Santé en Côte d’Ivoire : 40% des médicaments sont achetés dans la rue

Santé en Côte d’Ivoire : 40% des médicaments sont achetés dans la rue

15 octobre 20185min575
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La mort de 100 000 personnes est liée, chaque année, aux faux médicaments selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Le groupe pharmaceutique, Sanofi, qui n’entend pas fermer les yeux sur ce fléau a décidé d’en faire son cheval de bataille.

Depuis donc 2015, ce laboratoire spécialisé dans la fabrication de médicaments mène une lutte farouche contre les médicaments contrefaits. D’où la 4ème édition de sensibilisation contre la douleur et les dangers liés aux médicaments de la rue. Le lundi 8 octobre 2018, lors du lancement officiel de l’édition de 2018, à l’hôpital général de Marcory, le directeur Afrique francophone de Sanofi, Abderrahmane Chakibi, a donné des chiffres sur ce phenomène qui donnent des étourdis. A l’en croire, en Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue.

A relire: Médicaments falsifiés et contrefaits : Le secteur pharmaceutique en Côte d’Ivoire perd plus de 50 milliards F CFA par an selon des experts

« Réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les consomment. Importés principalement d’Asie, arrivant par Abidjan en transitant par des pays de la sous-région Cedeao , et pour ensuite inonder tout le pays. Le trafic de ces faux médicaments est en augmentation en Afrique de l’Ouest. Car il est des plus lucratifs. Il rapporte vingt fois plus que celui de la drogue, avec des conséquences dévastatrices sur la santé », a rapporté le directeur de l’Afrique francophone. C’est donc face à ce défi de santé et aux dangers que représentent les médicaments contrefaits ou médicaments de la rue, a indiqué M. Chakibi, que son groupe pharmaceutique s’est donné pour mission, avec le soutien du Club Douleur Afrique, d’accompagner le ministère de la Santé et de l’hygiène publique de Côte d’Ivoire dans sa volonté à améliorer la prise en charge de la douleur mais aussi à éradiquer le fléau de la contrefaçon des médicaments. Une action fort appréciée par les autorités sanitaires, si on s’en tient aux propos du Dr Ablé Ekissi, représentant le ministre Aka Aouélé. Car la 4ème édition de la campagne de sensibilisation s’engage à couvrir, en plus de la capitale économique, les villes de Bouaké, de Daloa et de Divo. Toute chose, qui permettra, a dit le représentant du ministre de la Santé et de l’hygiène publique d’éclairer la lanterne des populations sur les dangers que représentent les médicaments falsifiés. Au dire du Dr Ablé Ekissi, la situation est alarmante, car selon une enquête réalisée par l’Oms, 1 médicament sur 10 vendu dans les pays en développement est faux ou de qualité inférieure. Cette situation, a-t-il précisé, occasionne des dizaines de milliers de décès, notamment en Afrique où les enfants et les femmes enceintes reçoivent des traitements inefficaces contre certaines pathologies telles que l’anémie, la pneumonie et le paludisme.

« Les faux médicaments constituent un véritable problème de santé publique, surtout dans beaucoup de pays en Afrique. Dans le monde, les médicaments contrefaits tuent 700.000 personnes par an », a révélé Dr Ablé Ekissi. Pour lutter contre ce fléau auquel la Côte d’Ivoire n’échappe pas malheureusement, les autorités sanitaires ivoiriennes peuvent compter sur la France. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson a promis que son pays aidera à la lutte contre ce trafic alimenté par de véritables réseaux bien organisés. Toutefois, l’ambassadeur a laissé entendre que la lutte ne sera efficace que si les populations sont bien sensibilisées. Il a aussi souhaité une maîtrise du coût des médicaments afin d’amener les populations à se détourner des médicaments de la rue.

Elysée YAO

 

La mort de 100 000 personnes est liée, chaque année, aux faux médicaments selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Le groupe pharmaceutique, Sanofi, qui n’entend pas fermer les yeux sur ce fléau a décidé d’en faire son cheval de bataille.

Depuis donc 2015, ce laboratoire spécialisé dans la fabrication de médicaments mène une lutte farouche contre les médicaments contrefaits. D’où la 4ème édition de sensibilisation contre la douleur et les dangers liés aux médicaments de la rue. Le lundi 8 octobre 2018, lors du lancement officiel de l’édition de 2018, à l’hôpital général de Marcory, le directeur Afrique francophone de Sanofi, Abderrahmane Chakibi, a donné des chiffres sur ce phenomène qui donnent des étourdis. A l’en croire, en Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue.

A relire: Médicaments falsifiés et contrefaits : Le secteur pharmaceutique en Côte d’Ivoire perd plus de 50 milliards F CFA par an selon des experts

« Réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les consomment. Importés principalement d’Asie, arrivant par Abidjan en transitant par des pays de la sous-région Cedeao , et pour ensuite inonder tout le pays. Le trafic de ces faux médicaments est en augmentation en Afrique de l’Ouest. Car il est des plus lucratifs. Il rapporte vingt fois plus que celui de la drogue, avec des conséquences dévastatrices sur la santé », a rapporté le directeur de l’Afrique francophone. C’est donc face à ce défi de santé et aux dangers que représentent les médicaments contrefaits ou médicaments de la rue, a indiqué M. Chakibi, que son groupe pharmaceutique s’est donné pour mission, avec le soutien du Club Douleur Afrique, d’accompagner le ministère de la Santé et de l’hygiène publique de Côte d’Ivoire dans sa volonté à améliorer la prise en charge de la douleur mais aussi à éradiquer le fléau de la contrefaçon des médicaments. Une action fort appréciée par les autorités sanitaires, si on s’en tient aux propos du Dr Ablé Ekissi, représentant le ministre Aka Aouélé. Car la 4ème édition de la campagne de sensibilisation s’engage à couvrir, en plus de la capitale économique, les villes de Bouaké, de Daloa et de Divo. Toute chose, qui permettra, a dit le représentant du ministre de la Santé et de l’hygiène publique d’éclairer la lanterne des populations sur les dangers que représentent les médicaments falsifiés. Au dire du Dr Ablé Ekissi, la situation est alarmante, car selon une enquête réalisée par l’Oms, 1 médicament sur 10 vendu dans les pays en développement est faux ou de qualité inférieure. Cette situation, a-t-il précisé, occasionne des dizaines de milliers de décès, notamment en Afrique où les enfants et les femmes enceintes reçoivent des traitements inefficaces contre certaines pathologies telles que l’anémie, la pneumonie et le paludisme.

« Les faux médicaments constituent un véritable problème de santé publique, surtout dans beaucoup de pays en Afrique. Dans le monde, les médicaments contrefaits tuent 700.000 personnes par an », a révélé Dr Ablé Ekissi. Pour lutter contre ce fléau auquel la Côte d’Ivoire n’échappe pas malheureusement, les autorités sanitaires ivoiriennes peuvent compter sur la France. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson a promis que son pays aidera à la lutte contre ce trafic alimenté par de véritables réseaux bien organisés. Toutefois, l’ambassadeur a laissé entendre que la lutte ne sera efficace que si les populations sont bien sensibilisées. Il a aussi souhaité une maîtrise du coût des médicaments afin d’amener les populations à se détourner des médicaments de la rue.

Elysée YAO