Actualités Archives - Elections.ci

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kabamoumouni23 novembre 20205min6
© Koaci.com – lundi 23 novembre 2020 – 11:28 

Déjà du plomb dans l’aile dans le dialogue politique engagé entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ?

Rencontrant des Atchans ce week-end en sa résidence de Cocody, le président du PDCI-RDA a révélé avoir suspendu le dialogue entamé avec le chef de l’Etat, le 11 novembre dernier à Golf hôtel.

« Le dialogue qui s’est amorcé à l’hôtel du Golf, vous en avez entendu parler, depuis quelques jours, vous n’entendez plus rien, et c’est pour des raisons précises », a relevé l’ancien président de la République, avant de poursuivre. « Il n’est impossible de continuer ce dialogue sans la libération de tous nos militants, tous nos cadres incarcérés. Il n’est pas possible de continuer ce dialogue sans la levée du blocus qui assiège encore quelques-uns d’entre eux comme Hubert Oulaye. Donc j’ai suspendu ce dialogue jusqu’à ce que nos frères soient libérés. J’ai suspendu également ce dialogue jusqu’à ce que ceux qui ont été forcés de fuir à l’étranger opèrent un retour sécurisé chez nous. Et ce sont là des préalables non négociables. Et je pense bien que dans quelques jours, ces différentes libérations seront faites pour que nous puissions reprendre le dialogue ou parole qui a été rompu entre Alassane Ouattara et moi-même. »

« Il pose désormais des conditions pour poursuivre les négociations avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Il prend même le risque de suspendre de façon unilatérale lesdites négociations et subordonner leur reprise à la satisfaction de certains préalables dont la libération de toutes les personnes interpellées.

De toute évidence, il semble que le chef de file autoproclamé de l’opposition ait mal compris le sens des gestes de bonne volonté posés par le Président de la République qui, il faut le rappeler, a décidé de restituer à Henri Konan Bédié l’intégralité de sa garde rapprochée, quand bien même certains éléments de sa sécurité auraient été surpris de connivence active avec les acteurs des violences, a déploré, Adjoumani Kouassi Kobenan.

Tout indique que la dynamique de dialogue avec Bédié initiée par Ouattara n’avait pour seule but l’effet d’annonce pour l’apaisement plus qu’un fond véritable. Le Président sortant réélu, le calme revenu, des procédures judiciaires en cours, des partenaires qui demandent des comptes et pressent sur les projets en cours et à venir, peu probable qu’il prenne son temps pour ce type d’artifice du jeu politique.

Donatien Kautcha, Abidjan

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kabamoumouni23 novembre 20203min5

Poutine, Ouattara et Dominique au sommet Afrique – Russie

Le bal des félicitations des différents chefs de l’Etat continue. Alassane Ouattara a été réélu pour un autre mandat lors de l’élection présidentielle du 31 octobre dernier.

Plusieurs chefs de l’Etat ont déjà adressé leur félicitation au président ivoirien réélu parmi lesquels Emmanuel Macron, président de la République française.

Vladimir POUTINE, président de la Fédération de la Russie dont le Pays entretien des relations amicales avec la Côte d’Ivoire n’est pas resté en marge du bal de félicitations.

Il a, dans un courrier dont KOACI dispose d’une copie tenu à adresser ses vives félicitations au chef de l’Etat Ivoirien pour sa réélection.

Enfin, POUTINE qui souhaite que la réélection d’Alassane Ouattara à la tête du Pays puisse contribuer d’avantage au développement de la coopération bilatérale constructive entre son Pays et la Côte d’Ivoire a souhaité que le chef de l’Etat ivoirien puisse réussir son nouveau mandat.

Jean Chrésus © Koaci.com – samedi 21 novembre 2020 – 16:31

 

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kabamoumouni23 novembre 20204min9

Edwige FIENDE

Les Evêques catholiques de Côte d’Ivoire ont souhaité vendredi que dialogue politique initié par le président Alassane Ouattara avec le chef de file de l’opposition Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) « favorise le retour des exilés politiques dont » l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo.

« Nous souhaitons de tous nos vœux que ce dialogue prenne en compte la libération de tous les prisonniers politiques, favorise le retour rapide de tous les exilés dont Laurent Gbagbo afin qu’ils prennent toute leur sa place dans le processus de réconciliation », indique la déclaration lue par le président de la Conférence des Evêques catholiques de Côte d’Ivoire Monseigneur Ignace Bessi.

Pour tenter de décrisper l’environnement socio-politique, marqué par des affrontements meurtriers entre partisans du pouvoir et de l’opposition dans plusieurs localités du pays depuis août, M. Ouattara a échangé le 11 novembre avec son ex-allié M. Bédié.

Au terme de la rencontre, les deux personnalités ont convenu de poursuivre le dialogue dans les prochains jours.

Les Evêques ont encouragé ces « deux principaux leaders de la vie politique », à « poursuivre et intensifier sur des bases claires le dialogue qu’eux-mêmes ont initié à la grande satisfaction du peuple ».

Pour eux, « il est périlleux de croire que les problèmes ne peuvent pas se résoudre par la voie de la raison, mais seulement au moyen de forces qui sèment la terreur », condamnant les violences électorales.

Selon le bilan du gouvernement ivoirien, 85 personnes sont mortes depuis le 10 août dans les violences électorales, 484 autres blessées, 225 interpellées, 167 inculpées (dont) 45 sous mandat de dépôt ».

Les Evêques ont proposé le recours à une « commission d’enquête indépendante » pour poursuivre les auteurs de ces actes « d’une rare barbarie ».

« La situation actuelle était prévisible », ont-ils relevé, déplorant « le manque d’objectivité dans l’interprétation de (la) loi fondamentale ».

Le 31 août, l’Archevêque d’Abidjan, le Cardinal Jean-Pierre Kutwa « a engagé sa responsabilité de pasteur devant l’histoire en appelant au dialogue et à la concertation, car le respect de la loi est plus important que les élections », ont-ils rappelé

Le Cardinal Kutwa, avait estimé que la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre, n’était « pas nécessaire » pour « rassembler les Ivoiriens.

Alerte info/Connectionivoirienne.net  

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kabamoumouni23 novembre 202014min10

Adjoumani et Bictogo ce dimanche à Abidjan (ph KOACI)

Le RHDP n’est pas du tout content de la sortie de l’ancien président de la République, Président du PDCI qui décide de suspendre le dialogue avec le président de la République nouvellement élu en posant des conditions.

Étienne Kobenan Adjoumani Kouassi, porte-parole principal du RHDP a dénoncé, le « rétropédalage » du président Henri Konan Bédié.

« Aussi, au moment où les Ivoiriens se sont mis à rêver à nouveau de paix et de tranquillité, surtout au sortir d’une rencontre entre le Président Alassane Ouattara et le Président Henri Konan Bédié qui a permis de jeter les bases d’un dialogue franc et sincère avec l’opposition, nous avons été surpris de voir le Président du parti doyen effectuer un rétropédalage », a déclaré, Étienne Kobenan Adjoumani Kouassi au cours d’une rencontre avec la presse en début d’après-midi.

Précisant que Henri Konan Bédié, a une large part de responsabilité dans les violences qui ont secoué le pays, le RHDP s’étonne de sa sortie récente.

« Il pose désormais des conditions pour poursuivre les négociations avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Il prend même le risque de suspendre de façon unilatérale lesdites négociations et subordonner leur reprise à la satisfaction de certains préalables dont la libération de toutes les personnes interpellées.

De toute évidence, il semble que le chef de file autoproclamé de l’opposition ait mal compris le sens des gestes de bonne volonté posés par le Président de la République qui, il faut le rappeler, a décidé de restituer à Monsieur Henri Konan Bédié l’intégralité de sa garde rapprochée, quand bien même certains éléments de sa sécurité auraient été surpris de connivence active avec les acteurs des violences », a déploré, Adjoumani Kouassi.

Il s’interroge pourquoi, le Président du PDCI a accepté de rencontrer le Président Alassane Ouattara à l’hôtel du Golf le 11 novembre dernier, alors que Messieurs Guikahué, N’Dri Narcisse et consorts étaient déjà dans les liens de la détention, et faire aujourd’hui de l’exigence de leur libération immédiate, une condition sine qua non à la poursuite de ce DIALOGUE.

« Henri Konan Bédié serait-il un chef de file sous influence ou sous le contrôle de ses faucons ? La situation socio-politique qui prévaut convoque tous les acteurs politiques au tribunal de la responsabilité et exige de tous de la RETENUE », a-t-il poursuivi.

Le RHDP indique qu’il n’est point question de succomber à ce chantage odieux, à cette surenchère nauséeuse et inacceptable, rappelle et précise que les faits qui ont présidé à l’arrestation des personnes dont la libération est réclamée sont extrêmement graves.

« Les appels à la désobéissance civile, au boycott actif des élections ont débouché sur des cas de violences parfois extrêmes, qui ont provoqué des pertes en vies humaines, des destructions de biens, etc. Les auteurs présumés de ces violences ont été interpellés. Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités. Qui aurait donc peur de la vérité « ? s’est justifié, le porte-parole principal du RHDP.

Il estime que son ancien mentor est en train d’abuser des privilèges de son âge ou de la retenue dont font preuve les autorités compétentes à son égard du fait de cet âge avancé.

Selon lui, Bédié veut pousser ces dernières à lui appliquer la loi dans toute sa rigueur.

Le RHDP encourage le Président Alassane Ouattara à continuer à œuvrer pour la paix par le dialogue, sans faiblesse et le soutient dans sa quête de la vérité, pour une justice équitable conformément aux recommandations de la communauté internationale.

Le RHDP estime que les actes posés par Messieurs Guikahué, N’Dri Narcisse et autres sont connus de tous dans le déclenchement des violences électorales, qu’il importe de poursuivre les enquêtes à leurs égards et de faire connaître à l’opinion nationale et internationale leurs niveaux de responsabilité et d’implication dans lesdites violences.

Il rappelle à l’opposition que la main tendue du Président de la République ne doit pas être perçue comme un signe de faiblesse, mais plutôt comme un acte de responsabilité qu’il pose dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire et de la paix et l’invite à cesser de ruser avec la paix, car dans cette crise, rien ne peut s’obtenir par la force ou par la violence.

Ce week-end, l’opposition a rendu hommage aux victimes tombées lors de la crise engendrée par l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

« Le RHDP dénonce avec force la tentative de catégorisation des victimes des violences électorales par l’opposition et Monsieur Bédié qui choisissent d’honorer la mémoire d’une dizaine de celles-ci alors que les violences occasionnées par les appels au boycott actif et à la désobéissance civile ont provoqué plusieurs dizaines de morts.

En décidant d’enterrer seulement une poignée de victimes qu’elle considère comme ses militants, l’opposition reconnaît implicitement que les autres victimes ne font pas partie de ses militants. Par conséquent, la plus grande victime de ces violences n’est autre que le RHDP« , a mentionné Adjoumani.

Le RHDP dénonce par ailleurs, l’appel à une minute de silence sur toute l’étendue du territoire, décrétée par le président du PDCI-RDA qui, quoique nostalgique du passé, n’a pas qualité pour agir dans ce sens.

Selon son porte-parole, Monsieur Henri Konan Bédié oublie souvent qu’il n’est que le président d’un parti politique, le PDCI.

Le RHDP invite tous ses militants à demeurer mobilisés et vigilants face à l’évolution de la situation actuelle et assure le Président de la République élu, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, de son soutien total et sans faille dans la poursuite des enquêtes en cours et dans sa quête du dialogue pour une paix sincère et durable.

Le parti présidentiel invite le Gouvernement à demeurer ouvert au dialogue, sans toutefois renoncer à poursuivre les enquêtes liées aux violences électorales, à rechercher tous les auteurs et leurs complices quel que soit leur rang, pour faire émerger la vérité sur ce qui s’est effectivement passé,ainsi que le Gouvernement à prendre toutes les mesures qui commandent le maintien d’un climat de paix durable en Côte d’Ivoire. Car ici, il s’agit de la paix des Ivoiriens que l’opposition veut prendre en otage à nouveau, en se servant de cette paix comme un instrument de chantage.

Le RHDP par ailleurs tous les Ivoiriens, y compris le Conseil permanent des Evêques à faire leurs, les recommandations du Saint Père qui, à l’occasion de la journée nationale de la paix, à la prière de l’angelus, le 15 novembre dernier, a prié pour la paix dans le pays.

Enfin et pour rappel, nombreux sont les observateurs qui, la présidentielle désormais passée, Ouattara réélu, estiment que cette affaire de dialogue initiée par Ouattara, n’a eu de substance que dans sa dimension d’annonce pour satisfaire un ensemble à un moment donné dans une dynamique d’apaisement.

Même si agitations de son parti pour le jeu politique qui place en mauvaise posture les positions contraire « au dialogue », peu probable, de fait et en raison de l’indépendance de la justice dans les poursuites en cours pour les responsabilités des actes commis durant cette présidentielle du 31 Octobre dernier, que cela n’interpelle plus que ça un Alassane Ouattara qui a fait ce qu’il fallait, en position de force et concentré sur autre chose, son travail et l’avenir du Pays.

Wassimagnon © Koaci.com – dimanche 22 novembre 2020 – 14:14

 

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kabamoumouni23 novembre 20209min11

 

Soro dans un hôtel parisien en 2019

Le sort de l’opposition ivoirienne qui pourrait avoir suivi un plan en vue d’une prise de pouvoir via déstabilisation semble désormais scellé.

Adama Bictogo, Directeur exécutif du RHDP a affirmé que les diplomates se sont rendus compte de la stratégie de l’opposition qui n’est autre que le « coup de force ».

«Le coup de force hypothétique était à la vérité, la seule stratégie de l’opposition. Elle n’a jamais eu de stratégie et les diplomates que nous avons rencontré cette semaine se sont rendus compte que le RHDP était le seul parti à l’écoute des populations qui occupait l’espace et l’opposition n’avait qu’un seul schéma, le coup de force. Et ce coup de force a été défait parce que la majorité des ivoiriens avaient soif d’élection pour tourner la page et aller à l’essentiel. Et l’essentiel, c’est la Côte d’Ivoire solidaire. C’est le projet de société du Président Alassane Ouattara », s’est justifié, Adama Bictogo à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a co animée avec le porte-parole principal du RHDP.

Dans une interview accordée à un confrère français, le Président français a déclaré que l’ancien président de l’Assemblée nationale en exil en France est indésirable, confirmant ainsi les informations relayées en amont par KOACI. Cette annonce d’Emmanuel Macron réjoui le RHDP qui reste convaincu que tôt ou tard, Guillaume Soro sera mis aux arrêts.

« C’est le Président Macron qui l’a dit que l’ex-PAN, le sieur Soro était indésirable en France. Mais nous l’avons déjà dit. En tant que RHDP, nous avons interpellé la France sur le comportement inacceptable du sieur Soro, qui a appelé à l’insurrection qui s’est adressé à l’armée. C’est donc pour nous une tentative de coup d’État, il l’a fait en lien avec ceux qui se sont rendus responsables de la sédition, c’est-à-dire Affi N’Guessan, Guikahuié et le Président Bédié », a expliqué, le Directeur exécutif.

Selon lui, le RHDP ne cherche pas à savoir où Guillaume Soro se trouve, mais il sait que l’ancien président de l’Assemblée nationale a posé un acte de tentative de coup d’État.

«Nous savons qu’il a posé un acte de tentative de coup d’État et un mandat d’arrêt lui a été signifié et je pense que quelque soit les arrêts de bus, il y a autant de stations, mais il y a un terminus de bus. Je pense qu’à un moment donné le sieur Soro saura qu’il y a un terminus pour tout ce qui s’apparente à de la délinquance politique », a mentionné, Adama Bictogo.

Le Directeur exécutif du RHDP a par ailleurs condamné l’attitude du Président du PDCI qui a selon lui célébré ce week-end, 14 victimes baoulé de la crise alors que toutes les ethnies sont concernées.

«Sur les 87 victimes de la crise, 70 sont de nationalité ivoirienne. Le Président Bédié a demandé qu’on fasse une minute de silence pour 14 victimes qui pour la plupart sont des jeunes baoulé, il a un esprit de catégorisation. Il est tellement habité par l’ivoirité, il ne se donne pas les moyens de Côte d’Ivoire. Nous au RHDP on parle Côte d’Ivoire, on parle sous-région. La minute de silence est valable pour les 87 victimes. Dans ces tueries aucune famille ivoirienne n’a été épargnée. Tous les ivoiriens ont été touchés, vous avez les malinké, les baoulé, les dida, les Gouro, les agni. C’est une situation qui non seulement appelle à plusieurs responsabilités », a-t-il précisé.

 Adama Bictogo a soutenu que la justice est impartiale et le Gouvernement est à la tâche, le Procureur de la République également. Le RHDP attend que justice soit faite, car la justice n’est pas incompatible, antinomique avec le dialogue. La meilleure façon de rassembler les ivoiriens s’est de les rassemblements autour de la justice.

« Vous disiez qu’il y a une célérité pour ceux qui ne sont pas proches du RHDP, non. Nous trouvons qu’il y a une lenteur pour ceux qui ont posé des actes si violent, il y a eu crime. Le Procureur a été clair, il a donné l’exemple de M’Batto. Il a besoin d’avoir tous les éléments parce que les blessés de M’Batto ont été transférés au CHU d’Abidjan. Il a besoin que les blessés retrouvent leur sérénité pour pouvoir poser des questions. On ne peut pas comme ça arrêter des gens sauf s’ils sont pris sur les faits en flagrant délit. C’est ce qui est évident pour le Procureur. L’enquête suit son cours comme il se doit, nous sommes sur la bonne voie. Il faut donc accepter que le Procureur mène son enquête, on a pas besoin d’enquête internationale, c’est visible. Il y a eu des calibres 12 utilisés. On se connaît. Le député de Kounfao sait qui est venu l’attaquer et des mots d’ordre ont été donnés par Guikahuié, Affi N’Guessan, consort », a déclaré, Bictogo.

Wassimagnon © Koaci.com – lundi 23 novembre 2020 – 08:14

 

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kabamoumouni20 novembre 202012min13

En raison de la détention de leurs collègues, les députés de l’opposition boycottent les travaux parlementaires. Hier, ceux de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) ont brillé par leur absence lors du vote du budget programme du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, présenté par la ministre Kandia Camara.

Sans surprise, le Budget programme du ministère de l’Education nationale a été adopté tard dans la nuit par les députés membres de la CAEF du groupe parlementaire RHDP.

Pour l’exercice 2021, le projet de budget du MENETFP est de 1 011 900 662 454 FCFA dont 783.234.631.905 de FCFA soit 77,47% pour le personnel, 34.529.875.653 de FCFA soit 3,41% alloués aux biens et services, 144.572.334.559 soit 14,29% pour lez transferts et 49.563.820.337 soit 4,90% pour les investissements.

Lors des débats, les députés du RHDP ont dénoncé les agissements de la Fédération estudiantine et scolaire (FESCI) dans les établissements scolaires primaires et secondaires pendant la rentrée des classes.

En réponse à la préoccupation du député, Kandia Camara a été clair en rappelant tout de même que cette structure syndicale n’existe plus dans les établissements scolaires primaires et secondaires. Elle a affirmé que le Gouvernement a supprimé la FESCI depuis 2011 et elle ne bénéficie pas de la cote part des recouvrements du COGES.

« Chaque année, comme cette année, c’est la FESCI qui a posé le problème. Avant 2011, la FESCI existait dans nos établissements primaires et secondaires. En 2011, en conseil de gouvernement présidé par le premier ministre Guillaume Soro, la décision a été prise et entérinée par le président de la république, Alassane Ouattara en conseil des ministres. C’est le gouvernement qui a décidé de la suppression de la FESCI au niveau des établissements primaires et secondaires. Dès lors que la FESCI n’existe plus chez nous. Nous avons demandé aux COGES de ne plus reverser quoi que soit au bureau de la FESCI. Je pense peut être que c’est de là viennent les problèmes. Parce qu’en son temps, la FESCI avait une cote part dans les cotisations levées dans les établissements surtout secondaires publics comme privés, en fonction du nombre d’élèves, en fonction du montant de la cotisation, la FESCI avait sa cote part. Comme la FESCI n’existe plus, nous avons supprimé cela. Et cela a fait baisser considérablement le taux de cotisation dans les établissements », a expliqué, Kandia Camara.

La question des inscriptions en ligne dans les établissements scolaires primaires et secondaires a été également évoquée par les honorables. Ils se sont interrogés de la destination des fonds générés.

La ministre de l’Education nationale a reconnu que ce système de paiement en ligne a été instauré depuis 2012 pour éviter les problèmes que rencontraient les parents d’élèves par le passé.

«Je voudrais faire remarquer que c’est nous qui avons instauré les inscriptions en ligne au ministère de l’Education nationale des 2012, parce qu’avant les inscriptions se faisaient directement dans les écoles et cela a créé beaucoup de problèmes. Les enfants attendaient la rentrer pour aller les inscriptions à l’école. Ça créait de longues queues, cela prenait du temps et c’est toit ce qui faisait aussi que la rentrée effective ne se faisait que parfois au plus au mois de novembre. Si non parfois même, les cours pouvaient commencer en décembre, c’était la première chose. La deuxième chose, c’est que, quand bien même les frais d’inscription étaient indiqués, chaque établissement pouvait instituer des frais. Troisième nous avons remarqué qu’il n’y avait pas de transparence dans la gestion de ces frais. Quatrièmement, il y avait des attaques parfois dans les écoles. Parce que, tout le monde savait qu’à cette époque là beaucoup d’argent était manipulé dans nos établissements et donc il y a beaucoup d’agression. Donc au vue de tous ces inconvénients, nous avons décidé en 2012, d’instaurer l’inscription en ligne, » s’est justifiée, la ministre de l’Education nationale.

Selon elle, ce système de paiement a été instauré pour une plus grande transparence de l’argent payé par les élèves afin qu’il y’ait aussi une traçabilité dans les sommes récolter.

La ministre a même mis au défis les députés qui voulaient vraiment connaître la destination des fonds en les envoyant vers les opérateurs de téléphonie mobile.

« Vous pourrez le vérifier auprès des opérateurs, parce que nous travaillons avec tous les opérateurs mobiles, parce que les inscriptions se font en ligne, et nous leur avons remis une clé de répartition des structures destinataires des frais. Il faut savoir que les frais d’inscription au niveau du public, c’est 6000 FCFA alors que, avant l’inscription en ligne dans nos établissements, ça pouvait varier de 5000, montant officiel à parfois 20.000FCFA par élève selon les établissements. Nous avons fixé ce taux à 6000 FCFA dont 5000 FCFA pour les inscriptions et 1000 FCFA, la carte scolaire. Au niveau du privé, les élèves paient 3000 FCFA dont 2000 FCFA pour les frais d’inscription et 1000 FCFA pour la carte scolaire, » a-t-elle mentionné.

Kandia Camara a révélé aux députés que le montant total généré en 2019 par les inscriptions en ligne est de 10 milliards de FCFA.

«Tout à l’heure quand j’ai présenté le budget 2021, il est de 1011, 900, 662 454 milliards de FCFA, dans ce budget, vous avez 783, 223 631 900 milliards de FCFA soit 77,47% alloué au paiement des salaires. Et quand vous regardez, vous n’avez 3,41 % de ce budget alloué au fonctionnement. C’est à 34 milliards de FCFA sur les 1011. Depuis le cabinet jusqu’au école. Ce que je voudrais faire remarquer c’est que chaque année, les effectifs croissent d’environ 10%, effectifs d’élèves, effectifs d’enseignants, quand vous prenez le budget de fonctionnement, d’un établissement malgré tout ce que vous avez entendu, ce budget n’évolue pas. Le budget ne suit pas le rythme d’évolution de nos effectifs. Alors les frais d’inscription servent au fonctionnement des structures du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle », a soutenu, la ministre de l’Education nationale.

«Voici ce, à quoi servent, les frais d’inscription en ligne », a insisté, Kandia Camara.

Par ailleurs lors de sa présentation, la ministre de l’Education nationale a annoncé que les perspectives pour la programmation 2021-2023 sont énormes.

Il s’agit entre autres, de la poursuite du recrutement des Enseignants du primaire et du secondaire pour combler le déficit, de l’amélioration de la capacité d’accueil dans le public par la poursuite et l’achèvement des programmes de construction en cours.

Au niveau du primaire, la ministre veut atteindre 40 jours de fonctionnement des cantines scolaires, car le budget actuel permet de faire fonctionner les cantines pendant 18 jours sur les 120 jours d’école.

Kandia Camara entend poursuivre et renforcer les mesures liées à la gratuité, à savoir la distribution de kits et manuels scolaires, des mallettes pédagogiques, la fourniture de vivres dans les cantines et internats. Elle veut maitriser les frais d’écolage du privé par la mise en place d’un système de contrôle électronique des élèves affectés dans les établissements du secondaire privé (déjà mis en œuvre dans 6 DREN pilote: les 4 d’Abidjan, Dabou et Odienné). Enfin, soutenir et améliorer le système d’affectation en ligne des élèves.

Son souhait est qu’avec la massification constante des données de base, « il faut repenser le financement de l’école en Côte d’Ivoire ».

Wassimagnon © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 15:07

 

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kabamoumouni20 novembre 20203min22

Ahoua N’Doli et Ouattara en octobre dernier à Bongouanou

Dans sa parution en date du 18 novembre 2020, un media local dont nous tairons le nom, a affirmé que l’Inspecteur général d’Etat, Théophile Ahoua N’Doli a reçu la somme de 450 millions de FCFA pour la campagne électorale dans la région du Moronou.

Selon le media, le cadre du RHDP aurait détourné ladite somme en l’utilisant à d’autres fins que, à la mobilisation des électeurs pour la réélection du candidat, Alassane Ouattara.

La réaction du camp Théophile Ahoua N’Doli ne s’est pas fait attendre. Les services de l’Inspecteur Général d’Etat ont saisi le Procureur afin que le quotidien, l’auteur de l’article et les commanditaires de cette tentative de diffamation et atteinte à son honorabilité soient poursuivis.

« Dans sa longue et riche carrière tant professionnelle que politique, Théophile Ahoua N’Doli a toujours privilégie l’intérêt général. Il ne fait pas partie du lot de gens qui s’adonnent à des détournements », indique la note.

Outre le Procureur de la République, Théophile Ahoua N’Doli, a aussi saisi l’Autorité Nationale de la Presse (ANP), organe de régulation de la presse dans cette affaire qu’il qualifie de diffamation.

La présidentielle du 31 Octobre 2020 aura été marquée par les mauvais résultats sur le terrain d’un grands nombre de cadres du RHDP, accusés à tort ou à raison par certains d’avoir opté pour la rétention des budgets de campagne, voire de ceux dégagés en vue de cette échéance depuis des années ou de les avoir mal utilisés.

Donatien Kautcha, Abidjan © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 17:46

 

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kabamoumouni20 novembre 20202min15

Tiébissou, 19 nov 2020 (AIP)- Le président de la chambre des rois et chefs traditionnels, Sa Majesté Amon Tanoé a demandé, mercredi  18 novembre 2020, aux jeunes de Tiébissou de refuser la violence lorsqu’ils s’engagent en politique.

“C’est normal que vous les jeunes vous appreniez la politique, parce que c’est vous qui allez gérer l’avenir du pays demain. Mais vous devez savoir que la politique ne se fait pas avec la violence, mais avec des arguments pour convaincre”, a fait savoir M. Tanoé.

Il exhorte les jeunes au discernement “quand l’on vous donne des mots d’ordre avant de les appliquer”, insistant, “refusez tout ce qui peut entraîner la violence avec tous ses corollaires de dégâts matériels et humains”.

Les violences qui ont émaillé le scrutin présidentiel du 31 octobre ont entraîné des pertes en vies humaines, des blessés et des destructions de biens à Tiebissou.

(AIP)

myk/ask  aip.ci

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kabamoumouni20 novembre 20205min13

L’eurodéputé Charles Goerens et le ministre Sidi Touré en visio-conférence ce jeudi 

L’ancien chef du parlement ivoirien, Guillaume Soro, ne manque aucune occasion pour inviter les parlementaires européens à s’impliquer dans la situation politique qui prévaut dans le pays depuis l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020.

Selon nos informations, l’ancien chef de la rébellion s’est déjà rendu à plusieurs reprises à Bruxelles pour tenter d’avoir des soutiens dans son combat contre le régime en place en Côte d’Ivoire.

Les actions de Guillaume Soro sont suivies de près par Abidjan qui a décidé de contre-attaquer.

Le porte-parole du Gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, échange depuis peu, par visio-conférence, avec des parlementaires européens.

Mardi dernier, le Ministre de la Communication et des medias a échangé avec M. IIhan Kyuchuk, membre de la commission des affaires étrangères du parlement européen, Vice-président des démocrates libéraux européens.

« Au cours de notre entretien, nous avons passé en revue l’actualité politique et économique Ivoirienne actuelle, ainsi que les diverses perspectives de développement de notre pays », a-t-il indiqué.

Ce jeudi, c’est avec l’eurodéputé Charles Goerens, membre du parlement européen  que Sidi Touré a échangé toujours via une visio-conférence.

« Nous avons parlé de paix et stabilité, comme le gage de développement économique pour la Côte d’Ivoire. Au terme de nos échanges, je l’ai invité à venir visiter notre pays prochainement, afin de découvrir toutes nos perspectives d’investissements », a écrit le porte-parole du Gouvernement.

Donatien Kautcha, Abidjan © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 15:46

 

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kabamoumouni19 novembre 20203min15

Suite à notre article faisant cas des gendarmes qui auraient aidé Pascal Affi N’Guessan dans sa fuite, le Commandement Supérieur de la Gendarmerie Nationale, tient à faire des précisions.

Il affirme que le conducteur du véhicule du président d’une frange du FPI, au moment de son interpellation, n’est pas un Capitaine de la Gendarmerie Nationale.

« Les opérations de sécurité se font de façon concertée et coordonnée entre les différentes Forces de Défense et de Sécurité sur l’ensemble du territoire national ; Aucun gendarme ne faisait partie de la sécurité de M. PASCAL AFFI N’GUESSAN au moment des faits, encore moins un Officier de Gendarmerie comme conducteur. »

En outre, la gendarmerie dément que ses éléments ont aidé le président du conseil régional dans sa fuite tentée vers le Ghana où s’est réfugié, un autre activement recherché pour complot et défiance envers l’Etat ivoirien, Mabri Toikeuse, après la mise en place du « mort-né » Conseil National de Transition peu avant l’annonce des résultats de la présidentielle du 31 Octobre dernier, remportée dès le premier tour grace au boycott de l’opposition et à un électorat fidèle, par le candidat du RHDP, le Président sortant, Alassane Ouattara.

Par ailleurs, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Général de Division, Alexandre Apalo Touré, porte à la connaissance des candidats au concours d’entrée dans les écoles de Gendarmerie session 2020, que les résultats de la sélection sont disponibles et peuvent être consultés sur le site internet suivant : www.ci-gendarmerie.org.La rentrée dans les écoles de Gendarmerie d’Abidjan et de Toroguhé (Daloa) est prévue pour le dimanche 22 novembre 2020 à partir de 07h30.

Donatien Kautcha, Abidjan © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 09:26

 

Suite à notre article faisant cas des gendarmes qui auraient aidé Pascal Affi N’Guessan dans sa fuite, le Commandement Supérieur de la Gendarmerie Nationale, tient à faire des précisions.

Il affirme que le conducteur du véhicule du président d’une frange du FPI, au moment de son interpellation, n’est pas un Capitaine de la Gendarmerie Nationale.

« Les opérations de sécurité se font de façon concertée et coordonnée entre les différentes Forces de Défense et de Sécurité sur l’ensemble du territoire national ; Aucun gendarme ne faisait partie de la sécurité de M. PASCAL AFFI N’GUESSAN au moment des faits, encore moins un Officier de Gendarmerie comme conducteur. »

En outre, la gendarmerie dément que ses éléments ont aidé le président du conseil régional dans sa fuite tentée vers le Ghana où s’est réfugié, un autre activement recherché pour complot et défiance envers l’Etat ivoirien, Mabri Toikeuse, après la mise en place du « mort-né » Conseil National de Transition peu avant l’annonce des résultats de la présidentielle du 31 Octobre dernier, remportée dès le premier tour grace au boycott de l’opposition et à un électorat fidèle, par le candidat du RHDP, le Président sortant, Alassane Ouattara.

Par ailleurs, le Commandant Supérieur de la Gendarmerie Nationale, le Général de Division, Alexandre Apalo Touré, porte à la connaissance des candidats au concours d’entrée dans les écoles de Gendarmerie session 2020, que les résultats de la sélection sont disponibles et peuvent être consultés sur le site internet suivant : www.ci-gendarmerie.org.La rentrée dans les écoles de Gendarmerie d’Abidjan et de Toroguhé (Daloa) est prévue pour le dimanche 22 novembre 2020 à partir de 07h30.

Donatien Kautcha, Abidjan © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 09:26