Côte d’Ivoire : Election 2020, l’opposition projette reprendre les rues après l’investiture de Bédié à Yamoussoukro

Côte d’Ivoire : Election 2020, l’opposition projette reprendre les rues après l’investiture de Bédié à Yamoussoukro

10 septembre 20206min18
10 septembre 20206min18
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Manifestants à Bonoua le 21 aout dernier

 

Le samedi 12 septembre prochain, le président du PDCI, Henri Konan Bédié va se faire investir par son Parti dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020.

 

Ce jour, jeudi 10 septembre, l’opposition va rendre hommage à ses martyrs des manifestations contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara qui ont éclaté par endroit. Ces protestations dans lesquelles se sont illustrés des groupes de casseurs, pris par certains pour des manifestants, ont fait d’énormes dégâts et occasionné plus d’une vingtaine de morts.

 

En tournée dans le Haut-Sassandra depuis plusieurs jours, alors que les appels à marcher ne trouvent pas d’écho d’ampleur, comme par le passé, Guillaume Kamé Kamé, secrétaire national du front populaire ivoirien (FPI) fidèle à Laurent Gbagbo, qui avait, à ses côtés des responsables du PDCI a annoncé la reprise des manifestations de rues après l’investiture de Bédié à Yamoussoukro, capitale politique du pays.

« Nous reprendrons la lutte contre la candidature illégale d’Ouattara, après la cérémonie d’investiture du candidat Henri Konan Bédié du PDCI. Le vent est entrain de souffler dans tous les sens. Le pouvoir de Ouattara sera emporté dans un tourbillon démocratique. Ne craignez pas ceux qui ont peur de vous . Ils n’ont plus rien à gagner c’est pourquoi ils veulent semer le KO dans le pays . Mais nous n’allons pas croiser nos bras pour les regarder détruire notre seul pays », a-t-il lâché dans les localités de Guedéguhé, Digba, Tahiraguhé lors des meetings qu’il a animé.

 

L’audit international de la liste électorale, la réforme totale de la commission électorale indépendante (CEI) et la démission de son président Kuibiert Coulibaly, la réintégration des exclus sur la liste électorale, la renonciation d’Alassane Ouattara à son troisième mandat anticonstitutionnel, l’application intégrale de l’arrêt de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, la libération de tous les prisonniers politiques et le retour sécurisés de tous les exilés avec à leur tête l’ancien président Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Akossi Bendjo, sont entre autre les exigences égrainées par Guillaume Kamé Kamé.

 

Autre temps, autres moeurs selon certains observateurs, alors que tous les leaders ont déposé leur candidature, reconnaissant ainsi la CEI que certains ont longtemps contesté alors que le parti au pouvoir était sur le terrain pour accompagner ses militants pour l’enrolement sur la liste électorale, après des appels à marcher peu suivis jusque là, reste à savoir si la tendance s’inversera.

 

Jean Chrésus

Manifestants à Bonoua le 21 aout dernier

 

Le samedi 12 septembre prochain, le président du PDCI, Henri Konan Bédié va se faire investir par son Parti dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020.

 

Ce jour, jeudi 10 septembre, l’opposition va rendre hommage à ses martyrs des manifestations contre le troisième mandat d’Alassane Ouattara qui ont éclaté par endroit. Ces protestations dans lesquelles se sont illustrés des groupes de casseurs, pris par certains pour des manifestants, ont fait d’énormes dégâts et occasionné plus d’une vingtaine de morts.

 

En tournée dans le Haut-Sassandra depuis plusieurs jours, alors que les appels à marcher ne trouvent pas d’écho d’ampleur, comme par le passé, Guillaume Kamé Kamé, secrétaire national du front populaire ivoirien (FPI) fidèle à Laurent Gbagbo, qui avait, à ses côtés des responsables du PDCI a annoncé la reprise des manifestations de rues après l’investiture de Bédié à Yamoussoukro, capitale politique du pays.

« Nous reprendrons la lutte contre la candidature illégale d’Ouattara, après la cérémonie d’investiture du candidat Henri Konan Bédié du PDCI. Le vent est entrain de souffler dans tous les sens. Le pouvoir de Ouattara sera emporté dans un tourbillon démocratique. Ne craignez pas ceux qui ont peur de vous . Ils n’ont plus rien à gagner c’est pourquoi ils veulent semer le KO dans le pays . Mais nous n’allons pas croiser nos bras pour les regarder détruire notre seul pays », a-t-il lâché dans les localités de Guedéguhé, Digba, Tahiraguhé lors des meetings qu’il a animé.

 

L’audit international de la liste électorale, la réforme totale de la commission électorale indépendante (CEI) et la démission de son président Kuibiert Coulibaly, la réintégration des exclus sur la liste électorale, la renonciation d’Alassane Ouattara à son troisième mandat anticonstitutionnel, l’application intégrale de l’arrêt de la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, la libération de tous les prisonniers politiques et le retour sécurisés de tous les exilés avec à leur tête l’ancien président Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Akossi Bendjo, sont entre autre les exigences égrainées par Guillaume Kamé Kamé.

 

Autre temps, autres moeurs selon certains observateurs, alors que tous les leaders ont déposé leur candidature, reconnaissant ainsi la CEI que certains ont longtemps contesté alors que le parti au pouvoir était sur le terrain pour accompagner ses militants pour l’enrolement sur la liste électorale, après des appels à marcher peu suivis jusque là, reste à savoir si la tendance s’inversera.

 

Jean Chrésus