Côte d’Ivoire – Yodé et Siro : « C’est dans notre ADN de critiquer le pouvoir »

Côte d’Ivoire – Yodé et Siro : « C’est dans notre ADN de critiquer le pouvoir »

21 janvier 20213min0
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Duo emblématique de la scène zouglou, les deux artistes ont été condamnés en décembre 2020 à un an de prison avec sursis pour avoir accusé le procureur de la République de partialité. Siro, qui parle au nom du duo, revient sur ces démêlés judiciaires, sans rien perdre de son irrévérence.

Dally Djédjé et Sylvain Aba, plus connus sous leurs noms d’artistes Yodé et Siro, s’apprêtent à célébrer leurs 25 ans de carrière. Dans un contexte particulier : début décembre, ils ont été condamnés à un an de prison avec sursis et à une amende de 5 millions de francs CFA pour « outrage à magistrat ».

En cause, des propos tenus lors d’un concert donné dans un maquis de Yopougon, à la fin de novembre, alors que les violences pré- et postélectorales avaient déjà fait 87 morts et une centaine de blessés. Ce soir-là, devant une foule compacte, en plein milieu du titre « On dit quoi », un morceau qui interpelle directement Alassane Ouattara, le duo marque une pause. Les musiciens baissent le volume, et Siro lance : « Le procureur, il n’est plus procureur, il est procureur d’un seul camp. C’est quel pays, là ? Allez dire au procureur Adou Richard, allez lui dire qu’un mort c’est un mort. »

Un mois plus tard, le duo n’a rien perdu de son impertinence. Samedi 9 janvier, alors que les deux artistes s’apprêtaient à monter sur la scène installée sur la place Jean-Paul-II, à Yamoussoukro, Siro a pris le temps de revenir pour Jeune Afrique sur l’affaire au centre de laquelle il s’est retrouvé avec son compère Yodé.

Ironie du sort, le duo donne ce jour-là un concert gratuit à l’endroit même où, en septembre dernier, ils avaient joué lors de la cérémonie d’investiture d’Henri Konan Bédié comme candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Mais Siro, qui a pris la parole au nom du duo (Yodé acquiesçant à ses côtés à ses propos), n’en refuse pas moins avec force l’étiquette « d’artiste de l’opposition » et rappelle au passage que leurs morceaux ont aussi, il y a plusieurs années, résonné dans les meetings d’Alassane Ouattara.

www.jeuneafrique.com

Duo emblématique de la scène zouglou, les deux artistes ont été condamnés en décembre 2020 à un an de prison avec sursis pour avoir accusé le procureur de la République de partialité. Siro, qui parle au nom du duo, revient sur ces démêlés judiciaires, sans rien perdre de son irrévérence.

Dally Djédjé et Sylvain Aba, plus connus sous leurs noms d’artistes Yodé et Siro, s’apprêtent à célébrer leurs 25 ans de carrière. Dans un contexte particulier : début décembre, ils ont été condamnés à un an de prison avec sursis et à une amende de 5 millions de francs CFA pour « outrage à magistrat ».

En cause, des propos tenus lors d’un concert donné dans un maquis de Yopougon, à la fin de novembre, alors que les violences pré- et postélectorales avaient déjà fait 87 morts et une centaine de blessés. Ce soir-là, devant une foule compacte, en plein milieu du titre « On dit quoi », un morceau qui interpelle directement Alassane Ouattara, le duo marque une pause. Les musiciens baissent le volume, et Siro lance : « Le procureur, il n’est plus procureur, il est procureur d’un seul camp. C’est quel pays, là ? Allez dire au procureur Adou Richard, allez lui dire qu’un mort c’est un mort. »

Un mois plus tard, le duo n’a rien perdu de son impertinence. Samedi 9 janvier, alors que les deux artistes s’apprêtaient à monter sur la scène installée sur la place Jean-Paul-II, à Yamoussoukro, Siro a pris le temps de revenir pour Jeune Afrique sur l’affaire au centre de laquelle il s’est retrouvé avec son compère Yodé.

Ironie du sort, le duo donne ce jour-là un concert gratuit à l’endroit même où, en septembre dernier, ils avaient joué lors de la cérémonie d’investiture d’Henri Konan Bédié comme candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Mais Siro, qui a pris la parole au nom du duo (Yodé acquiesçant à ses côtés à ses propos), n’en refuse pas moins avec force l’étiquette « d’artiste de l’opposition » et rappelle au passage que leurs morceaux ont aussi, il y a plusieurs années, résonné dans les meetings d’Alassane Ouattara.

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