Côte d’Ivoire: Éducation nationale, fonds générés par les COGES, les révélations de Kandia sur la FESCI

Côte d’Ivoire: Éducation nationale, fonds générés par les COGES, les révélations de Kandia sur la FESCI

20 novembre 202012min13
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En raison de la détention de leurs collègues, les députés de l’opposition boycottent les travaux parlementaires. Hier, ceux de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) ont brillé par leur absence lors du vote du budget programme du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, présenté par la ministre Kandia Camara.

Sans surprise, le Budget programme du ministère de l’Education nationale a été adopté tard dans la nuit par les députés membres de la CAEF du groupe parlementaire RHDP.

Pour l’exercice 2021, le projet de budget du MENETFP est de 1 011 900 662 454 FCFA dont 783.234.631.905 de FCFA soit 77,47% pour le personnel, 34.529.875.653 de FCFA soit 3,41% alloués aux biens et services, 144.572.334.559 soit 14,29% pour lez transferts et 49.563.820.337 soit 4,90% pour les investissements.

Lors des débats, les députés du RHDP ont dénoncé les agissements de la Fédération estudiantine et scolaire (FESCI) dans les établissements scolaires primaires et secondaires pendant la rentrée des classes.

En réponse à la préoccupation du député, Kandia Camara a été clair en rappelant tout de même que cette structure syndicale n’existe plus dans les établissements scolaires primaires et secondaires. Elle a affirmé que le Gouvernement a supprimé la FESCI depuis 2011 et elle ne bénéficie pas de la cote part des recouvrements du COGES.

« Chaque année, comme cette année, c’est la FESCI qui a posé le problème. Avant 2011, la FESCI existait dans nos établissements primaires et secondaires. En 2011, en conseil de gouvernement présidé par le premier ministre Guillaume Soro, la décision a été prise et entérinée par le président de la république, Alassane Ouattara en conseil des ministres. C’est le gouvernement qui a décidé de la suppression de la FESCI au niveau des établissements primaires et secondaires. Dès lors que la FESCI n’existe plus chez nous. Nous avons demandé aux COGES de ne plus reverser quoi que soit au bureau de la FESCI. Je pense peut être que c’est de là viennent les problèmes. Parce qu’en son temps, la FESCI avait une cote part dans les cotisations levées dans les établissements surtout secondaires publics comme privés, en fonction du nombre d’élèves, en fonction du montant de la cotisation, la FESCI avait sa cote part. Comme la FESCI n’existe plus, nous avons supprimé cela. Et cela a fait baisser considérablement le taux de cotisation dans les établissements », a expliqué, Kandia Camara.

La question des inscriptions en ligne dans les établissements scolaires primaires et secondaires a été également évoquée par les honorables. Ils se sont interrogés de la destination des fonds générés.

La ministre de l’Education nationale a reconnu que ce système de paiement en ligne a été instauré depuis 2012 pour éviter les problèmes que rencontraient les parents d’élèves par le passé.

«Je voudrais faire remarquer que c’est nous qui avons instauré les inscriptions en ligne au ministère de l’Education nationale des 2012, parce qu’avant les inscriptions se faisaient directement dans les écoles et cela a créé beaucoup de problèmes. Les enfants attendaient la rentrer pour aller les inscriptions à l’école. Ça créait de longues queues, cela prenait du temps et c’est toit ce qui faisait aussi que la rentrée effective ne se faisait que parfois au plus au mois de novembre. Si non parfois même, les cours pouvaient commencer en décembre, c’était la première chose. La deuxième chose, c’est que, quand bien même les frais d’inscription étaient indiqués, chaque établissement pouvait instituer des frais. Troisième nous avons remarqué qu’il n’y avait pas de transparence dans la gestion de ces frais. Quatrièmement, il y avait des attaques parfois dans les écoles. Parce que, tout le monde savait qu’à cette époque là beaucoup d’argent était manipulé dans nos établissements et donc il y a beaucoup d’agression. Donc au vue de tous ces inconvénients, nous avons décidé en 2012, d’instaurer l’inscription en ligne, » s’est justifiée, la ministre de l’Education nationale.

Selon elle, ce système de paiement a été instauré pour une plus grande transparence de l’argent payé par les élèves afin qu’il y’ait aussi une traçabilité dans les sommes récolter.

La ministre a même mis au défis les députés qui voulaient vraiment connaître la destination des fonds en les envoyant vers les opérateurs de téléphonie mobile.

« Vous pourrez le vérifier auprès des opérateurs, parce que nous travaillons avec tous les opérateurs mobiles, parce que les inscriptions se font en ligne, et nous leur avons remis une clé de répartition des structures destinataires des frais. Il faut savoir que les frais d’inscription au niveau du public, c’est 6000 FCFA alors que, avant l’inscription en ligne dans nos établissements, ça pouvait varier de 5000, montant officiel à parfois 20.000FCFA par élève selon les établissements. Nous avons fixé ce taux à 6000 FCFA dont 5000 FCFA pour les inscriptions et 1000 FCFA, la carte scolaire. Au niveau du privé, les élèves paient 3000 FCFA dont 2000 FCFA pour les frais d’inscription et 1000 FCFA pour la carte scolaire, » a-t-elle mentionné.

Kandia Camara a révélé aux députés que le montant total généré en 2019 par les inscriptions en ligne est de 10 milliards de FCFA.

«Tout à l’heure quand j’ai présenté le budget 2021, il est de 1011, 900, 662 454 milliards de FCFA, dans ce budget, vous avez 783, 223 631 900 milliards de FCFA soit 77,47% alloué au paiement des salaires. Et quand vous regardez, vous n’avez 3,41 % de ce budget alloué au fonctionnement. C’est à 34 milliards de FCFA sur les 1011. Depuis le cabinet jusqu’au école. Ce que je voudrais faire remarquer c’est que chaque année, les effectifs croissent d’environ 10%, effectifs d’élèves, effectifs d’enseignants, quand vous prenez le budget de fonctionnement, d’un établissement malgré tout ce que vous avez entendu, ce budget n’évolue pas. Le budget ne suit pas le rythme d’évolution de nos effectifs. Alors les frais d’inscription servent au fonctionnement des structures du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle », a soutenu, la ministre de l’Education nationale.

«Voici ce, à quoi servent, les frais d’inscription en ligne », a insisté, Kandia Camara.

Par ailleurs lors de sa présentation, la ministre de l’Education nationale a annoncé que les perspectives pour la programmation 2021-2023 sont énormes.

Il s’agit entre autres, de la poursuite du recrutement des Enseignants du primaire et du secondaire pour combler le déficit, de l’amélioration de la capacité d’accueil dans le public par la poursuite et l’achèvement des programmes de construction en cours.

Au niveau du primaire, la ministre veut atteindre 40 jours de fonctionnement des cantines scolaires, car le budget actuel permet de faire fonctionner les cantines pendant 18 jours sur les 120 jours d’école.

Kandia Camara entend poursuivre et renforcer les mesures liées à la gratuité, à savoir la distribution de kits et manuels scolaires, des mallettes pédagogiques, la fourniture de vivres dans les cantines et internats. Elle veut maitriser les frais d’écolage du privé par la mise en place d’un système de contrôle électronique des élèves affectés dans les établissements du secondaire privé (déjà mis en œuvre dans 6 DREN pilote: les 4 d’Abidjan, Dabou et Odienné). Enfin, soutenir et améliorer le système d’affectation en ligne des élèves.

Son souhait est qu’avec la massification constante des données de base, « il faut repenser le financement de l’école en Côte d’Ivoire ».

Wassimagnon © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 15:07

 

En raison de la détention de leurs collègues, les députés de l’opposition boycottent les travaux parlementaires. Hier, ceux de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) ont brillé par leur absence lors du vote du budget programme du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, présenté par la ministre Kandia Camara.

Sans surprise, le Budget programme du ministère de l’Education nationale a été adopté tard dans la nuit par les députés membres de la CAEF du groupe parlementaire RHDP.

Pour l’exercice 2021, le projet de budget du MENETFP est de 1 011 900 662 454 FCFA dont 783.234.631.905 de FCFA soit 77,47% pour le personnel, 34.529.875.653 de FCFA soit 3,41% alloués aux biens et services, 144.572.334.559 soit 14,29% pour lez transferts et 49.563.820.337 soit 4,90% pour les investissements.

Lors des débats, les députés du RHDP ont dénoncé les agissements de la Fédération estudiantine et scolaire (FESCI) dans les établissements scolaires primaires et secondaires pendant la rentrée des classes.

En réponse à la préoccupation du député, Kandia Camara a été clair en rappelant tout de même que cette structure syndicale n’existe plus dans les établissements scolaires primaires et secondaires. Elle a affirmé que le Gouvernement a supprimé la FESCI depuis 2011 et elle ne bénéficie pas de la cote part des recouvrements du COGES.

« Chaque année, comme cette année, c’est la FESCI qui a posé le problème. Avant 2011, la FESCI existait dans nos établissements primaires et secondaires. En 2011, en conseil de gouvernement présidé par le premier ministre Guillaume Soro, la décision a été prise et entérinée par le président de la république, Alassane Ouattara en conseil des ministres. C’est le gouvernement qui a décidé de la suppression de la FESCI au niveau des établissements primaires et secondaires. Dès lors que la FESCI n’existe plus chez nous. Nous avons demandé aux COGES de ne plus reverser quoi que soit au bureau de la FESCI. Je pense peut être que c’est de là viennent les problèmes. Parce qu’en son temps, la FESCI avait une cote part dans les cotisations levées dans les établissements surtout secondaires publics comme privés, en fonction du nombre d’élèves, en fonction du montant de la cotisation, la FESCI avait sa cote part. Comme la FESCI n’existe plus, nous avons supprimé cela. Et cela a fait baisser considérablement le taux de cotisation dans les établissements », a expliqué, Kandia Camara.

La question des inscriptions en ligne dans les établissements scolaires primaires et secondaires a été également évoquée par les honorables. Ils se sont interrogés de la destination des fonds générés.

La ministre de l’Education nationale a reconnu que ce système de paiement en ligne a été instauré depuis 2012 pour éviter les problèmes que rencontraient les parents d’élèves par le passé.

«Je voudrais faire remarquer que c’est nous qui avons instauré les inscriptions en ligne au ministère de l’Education nationale des 2012, parce qu’avant les inscriptions se faisaient directement dans les écoles et cela a créé beaucoup de problèmes. Les enfants attendaient la rentrer pour aller les inscriptions à l’école. Ça créait de longues queues, cela prenait du temps et c’est toit ce qui faisait aussi que la rentrée effective ne se faisait que parfois au plus au mois de novembre. Si non parfois même, les cours pouvaient commencer en décembre, c’était la première chose. La deuxième chose, c’est que, quand bien même les frais d’inscription étaient indiqués, chaque établissement pouvait instituer des frais. Troisième nous avons remarqué qu’il n’y avait pas de transparence dans la gestion de ces frais. Quatrièmement, il y avait des attaques parfois dans les écoles. Parce que, tout le monde savait qu’à cette époque là beaucoup d’argent était manipulé dans nos établissements et donc il y a beaucoup d’agression. Donc au vue de tous ces inconvénients, nous avons décidé en 2012, d’instaurer l’inscription en ligne, » s’est justifiée, la ministre de l’Education nationale.

Selon elle, ce système de paiement a été instauré pour une plus grande transparence de l’argent payé par les élèves afin qu’il y’ait aussi une traçabilité dans les sommes récolter.

La ministre a même mis au défis les députés qui voulaient vraiment connaître la destination des fonds en les envoyant vers les opérateurs de téléphonie mobile.

« Vous pourrez le vérifier auprès des opérateurs, parce que nous travaillons avec tous les opérateurs mobiles, parce que les inscriptions se font en ligne, et nous leur avons remis une clé de répartition des structures destinataires des frais. Il faut savoir que les frais d’inscription au niveau du public, c’est 6000 FCFA alors que, avant l’inscription en ligne dans nos établissements, ça pouvait varier de 5000, montant officiel à parfois 20.000FCFA par élève selon les établissements. Nous avons fixé ce taux à 6000 FCFA dont 5000 FCFA pour les inscriptions et 1000 FCFA, la carte scolaire. Au niveau du privé, les élèves paient 3000 FCFA dont 2000 FCFA pour les frais d’inscription et 1000 FCFA pour la carte scolaire, » a-t-elle mentionné.

Kandia Camara a révélé aux députés que le montant total généré en 2019 par les inscriptions en ligne est de 10 milliards de FCFA.

«Tout à l’heure quand j’ai présenté le budget 2021, il est de 1011, 900, 662 454 milliards de FCFA, dans ce budget, vous avez 783, 223 631 900 milliards de FCFA soit 77,47% alloué au paiement des salaires. Et quand vous regardez, vous n’avez 3,41 % de ce budget alloué au fonctionnement. C’est à 34 milliards de FCFA sur les 1011. Depuis le cabinet jusqu’au école. Ce que je voudrais faire remarquer c’est que chaque année, les effectifs croissent d’environ 10%, effectifs d’élèves, effectifs d’enseignants, quand vous prenez le budget de fonctionnement, d’un établissement malgré tout ce que vous avez entendu, ce budget n’évolue pas. Le budget ne suit pas le rythme d’évolution de nos effectifs. Alors les frais d’inscription servent au fonctionnement des structures du ministère de l’Education nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle », a soutenu, la ministre de l’Education nationale.

«Voici ce, à quoi servent, les frais d’inscription en ligne », a insisté, Kandia Camara.

Par ailleurs lors de sa présentation, la ministre de l’Education nationale a annoncé que les perspectives pour la programmation 2021-2023 sont énormes.

Il s’agit entre autres, de la poursuite du recrutement des Enseignants du primaire et du secondaire pour combler le déficit, de l’amélioration de la capacité d’accueil dans le public par la poursuite et l’achèvement des programmes de construction en cours.

Au niveau du primaire, la ministre veut atteindre 40 jours de fonctionnement des cantines scolaires, car le budget actuel permet de faire fonctionner les cantines pendant 18 jours sur les 120 jours d’école.

Kandia Camara entend poursuivre et renforcer les mesures liées à la gratuité, à savoir la distribution de kits et manuels scolaires, des mallettes pédagogiques, la fourniture de vivres dans les cantines et internats. Elle veut maitriser les frais d’écolage du privé par la mise en place d’un système de contrôle électronique des élèves affectés dans les établissements du secondaire privé (déjà mis en œuvre dans 6 DREN pilote: les 4 d’Abidjan, Dabou et Odienné). Enfin, soutenir et améliorer le système d’affectation en ligne des élèves.

Son souhait est qu’avec la massification constante des données de base, « il faut repenser le financement de l’école en Côte d’Ivoire ».

Wassimagnon © Koaci.com – jeudi 19 novembre 2020 – 15:07