Riviera ancien camp d’Akouédo : Toute la lumière sur la démolition de Texas Grillz

Riviera ancien camp d’Akouédo : Toute la lumière sur la démolition de Texas Grillz

7 mars 20194min0
7 mars 20194min0
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Le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier en charge de la gestion du domaine public avait informé les responsables de l’espace Texas Grillz, situé à la Riviera ancien camp d’Akouédo, boulevard de France redressé, non loin du rond-point du lycée Blaise Pascal, « de libérer immédiatement l’espace occupé illégalement ». Cette injonction faite aux responsables dudit espace est contenue dans une note datée du 25 février 2019 émanant du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dont Linfodrome a reçu copie. « Il a été constaté avec regret que vous occupez illégalement une parcelle du domaine public de l’État aux abords du Boulevard de France redressé près du rond-point du Lycée Français et dans l’emprise de l’ancien camp d’Akouédo dont les abords ont été déclarés d’utilité publique sur une emprise de 45 mètres », lit-on dans la correspondance de mise en demeure de déguerpissement et de démolition. Une correspondance qui rappelle également que conformément à la réglementation en vigueur, l’occupation du domaine public de l’État requiert préalablement une autorisation du ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier. À côté de cet état de fait, les services du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dénoncent le fait que les aménagements réalisés sur cet espace constituent des contraintes majeures, notamment la proximité dudit espace du giratoire, toute chose qui revêt un caractère « extrêmement » dangereux pour la circulation et les usagers ; l’utilisation tout le long des accotements du Boulevard de France redressé aux fins de parking des clients dans les sens aller et retour ; la congestion de trafic dû aux stationnements de véhicules et autres types d’engins, et ajouté à tout cela, les plaintes des usagers de la route et riverains.

Autant de désagréments enregistrés et qui ont conduit, selon Yao Aristide Armand, Directeur de cabinet du ministre l’Équipement et de l’Entretien routier, signataire de la note, à demander aux responsables de Texas Grillz, de « libérer immédiatement l’espace que vous occupez illégalement aux abords du Boulevard de France à Cocody Riviera ancien camp d’Akouédo dès réception de la présente. Vu l’urgence, le cas échéant, mon département ministériel procédera systématiquement à votre déguerpissement ainsi qu’à vos propres frais et décline toute responsabilité quant aux conséquences qui surviendraient de son non-respect ». L’injonction du ministère étant restée sans suite, la démolition de l’espace a eu lieu, le mercredi 6 mars 2019, tenant compte du décret n° 2015-114 du 25 février 2015 portant définition de l’emprise du Boulevard de France dans la commune de Cocody qui précise à l’article 1 que « l’emprise du boulevard de France redressé est fixée à quarante-cinq mètres » et que conformément à l’article 2, « le ministre des Infrastructures économiques et le ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret ».

Toute chose qui fait ainsi toute la lumière sur cette affaire.

 

Irène BATH

Le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier en charge de la gestion du domaine public avait informé les responsables de l’espace Texas Grillz, situé à la Riviera ancien camp d’Akouédo, boulevard de France redressé, non loin du rond-point du lycée Blaise Pascal, « de libérer immédiatement l’espace occupé illégalement ». Cette injonction faite aux responsables dudit espace est contenue dans une note datée du 25 février 2019 émanant du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dont Linfodrome a reçu copie. « Il a été constaté avec regret que vous occupez illégalement une parcelle du domaine public de l’État aux abords du Boulevard de France redressé près du rond-point du Lycée Français et dans l’emprise de l’ancien camp d’Akouédo dont les abords ont été déclarés d’utilité publique sur une emprise de 45 mètres », lit-on dans la correspondance de mise en demeure de déguerpissement et de démolition. Une correspondance qui rappelle également que conformément à la réglementation en vigueur, l’occupation du domaine public de l’État requiert préalablement une autorisation du ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier. À côté de cet état de fait, les services du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dénoncent le fait que les aménagements réalisés sur cet espace constituent des contraintes majeures, notamment la proximité dudit espace du giratoire, toute chose qui revêt un caractère « extrêmement » dangereux pour la circulation et les usagers ; l’utilisation tout le long des accotements du Boulevard de France redressé aux fins de parking des clients dans les sens aller et retour ; la congestion de trafic dû aux stationnements de véhicules et autres types d’engins, et ajouté à tout cela, les plaintes des usagers de la route et riverains.

Autant de désagréments enregistrés et qui ont conduit, selon Yao Aristide Armand, Directeur de cabinet du ministre l’Équipement et de l’Entretien routier, signataire de la note, à demander aux responsables de Texas Grillz, de « libérer immédiatement l’espace que vous occupez illégalement aux abords du Boulevard de France à Cocody Riviera ancien camp d’Akouédo dès réception de la présente. Vu l’urgence, le cas échéant, mon département ministériel procédera systématiquement à votre déguerpissement ainsi qu’à vos propres frais et décline toute responsabilité quant aux conséquences qui surviendraient de son non-respect ». L’injonction du ministère étant restée sans suite, la démolition de l’espace a eu lieu, le mercredi 6 mars 2019, tenant compte du décret n° 2015-114 du 25 février 2015 portant définition de l’emprise du Boulevard de France dans la commune de Cocody qui précise à l’article 1 que « l’emprise du boulevard de France redressé est fixée à quarante-cinq mètres » et que conformément à l’article 2, « le ministre des Infrastructures économiques et le ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret ».

Toute chose qui fait ainsi toute la lumière sur cette affaire.

 

Irène BATH