BIOGRAPHIE HENRY KONAN BEBIE

23 septembre 202021min52

 

Henry Konan Bedié-PDCI

Henri Konan Bédié, alias « HKB », né le à Daoukro, est un homme d’État ivoirien, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999.

Né en pays Baoulé et issu de cette ethnie, il fait des études à l’École normale de Dabou, puis à l’université de Poitiers. Il est issu d’une famille de cultivateurs de cacao1.

Parcours politique

Débuts

Après avoir été ambassadeur aux États-Unis (1961-1966)2, il est délégué aux Affaires économiques et financières (1966-1968), ministre de l’Économie et des Finances (1968-1977) puis président de l’Assemblée nationale (1980-1993) sous le régime de Félix Houphouët-Boigny.

Président de la République

Adoubé par le « Vieux » (le président Félix Houphouët-Boigny)3, il assure l’intérim de la présidence de la République, en tant que président de l’Assemblée nationale, lorsque celui-ci meurt.

Décrit par Le Monde comme un « petit homme rond, aux yeux perçants, affichant en permanence un demi-sourire teinté d’ironie »3, il est souvent considéré comme « impénétrable », ce qui lui a sans doute valu son surnom, le « sphinx de Daoukro »3 (du nom de la ville du centre du pays, Daoukro, dont il est originaire).

Henri Konan Bédié ne jouit surtout pas du charisme et de l’aura de son prédécesseur et se retrouve rapidement accusé de répression politique et de corruption. Il utilise aussi l’idée de l’ivoirité, notion selon laquelle une personne ne serait vraiment ivoirienne, et donc pourrait se présenter à l’élection présidentielle, que si son père et sa mère sont d’origine ivoirienne. Ceci permet notamment d’écarter son principal rival, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle ivoirienne de 1995.

Le 30 avril 1994, il devient président du PDCI-RDA4.

En 1995, il est élu avec 96,44 % des suffrages, tous les autres candidats, à l’exception de Francis Wodié (Parti ivoirien des travailleurs), ayant boycotté l’élection à cause de la réforme controversée du code électoral autour de la notion d’ivoirité.

Son mandat est marqué par une crise sociale majeure consécutive aux problèmes économiques que connait le pays depuis le début des années 1980 malgré des plans d’ajustement structurel et des réformes libérales effectuées de 1990 à 1993. Cette crise est amplifiée par les problèmes croissants de mauvaise gestion et de corruption. Si, économiquement, la Côte d’Ivoire montre des signes timides de reprise, les indicateurs de développement restent en berne tandis que la pauvreté, jadis limitée, augmente progressivement. Afin de relancer la croissance économique du pays, Henri Konan Bédié souhaite mettre en œuvre de vastes chantiers d’infrastructures, dont le projet de pont Riviera-Marcory.

En 1998, sur recommandation de la Banque mondiale, le gouvernement liquide l’entreprise nationale Énergie électrique de Côte d’Ivoire et transfert ses actifs à la Compagnie ivoirienne d’électricité, une entreprise privée5.

Le pays s’enfonce progressivement dans une crise politique à dimension ethnique, liée à l’application de l’ivoirité. La crédibilité du président et de l’ensemble de son administration, déjà perçue comme corrompue6, est mise à mal lorsque éclate en l’affaire des 18 milliards de l’Union européenne7. Cette aide destinée à être investie dans du matériel médical au profit des hôpitaux ivoiriens a été détournée par différentes personnalités de l’État, dont le ministre de la Santé Maurice Kacou Guikahué8. Le Président et sa femme ont longtemps été suspectés d’avoir également participé ou joué un rôle dans ce détournement massif[réf. nécessaire]9, tandis que le gouvernement a promis de rembourser la somme détournée, correspondant à 38 % du total des fonds offerts7,8. Cette affaire entraîne un remaniement ministériel avec le limogeage des personnes incriminées10, mais aussi le désengagement de nombreux investisseurs et partenaires financiers dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

Une mutinerie dégénère en un coup d’État militaire le 24 décembre 1999 et le président Bédié doit quitter son palais en catastrophe à bord d’un hélicoptère de l’armée française3. Robert Guéï s’installe à la Présidence.

Président du PDCI et candidat à l’élection présidentielle de 2010

Henri Konan Bédié en avril 2019 à Abidjan pour les 73 ans du PDCI.

Après deux ans d’exil à Paris, il rentre en Côte d’Ivoire en 2001 pour participer au Forum de réconciliation nationale.

Membre de droit du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, il est investi en 2006 par le PDCI-RDA pour être candidat à l’élection présidentielle, reportée à plusieurs reprises. Il est alors considéré comme le champion politique des Baoulés11.

Le , il est candidat à l’élection présidentielle ivoirienne et obtient 25,2 % au premier tour12, faisant de lui un « faiseur de roi » au second tour11. Après avoir exigé un recomptage des votes13, il appelle finalement à voter Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo14, ce qui s’avérera déterminant pour la victoire du premier.

En septembre 2014, il prononce un discours affirmant sa volonté de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle de 2015 et de soutenir Alassane Ouattara dès le premier tour, un engagement rentré dans l’histoire sous le nom d’« appel de Daoukro »15. Le soutien à Ouattara est approuvé par 98,84 % des militants du parti16.

Rupture avec Ouattara et candidature présidentielle de 2020

Il rompt avec Ouattara en 2018 à la suite de plusieurs divergences17, dont la principale est le refus de ce dernier de céder à la revendication de Bédié de soutenir à son tour un candidat commun qui serait cette fois issu du PDCI3.

En juin 2020, il annonce se présenter à la candidature du PDCI en vue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ; il est le seul candidat à cette investiture après l’abandon des différents autres candidats possibles18,19. Il dépose sa candidature le 27 août suivant20. En septembre 2020, le PDCI l’investit comme candidat à l’élection présidentielle21.

Le Monde Afrique présente alors Henri Konan Bédié comme le principal candidat de l’opposition22. L’ancien président confie son inquiétude sur les troubles qui menaceraient l’élection et affirme que « Alassane Ouattara viole la Constitution en se présentant pour un troisième mandat ». Il déclare par ailleurs qu’il aurait souhaité que Laurent Gbagbo puisse se présenter et attribue son élimination au « souhait du président Ouattara d’être le candidat unique de cette élection »

wikipedia.org

 

 

Henry Konan Bedié-PDCI

Henri Konan Bédié, alias « HKB », né le à Daoukro, est un homme d’État ivoirien, président de la République de Côte d’Ivoire de 1993 à 1999.

Né en pays Baoulé et issu de cette ethnie, il fait des études à l’École normale de Dabou, puis à l’université de Poitiers. Il est issu d’une famille de cultivateurs de cacao1.

Parcours politique

Débuts

Après avoir été ambassadeur aux États-Unis (1961-1966)2, il est délégué aux Affaires économiques et financières (1966-1968), ministre de l’Économie et des Finances (1968-1977) puis président de l’Assemblée nationale (1980-1993) sous le régime de Félix Houphouët-Boigny.

Président de la République

Adoubé par le « Vieux » (le président Félix Houphouët-Boigny)3, il assure l’intérim de la présidence de la République, en tant que président de l’Assemblée nationale, lorsque celui-ci meurt.

Décrit par Le Monde comme un « petit homme rond, aux yeux perçants, affichant en permanence un demi-sourire teinté d’ironie »3, il est souvent considéré comme « impénétrable », ce qui lui a sans doute valu son surnom, le « sphinx de Daoukro »3 (du nom de la ville du centre du pays, Daoukro, dont il est originaire).

Henri Konan Bédié ne jouit surtout pas du charisme et de l’aura de son prédécesseur et se retrouve rapidement accusé de répression politique et de corruption. Il utilise aussi l’idée de l’ivoirité, notion selon laquelle une personne ne serait vraiment ivoirienne, et donc pourrait se présenter à l’élection présidentielle, que si son père et sa mère sont d’origine ivoirienne. Ceci permet notamment d’écarter son principal rival, Alassane Ouattara, à l’élection présidentielle ivoirienne de 1995.

Le 30 avril 1994, il devient président du PDCI-RDA4.

En 1995, il est élu avec 96,44 % des suffrages, tous les autres candidats, à l’exception de Francis Wodié (Parti ivoirien des travailleurs), ayant boycotté l’élection à cause de la réforme controversée du code électoral autour de la notion d’ivoirité.

Son mandat est marqué par une crise sociale majeure consécutive aux problèmes économiques que connait le pays depuis le début des années 1980 malgré des plans d’ajustement structurel et des réformes libérales effectuées de 1990 à 1993. Cette crise est amplifiée par les problèmes croissants de mauvaise gestion et de corruption. Si, économiquement, la Côte d’Ivoire montre des signes timides de reprise, les indicateurs de développement restent en berne tandis que la pauvreté, jadis limitée, augmente progressivement. Afin de relancer la croissance économique du pays, Henri Konan Bédié souhaite mettre en œuvre de vastes chantiers d’infrastructures, dont le projet de pont Riviera-Marcory.

En 1998, sur recommandation de la Banque mondiale, le gouvernement liquide l’entreprise nationale Énergie électrique de Côte d’Ivoire et transfert ses actifs à la Compagnie ivoirienne d’électricité, une entreprise privée5.

Le pays s’enfonce progressivement dans une crise politique à dimension ethnique, liée à l’application de l’ivoirité. La crédibilité du président et de l’ensemble de son administration, déjà perçue comme corrompue6, est mise à mal lorsque éclate en l’affaire des 18 milliards de l’Union européenne7. Cette aide destinée à être investie dans du matériel médical au profit des hôpitaux ivoiriens a été détournée par différentes personnalités de l’État, dont le ministre de la Santé Maurice Kacou Guikahué8. Le Président et sa femme ont longtemps été suspectés d’avoir également participé ou joué un rôle dans ce détournement massif[réf. nécessaire]9, tandis que le gouvernement a promis de rembourser la somme détournée, correspondant à 38 % du total des fonds offerts7,8. Cette affaire entraîne un remaniement ministériel avec le limogeage des personnes incriminées10, mais aussi le désengagement de nombreux investisseurs et partenaires financiers dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

Une mutinerie dégénère en un coup d’État militaire le 24 décembre 1999 et le président Bédié doit quitter son palais en catastrophe à bord d’un hélicoptère de l’armée française3. Robert Guéï s’installe à la Présidence.

Président du PDCI et candidat à l’élection présidentielle de 2010

Henri Konan Bédié en avril 2019 à Abidjan pour les 73 ans du PDCI.

Après deux ans d’exil à Paris, il rentre en Côte d’Ivoire en 2001 pour participer au Forum de réconciliation nationale.

Membre de droit du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, il est investi en 2006 par le PDCI-RDA pour être candidat à l’élection présidentielle, reportée à plusieurs reprises. Il est alors considéré comme le champion politique des Baoulés11.

Le , il est candidat à l’élection présidentielle ivoirienne et obtient 25,2 % au premier tour12, faisant de lui un « faiseur de roi » au second tour11. Après avoir exigé un recomptage des votes13, il appelle finalement à voter Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo14, ce qui s’avérera déterminant pour la victoire du premier.

En septembre 2014, il prononce un discours affirmant sa volonté de ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle de 2015 et de soutenir Alassane Ouattara dès le premier tour, un engagement rentré dans l’histoire sous le nom d’« appel de Daoukro »15. Le soutien à Ouattara est approuvé par 98,84 % des militants du parti16.

Rupture avec Ouattara et candidature présidentielle de 2020

Il rompt avec Ouattara en 2018 à la suite de plusieurs divergences17, dont la principale est le refus de ce dernier de céder à la revendication de Bédié de soutenir à son tour un candidat commun qui serait cette fois issu du PDCI3.

En juin 2020, il annonce se présenter à la candidature du PDCI en vue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 ; il est le seul candidat à cette investiture après l’abandon des différents autres candidats possibles18,19. Il dépose sa candidature le 27 août suivant20. En septembre 2020, le PDCI l’investit comme candidat à l’élection présidentielle21.

Le Monde Afrique présente alors Henri Konan Bédié comme le principal candidat de l’opposition22. L’ancien président confie son inquiétude sur les troubles qui menaceraient l’élection et affirme que « Alassane Ouattara viole la Constitution en se présentant pour un troisième mandat ». Il déclare par ailleurs qu’il aurait souhaité que Laurent Gbagbo puisse se présenter et attribue son élimination au « souhait du président Ouattara d’être le candidat unique de cette élection »

wikipedia.org