Actualités Archives - Elections.ci

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electionsci2016422 septembre 20206min11

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 14:50

 

Avant de se prononcer sur son retour en côte d’Ivoire , après avoir assoupli les conditions de la sa liberté en mai dernier , la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a rejeté ce mardi une requête de la Défense de Laurent Gbagbo. Selon le document consulté par KOACI, la «Requête de la Défense visait à obtenir la transmission par le Greffe des traductions en anglais non-définitives de ses écritures . »

 

Le juge-Président, Chile Eboe-Osuji, a rejeté cette demande avant d’en donner les raisons :

 

Selon le Nigérian, le conseil de M. Gbagbo demande à la Chambre d’appel de diriger le Greffe de lui transmettre des projets de traductions anglaises de ses propres documents, aussi bien ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par la langue (…)

 

« Dans sa demande, l’avocat de M. Gbagbo note que la Chambre d’appel a déclaré, dans sa décision du 26 novembre 2019, que si elle a souhaité recevoir le projet de traduction en anglais de sa requête déjà préparée, il peut demander au greffe de la lui fournir sur la base de ce «précédent», le conseil de M. Gbagbo demande donc à recevoir rédiger des traductions en anglais ses documents. D’emblée, la Chambre d’appel note que le conseil de M. Gbagbo a demandé des informations sur la traduction en anglais de six documents. La demande de Gbagbo, dans la mesure où elle concerne l’un quelconque de ces documents, peut donc être considérée comme sans objet. La Chambre d’appel estime que l’avocat de M. Gbagbo n’a pas convaincu argument quant à la raison pour laquelle il devrait se voir accorder une autorisation générale pour la fourniture de rédiger des traductions en anglais de ses propres documents, à la fois ceux qui ont déjà été fournis et ceux qui seront fournis par le Greffe. Les appels à la décision de la chambre du 26 novembre 2019 n’appuient pas la prétention de «précédent» que fait l’avocat de M. Gbagbo. .. », a –t-il expliqué.

La Chambre d’appel devrait-elle exiger une partie ou la totalité ce document en version anglaise révisée, il en informera le Greffe en tant que tel. Dans le cas contraire, elle n’estime pas que la très large soumission, sachant que le document en question provient de la Défense qui n’a présenté aucun argument convaincant sur les raisons pour lesquelles il devrait être traduit sous une forme révisée en anglais.

 

« Si la Défense souhaite recevoir le projet anglais de ce document qui a déjà été préparé, il peut demander au greffe de le fournir », poursuit le juge avant d’observer. «  Elle n’impose aucune obligation au Greffier pour les raisons indiquées dans le passage. Le fait que la Défense puisse toujours faire une demande ne crée pas d’obligation pour le destinataire de la demande de l’honorer. Le Paragraphe 29 de la décision du 26 novembre 2019 n’a trouvé aucune base pour une telle obligation. Une telle absence d’obligation ne peut être transformée en obligation par la Défense par le porte dérobée d’exhorter la Chambre d’appel à «ordonner» que la demande soit honorée. »

 

Par conséquent, la Chambre d’appel rejette la demande de la Défense de M. Gbagbo.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016422 septembre 20202min27

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 14:06

 

ùLe chef de l’Etat, Alassane Ouattara, entame ce mercredi 23 septembre 2020 jusqu’au samedi 26 septembre 2020 sa dernière visite d’Etat, dans la région de la Marahoué à trente-huit (38) jours de la présidentielle.

 

En plus de la mobilisation des populations, les autorités prennent des mesures afin de faire d’un véritable succès ladite visite.

 

C’est le cas dans la localité de Gohitafla, où le maire, Youan Bi Trazié Bertrand Athanase, a pris un arrêté municipal, portant Interdiction des levées de corps et d’organisation de funérailles du jeudi 24 septembre au vendredi 25 septembre 2020 inclus.

 

Selon le premier magistrat de la commune, l’interdiction des levées de corps et l’organisation de funérailles sur le territoire communal, répondent au souci de contribuer à une « participation accrue des populations à toutes les étapes de la visite d’Etat au Président de la Republqiue à Zuénoula. »

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016422 septembre 20203min42

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 12:52

 

Le députéKoné Gnangadjomon

 

Non retenu à la présidentielle de 2020, Guillaume Soro perd l’un de ses soutiens. Il s’agit du député de DianraKoné Gnangadjomon.

 

Le parlementaire a déposé ses valises au Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).

 

« Heureux de retrouver le député de Dianra, Gnangadjomon Koné du GPS qui rejoint la grande famille du RHDP », a posté Adama Bictogo, Directeur Exécutif du RHDP.

Echangeant lundi avec les responsables locaux du parti et les militants d’Agboville dans la région de l’Agneby-Tiassa, l’ancien Ministre répondu à l’opposition suite à son appel à la désobéissance civile.

 

« Certains parlent à Paris, d’autres ici donnent des mots d’ordre, qu’ils parlent mais nous irons aux élections. Le Rhdp est déterminé à ne céder à aucune provocation parce que nous allons gagner cette élection », a affirmé Bictogo.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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electionsci2016422 septembre 20205min47

© Koaci.com – mardi 22 septembre 2020 – 09:13

Touré Alpha Yaya au Black Market d’Adjamé (Ph KOACI)

 

La dernière sortie de Guillaume Soro, président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) sur une radio internationale n’a pas été du goût des partisans du chef de l’Etat Alassane Ouattara, candidat du Parti au pouvoir, le RHDP, à la prochaine élection présidentielle.

 

L’ancien collaborateur de Guillaume Soro, désormais, inconditionnel du rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), Parti présidentiel, Touré Alpha Yaya a réagi à la dernière sortie du député de Ferkessédougou sur la radio BBC.

 

Invité hier lundi par les jeunes du Black Market d’Adjamé, le député a exprimé son amertume et son affliction après les propos discourtois, désobligeants et irrévérencieux tenus dira-t-il par Guillaume Soro à l’encontre du président Alassane Ouattara qu’il considérait naguère comme son père.

« Quel modèle Guillaume Soro peut-il représenter pour la jeunesse ivoirienne ? Quel dirigeant peut-il être pour la Côte d’Ivoire, cet homme qui est incapable de retenue et de contenance ? Finalement, il donne l’impression de quelqu’un qui ne sait pas se maîtriser et qui ne peut pas contenir ses émotions », a-t-il lâché avant de traité son ancien collaborateur de « biberonné politique ».

 

Affirmant que Guillaume Soro fait preuve d’immaturité politique en s’attaquant à son « père Alassane Ouattara« , l’invité du jour au Black Market d’Adjamé a invité ses hôtes à se tenir prêts pour soutenir la paix et la stabilité.

 

Enfin Touré Alpha Yaya a annoncé l’organisation les jours à venir d’une marche de la paix et de la stabilité. « A cette marche j’invite toute la jeunesse ivoirienne », dira-t-il pour conclure.

 

Jean Chrésus

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electionsci2016422 septembre 20205min32

© Koaci.com – lundi 21 septembre 2020 – 20:59

 

La délégation de GPS ce lundi au siège du FPI à Cocody (Ph KOACI)

 

Alors que le front populaire ivoirien (FPI) tendance Laurent Gbagbo avait quant à lui pris part hier dimanche à la rencontre entre les Partis et groupements politiques de l’opposition, la blanche du FPI dirigée par Affi N’guessan a été écartée de cette rencontre bien qu’ayant eu une rencontre avec le président du PDCI, Henri Konan Bédié le vendredi dernier.

 

Mis à l’écart pour la rencontre d’hier, le camp Affi avait vigoureusement dénoncé cette attitude qui dira-t-il vise à fragiliser l’unité d’action recherchée.

 

Fort de cela, Guillaume Soro, initiateur de cette rencontre a délégué auprès du président reconnu du FPI une délégation de son mouvement politique Générations et Peuples Solidaires (GPS) pour rencontrer l’ancien Premier ministre Affi N’guessan.

La rencontre entre les émissaires de Guillaume Soro et le camp Affi a eu lieu ce lundi 21 septembre 2020 au siège du FPI à Cocody Vallon, comme constaté sur place par KOACI.

 

Mme Naminata Epouse Zié, coordonnatrice et présidente intérimaire de Génération et peuples solidaires (GPS) section Côte d’Ivoire, au sortir de la rencontre, a laissé entendre que les membres de sa délégation et elles se sont mis d’accord avec Affi sur une unité d’action avec toutes les formations et groupements politiques d’opposition.

 

«Nous sortons d’une rencontre avec le président du Front populaire ivoirien (Fpi), monsieur Affi N’Guessan. Nous avons échangé sur l’actualité politique, en l’occurrence, la situation politique de l’heure qui est l’élection présidentielle. Nous nous sommes entendus pour des actions communes entre le Fpi et les autres plateformes de l’opposition. Nous venons aujourd’hui à la demande du président Guillaume Kigbafori Soro rencontrer le Fpi qui est une force qui compte et qui est un parti d’opposition. On ne pouvait pas exclure le Fpi dans la démarche. Donc nous avons été instruit par le président Soro Guillaume de rencontrer cette force qui compte en Côte d’Ivoire », a-t-elle affirmé.

 

Jean Chresus

electionsci2016322 septembre 20203min33

ABIDJAN, 21 septembre (Xinhua) — Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a invité lundi à Abidjan les acteurs politiques ivoiriens à la « concertation » en vue d’une élection présidentielle « inclusive » le 31 octobre en Côte d’Ivoire.

M. Ibn Chambas s’exprimait devant la presse à l’issue d’une audience que lui a accordée le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

« Nous avons fait le tour des questions politique et sécuritaire, humanitaire ainsi que du COVID-19 et nous avons partagé les préoccupations des Nations unies sur la persistance de l’absence de consensus sur certains aspects du processus électoral », a indiqué M. Ibn Chambas.

« Les Nations Unies invitent tous les acteurs à éviter les violences et le recours aux discours de haine », a-t-il poursuivi.

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a également réaffirmé à M. Ouattara « l’engagement des Nations Unies à accompagner la Côte d’Ivoire » dans l’organisation de son élection présidentielle.

Pour le scrutin, le Conseil constitutionnel ivoirien a validé la candidature du président sortant Alassane Ouattara pour un troisième mandat, et aussi celles de Pascal Affi N’guessan du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), de Bertin Kouadio Konan (indépendant) et de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition).

La coalition des partis et groupements politiques de l’opposition et des organisations de la société civile ont appelé dimanche à la désobéissance civile à travers des manifestations de rue pour protester contre la candidature du président Ouattara mais également exiger la dissolution du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale, l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés.

Les manifestations sporadiques à Abidjan et à l’intérieur du pays contre la candidature de M. Ouattara ont été émaillées de violences, faisant au moins 15 morts et provoquant des centaines de personnes interpellées et des biens publics et privés saccagés.

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electionsci2016322 septembre 20205min34

Pierre Narcisse N’Dri Kouadio, directeur de cabinet d’Henri Konan Bédié et porte-parole du PDCI-RDA était sur les antennes de France 24 le lundi 21 septembre 2020. Il explique que personne ne voyait l’opportunité de la modification d’une constitution. Malheureusement selon lui, « on connait bien les enjeux qu’il y a derrière ».

« C’est tellement cynique et dangereux pour la paix en Côte d’Ivoire d’utiliser des arguments que nous avions exprimé à l’époque comme des craintes et des mises en garde comme des arguments juridiques pour légitimer le troisième mandat de monsieur Ouattara. Je ne suis pas juriste, je ne fais qu’exprimer une crainte. On voyait venir le jeu du pouvoir. Ils appelaient tout le monde à voter sous prétexte que Ouattara ne serait pas candidat. Ils ont même dit que la constitution ne lui permettait pas d’être candidat. C’est sur cette base de mensonge d’état que les Ivoiriens sont allés au référendum de cette constitution », a dénoncé le porte-parole du PDCI-RDA.

 

Selon N’Dri Kouadio, « on ne voyait pas l’opportunité de la modification d’une constitution. Et on a dit qu’il ne fallait pas le faire parce que ça risquait de permettre à monsieur Ouattara de se représenter. Parce qu’on connait bien les enjeux qu’il y a derrière. Malheureusement on ne nous a pas écouté et on se retrouve dans la situation actuelle. Mamadou Touré confirme que ce conseil constitutionnel n’a pas dit le droit et qu’il a donné une décision politique. Puisqu’il dit que monsieur Bédié ne devrait pas être retenu comme candidat au vu de son âge et du fait qu’il ait fait deux mandats. Ce conseil constitutionnel s’est complètement discrédité. On ne peut pas aller aux élections avec un tel conseil constitutionnel ».

Je voudrais rappeler à Mamadou Touré que le président Bédié a 86 ans et il se porte comme un charme.

« Je voudrais rappeler à Mamadou Touré que le président Bédié a 86 ans et il se porte comme un charme. Il a une très bonne santé, il a une intelligence libre. Donc il gère les activités de son parti. Il a été plébiscité dans une convention ouverte, élu avec une majorité écrasante avec l’adhésion des jeunes. Il porte la candidature des jeunes. La président Bédié a une noble vision de la Côte d’Ivoire mais il ne souhaiterait pas que ceci soit entaché avec la candidature illégale et anticonstitutionnelle du président Alassane Ouattara », a-t-il fait observer.

Notons que depuis l’annonce du chef de l’Etat, Alassane Ouattara le jeudi 6 août de vouloir se présenter à l’élection présidentielle d’octobre 2020, les tensions restent vives dans le pays. En outre, des partis politiques de l’opposition dénoncent le rejet du dossier de candidature de plusieurs candidats par le conseil constitutionnel. Ils estiment en effet, que l’actuel président, candidat à sa réélection n’est pas éligible au regard de la Constitution.

 

Soulignons en outre que le conseil constitutionnel a validé quatre dossiers de candidatures sur quarante-quatre le lundi 14 septembre 2020, dont celui du président sortant Alassane Ouattara à un nouveau mandat. Celles de l’ancien Président Laurent Gbagbo et l’ancien président de l’assemblée nationale furent rejetés.

Karina Fofana

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electionsci2016322 septembre 20203min8
Mgr Alexis Touably Youlo, évêque du diocèse d’Agboville et administrateur apostolique du diocèse de Yamoussoukro, a lancé, le jeudi 17 septembre 2020, un appel pour que l’élection présidentielle du 31 octobre se déroule de manière pacifique, libre et régulière.

Service Français-Afrique –Cité du Vatican

Mgr Alexis Touably Youlo a lancé cet appel à Agboville au cours d’une réunion sur la lutte contre l’incitation à la haine et la prévention des conflits sociopolitiques et communautaires.

« Ne pas s’impliquer dans la paix, c’est être démissionnaire. La paix c’est la vie et nous devons nous réunir, en vue de consolider, enseigner et promouvoir la paix », a déclaré l’évêque d’Agboville, se référant à la situation socio-politique en Côte d’Ivoire, où des affrontements et des violences ont eu lieu à cause des prochaines élections et des candidatures présentées, dont celle de l’actuel président, Alassane Ouattara, qui se représente pour un troisième mandat.

La Côte d’Ivoire est un pays béni

Pour Mgr Alexis Touably Youlo, « détruire c’est facile, mais construire c’est difficile ». C’est ainsi qu’il a invité les parties prenantes aux élections du 31 octobre prochain à prendre des décisions concrètes. L’évêque d’Agboville a lancé, en même temps, un appel à tous pour un scrutin apaisé afin que la victoire de celui qui sera élu soit reconnue. « La Côte d’Ivoire ne sombrera pas, car c’est un pays béni de Dieu », a-t-il souligné.

L’engagement de tous

Les évêques ivoiriens avaient déjà appelé à la réconciliation, le mardi 21 juillet 2020, dans une lettre pastorale intitulée « l’Eglise en Côte d’Ivoire au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ». Dans leur lettre, les prélats ivoiriens faisaient remarquer que « seule une authentique réconciliation assumée dans la vérité et la justice apportera une paix durable à la société ivoirienne ». Ils estimaient ainsi que la construction d’une société de paix nécessite l’engagement de tous.

https://www.vaticannews.va/fr/afrique/news/2020-09/cote-d-ivoire-monseigneur-touably-appelle-a-des-elections-paci.html
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electionsci2016321 septembre 20203min14

Selon les services du chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, cette visite s’inscrit « dans le cadre du soutien des Nations Unies pour l’organisation d’une élections présidentielle pacifique, inclusive, transparente et crédible, prévue le 31 octobre 2020 ».

Durant cette visite, M. Ibn Chambas doit rencontrer le Président ivoirien Alassane Ouattara. Il doit également tenir une série de rencontres avec des membres du gouvernement, des acteurs politiques, des représentants de la société civile, des représentants du corps diplomatique, ainsi que l’équipe pays des Nations Unies.

Durcissement des positions et discours de haine – Michelle Bachelet

A noter qu’à l’ouverture de la 45e session du Conseil des droits de l’homme, lundi 14 septembre à Genève, la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, s’était préoccupée de la situation en Côte d’Ivoire.

Selon elle, le processus électoral avait commencé dans « un climat politique tendu et sur fond de déclencheurs de violence préexistants liés à des questions de nationalité, de clivages régionaux et ethniques toxiques, d’inégalités économiques, de discrimination et d’impunité pour les crimes passés ».

Pour Mme Bachelet, ces fractures sociales risquent de s’aggraver avec l’intensification de la campagne politique et le durcissement des positions.

A cet égard, elle avait évoqué « une augmentation des discours de haine sur les médias sociaux ».

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme invite donc instamment les autorités à veiller à ce que les droits de l’homme de chacun soient pleinement protégés et respectés en cette période électorale importante.

 

https://news.un.org/fr/story/2020/09/1077842

21 septembre 2020
electionsci2016321 septembre 20209min13

Des jeunes gens de tous les bords politiques venus débattre des « mouvements de protestation de la jeunesse » : face à une telle assistance, Blandine Angbako savait qu’elle allait devoir user de toute son autorité et de son agilité de militante de la société civile pour tenir son rôle de modératrice.

Mais qu’importe si le ton est parfois monté, transformant les échanges en règlements de compte. « L’objectif est atteint », se félicite Mme Angbako. A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle prévu le 31 octobre, « les jeunes Ivoiriens dialoguent, ils se parlent les yeux dans les yeux plutôt que d’aller dans la rue pour se taper dessus », se réjouit cette juriste.

Depuis que le président Alassane Ouattara a confirmé début août son intention de briguer un troisième mandat, des violences ont éclaté dans différentes villes du pays. Le bilan – une quinzaine de morts, principalement des jeunes hommes – est lourd. La tension ne risque pas de retomber de sitôt alors que l’ancien président Henri Konan Bédié a appelé dimanche 20 septembre, au nom de l’opposition, à la « désobéissance civile » face à la « forfaiture » de la candidature controversée d’Alassane Ouattara.

Des échauffourées ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel, lundi 14 septembre, de la liste des candidats retenus pour le scrutin.

Refus d’être « instrumentalisé »

Tour à tour, le pouvoir en place et l’opposition ont accusé des « jeunes » d’être les instigateurs autant que les premières victimes de ces violences. Excédée de se sentir manipulée, une partie de cette génération a décidé de prendre les devants et multiplie les actions d’éducation civique et les appels à la non-violence.

L’objectif est clair : se choisir le rôle qu’elle veut jouer dans ce contexte préélectoral tendu. D’autant plus que les deux principaux candidats, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, sont respectivement âgés de 78 et 86 ans… Ce qui n’empêche pas les deux rivaux de se présenter comme les « candidats de la jeunesse ».

 

« A défaut d’avoir une place sur l’échiquier politique, on veut mettre la jeunesse au cœur du processus électoral », explique Ben Coulibaly, l’un des responsables de l’antenne ivoirienne du Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest (Foscao). Agé de 30 ans, il refuse d’être, une fois encore, « instrumentalisé », ou « réduit, comme du bétail, à un simple rôle d’électeur docile ».

En l’espace de quelques semaines, son organisation a lancé sur le terrain et en ligne des « agoras », sortes de tribunes d’expression « affranchies de toute récupération politique pour se parler franchement entre nous », ajoute-t-il. L’affluence des rencontres qu’il organise témoigne, selon lui, de l’appétence des jeunes pour la chose publique, mais aussi de la « frustration née de la confiscation du pouvoir par toute une ancienne génération ».

Frustration de la jeunesse

« La bataille électorale est lancée et le résultat dépend de nous », veut croire Josué Yao Vah, le président du Parlement des jeunes de Côte d’Ivoire. Le responsable de cet organe de la société civile, sans aucun pouvoir, mais très actif dans les villes et sur les campus, fait référence à un chiffre sans cesse mis en avant par la jeunesse du pays : 77 % de la population ivoirienne a moins de 35 ans. Il n’en reste pas moins qu’en 2018, lors de la dernière révision de la liste électorale, les 18-35 ans représentaient à peine 29 % du corps électoral.

Un contingent loin d’être insignifiant, mais qui ne justifie guère les fantasmes de certains responsables d’organisation de jeunesse. La donne va-t-elle changer avec l’élection à venir ? La Commission électorale indépendante (CEI) a indiqué avoir enregistré 900 000 nouveaux électeurs, sans pour autant préciser s’il s’agissait de nouveaux majeurs ou de personnes qui n’étaient auparavant pas inscrites sur les listes.

« De toute manière, la jeunesse n’est pas un parti politique. Elle ne vote pas de manière homogène », tempère Didier Amani, le responsable de l’association Tournons la page. Le jeune homme, qui se dit « engagé mais pas partisan », sillonne les quartiers depuis des mois pour sensibiliser aux enjeux de l’élection. Mais il a parfois l’impression de donner des coups d’épée dans l’eau : « Face à une jeunesse aussi pauvre, l’argent permet tout, salit tout et ruine nos efforts. »

Un avis partagé par d’autres militants de la société civile qui ont observé combien certains jeunes se laissent facilement entraîner dans la violence. « Tu applaudis la veille quand on t’explique qu’il faut rester calme. Mais le lendemain, pour 1 000 francs CFA [1,50 euro], tu montes un barrage sur une route ou tu jettes des pierres sur les policiers », regrette le responsable d’une organisation de jeunesse.

Quels que soient ses moyens d’expression, la frustration de cette génération fait peu de doute. C’est en tout cas elle qui s’exprimait lundi 14 septembre, au Palais de la culture de Treichville, à Abidjan, lors d’une rencontre avec les principales associations de la jeunesse ivoirienne organisée par le premier ministre Hamed Bakayoko.

« La jeunesse de Côte d’Ivoire est fatiguée, fatiguée de vos turpitudes, fatiguée de vos hésitations, fatiguée de la manipulation dont elle est victime. Nous voulons simplement vivre », a lancé l’un des responsables invité à prendre la parole sur scène. Comme un cri du cœur et un avertissement.

Des jeunes gens de tous les bords politiques venus débattre des « mouvements de protestation de la jeunesse » : face à une telle assistance, Blandine Angbako savait qu’elle allait devoir user de toute son autorité et de son agilité de militante de la société civile pour tenir son rôle de modératrice.

Mais qu’importe si le ton est parfois monté, transformant les échanges en règlements de compte. « L’objectif est atteint », se félicite Mme Angbako. A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle prévu le 31 octobre, « les jeunes Ivoiriens dialoguent, ils se parlent les yeux dans les yeux plutôt que d’aller dans la rue pour se taper dessus », se réjouit cette juriste.

Depuis que le président Alassane Ouattara a confirmé début août son intention de briguer un troisième mandat, des violences ont éclaté dans différentes villes du pays. Le bilan – une quinzaine de morts, principalement des jeunes hommes – est lourd. La tension ne risque pas de retomber de sitôt alors que l’ancien président Henri Konan Bédié a appelé dimanche 20 septembre, au nom de l’opposition, à la « désobéissance civile » face à la « forfaiture » de la candidature controversée d’Alassane Ouattara.

Des échauffourées ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel, lundi 14 septembre, de la liste des candidats retenus pour le scrutin.

Refus d’être « instrumentalisé »

Tour à tour, le pouvoir en place et l’opposition ont accusé des « jeunes » d’être les instigateurs autant que les premières victimes de ces violences. Excédée de se sentir manipulée, une partie de cette génération a décidé de prendre les devants et multiplie les actions d’éducation civique et les appels à la non-violence.

L’objectif est clair : se choisir le rôle qu’elle veut jouer dans ce contexte préélectoral tendu. D’autant plus que les deux principaux candidats, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, sont respectivement âgés de 78 et 86 ans… Ce qui n’empêche pas les deux rivaux de se présenter comme les « candidats de la jeunesse ».

 

« A défaut d’avoir une place sur l’échiquier politique, on veut mettre la jeunesse au cœur du processus électoral », explique Ben Coulibaly, l’un des responsables de l’antenne ivoirienne du Forum de la société civile d’Afrique de l’Ouest (Foscao). Agé de 30 ans, il refuse d’être, une fois encore, « instrumentalisé », ou « réduit, comme du bétail, à un simple rôle d’électeur docile ».

En l’espace de quelques semaines, son organisation a lancé sur le terrain et en ligne des « agoras », sortes de tribunes d’expression « affranchies de toute récupération politique pour se parler franchement entre nous », ajoute-t-il. L’affluence des rencontres qu’il organise témoigne, selon lui, de l’appétence des jeunes pour la chose publique, mais aussi de la « frustration née de la confiscation du pouvoir par toute une ancienne génération ».

Frustration de la jeunesse

« La bataille électorale est lancée et le résultat dépend de nous », veut croire Josué Yao Vah, le président du Parlement des jeunes de Côte d’Ivoire. Le responsable de cet organe de la société civile, sans aucun pouvoir, mais très actif dans les villes et sur les campus, fait référence à un chiffre sans cesse mis en avant par la jeunesse du pays : 77 % de la population ivoirienne a moins de 35 ans. Il n’en reste pas moins qu’en 2018, lors de la dernière révision de la liste électorale, les 18-35 ans représentaient à peine 29 % du corps électoral.

Un contingent loin d’être insignifiant, mais qui ne justifie guère les fantasmes de certains responsables d’organisation de jeunesse. La donne va-t-elle changer avec l’élection à venir ? La Commission électorale indépendante (CEI) a indiqué avoir enregistré 900 000 nouveaux électeurs, sans pour autant préciser s’il s’agissait de nouveaux majeurs ou de personnes qui n’étaient auparavant pas inscrites sur les listes.

« De toute manière, la jeunesse n’est pas un parti politique. Elle ne vote pas de manière homogène », tempère Didier Amani, le responsable de l’association Tournons la page. Le jeune homme, qui se dit « engagé mais pas partisan », sillonne les quartiers depuis des mois pour sensibiliser aux enjeux de l’élection. Mais il a parfois l’impression de donner des coups d’épée dans l’eau : « Face à une jeunesse aussi pauvre, l’argent permet tout, salit tout et ruine nos efforts. »

Un avis partagé par d’autres militants de la société civile qui ont observé combien certains jeunes se laissent facilement entraîner dans la violence. « Tu applaudis la veille quand on t’explique qu’il faut rester calme. Mais le lendemain, pour 1 000 francs CFA [1,50 euro], tu montes un barrage sur une route ou tu jettes des pierres sur les policiers », regrette le responsable d’une organisation de jeunesse.

Quels que soient ses moyens d’expression, la frustration de cette génération fait peu de doute. C’est en tout cas elle qui s’exprimait lundi 14 septembre, au Palais de la culture de Treichville, à Abidjan, lors d’une rencontre avec les principales associations de la jeunesse ivoirienne organisée par le premier ministre Hamed Bakayoko.

« La jeunesse de Côte d’Ivoire est fatiguée, fatiguée de vos turpitudes, fatiguée de vos hésitations, fatiguée de la manipulation dont elle est victime. Nous voulons simplement vivre », a lancé l’un des responsables invité à prendre la parole sur scène. Comme un cri du cœur et un avertissement.