Ouattara réussira-t-il « à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences ? »

Ouattara réussira-t-il « à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences ? »

8 octobre 20206min44
8 octobre 20206min44
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Le président Alassane Ouattara désormais face au défi de l’organisation des élections 2020. Voici l’analyse de Mamadou Traoré.

Je voudrais décrypter, ce matin, le message de la mission conjointe de la Communauté Internationale africaine et l’ONU en Côte d’Ivoire.

Je constate qu’à la suite du communiqué de la mission conjointe, nos amis du Restaurant qui disent se foutre royalement des décisions prises ailleurs, précisément à Paris et aux États-Unis, ont commencé à jubiler.

Ils ont jubilé parce que le Communiqué ne parle pas d’un report de l’élection présidentielle. Ils considèrent donc que ce communiqué a validé la candidature du gourou du Restaurant et la victoire programmée de ce dernier.

Je rappelle que certains membres du Restaurant ont déjà donné le résultat qu’il vont s’attribuer.
C’est 56,7% pour le gourou du Restaurant, selon eux. Il passe donc, selon eux, au premier tour sans aucune difficulté.

Je voudrais dire à nos amis du Restaurant que cette mission conjointe n’est pas une mission de décision.
Les décisions se prennent ailleurs. Elle est venu évaluer la situation politique, a pris des engagements et a fait prendre des engagements par le gourou du Restaurant.

En effet, elle lui a fait promettre que cette élection d’Octobre serait une élection transparente, crédible, inclusive et apaisée.
C’est sur la base de cette promesse du gourou du Restaurant, que la mission a décidé de l’accompagner dans le processus électoral.

Mais pour que cet accompagnement se fasse, il faudrait que le gourou du Restaurant respecte, avant le 31 Octobre, les engagements qu’il a pris.

La mission lui a également fait prendre des engagements vis à vis de la CEI. Une CEI qui aura l’obligation de restaurer la confiance entre les candidats.

Les questions que l’on pourrait se poser pourraient être les suivantes. La gourou du Restaurant respectera t-il par exemple ses engagements à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences le 31 Octobre?
Cela est impossible.

Arrivera t-il à restaurer la confiance entre la CEI et les candidats retenus ? Cela n’est pas évident. Dans ce cas, la tenue d’une élection transparente et apaisée est-elle possible ? Cela est impossible.

Si donc ces conditions ne sont pas respectées, la Communauté Internationale accompagnera t-elle le gourou du Restaurant dans l’élection qu’il veut organiser aux forceps ? Cela n’est pas évident.

Enfin, si la Communauté Internationale décide de ne pas accompagner le gourou du Restaurant dans son élection, la date du 31 Octobre est-elle tenable ? Cela n’est pas évident.

Voici pourquoi les gens ne devrait pas se laisser distraire par la joie qui anime nos amis du Restaurant suite au communiqué de la mission conjointe.

 

Souvenons nous de comment le gouvernement a interprété la décision de la Cour Africaine des droits de l’homme sur l’affaire de la CEI qui l’opposait à l’opposition.

Le porte parole de ce gouvernement a fait un communiqué qui donnait l’impression que l’opposition avait été désavouée par la Cour. Tout le monde s’est rendu compte, par la suite, de la supercherie au point où le gourou du Restaurant a décidé de n’appliquer aucune décision de cette Cour.

Bientôt, quand la même Communauté Internationale prendra une décision pour imposer au gourou du Restaurant une révision de sa décision d’aller coûte que coûte aux élections le 31 Octobre, vous verrez nos amis du Restaurant dans tous leurs états.

Pour me résumer, il ne faudrait pas considérer ce communiqué de la mission conjointe comme une validation sans condition de la date du 31 Octobre.

Ce communiqué s’est fait avec un langage diplomatique et subtile. Langage que ne comprennent pas nos amis du Restaurant. Ils comprennent toujours au premier degré.

D’ici le 31 Octobre beaucoup de choses pourraient se passer du côté de la Communauté Internationale.
Et la joie de nos amis du Restaurant serait de courte durée.
Wait and see.

 

 

Le président Alassane Ouattara désormais face au défi de l’organisation des élections 2020. Voici l’analyse de Mamadou Traoré.

Je voudrais décrypter, ce matin, le message de la mission conjointe de la Communauté Internationale africaine et l’ONU en Côte d’Ivoire.

Je constate qu’à la suite du communiqué de la mission conjointe, nos amis du Restaurant qui disent se foutre royalement des décisions prises ailleurs, précisément à Paris et aux États-Unis, ont commencé à jubiler.

Ils ont jubilé parce que le Communiqué ne parle pas d’un report de l’élection présidentielle. Ils considèrent donc que ce communiqué a validé la candidature du gourou du Restaurant et la victoire programmée de ce dernier.

Je rappelle que certains membres du Restaurant ont déjà donné le résultat qu’il vont s’attribuer.
C’est 56,7% pour le gourou du Restaurant, selon eux. Il passe donc, selon eux, au premier tour sans aucune difficulté.

Je voudrais dire à nos amis du Restaurant que cette mission conjointe n’est pas une mission de décision.
Les décisions se prennent ailleurs. Elle est venu évaluer la situation politique, a pris des engagements et a fait prendre des engagements par le gourou du Restaurant.

En effet, elle lui a fait promettre que cette élection d’Octobre serait une élection transparente, crédible, inclusive et apaisée.
C’est sur la base de cette promesse du gourou du Restaurant, que la mission a décidé de l’accompagner dans le processus électoral.

Mais pour que cet accompagnement se fasse, il faudrait que le gourou du Restaurant respecte, avant le 31 Octobre, les engagements qu’il a pris.

La mission lui a également fait prendre des engagements vis à vis de la CEI. Une CEI qui aura l’obligation de restaurer la confiance entre les candidats.

Les questions que l’on pourrait se poser pourraient être les suivantes. La gourou du Restaurant respectera t-il par exemple ses engagements à organiser des élections inclusives, transparentes et sans violences le 31 Octobre?
Cela est impossible.

Arrivera t-il à restaurer la confiance entre la CEI et les candidats retenus ? Cela n’est pas évident. Dans ce cas, la tenue d’une élection transparente et apaisée est-elle possible ? Cela est impossible.

Si donc ces conditions ne sont pas respectées, la Communauté Internationale accompagnera t-elle le gourou du Restaurant dans l’élection qu’il veut organiser aux forceps ? Cela n’est pas évident.

Enfin, si la Communauté Internationale décide de ne pas accompagner le gourou du Restaurant dans son élection, la date du 31 Octobre est-elle tenable ? Cela n’est pas évident.

Voici pourquoi les gens ne devrait pas se laisser distraire par la joie qui anime nos amis du Restaurant suite au communiqué de la mission conjointe.

 

Souvenons nous de comment le gouvernement a interprété la décision de la Cour Africaine des droits de l’homme sur l’affaire de la CEI qui l’opposait à l’opposition.

Le porte parole de ce gouvernement a fait un communiqué qui donnait l’impression que l’opposition avait été désavouée par la Cour. Tout le monde s’est rendu compte, par la suite, de la supercherie au point où le gourou du Restaurant a décidé de n’appliquer aucune décision de cette Cour.

Bientôt, quand la même Communauté Internationale prendra une décision pour imposer au gourou du Restaurant une révision de sa décision d’aller coûte que coûte aux élections le 31 Octobre, vous verrez nos amis du Restaurant dans tous leurs états.

Pour me résumer, il ne faudrait pas considérer ce communiqué de la mission conjointe comme une validation sans condition de la date du 31 Octobre.

Ce communiqué s’est fait avec un langage diplomatique et subtile. Langage que ne comprennent pas nos amis du Restaurant. Ils comprennent toujours au premier degré.

D’ici le 31 Octobre beaucoup de choses pourraient se passer du côté de la Communauté Internationale.
Et la joie de nos amis du Restaurant serait de courte durée.
Wait and see.