ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, QUE FAUT-IL ATTENDRE DE LA MISSION INTERNATIONALE EN CÔTE D’IVOIRE

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, QUE FAUT-IL ATTENDRE DE LA MISSION INTERNATIONALE EN CÔTE D’IVOIRE

8 octobre 20205min60
8 octobre 20205min60
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Les candidats à l’élection présidentielle, les chefs des institutions de Côte d’Ivoire dont le président  Alassane Ouattara, le Premier ministre, la CEI et le Conseil constitutionnel, c’est avec ces personnalités et entités ivoiriennes que la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU-UE a eu des échanges. En toile de fond, des recommandations à la classe politique et aux gouvernants pour permettre une élection présidentielle apaisée. Les diplomates internationaux ont pu recueillir auprès des personnes visitées des avis et propositions pour le scrutin. Mais que faut-il attendre de cette visite diplomatique ? Les appréciations sont diverses.

À quelques jours de la date prévue pour le scrutin, à savoir le 31 octobre 2020, le questionnement taraude les esprits en Côte d’Ivoire. Et c’est le cas de nombreux observateurs dont le Dr Eddie Guipié, Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo au Nord du pays. « Quelle est son utilité et le cahier de charges de cette mission ? En outre il faut se demander qui décide en dernier ressort après cette mission » s’interroge l’expert ivoirien, joint par 7info.

Pour Dr Eddie Guipié, plusieurs hypothèses se posent. « Si tant il est qu’il s’agit de faire des recommandations, le gouvernement pourrait satisfaire ce qui sera souhaité. Par contre s’il y a des mesures coercitives qui sont prises, il va s’en dire qu’il y aura d’autres questions à se poser ». À en croire le politologue, en cas de refus du gouvernement d’appliquer les éventuelles mesures prises, ce qu’il y a lieu de faire. « Prenons par exemple le cas des décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples relativement à la CEI, le gouvernement a avancé la souveraineté pour les rejeter », rappelle-t-il.

« En outre, il faut se demander ce que signifie l’expression « élection inclusive ». Est-ce un retour du Conseil constitutionnel sur la scène ? Cela serait difficilement faisable. Car  comme le dit le chef de l’État, les élections sont programmées dans des délais constitutionnels », analyse Dr Eddie Guipié.

Fernand Dédeh est un journaliste, blogueur, et consultant. Selon lui, « le langage diplomatique à ses codes. Pas toujours faciles à interpréter », allusion faite aux premiers mots de la mission au sortir de la rencontre avec le chef de l’État ivoirien. À savoir que cette mission dit être venue pour une élection « ouverte, transparente et inclusive ». Le mot « inclusif » dit le confrère, prend tout son sens dans la bouche d’un agent de l’ONU. « Inclusif se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui n’exclut personne, qui vise à réunir toutes les sensibilités, à inclure chacun », définit Fernand Dédeh dans une chronique sur sa page Facebook.

Le journaliste-blogueur très suivi dans le pays se réfère aussi à la rencontre entre la mission CEDEAO-UA-ONU-UE et la CEI et le Conseil constitutionnel. Pour lui, « le fait que la communauté internationale fourre son nez dans « les petits papiers » de ces deux institutions, à jour J-24 de la présidentielle, n’est pas innocent… ».

« L’opposition aurait bien tort de tout miser sur « la communauté internationale. Elle fait de la prévention. Elle anticipe les violences. Mais elle est surtout attachée à la Démocratie. À la conciliation. Au règlement pacifique des contradictions. Elle est venue écouter, conseiller et non décider. Elle se pliera à la loi du terrain. Et comme disent les militaires, « le terrain fait le chef », analyse Fernand Dédeh.

L’élection présidentielle est prévue le 31 octobre 2020. Pour ce scrutin, quatre dossiers de candidatures sur quarante-quatre ont été retenus par le conseil constitutionnel du pays. Contestant les choix du juge des élections, et rejetant la candidature du président sortant Alassane Ouattara en fin de son second mandat, les membres de l’opposition ont appelé à la désobéissance civile.

Richard Yasseu
7info.ci

Les candidats à l’élection présidentielle, les chefs des institutions de Côte d’Ivoire dont le président  Alassane Ouattara, le Premier ministre, la CEI et le Conseil constitutionnel, c’est avec ces personnalités et entités ivoiriennes que la mission conjointe CEDEAO-UA-ONU-UE a eu des échanges. En toile de fond, des recommandations à la classe politique et aux gouvernants pour permettre une élection présidentielle apaisée. Les diplomates internationaux ont pu recueillir auprès des personnes visitées des avis et propositions pour le scrutin. Mais que faut-il attendre de cette visite diplomatique ? Les appréciations sont diverses.

À quelques jours de la date prévue pour le scrutin, à savoir le 31 octobre 2020, le questionnement taraude les esprits en Côte d’Ivoire. Et c’est le cas de nombreux observateurs dont le Dr Eddie Guipié, Enseignant-chercheur en Sciences politiques à l’université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo au Nord du pays. « Quelle est son utilité et le cahier de charges de cette mission ? En outre il faut se demander qui décide en dernier ressort après cette mission » s’interroge l’expert ivoirien, joint par 7info.

Pour Dr Eddie Guipié, plusieurs hypothèses se posent. « Si tant il est qu’il s’agit de faire des recommandations, le gouvernement pourrait satisfaire ce qui sera souhaité. Par contre s’il y a des mesures coercitives qui sont prises, il va s’en dire qu’il y aura d’autres questions à se poser ». À en croire le politologue, en cas de refus du gouvernement d’appliquer les éventuelles mesures prises, ce qu’il y a lieu de faire. « Prenons par exemple le cas des décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples relativement à la CEI, le gouvernement a avancé la souveraineté pour les rejeter », rappelle-t-il.

« En outre, il faut se demander ce que signifie l’expression « élection inclusive ». Est-ce un retour du Conseil constitutionnel sur la scène ? Cela serait difficilement faisable. Car  comme le dit le chef de l’État, les élections sont programmées dans des délais constitutionnels », analyse Dr Eddie Guipié.

Fernand Dédeh est un journaliste, blogueur, et consultant. Selon lui, « le langage diplomatique à ses codes. Pas toujours faciles à interpréter », allusion faite aux premiers mots de la mission au sortir de la rencontre avec le chef de l’État ivoirien. À savoir que cette mission dit être venue pour une élection « ouverte, transparente et inclusive ». Le mot « inclusif » dit le confrère, prend tout son sens dans la bouche d’un agent de l’ONU. « Inclusif se dit de quelqu’un ou de quelque chose qui n’exclut personne, qui vise à réunir toutes les sensibilités, à inclure chacun », définit Fernand Dédeh dans une chronique sur sa page Facebook.

Le journaliste-blogueur très suivi dans le pays se réfère aussi à la rencontre entre la mission CEDEAO-UA-ONU-UE et la CEI et le Conseil constitutionnel. Pour lui, « le fait que la communauté internationale fourre son nez dans « les petits papiers » de ces deux institutions, à jour J-24 de la présidentielle, n’est pas innocent… ».

« L’opposition aurait bien tort de tout miser sur « la communauté internationale. Elle fait de la prévention. Elle anticipe les violences. Mais elle est surtout attachée à la Démocratie. À la conciliation. Au règlement pacifique des contradictions. Elle est venue écouter, conseiller et non décider. Elle se pliera à la loi du terrain. Et comme disent les militaires, « le terrain fait le chef », analyse Fernand Dédeh.

L’élection présidentielle est prévue le 31 octobre 2020. Pour ce scrutin, quatre dossiers de candidatures sur quarante-quatre ont été retenus par le conseil constitutionnel du pays. Contestant les choix du juge des élections, et rejetant la candidature du président sortant Alassane Ouattara en fin de son second mandat, les membres de l’opposition ont appelé à la désobéissance civile.

Richard Yasseu
7info.ci