POLITIQUE Bilan des législatives: Scrutin jugé « chaotique »; l’administration électorale affiche sa « fierté » d’avoir relevé un défi

POLITIQUE Bilan des législatives: Scrutin jugé « chaotique »; l’administration électorale affiche sa « fierté » d’avoir relevé un défi

17 août 20175min0
17 août 20175min0
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Après la publication des résultats officiels des élections législatives du 30 juillet dernier, par le Conseil constitutionnel, l’heure est au bilan. Pour le dresser, la Fondation Konrad Adenauer a invité un panel d’hommes politiques, d’acteurs de la société civile et d’analystes politiques et de membres de l’administration électorale pour, autour d’une table ronde, faire le point du processus électoral ainsi que des résultats issus des urnes.

Dans les locaux de la fondation allemande qui milite pour le renforcement de la démocratie et la promotion de la décentralisation et de la liberté, le parlementaire Thierno Bocoum, l’enseignant de Sciences politiques, Maurice Soudieck Dionne et le chargé formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE) ont tour à tour abordé les questions liées à l’organisation du scrutin législatif.

Pour le député sortant de la 12e législature, Thierno Bocoum, les élections législatives devaient un test majeur permettant « d’avoir une visibilité » sur l’espace politique. Mais le responsable de la communication du Parti Rewmi, membre de la coalition Manko Taxawu Sénégal déplore les coups portés à « la démocratie reconnue, louée » de notre pays. « Nous avons assisté à plusieurs tentatives de forcing qui a résulté à une rupture de consensus », indique Thierno Bocoum.

Pour le responsbale politique de l’opposition, a aussi fustigé la posture du Conseil constitutionnel et le précédent dangereux que la plus haute juridiction a posé. « Le Conseil constitutionnel s’est arrogé le droit de changer la loi permettant à des Sénégalais de voter avec des récépissés », note Thierno Bocoum pour s’inquiéter d’une décision par laquelle le Conseil constitutionnel se substitue au législateur.

Plus critique sur l’organisation des élections législatives, l’analyste politique Maurice Soudieck Dionne a qualifier la décision du Conseil constitutionnel permettant de voter avec les récépissés de « scandaleux ».

L’enseignant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis note que la façon dont les élections législatives ont été conduites ramène le Sénégal bien des années en arrière. « On a eu un scrutin chaotique qui nous ramène 20 ans en arrière », soutient Maurice Dionne. L’analyste politique a aussi critique l’attitude de la Commission nationale électorale autonome (Cena) et le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). « Le Cnra et la Cena sont devenus des spectateurs indolents et passifs », déplore le chercheur.

Devant les critiques formulées contre l’organisation des élections législatives, Bernard Casimir Cissé a cherché à atténuer les critiques qu’ils jugent pour beaucoup infondés, vu le travail que l’administration électorale a déployé pour organiser des élections crédibles malgré les couacs notés. « Nous sommes fiers de l’administration électorale », souligne-t-il. Pour le directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (DGE), les fonctionnaires ont tout fait pour réussir une bonne organisation des électives malgré le caractère exceptionnel, au vu du nombre de listes et des délais très courts.

Revenant sur la décision du Conseil constitutionnel autorisant le vote avec le récépissé, Bernard Casimir Cissé souligne qu’il s’agit d’une « décision généreuse ».

Les débats se sont ensuite poursuivis autour des attentes par rapport à la 13e législature qui sera bientôt installée. Plusieurs acteurs ont noté l’impérieuse nécessité pour les prochains parlementaires de se distinguer dans des initiatives notamment dans les propositions de loi.

MC

Publié le jeudi 17 août 2017  |  aDakar.com
http://news.adakar.com/h/89642.html
Après la publication des résultats officiels des élections législatives du 30 juillet dernier, par le Conseil constitutionnel, l’heure est au bilan. Pour le dresser, la Fondation Konrad Adenauer a invité un panel d’hommes politiques, d’acteurs de la société civile et d’analystes politiques et de membres de l’administration électorale pour, autour d’une table ronde, faire le point du processus électoral ainsi que des résultats issus des urnes.

Dans les locaux de la fondation allemande qui milite pour le renforcement de la démocratie et la promotion de la décentralisation et de la liberté, le parlementaire Thierno Bocoum, l’enseignant de Sciences politiques, Maurice Soudieck Dionne et le chargé formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE) ont tour à tour abordé les questions liées à l’organisation du scrutin législatif.

Pour le député sortant de la 12e législature, Thierno Bocoum, les élections législatives devaient un test majeur permettant « d’avoir une visibilité » sur l’espace politique. Mais le responsable de la communication du Parti Rewmi, membre de la coalition Manko Taxawu Sénégal déplore les coups portés à « la démocratie reconnue, louée » de notre pays. « Nous avons assisté à plusieurs tentatives de forcing qui a résulté à une rupture de consensus », indique Thierno Bocoum.

Pour le responsbale politique de l’opposition, a aussi fustigé la posture du Conseil constitutionnel et le précédent dangereux que la plus haute juridiction a posé. « Le Conseil constitutionnel s’est arrogé le droit de changer la loi permettant à des Sénégalais de voter avec des récépissés », note Thierno Bocoum pour s’inquiéter d’une décision par laquelle le Conseil constitutionnel se substitue au législateur.

Plus critique sur l’organisation des élections législatives, l’analyste politique Maurice Soudieck Dionne a qualifier la décision du Conseil constitutionnel permettant de voter avec les récépissés de « scandaleux ».

L’enseignant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis note que la façon dont les élections législatives ont été conduites ramène le Sénégal bien des années en arrière. « On a eu un scrutin chaotique qui nous ramène 20 ans en arrière », soutient Maurice Dionne. L’analyste politique a aussi critique l’attitude de la Commission nationale électorale autonome (Cena) et le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). « Le Cnra et la Cena sont devenus des spectateurs indolents et passifs », déplore le chercheur.

Devant les critiques formulées contre l’organisation des élections législatives, Bernard Casimir Cissé a cherché à atténuer les critiques qu’ils jugent pour beaucoup infondés, vu le travail que l’administration électorale a déployé pour organiser des élections crédibles malgré les couacs notés. « Nous sommes fiers de l’administration électorale », souligne-t-il. Pour le directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections (DGE), les fonctionnaires ont tout fait pour réussir une bonne organisation des électives malgré le caractère exceptionnel, au vu du nombre de listes et des délais très courts.

Revenant sur la décision du Conseil constitutionnel autorisant le vote avec le récépissé, Bernard Casimir Cissé souligne qu’il s’agit d’une « décision généreuse ».

Les débats se sont ensuite poursuivis autour des attentes par rapport à la 13e législature qui sera bientôt installée. Plusieurs acteurs ont noté l’impérieuse nécessité pour les prochains parlementaires de se distinguer dans des initiatives notamment dans les propositions de loi.

MC

Publié le jeudi 17 août 2017  |  aDakar.com
http://news.adakar.com/h/89642.html