Législatives au Sénégal: revivez la journée de vote

Législatives au Sénégal: revivez la journée de vote

31 juillet 20178min0
31 juillet 20178min0
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Dans les bureaux de vote de la capitale, il a fallu attendre pour entendre le traditionnel « A voté ». Enervement, impatience, forte chaleur qui n’aide pas à calmer les esprits, car le vote a débuté avec du retard, 30 minutes, une heure, parfois plus. La raison : avec 47 listes, la mise en place a pris du temps, notamment dans le bureau de vote numéro 2 de l’école Biscuiterie. Un bureau présidé par monsieur Samb : « C’est un travail fastidieux, plus que compliqué. Nous sommes là depuis six heures ce matin. On s’attend à une très longue journée ».

Second problème : pour la première fois, les électeurs utilisent la nouvelle carte d’identité biométrique. Un système réputé pour sa fiabilité. Mais certains comme Aidara et Mustapha en possession de ce sésame ne sont pas inscrits sur le fichier électoral : « Ça devient compliqué ». « Moi, je suis rentré, j’ai montré ma carte, on a vérifié sur la liste, mais il n’y avait pas mon nom. Donc ne je peux pas voter ».

Divisions et entraide

Pour le ministre des Finances, Amadou Ba, candidat à Dakar, l’administration va corriger ces problèmes : « Ça se passe très bien, on est très confiants. Je pense que l’organisation d’une élection est assez lourde, les autorités administratives s’attachent à régler les difficultés et je pense que les mesures idoines vont être prises pour apporter des corrections au fur et à mesure. Il faut venir voter, il faut surtout venir voter pour ma liste ».

Ces problèmes ont obligé Abdoulaye Wade, lui aussi candidat à la députation, à décaler son vote pour s’informer des différents problèmes. L’ex-président estime que Macky Sall est entièrement responsable de la situation : « Il y a beaucoup de problèmes créés intentionnellement par monsieur Macky Sall et son gouvernement pour empêcher le vote et empêcher l’expression de la volonté populaire. Aujourd’hui, cette situation, il faut que Macky Sall s’en aille, il a prouvé son incapacité. Ce qui s’est passé aujourd’hui, ne s’est jamais passé au Sénégal depuis le XIXe siècle que je suis les élections, depuis 1848 que nous votons ici au Sénégal. Ça ne s’est jamais produit. Moi je pense qu’il faut poursuivre et on va en tirer les conséquences ».

Le président Macky Sall a réagi suite aux difficultés rencontrées depuis ce matin. Il espère que les problèmes seront vite compensés et que le vote se déroulera dans le calme, il appelle ainsi tous les acteurs politiques à être responsable : « Je me réjouis du bon déroulement global des opérations même si j’ai entendu çà et là ce matin des retards. J’espère qu’ils seront vite compensés afin que le bon déroulement du scrutin puisse être opéré sur l’ensemble du territoire national et partout à l’étranger où les Sénégalais sont appelés à se prononcer aujourd’hui. Je voudrais rappeler que notre pays est une démocratie et que rien ne peut nous faire revenir en arrière. Cette démocratie est ancrée, rien ne doit l’entacher. C’est la raison pour laquelle, je lance un ultime appel à tous les acteurs de faire confiance au peuple qui a le dernier mot. Maintenant, il appartient au peuple de décider ».

Une organisation déjà contestée en amont par l’opposition

L’an dernier, en décidant de dépoussiérer le fichier électoral, Macky Sall tablait sur 4 millions d’électeurs, mais ce sont finalement 6,2 millions de Sénégalais qui se sont inscrits. Par manque de temps, plus de 10% des cartes d’identité qui permettent de voter n’ont pas été fabriquées.

Une situation qui a provoqué la colère de l’opposition. Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a appelé tous les acteurs politiques au calme. « Comme il y a plus de 6 millions d’inscrits, il faut prendre en compte le rush. Il faudrait que la sérénité regagne les rangs », réclame-t-il.

Le vote sera donc possible avec les anciennes cartes d‘identité, de vote et les passeports. Avec cet afflux d’électeurs supplémentaires, le nombre de bureaux a également été revu à la hausse pour éviter un chaos électoral. « Tout cela participe bien entendu à une bonne organisation pour éviter toute contestation postélectorale qui ne serait pas de nature à assurer la sécurité et la stabilité du pays », explique Doudou Ndir.

Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h (TU) avec la possibilité de prolonger si tous les électeurs n’ont pas eu le temps de voter. Les premiers résultats de ce scrutin à un tour sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.

http://www.rfi.fr/afrique/20170730-legislatives-senegal-electeurs-appeles-urnes-dimanche

Dans les bureaux de vote de la capitale, il a fallu attendre pour entendre le traditionnel « A voté ». Enervement, impatience, forte chaleur qui n’aide pas à calmer les esprits, car le vote a débuté avec du retard, 30 minutes, une heure, parfois plus. La raison : avec 47 listes, la mise en place a pris du temps, notamment dans le bureau de vote numéro 2 de l’école Biscuiterie. Un bureau présidé par monsieur Samb : « C’est un travail fastidieux, plus que compliqué. Nous sommes là depuis six heures ce matin. On s’attend à une très longue journée ».

Second problème : pour la première fois, les électeurs utilisent la nouvelle carte d’identité biométrique. Un système réputé pour sa fiabilité. Mais certains comme Aidara et Mustapha en possession de ce sésame ne sont pas inscrits sur le fichier électoral : « Ça devient compliqué ». « Moi, je suis rentré, j’ai montré ma carte, on a vérifié sur la liste, mais il n’y avait pas mon nom. Donc ne je peux pas voter ».

Divisions et entraide

Pour le ministre des Finances, Amadou Ba, candidat à Dakar, l’administration va corriger ces problèmes : « Ça se passe très bien, on est très confiants. Je pense que l’organisation d’une élection est assez lourde, les autorités administratives s’attachent à régler les difficultés et je pense que les mesures idoines vont être prises pour apporter des corrections au fur et à mesure. Il faut venir voter, il faut surtout venir voter pour ma liste ».

Ces problèmes ont obligé Abdoulaye Wade, lui aussi candidat à la députation, à décaler son vote pour s’informer des différents problèmes. L’ex-président estime que Macky Sall est entièrement responsable de la situation : « Il y a beaucoup de problèmes créés intentionnellement par monsieur Macky Sall et son gouvernement pour empêcher le vote et empêcher l’expression de la volonté populaire. Aujourd’hui, cette situation, il faut que Macky Sall s’en aille, il a prouvé son incapacité. Ce qui s’est passé aujourd’hui, ne s’est jamais passé au Sénégal depuis le XIXe siècle que je suis les élections, depuis 1848 que nous votons ici au Sénégal. Ça ne s’est jamais produit. Moi je pense qu’il faut poursuivre et on va en tirer les conséquences ».

Le président Macky Sall a réagi suite aux difficultés rencontrées depuis ce matin. Il espère que les problèmes seront vite compensés et que le vote se déroulera dans le calme, il appelle ainsi tous les acteurs politiques à être responsable : « Je me réjouis du bon déroulement global des opérations même si j’ai entendu çà et là ce matin des retards. J’espère qu’ils seront vite compensés afin que le bon déroulement du scrutin puisse être opéré sur l’ensemble du territoire national et partout à l’étranger où les Sénégalais sont appelés à se prononcer aujourd’hui. Je voudrais rappeler que notre pays est une démocratie et que rien ne peut nous faire revenir en arrière. Cette démocratie est ancrée, rien ne doit l’entacher. C’est la raison pour laquelle, je lance un ultime appel à tous les acteurs de faire confiance au peuple qui a le dernier mot. Maintenant, il appartient au peuple de décider ».

Une organisation déjà contestée en amont par l’opposition

L’an dernier, en décidant de dépoussiérer le fichier électoral, Macky Sall tablait sur 4 millions d’électeurs, mais ce sont finalement 6,2 millions de Sénégalais qui se sont inscrits. Par manque de temps, plus de 10% des cartes d’identité qui permettent de voter n’ont pas été fabriquées.

Une situation qui a provoqué la colère de l’opposition. Doudou Ndir, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a appelé tous les acteurs politiques au calme. « Comme il y a plus de 6 millions d’inscrits, il faut prendre en compte le rush. Il faudrait que la sérénité regagne les rangs », réclame-t-il.

Le vote sera donc possible avec les anciennes cartes d‘identité, de vote et les passeports. Avec cet afflux d’électeurs supplémentaires, le nombre de bureaux a également été revu à la hausse pour éviter un chaos électoral. « Tout cela participe bien entendu à une bonne organisation pour éviter toute contestation postélectorale qui ne serait pas de nature à assurer la sécurité et la stabilité du pays », explique Doudou Ndir.

Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h (TU) avec la possibilité de prolonger si tous les électeurs n’ont pas eu le temps de voter. Les premiers résultats de ce scrutin à un tour sont attendus dans la nuit de dimanche à lundi.

http://www.rfi.fr/afrique/20170730-legislatives-senegal-electeurs-appeles-urnes-dimanche