti.

Courageux pour les uns, indiscipliné et déloyal pour les autres, nombreux s’étonnent de le voir se dresser une nouvelle fois sur la route du « chef naturel » de sa famille politique. « Les jeunes loups du PDCI sont des fils à papa qui n’osent pas s’opposer au chef, mais lui n’a aucun problème à renverser l’ordre établi », analyse un homme politique qui préfère garder l’anonymat.

En 2013 déjà, sept ans plus tôt, il avait créé l’émoi en voulant briguer la tête du parti à l’occasion du congrès ordinaire face à ce même Henri Konan Bédié. Les statuts du PDCI instauraient une limite d’âge et interdisaient de fait à HKB, âgé de 79 ans à l’époque, d’être candidat. Mais à la faveur d’un bidouillage du règlement intérieur, le « Sphinx de Daoukro » avait obtenu l’autorisation de se présenter pour conserver la présidence du parti. « C’est à ce moment-là que les premières mésententes entre Henri Konan Bédié et Kouadio Konan Bertin sont apparues », explique Theodore Konimi. Il garde de cette expérience un goût amer. « KKB s’est toujours opposé à ceux qui tordaient le cou aux règles et aux normes qu’on l’on se fixe, donc de ce point de vue, il y a un conflit de valeurs qui ne peut pas permettre que deux personnes qui s’aimaient bien, puissent continuer de s’aimer », avance-t-il encore.

Rejet de l’appel de Daoukro

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Pour l’ambitieux quadragénaire, c’est désormais clair : le parti est prisonnier d’un schéma qui appartient au passé entre verticalité excessive, rigidité, « grand-frérisme » et absence de démocratie interne. Une vision qui ne correspond plus aux demandes de renouvellement de la classe politique que réclament les organisations issues de la société civile. Au sein même de sa famille politique, il ne quittera plus ses habits de frondeur : son maître devient peu à peu son adversaire.

En 2014, il rejette sans hésiter « l’appel de Daoukro », discours par lequel Henri Konan Bédié scelle son alliance avec Alassane Ouattara dans l’optique de créer le parti unifié RHDP. L’année suivante, il se lance, contre l’avis du parti, dans la course à la présidentielle, exposant ainsi au grand jour les querelles internes du PDCI. « C’est inacceptable que ce parti puisse décider de s’absenter de l’élection présidentielle. Ne pas avoir de candidat en 2015, c’est participer ensemble à la signature de l’acte de décès du parti de Félix Houphouët-Boigny », s’emportait-il, il y a cinq ans, pour justifier sa décision de faire cavalier seul.

Trois ans plus tard, l’alliance entre le PDCI et le RDR explosait en plein vol. « Aujourd’hui, Kouadio Konan Bertin se frotte les mains, il se dit qu’il avait raison sur toute la ligne », confie une source. « Le temps lui a toujours donné raison. Les orientations ont été justes », renchérit son directeur de cabinet, Théodore Konimi.

Empêché en interne de briguer l’investiture PDCI l’été dernier, KKB se présente donc en indépendant et remporte une première bataille en obtenant sa place parmi les derniers challengers. L’outsider participe pour la deuxième fois à une course présidentielle et espère inscrire définitivement son nom parmi les grands de l’arène politique ivoirienne. « Il a su tirer son épingle du jeu », commente un bon connaisseur de la vie politique, qui va jusqu’à le comparer à Nicolas Sarkozy. « Si tout se passe comme prévu, c’est-à-dire la réélection d’Alassane Ouattara, il sera appelé pour prendre la tête d’un grand ministère d’État, dans un gouvernement d’ouverture », prédit pour sa part un homme politique membre du RHDP. Si « KKB » n’a aucune réelle chance de victoire et pourrait même obtenir un moins bon score qu’en 2015, sa campagne va lui apporter un espace médiatique favorable à sa propre carrière politique. « Il est en train de jouer sa carrière professionnelle, commente Sylvain N’Guessan, parce qu’il est maintenant convaincu qu’il ne peut rien obtenir de Bédié ».

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kabamoumouni25 septembre 20203min31

© Koaci.com – jeudi 24 septembre 2020 – 16:47

 

Ouattara et Soro en 2015 à Abidjan

 

En exil en France depuis plus d’un an, Guillaume Soro a répondu aux propos d’Alassane Ouattara diffusés hier à son endroit sur KOACI (voir article associé, ndlr).

 

Ces derniers, issus d’un entretien du chef de l’Etat avec nos confrères français de « Paris Match », rapportaient que, condamné et poursuivi, la place de Soro était en prison et non dans une campagne électorale en Côte d’Ivoire.

 

Apparemment touché par les propos du chef de l’Etat à son endroit, après lecture de l’article, le député de Ferkessedougou, à qui il ne reste que la communication pour être encore dans le jeu politique ivoirien, a réagi via internet, son support favori.

Guillaume Soro : « Cet homme est en querelle avec lui-même. Ayons de la tolérance pour lui. Ado voulait me voir misérable dans les rues de Paris ? Est-ce là son programme pour la Côte d’Ivoire? À 78 ans révolus, il manque de sagesse. Un président ne parle pas ainsi. Dans ses propos transparaît la haine d’un conjoint divorcé. Il veut me voir en Prison ? Sûrement dans la cellule voisine à la sienne. ».

 

Alors que des observateurs s’interrogent sur le devenir politique de Guillaume Soro en raison de son absence du Pays et, la nature ayant horreur du vide, de l’émergence d’autres dans le jeu politique local, reste à savoir si la posture de ce dernier se limitera aux joutes verbales sur internet jusqu’à la présidentielle à l’image d’autres opposants africains en exil en France.

 

Akissi Kouamé

electionsci2016424 septembre 202011min8

Pascal Affi N’guessan, « président et candidat du Fpi », a tenu une conférence de presse, à son siège sis à Cocody-Vallons, pour se prononcer sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il a donné sa position sur la participation ou non de sa formation politique au scrutin présidentiel du 31 octobre.

Vous dites que vous n’êtes pas le candidat d’une élection tronquée. Que voulez-vous dire par-là ?

Cela signifie que je ne serai pas le candidat d’une élection qui n’est pas transparente et équitable. Nous ne sommes pas en politique pour abandonner la lutte à la première difficulté. La lutte pour des élections justes et transparentes fait partie des thèmes de notre combat. Je peux même dire que c’est le premier combat que nous avons eu à mener, depuis 30 ans. C’est ce combat qui nous a amenés à la mise en place de la Commission électorale indépendante, après la transition militaire de 2000. Tant que cette Cei sera menacée, tant qu’elle sera en péril et ne sera pas en mesure d’organiser des élections transparentes, notre combat continuera.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : « Nous sommes engagés dans la voie de l’unité » (Affi N’Guessan)

Notre combat, aujourd’hui, c’est la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique crédible pour des élections transparentes et équitables, qui rassure tous les acteurs et qui garantissent des élections fiables d’où sortira celui qui aura nécessairement gagné. Pour nous, il n’y a pas d’élection sans réforme du cadre institutionnel et juridique. C’est notre droit fondamental d’être candidat, de participer à la vie politique de notre pays et nous ne pouvons pas tolérer qu’un autre Ivoirien nous prive de ce droit, pour quelque raison que ce soit, en manipulant les Institutions chargées des élections.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Nous sommes prêt à aller jusqu’à là où monsieur Ouattara veut nous conduire. Il ne faut pas qu’il se méprenne sur notre volonté. En cette année 2020, la Côte d’Ivoire doit rompre avec toutes formes de dictature. Nous ne pouvons pas accepter, nous ne pouvons pas tolérer qu’un individu impose sa volonté à toute une nation et puisse se permettre de manipuler les Institutions et demain, à l’occasion de cette élection, les résultats viennent de la présidence avec un bout de papier qu’un soi-disant président du Conseil constitutionnel va lire pour le proclamer élu. Ce serait la plus grande déchéance pour la Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons pas tolérer ça.

Êtes-vous prêt à vous retirer du fait du scrutin tronqué ?

Il n’y a pas de lien entre la bataille pour une candidature transparente et une candidature de l’opposition. Ce sont deux questions différentes. Nous pouvons, si les conditions sont réunies, avoir plusieurs candidats de l’opposition et nous rassembler autour du candidat qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Ceci est un schéma, tout comme la candidature unique de l’opposition est un autre schéma. Pour le moment, ce n’est pas cette question qui est à l’ordre du jour. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est comment nous garantissons des élections crédibles dans les semaines à venir. Koné Mamadou a démontré par A+B. Le A c’est Affi. Je ne suis pas les lois de la République. Donc, il ne peut pas s’appuyer sur les propos de A pour déclarer Ouattara éligible. Ce ne sont pas les propos de A qui décident de l’éligibilité d’un candidat.

Ce sont les lois de la République, c’est la Constitution ivoirienne. Il aurait donc dû démontrer par C qu’Alassane Ouattara est éligible. En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice, ses experts qui ont juré que cette Constitution-là ne peut pas permettre à M. Ouattara d’être candidat pour un 3ème mandat. Nous en sommes tous témoins. C’est de notoriété internationale. Malgré cela, il veut nous imposer sa volonté, parce qu’il se croit tout permis en Côte d’Ivoire, je dirai même dans le monde. Il s’agit de la République qui a ses lois et ceux qui aspirent à gouverner doivent savoir qu’ils ne viennent pas pour imposer leur volonté mais qu’ils devraient travailler et agir dans le cadre des lois de la République.

En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice

C’est ce qui est en jeu aujourd’hui. Sommes-nous dans une République bannière où nous sommes astreints  à la volonté d’un individu, qui jette les gens en prison quand il le veut ? Personnellement, je ne me sens pas digne d’appartenir à une telle République. Je me battrai pour qu’il y soit mis fin. 30 ans de crise, de confrontation, ça suffit. (…) Depuis 1990, à toutes les situations dramatiques est associé le nom de M. Alassane Ouattara. Comme disent les Ivoiriens, trop c’est trop. Il faudrait qu’on mettre fin à ça.

Pourquoi au niveau de l’opposition, ce qui vous divise est plus important que ce qui vous rassemble ?

Au contraire, aujourd’hui, ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise. Ce qui nous rassemble, c’est l’intérêt national. Cet intérêt national est au-dessus de nos intérêts particuliers. C’est pourquoi, nous tenons le même discours. Nous pouvons le tenir avec des sensibilités différentes, des motivations différentes, des intensités différentes. Ce qui est important, c’est que nous tenons le même discours. Je suppose que vous faites référence à nos amis que nous appelons affectueusement « Gor », lorsque vous parlez de division. Cela est secondaire. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, ces questions-là sont très secondaires. Ce sont des questions insignifiantes. Donc, elles ne peuvent pas nous diviser. Elles ne peuvent pas diviser l’opposition. Je pense que celui qui va chercher à instrumentaliser ces questions sera rejeté, parce que le problème de l’opposition, aujourd’hui, ce n’est pas une affaire de « Gor », ce n’est pas une affaire d’Affi.

C’est une affaire de Côte d’Ivoire. « Gor », Affi ou ceci ou cela, si vous aimez la Côte d’Ivoire, mettez-vous en ordre de bataille pour sauver la Côte d’Ivoire. (…) Ce qui est important, c’est ce qu’on a comme ambition pour le pays. Nous ne répondons pas aux querelles. Personnellement, s’il y a une réunion de l’opposition, j’y viens sans chercher à savoir d’où viennent les autres participants, qui sont-ils mais en étant convaincu que tous ceux qui sont rassemblés là veulent la même chose et qu’ils sont rassemblés pour mener un même combat. Cela me suffit. Même si 30 mn avant la réunion, l’un d’entre nous a eu même à m’égratigner, dès que nous entrons dans la salle, c’est un fait passé que j’oublie, parce que ce qui est important, c’est que nous sommes ensemble.

 

La réussite de ce combat dépend de notre cohésion, de notre dignité et de notre détermination. L’essentiel aujourd’hui, c’est comment nous obligeons monsieur Ouattara à organiser des élections transparentes et crédibles. Comment le contraindre à reculer, par rapport à sa volonté de fraude pour que tous les Ivoiriens qui méritent de porter leurs projets devant la nation aient la possibilité de le faire.

 

 

Affi N’Guessan « Ouattara se croit tout permis en Côte d’Ivoire, nous irons jusqu’où il nous mènera »

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kabamoumouni24 septembre 202021min11

Honorables Invités
– Militantes et Militants
– Sympathisantes et Sympathisants du PDCI-RDA,

-Mes Chers Compagnons,

Henry Konan Bedié-PDCI

– Peuple de Côte d’Ivoire

Je vous salue et vous remercie pour cette belle mobilisation semblable à celle du 27 Août 2020 qui a accompagné le dépôt de ma candidature à la CEI.
Nous voilà, réunis, à nouveau à la Place Jean-Paul II, pour mon investiture à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020, après mon plébiscite, comme candidat à ladite élection, par les membres statutaires, lors des conventions électives éclatées des 25 et 26 juillet 2020.

En ce merveilleux instant du 12 Septembre 2020, permettez que du haut de cette tribune, j’associe la voix de mon épouse et de ma famille à la mienne pour vous traduire à tous toute ma reconnaissance pour votre détermination et loyauté à servir, avec foi et abnégation notre grand parti, le PDCI-RDA.
Chers Compagnons, notre présence ici ce jour répond à un objet de haute importance.

Il s’agit de transmettre, aux ivoiriennes, aux ivoiriens, à tous ceux vivant en Côte d’Ivoire et aux amis de la Côte d’Ivoire, un message d’espoir et d’espérance, précisant notre engagement politique, tel qu’il transparaît de notre projet de société et notre programme de gouvernement.

Mes Chers Compagnons, mon ambition majeure pour la Côte d’Ivoire est de réaliser, à court terme, la réconciliation nationale, à travers l’adoption par tous d’un nouveau contrat social pour une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.

Nous avons besoin d’une Côte d’Ivoire reconstruite en recollant tous les Morceaux décousus de notre tissu social.

Cette reconstruction doit être une œuvre collective menée par toutes les Forces vives de la nation, dans le cadre d’un dialogue politique et social inclusif.

Ainsi, ce jour, je réaffirme, solennellement, que j’accepte d’être candidat à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020 et j’invite toutes les formations politiques et les plateformes politiques, qui le désirent, à soutenir ma candidature à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020.

Soyons déterminés et engagés, car la victoire à cette élection est à notre portée à tout point de vue.

Au nom de la paix sociale et de la réconciliation nationale, si chères à chacun d’entre nous, je m’engage, dès mon accession à la magistrature suprême, à mettre en place un Gouvernement de large ouverture, fédérant toutes les formations politiques et les forces sociales qui le désirent et à prendre des mesures concrètes et immédiates pour le retour sans condition de tous les exilés, la libération des tous les prisonniers politiques civils et militaires de la crise post-électorale de 2010 jusqu’à nos jours.

Ce gouvernement aura pour missions de mettre en œuvre un programme, structuré en quatre (4) volets stratégiques, comportant vingt-six (26) engagements majeurs.

Ces quatre (4) volets stratégiques sont :

Premier volet :
l’état de droit, la démocratie apaisée et participative.

Il s’agit pour moi de montrer la façon, dont j’entends garantir les libertés publiques par un exercice sain de la démocratie qui conforte la défense du Territoire national, la reconstruction nationale, la réconciliation, la paix sociale, la justice et l’égalité de tous les citoyens devant la loi ; et ce dans un espace de vie sécurisé à l’intérieur du pays et aux frontières.

Au plan de la sécurité nationale, je m’engage à réformer le fonctionnement des forces de sécurité que sont la police nationale et la gendarmerie nationale et à doter l’armée nationale d’une nouvelle loi de programmation militaire pour renforcer son action et son rôle.

Toutes ces innovations que je m’engage à entreprendre et qui sont des facteurs incontournables de paix, de développement et de stabilité, s’inscrivent parfaitement dans notre vision de bâtir une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.

En effet, aucun développement sérieux et durable n’est possible sans le préalable de la paix.

C’est pourquoi, je m’engage à renouer avec les trois paradigmes, que le Président Félix Houphouët-Boigny, Père Fondateur du PDCI-RDA et de la Côte d’Ivoire moderne, a conçus et qui ont valu à la Côte d’Ivoire un prestige et un rayonnement reconnus en Afrique et dans le Monde.
Il s’agit de :
– La Paix à l’intérieur de la Côte d’Ivoire ;
– La Paix entre la Côte d’Ivoire et tous les pays Africains ;
– La Paix entre l’Afrique et le reste du Monde.

Dans le cadre du respect de la chose publique, je m’engage à redéfinir les missions de la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance afin qu’elle agisse avec promptitude et célérité dans l’exécution de ces missions ; à l’effet de prévenir et de lutter contre la corruption devenue rampante de nos jours.

Pour rassurer nos concitoyens de l’égalité de tous devant la loi et rassurer les milieux d’affaires, je m’engage à rendre effectives :

• la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire ;
• la protection des magistrats et du personnel de justice, dans l’exercice de leur profession, contre l’intrusion du pouvoir exécutif dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire érigée en système sous la gouvernance actuelle du RHDP- Unifié.

Deuxième volet :
la citoyenneté, le civisme, l’éducation, la formation et le bien-être pour tous.

Encore, je m’engage à réaliser leur promotion à travers :
• l’enseignement du civisme dans les cycles scolaires et la maîtrise de nos valeurs culturelles ;
• la formation scolaire, universitaire et technique adaptée à l’évolution du monde scientifique et du marché du travail ;

Il s’agit pour moi de m’assurer de l’employabilité des jeunes diplômés sur le marché du travail.

C’est pourquoi je m’engage, ici et maintenant, à mettre au cœur de mon programme de gouvernement plusieurs chantiers prioritaires relatifs à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes et à une réforme profonde de notre système éducatif.

Je n’oublie pas nos braves femmes des villes et des villages, à la tâche dans les activités artisanales, commerciales et dans les champs, ces femmes sur qui repose l’essentiel des préoccupations quotidiennes de la vie des familles.

Je m’engage à les rendre autonomes à travers des activités génératrices de revenus financées, comme je les avais institués de 1996 à 1999, grâce aux institutions de micro-crédits ou des établissements financiers spécialisés.

Je veillerai à ce que les jeunes et les femmes, qui relanceront nos activités agricoles, soient mieux outillés qu’avec la houe, la daba et la machette.
Nous opterons progressivement pour une agriculture motorisée porteuse de gains de productivité et de revenus accrus, toute chose qui freinera l’exode rural et la migration des jeunes à l’étranger au péril de leur vie.

Il est évident que le plein emploi des jeunes ne saurait être une réalité sans une transformation profonde de notre système éducatif qui s’est accommodé de la médiocrité, au regard de la baisse généralisée du niveau scolaire, comme l’atteste le faible taux de réussite aux récents examens du baccalauréat et du BEPC ; inférieur à 45%.

J’ambitionne de relever ce taux au moins à hauteur de 70% à l’horizon 2025.

C’est ce qui motive ma détermination pour l’épanouissement de notre jeunesse, qui de mon point de vue, bien qu’intelligente et courageuse, est en manque de repères et de modèles, en raison de la faillite des politiques de l’éducation, de la formation et de l’emploi du RHDP unifié.

Chers Compagnons, nous devons mettre fin à ce mode de fonctionnement ; le clientélisme qui n’honore pas notre République et les gouvernants actuels.

Je veillerai à ce que l’égalité des chances, consacrée par notre loi fondamentale, soit, à jamais, le ferment de la réconciliation nationale, de l’unité nationale et de notre prospérité économique.

La recherche-développement en santé est quasi inexistante. Ce qu’a confirmé la gestion de la pandémie de la COVID 19.

Au regard de ces faits, je m’engage à réformer en profondeur notre système de santé en mettant en œuvre un programme prioritaire de recherche-développement sanitaire dans les pôles économiques de développement.

Troisième volet :
les grands travaux et l’aménagement du territoire national.

A travers ce volet, je m’engage à développer les infrastructures de base nécessaires au développement économique et social durable.

A cet effet, je propose un ensemble de mesures structurelles d’appui et d’accompagnement aux entreprises privées et publiques exerçant dans les domaines :
• des bâtiments et des travaux publics,
• des transports,
• de l’industrie et des mines ;
• des nouvelles technologies de l’information ;
• des hydrocarbures, de l’énergie et des énergies renouvelables ;
• de la santé et de l’hygiène publique ;
• de la construction, de l’urbanisme et du cadre de vie.

Ainsi, je m’engage à réaliser de grands projets structurants tels que :
– la création de neuf Grands pôles économiques de développement,
-la création de nouveaux chefs-lieux de départements; notamment ceux de OURAGAHIO, de GUIBEROUA, OUELLE etc.

Par ailleurs, dans la lutte contre les inondations, avec son corolaire de pertes en vies humaines dans divers quartiers de la ville d’Abidjan, je m’engage à mettre en œuvre un programme ambitieux d’assainissement, de drainage et d’amélioration du cadre de vie des populations.
Quatrième volet :
le développement économique et social durable.

Enfin, à travers ce quatrième volet, je m’engage à bâtir un modèle économique adossé sur un cadrage macroéconomique, avec une prévision de recettes fiscales couvrant l’essentiel des dépenses publiques.

A cet effet, je m’engage à faire adopter des réformes fiscales et douanières pour accroître les ressources de l’état en vue de
faire face aux sollicitations financières des organisations syndicales des travailleurs.

Dans le secteur public, il s’agit :
• du relèvement de l’indice référentiel de base fixé à 233.457 depuis 1961, sans évolution tenant compte de la cherté de la vie,
• de la revalorisation du taux d’annuité liquidable de la pension de 1.75 à 2,

• de l’adoption du nouveau statut général de la fonction publique.

Dans le secteur privé, il s’agit d’entreprendre des réformes se rapportant à :
– la révision du code du travail,
– la revalorisation du Smig et du Smag,
– la revalorisation des pensions de retraite, en raison de leur caractère dérisoire.

Chers Compagnons, je m’engage à traiter ces attentes en instaurant la justice fiscale à travers :
– la réduction du taux d’imposition pour alléger la charge fiscale des contribuables, car trop d’impôt tue l’impôt,
– l’élargissement de l’assiette fiscale. Les pertes de recettes issues de la réduction des taux d’imposition seront compensées par l’élargissement de l’assiette de l’impôt,
– l’adoption d’une fiscalité allégée et adaptée aux petites et moyennes entreprises et au secteur informel. En effet, les PME et le secteur informel constituent des maillons importants de notre économie.
Sur la base de ces réformes fiscales et des ressources attendues, je m’engage à assurer une croissance économique inclusive, forte et durable, à travers la promotion :

1- d’une agriculture moderne, diversifiée, intensive et mécanisée.

2- d’un secteur industriel adapté aux impératifs de compétitivité de l’agro-industrie, des industries minières, pétrolières et gazières.

Ce secteur constituera le socle de l’expansion économique projetée à l’horizon 2025.

3- d’un secteur tertiaire dynamique soutenu par le développement des NTIC et par les petites et moyennes entreprises.

En conclusion, l’objectif visé à l’horizon 2025, c’est de:

1- réduire sensiblement le niveau du chômage, aggravé par la covid-19.
Le niveau élevé de ce taux de chômage, que je ne cesse de décrier à chacune de mes interventions, et qui se situe entre 70% et 90%.

Malheureusement à ce jour, aucune action véritable n’a été menée pour la création d’emplois pour les jeunes, garçons et filles.

J’ambitionne de ramener ce taux entre 15% et 25%.

2- accroître la richesse nationale dans tous les secteurs de production, avec une amélioration qualitative des systèmes de production adossés à une
fiscalité à base élargie pouvant induire une croissance soutenue du PIB entre 8,5% et 9,5% à l’horizon 2025.

3- assurer une meilleure répartition des fruits de la croissance par une affectation efficiente des ressources publiques vers les couches sociales les plus vulnérables, à travers des projets et programmes pour les pauvres.

Ces projets ciblés, en faveur des populations démunies, seront contenus dans les quinze (15) masses de projets plurisectoriels, à réaliser de 2020 à 2025, d’un montant de 46 000 milliards de francs CFA.

Mes chers Compagnons,
la réalisation effective de ces projets et programmes va reposer sur une gestion saine des ressources publiques.

A cet effet, je m’engage à assurer une gestion transparente des dépenses publiques, avec l’obligation aux gestionnaires des comptes publics de rendre compte des opérations financières de l’Etat.

C’est sur la base de la gestion efficiente des recettes fiscales Prévisionnelles, de 2020 à 2025, d’un montant de 34 776,3 milliards de francs CFA et la mobilisation de ressources additionnelles sur les marchés internationaux de capitaux que nous aurons la capacité de financer les quinze (15) masses de projets, comportant un total de cent quarante-trois (143) projets.

Ces quinze (15) masses de projets plurisectoriels constituent la nervure principale du Programme de gouvernement 2020-2025 du parti.

Chers Compagnons, me voilà au terme
de mon discours programme 2020-2025 qui met en exergue les axes essentiels des politiques publiques que je m’engage à exécuter pour une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.

Ce projet de société et ce programme de gouvernement sont ma vision et mes objectifs, contrairement au RHDP unifié qui n’a ni vision ni objectif à long terme.

En effet, l’émergence projetée à l’horizon 2020, évoquée dans tous les discours officiels n’a pas été une réalité et la misère ne cesse de croître.

Leur modèle macroéconomique a généré une croissance appauvrissante sur la période 2012-2020, avec un taux de pauvreté de plus de 47%, malgré un taux de croissance du PIB en moyenne de 7,6% sur la même période.

Les tenants du pouvoir RHDP n’ont jamais eu pour objectif de parvenir à une meilleure redistribution des richesses nationales.

Je voudrais dire à leur endroit la pensée de CONFICIUS : « quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt ».
Quand pour la nation les sages de notre pays montrent la voie de la paix, ils s’obstinent à violer la constitution, à se parjurer en voulant un 3ème mandat.

Contre cette forfaiture, je vais avec l’opposition remporter cette élection présidentielle afin de réussir une mission de salut public pour le bonheur de tous, en particulier des jeunes, filles et garçons des nouvelles générations.

Je demande, donc, à tous les ivoiriens et à toutes les ivoiriennes de m’accorder leurs voix pour la victoire à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020, afin qu’ensemble nous reconstruisions l’état de droit et la démocratie apaisée, tant recherchés depuis le stupide coup d’État du 24 Décembre 1999.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire

Fait à Yamoussoukro le 12 Septembre 2020
Henri Konan BÉDIÉ

Président du PDCI-RDA

 

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kabamoumouni24 septembre 20205min12
Affi N’Guessan-FPI

Le programme de gouvernement du Président du Front populaire ivoirien (FPI), Affi N’guessan est prêt, pour la Présidentielle d’octobre 2020.

Militants et sympathisants du FPI, démocrates ivoiriens, le livre programme (200 pages) de votre candidat va être incessamment mis en ligne afin que tous vous puissiez vous le procurer en le téléchargeant gracieusement.

Les cinq domaines stratégiques de la Renaissance du pays et les programmes qui leurs sont associés sont les suivants :

I – RENAISSANCE POLITIQUE ET INSTITUTIONNELLE

A – Bâtir la nation et fonder la paix sur la réconciliation nationale et la cohésion sociale.
B – Proposer un nouveau contrat social pour la renaissance : refonder l’Etat et moderniser les institutions.
C – Approfondir la décentralisation et régionaliser le processus de développement économique et social.
D – Faire de la Côte d’Ivoire une puissance régionale en matière de sécurité et de défense.
E – Mettre la justice au service de la paix sociale et de la prospérité nationale.

II – RENAISSANCE DU CAPITAL HUMAIN ET MODERNISATION SOCIALE

A – Réaliser la révolution culturelle pour une Nation de la Citoyenneté, de la créativité et de l’excellence.
B – Garantir l’égalité des chances et faire de l’éducation/formation le moteur de la Renaissance nationale.
C – Garantir la santé et le bien-être pour tous.
D – Faire du sport une institution de santé publique, de cohésion sociale et de promotion internationale de la Côte d’Ivoire.
E – Assurer l’accès au logement, à l’eau potable et à l’électricité, dans un cadre de vie décent.
F – Promouvoir la pleine participation des femmes au développement national
G – Avec les jeunes, relever les défis d’aujourd’hui et garantir les succès de demain.
H – Du travail pour tous, tous au travail : créer des emplois notamment pour les jeunes, améliorer les revenus, lutter contre la pauvreté.

C – LA RENAISSANCE ÉCONOMIQUE ET LA MODERNISATION DES INFRASTRUCTURES TECHNIQUES ET TECHNOLOGIQUES

A – Assurer l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et faire de la Côte d’Ivoire »le grenier de l’Afrique de l’Ouest ».
B – Pour une prospérité durable, bâtir une puissance industrielle sur la révolution agricole et minière dans une économie diversifiée.
C – Faire de la Côte d’Ivoire une puissance énergétique sous-régionale.
D _ Moderniser, diversifier, et diversifier les infrastructures économiques.
E – Relever le défi de la révolution numérique et de la modernisation technologique du pays.

D – LA RENAISSANCE ÉCOLOGIQUE

A – Faire de la Côte d’Ivoire une référence en matière de développement durable.
B – Assurer la protection et l’équilibre de la biodiversité pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

E – LA RENAISSANCE DIPLOMATIQUE

A – La Côte d’Ivoire ouverte sur le monde pour la paix et le progrès.
B – Redynamiser la diplomatie ivoirienne au service du rayonnement international de la Côte d’Ivoire.

Vive la culture du débat contradictoire démocratique afin que s’éclipse la culture du bavardage et du « papy m’a dit que… ».

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kabamoumouni24 septembre 20205min8

© Koaci.com – jeudi 24 septembre 2020 – 10:52

 

Le député Licoumane Camara 

 

Quinze détenus proches de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, dont trois (3) députés sur les cinq (5) mis depuis décembre dernier en détention provisoire dans le cadre d’une affaire de coup d’Etat manqué après la levée de leur immunité, vont recouvrer la liberté sous contrôle judiciaire, comme hier révélé par KOACI.

 

En attendant la liste des bénéficiaires, selon le doyen des juges d’instruction, qui a acté leur libération sous contrôle judiciaire, ils ne devront pas, entre autres, sortir des limites du territoire national et respecter d’autres obligations.

 

« Ne pas se rendre en certains lieux notamment aux meetings de nature politique ; Se présenter chaque mois au greffe du cabinet du Doyen des juges d’instruction du tribunal du Plateau. Ils ne devraient pas se livrer à certaines activités de nature professionnelle ou sociale, à l’exclusion de l’exercice des mandats électifs et des responsabilités syndicales ; Ces activités concernent notamment le cyber activisme et les meetings et réunions politiques.», note le magistrat.

Il est également demandé aux détenus libérés sous condition, de s’abstenir d’entrer en relations avec leur co-inculpés nommément cités : Mamdou Djibo, Ouattara Marc alias « Marc Kidou Ouattara », Ouattara Ladji, Touré Aboubacar, Traoré Babou, Soro Kanigui Mamadou, Yao Soumaïla et Kardioula Souleymane.

 

Enfin, le cabinet du Doyen du Juge d’instruction prévient qu’en cas de non-respect volontaire de cette obligation, il sera ordonné leur placement en détention préventive.

 

Pour rappel, en décembre dernier, une trentaine de pro-Soro avaient été arrêtés et placés en détention provisoire après une tentative de coup d’Etat manqué qui a poussé Guillaume Soro et certains de ses proches, à l’exil en France.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

© Koaci.com – jeudi 24 septembre 2020 – 10:52

 

Le député Licoumane Camara 

 

Quinze détenus proches de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Guillaume Soro, dont trois (3) députés sur les cinq (5) mis depuis décembre dernier en détention provisoire dans le cadre d’une affaire de coup d’Etat manqué après la levée de leur immunité, vont recouvrer la liberté sous contrôle judiciaire, comme hier révélé par KOACI.

 

En attendant la liste des bénéficiaires, selon le doyen des juges d’instruction, qui a acté leur libération sous contrôle judiciaire, ils ne devront pas, entre autres, sortir des limites du territoire national et respecter d’autres obligations.

 

« Ne pas se rendre en certains lieux notamment aux meetings de nature politique ; Se présenter chaque mois au greffe du cabinet du Doyen des juges d’instruction du tribunal du Plateau. Ils ne devraient pas se livrer à certaines activités de nature professionnelle ou sociale, à l’exclusion de l’exercice des mandats électifs et des responsabilités syndicales ; Ces activités concernent notamment le cyber activisme et les meetings et réunions politiques.», note le magistrat.

Il est également demandé aux détenus libérés sous condition, de s’abstenir d’entrer en relations avec leur co-inculpés nommément cités : Mamdou Djibo, Ouattara Marc alias « Marc Kidou Ouattara », Ouattara Ladji, Touré Aboubacar, Traoré Babou, Soro Kanigui Mamadou, Yao Soumaïla et Kardioula Souleymane.

 

Enfin, le cabinet du Doyen du Juge d’instruction prévient qu’en cas de non-respect volontaire de cette obligation, il sera ordonné leur placement en détention préventive.

 

Pour rappel, en décembre dernier, une trentaine de pro-Soro avaient été arrêtés et placés en détention provisoire après une tentative de coup d’Etat manqué qui a poussé Guillaume Soro et certains de ses proches, à l’exil en France.

 

Donatien Kautcha, Abidjan