Côte d’Ivoire : Rencontre avec la mission CEDEAO-UA-ONU, l’opposition conditionne sa participation à la présidentielle si retrait du code électoral actuel

Côte d’Ivoire : Rencontre avec la mission CEDEAO-UA-ONU, l’opposition conditionne sa participation à la présidentielle si retrait du code électoral actuel

7 octobre 20207min24
7 octobre 20207min24
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© Koaci.com – mardi 06 octobre 2020 – 17:52 

L’opposition ce mardi à Abidjan 

La mission tripartie de CEDEAO-UA-ONU a échangé ce mardi avec l’ensemble de l’opposition ivoirienne.

Selon la déclaration commune lue Par Georges Armand Ouégnin d’EDS, l’Opposition politique Ivoirienne salue la présence de la communauté internationale en terre ivoirienne et la remercie pour tous les efforts soutenus que vous déployez en faveur de la paix en Côte d’Ivoire.

Elle rappelle les violentes manifestations lors de son appel aux marches contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara, la décision du Conseil Constitutionnel, qui n’a retenu que 04 candidats sur les quarante-quatre dossiers.

« Tout cela n’est pas de nature à rassurer les partis et groupements politiques de l’opposition ainsi que toutes les autres parties prenantes, sur la suite du processus électoral, notamment sur la capacité du juge Constitutionnel à proclamer des résultats sincères et conformes aux votes, à l’issue du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 », déplorent les opposants.

Réitérant ses remerciements à la délégation conjointe de l’ONU/UA/CEDEAO/CE, l’Opposition ivoirienne tient à rappeler que si la Communauté internationale veut remettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la démocratie que son aide soit franche, sincère et que celle-ci s’inscrive dans le respect de la Charte de l’Union Africaine et du Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance au protocole additionnel relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité de la CEDEAO.

L’Opposition ivoirienne rappelle qu’elle souhaite participer à l’élection du 31/10/2020 à la condition que le scrutin prenne en compte : Le retrait du Code électoral actuel; Le retrait de la candidature de Monsieur Alassane Dramane Ouattara à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, qui est au terme de son deuxième mandat, pour se conformer ainsi à la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat ;

La dissolution du Conseil Constitutionnel actuel en vue de la mise en place d’une juridiction véritablement impartiale et qui s’attache à dire le droit, rien que le droit ;

La dissolution de l’actuelle Commission Electorale Indépendante(CEI) en raison de son inféodation évidente au régime RHDP et la mise en place d’un organe électoral consensuel, véritablement indépendant et impartial, capable d’organiser des élections justes, transparentes et crédibles ;

L’audit international de la liste électorale issue de l’enrôlement de juin-juillet 2020 ;

La libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ;

Le retour sécurisé de tous les exilés sur la terre de leurs ancêtres, conformément à l’article 22 de la Constitution avec à leur tête le Président Laurent Gbagbo, le Président Soro Kigbafori Guillaume, le Ministre Blé Goudé Charles et le Maire Akossi Bendjo Noël.

La création d’une Commission d’enquête internationale pour faire le point sur toutes les tueries et les exactions commises par le régime du RHDP.

En tout état de cause, l’Opposition politique ivoirienne dit qu’elle n’acceptera pas la violation de la Constitution de Côte d’Ivoire.

« L’opposition ivoirienne n’acceptera pas que soient organisées des élections déjà annoncées comme étant « bouclées, gérées et calées « , surtout que la CEI et le Conseil Constitutionnel ont donné un avant-goût édifiant du hold-up électoral en préparation. », relèvent les opposants à Ouattara qui paraissent peu près à le battre sur le terrain des urnes le 31 Octobre prochain dans une présidentielle sans réel enjeu depuis le décès d’Amadou Gon et les échecs à répétition des appels à marcher et à la désobéissance civile.

Donatien Kautcha, Abidjan

© Koaci.com – mardi 06 octobre 2020 – 17:52 

L’opposition ce mardi à Abidjan 

La mission tripartie de CEDEAO-UA-ONU a échangé ce mardi avec l’ensemble de l’opposition ivoirienne.

Selon la déclaration commune lue Par Georges Armand Ouégnin d’EDS, l’Opposition politique Ivoirienne salue la présence de la communauté internationale en terre ivoirienne et la remercie pour tous les efforts soutenus que vous déployez en faveur de la paix en Côte d’Ivoire.

Elle rappelle les violentes manifestations lors de son appel aux marches contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara, la décision du Conseil Constitutionnel, qui n’a retenu que 04 candidats sur les quarante-quatre dossiers.

« Tout cela n’est pas de nature à rassurer les partis et groupements politiques de l’opposition ainsi que toutes les autres parties prenantes, sur la suite du processus électoral, notamment sur la capacité du juge Constitutionnel à proclamer des résultats sincères et conformes aux votes, à l’issue du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020 », déplorent les opposants.

Réitérant ses remerciements à la délégation conjointe de l’ONU/UA/CEDEAO/CE, l’Opposition ivoirienne tient à rappeler que si la Communauté internationale veut remettre la Côte d’Ivoire sur les rails de la démocratie que son aide soit franche, sincère et que celle-ci s’inscrive dans le respect de la Charte de l’Union Africaine et du Protocole A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance au protocole additionnel relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité de la CEDEAO.

L’Opposition ivoirienne rappelle qu’elle souhaite participer à l’élection du 31/10/2020 à la condition que le scrutin prenne en compte : Le retrait du Code électoral actuel; Le retrait de la candidature de Monsieur Alassane Dramane Ouattara à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, qui est au terme de son deuxième mandat, pour se conformer ainsi à la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat ;

La dissolution du Conseil Constitutionnel actuel en vue de la mise en place d’une juridiction véritablement impartiale et qui s’attache à dire le droit, rien que le droit ;

La dissolution de l’actuelle Commission Electorale Indépendante(CEI) en raison de son inféodation évidente au régime RHDP et la mise en place d’un organe électoral consensuel, véritablement indépendant et impartial, capable d’organiser des élections justes, transparentes et crédibles ;

L’audit international de la liste électorale issue de l’enrôlement de juin-juillet 2020 ;

La libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires ;

Le retour sécurisé de tous les exilés sur la terre de leurs ancêtres, conformément à l’article 22 de la Constitution avec à leur tête le Président Laurent Gbagbo, le Président Soro Kigbafori Guillaume, le Ministre Blé Goudé Charles et le Maire Akossi Bendjo Noël.

La création d’une Commission d’enquête internationale pour faire le point sur toutes les tueries et les exactions commises par le régime du RHDP.

En tout état de cause, l’Opposition politique ivoirienne dit qu’elle n’acceptera pas la violation de la Constitution de Côte d’Ivoire.

« L’opposition ivoirienne n’acceptera pas que soient organisées des élections déjà annoncées comme étant « bouclées, gérées et calées « , surtout que la CEI et le Conseil Constitutionnel ont donné un avant-goût édifiant du hold-up électoral en préparation. », relèvent les opposants à Ouattara qui paraissent peu près à le battre sur le terrain des urnes le 31 Octobre prochain dans une présidentielle sans réel enjeu depuis le décès d’Amadou Gon et les échecs à répétition des appels à marcher et à la désobéissance civile.

Donatien Kautcha, Abidjan