Élection au Conseil national des jeunes (Cnj) Côte-d’Ivoire: La mésentente est totale entre des membres du bureau sortant et le ministère

Élection au Conseil national des jeunes (Cnj) Côte-d’Ivoire: La mésentente est totale entre des membres du bureau sortant et le ministère

30 juin 20215min0
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Ce qui oppose les deux camps

Alors que le comité d’organisation en charge du processus électoral pour renouveler les instances du Cnj est prêt pour l’ouverture des opérations électorales dès le 3 juillet 2021, des voix discordantes se font entendre pour remettre en cause le processus conduit par le ministre Touré Mamadou.

Mardi en conférence de presse près de l’Epp Cocody Château, Guy Joris Doho, secrétaire général adjoint et deux autres membres du bureau sortant dirigé par Edima N’guessan, ont dénoncé des fraudes qui jetteraient le discrédit sur le scrutin dans son ensemble. Selon M. Doho, principal animateur de la conférence de presse, des organisations de jeunesse fictives donc non légalement reconnues ont avarié le listing électoral avec la complicité du comité électoral mis en place.

Il accuse notamment la direction de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes de déroger à la procédure habituelle pour procéder de façon unilatérale au renouvellement des instances du Cnj. Pour M. Doho, les textes en vigueur disposent que le bureau sortant doit être associé au renouvellement des instances. Ce que n’aurait pas fait selon lui, cette direction. Laquelle, accuse M. Doho, y est allée de façon cavalière en annonçant le recensement des associations, le dépôt des candidatures, le recensement des candidatures et des électeurs. « Ce processus a été conduit uniquement par le ministère sans l’implication du bureau national, ni des délégués. Les conséquences de la gestion opaque de ce processus a occasionné de nombreuses irrégularités. Dans plusieurs départements, des associations qui n’ont jamais existé se retrouvent sur le listing, des individus connus pour n’être à la tête d’aucune organisation de jeunesse se retrouvent présidents d’associations », a étayé le conférencier. Tirant les conséquences de ces failles, Joris Doho exige – un report de l’élection des délégués – la recomposition du jury de validation des associations et des dossiers de candidatures – l’implication de la société civile dans le collège électoral, entre autres.

La Position du ministère

Réponse du berger à la bergère. Dans la même journée de ce mardi, quelques heures plus tard au ministère de la Jeunesse à l’immeuble Cnps, le directeur de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes a donné lui aussi une conférence de presse. Constant Koffi rejette en bloc les faits relevés par Joris Doho. Il rétorque que ce n’est pas parce qu’il ne connaît pas personnellement certaines associations qu’il se donne le droit de leur dénier toute existence légale. Selon le directeur, le processus a été bien mené jusque-là, conformément à l’arrêté qui donne des prérogatives au ministre d’organiser cette élection.
Il fait valoir que la phase du contentieux qui est même allé au-delà des délais prévus, est maintenant bouclée et a abouti à des retraits de noms ou d’associations tout comme à des ajouts sur la base des documents légaux présentés. Il a ainsi annoncé les dates des différentes élections qui se déroulent progressivement dans les 120 départements du pays. Aussi a-t-il informé la presse du démarrage des opérations électorales le 3 juillet dans les départements de Kani, Séguéla, Touba. Suivront les départements de Gagnoa, Divo Oumé, Lakota, le 4 juillet 2021.
L’élection des délégués, a-t-il annoncé, prend fin le 17 juillet pour faire place à la convention le 29 juillet 2021.

»En notre âme et conscience, nous avons agi selon le droit », a martelé M. Koffi qui explique que ceux qui se plaignent sont allés au contentieux avec une idée préconçue, celle d’imposer leur position. Et parce qu’ils n’ont pas été suivis, ils crient au loup. Pour lui, le contentieux a d’ailleurs concerné moins de 20 % des départements et 60 délégués du bureau sortant sont candidats. Toute chose pour signifier la transparence du processus

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Ce qui oppose les deux camps

Alors que le comité d’organisation en charge du processus électoral pour renouveler les instances du Cnj est prêt pour l’ouverture des opérations électorales dès le 3 juillet 2021, des voix discordantes se font entendre pour remettre en cause le processus conduit par le ministre Touré Mamadou.

Mardi en conférence de presse près de l’Epp Cocody Château, Guy Joris Doho, secrétaire général adjoint et deux autres membres du bureau sortant dirigé par Edima N’guessan, ont dénoncé des fraudes qui jetteraient le discrédit sur le scrutin dans son ensemble. Selon M. Doho, principal animateur de la conférence de presse, des organisations de jeunesse fictives donc non légalement reconnues ont avarié le listing électoral avec la complicité du comité électoral mis en place.

Il accuse notamment la direction de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes de déroger à la procédure habituelle pour procéder de façon unilatérale au renouvellement des instances du Cnj. Pour M. Doho, les textes en vigueur disposent que le bureau sortant doit être associé au renouvellement des instances. Ce que n’aurait pas fait selon lui, cette direction. Laquelle, accuse M. Doho, y est allée de façon cavalière en annonçant le recensement des associations, le dépôt des candidatures, le recensement des candidatures et des électeurs. « Ce processus a été conduit uniquement par le ministère sans l’implication du bureau national, ni des délégués. Les conséquences de la gestion opaque de ce processus a occasionné de nombreuses irrégularités. Dans plusieurs départements, des associations qui n’ont jamais existé se retrouvent sur le listing, des individus connus pour n’être à la tête d’aucune organisation de jeunesse se retrouvent présidents d’associations », a étayé le conférencier. Tirant les conséquences de ces failles, Joris Doho exige – un report de l’élection des délégués – la recomposition du jury de validation des associations et des dossiers de candidatures – l’implication de la société civile dans le collège électoral, entre autres.

La Position du ministère

Réponse du berger à la bergère. Dans la même journée de ce mardi, quelques heures plus tard au ministère de la Jeunesse à l’immeuble Cnps, le directeur de la vie associative et du renforcement des capacités des jeunes a donné lui aussi une conférence de presse. Constant Koffi rejette en bloc les faits relevés par Joris Doho. Il rétorque que ce n’est pas parce qu’il ne connaît pas personnellement certaines associations qu’il se donne le droit de leur dénier toute existence légale. Selon le directeur, le processus a été bien mené jusque-là, conformément à l’arrêté qui donne des prérogatives au ministre d’organiser cette élection.
Il fait valoir que la phase du contentieux qui est même allé au-delà des délais prévus, est maintenant bouclée et a abouti à des retraits de noms ou d’associations tout comme à des ajouts sur la base des documents légaux présentés. Il a ainsi annoncé les dates des différentes élections qui se déroulent progressivement dans les 120 départements du pays. Aussi a-t-il informé la presse du démarrage des opérations électorales le 3 juillet dans les départements de Kani, Séguéla, Touba. Suivront les départements de Gagnoa, Divo Oumé, Lakota, le 4 juillet 2021.
L’élection des délégués, a-t-il annoncé, prend fin le 17 juillet pour faire place à la convention le 29 juillet 2021.

»En notre âme et conscience, nous avons agi selon le droit », a martelé M. Koffi qui explique que ceux qui se plaignent sont allés au contentieux avec une idée préconçue, celle d’imposer leur position. Et parce qu’ils n’ont pas été suivis, ils crient au loup. Pour lui, le contentieux a d’ailleurs concerné moins de 20 % des départements et 60 délégués du bureau sortant sont candidats. Toute chose pour signifier la transparence du processus

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr