Affi N’Guessan « Ouattara se croit tout permis en Côte d’Ivoire, nous irons jusqu’où il nous mènera »

24 septembre 202011min27

Pascal Affi N’guessan, « président et candidat du Fpi », a tenu une conférence de presse, à son siège sis à Cocody-Vallons, pour se prononcer sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il a donné sa position sur la participation ou non de sa formation politique au scrutin présidentiel du 31 octobre.

Vous dites que vous n’êtes pas le candidat d’une élection tronquée. Que voulez-vous dire par-là ?

Cela signifie que je ne serai pas le candidat d’une élection qui n’est pas transparente et équitable. Nous ne sommes pas en politique pour abandonner la lutte à la première difficulté. La lutte pour des élections justes et transparentes fait partie des thèmes de notre combat. Je peux même dire que c’est le premier combat que nous avons eu à mener, depuis 30 ans. C’est ce combat qui nous a amenés à la mise en place de la Commission électorale indépendante, après la transition militaire de 2000. Tant que cette Cei sera menacée, tant qu’elle sera en péril et ne sera pas en mesure d’organiser des élections transparentes, notre combat continuera.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : « Nous sommes engagés dans la voie de l’unité » (Affi N’Guessan)

Notre combat, aujourd’hui, c’est la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique crédible pour des élections transparentes et équitables, qui rassure tous les acteurs et qui garantissent des élections fiables d’où sortira celui qui aura nécessairement gagné. Pour nous, il n’y a pas d’élection sans réforme du cadre institutionnel et juridique. C’est notre droit fondamental d’être candidat, de participer à la vie politique de notre pays et nous ne pouvons pas tolérer qu’un autre Ivoirien nous prive de ce droit, pour quelque raison que ce soit, en manipulant les Institutions chargées des élections.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Nous sommes prêt à aller jusqu’à là où monsieur Ouattara veut nous conduire. Il ne faut pas qu’il se méprenne sur notre volonté. En cette année 2020, la Côte d’Ivoire doit rompre avec toutes formes de dictature. Nous ne pouvons pas accepter, nous ne pouvons pas tolérer qu’un individu impose sa volonté à toute une nation et puisse se permettre de manipuler les Institutions et demain, à l’occasion de cette élection, les résultats viennent de la présidence avec un bout de papier qu’un soi-disant président du Conseil constitutionnel va lire pour le proclamer élu. Ce serait la plus grande déchéance pour la Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons pas tolérer ça.

Êtes-vous prêt à vous retirer du fait du scrutin tronqué ?

Il n’y a pas de lien entre la bataille pour une candidature transparente et une candidature de l’opposition. Ce sont deux questions différentes. Nous pouvons, si les conditions sont réunies, avoir plusieurs candidats de l’opposition et nous rassembler autour du candidat qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Ceci est un schéma, tout comme la candidature unique de l’opposition est un autre schéma. Pour le moment, ce n’est pas cette question qui est à l’ordre du jour. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est comment nous garantissons des élections crédibles dans les semaines à venir. Koné Mamadou a démontré par A+B. Le A c’est Affi. Je ne suis pas les lois de la République. Donc, il ne peut pas s’appuyer sur les propos de A pour déclarer Ouattara éligible. Ce ne sont pas les propos de A qui décident de l’éligibilité d’un candidat.

Ce sont les lois de la République, c’est la Constitution ivoirienne. Il aurait donc dû démontrer par C qu’Alassane Ouattara est éligible. En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice, ses experts qui ont juré que cette Constitution-là ne peut pas permettre à M. Ouattara d’être candidat pour un 3ème mandat. Nous en sommes tous témoins. C’est de notoriété internationale. Malgré cela, il veut nous imposer sa volonté, parce qu’il se croit tout permis en Côte d’Ivoire, je dirai même dans le monde. Il s’agit de la République qui a ses lois et ceux qui aspirent à gouverner doivent savoir qu’ils ne viennent pas pour imposer leur volonté mais qu’ils devraient travailler et agir dans le cadre des lois de la République.

En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice

C’est ce qui est en jeu aujourd’hui. Sommes-nous dans une République bannière où nous sommes astreints  à la volonté d’un individu, qui jette les gens en prison quand il le veut ? Personnellement, je ne me sens pas digne d’appartenir à une telle République. Je me battrai pour qu’il y soit mis fin. 30 ans de crise, de confrontation, ça suffit. (…) Depuis 1990, à toutes les situations dramatiques est associé le nom de M. Alassane Ouattara. Comme disent les Ivoiriens, trop c’est trop. Il faudrait qu’on mettre fin à ça.

Pourquoi au niveau de l’opposition, ce qui vous divise est plus important que ce qui vous rassemble ?

Au contraire, aujourd’hui, ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise. Ce qui nous rassemble, c’est l’intérêt national. Cet intérêt national est au-dessus de nos intérêts particuliers. C’est pourquoi, nous tenons le même discours. Nous pouvons le tenir avec des sensibilités différentes, des motivations différentes, des intensités différentes. Ce qui est important, c’est que nous tenons le même discours. Je suppose que vous faites référence à nos amis que nous appelons affectueusement « Gor », lorsque vous parlez de division. Cela est secondaire. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, ces questions-là sont très secondaires. Ce sont des questions insignifiantes. Donc, elles ne peuvent pas nous diviser. Elles ne peuvent pas diviser l’opposition. Je pense que celui qui va chercher à instrumentaliser ces questions sera rejeté, parce que le problème de l’opposition, aujourd’hui, ce n’est pas une affaire de « Gor », ce n’est pas une affaire d’Affi.

C’est une affaire de Côte d’Ivoire. « Gor », Affi ou ceci ou cela, si vous aimez la Côte d’Ivoire, mettez-vous en ordre de bataille pour sauver la Côte d’Ivoire. (…) Ce qui est important, c’est ce qu’on a comme ambition pour le pays. Nous ne répondons pas aux querelles. Personnellement, s’il y a une réunion de l’opposition, j’y viens sans chercher à savoir d’où viennent les autres participants, qui sont-ils mais en étant convaincu que tous ceux qui sont rassemblés là veulent la même chose et qu’ils sont rassemblés pour mener un même combat. Cela me suffit. Même si 30 mn avant la réunion, l’un d’entre nous a eu même à m’égratigner, dès que nous entrons dans la salle, c’est un fait passé que j’oublie, parce que ce qui est important, c’est que nous sommes ensemble.

 

La réussite de ce combat dépend de notre cohésion, de notre dignité et de notre détermination. L’essentiel aujourd’hui, c’est comment nous obligeons monsieur Ouattara à organiser des élections transparentes et crédibles. Comment le contraindre à reculer, par rapport à sa volonté de fraude pour que tous les Ivoiriens qui méritent de porter leurs projets devant la nation aient la possibilité de le faire.

 

 

Affi N’Guessan « Ouattara se croit tout permis en Côte d’Ivoire, nous irons jusqu’où il nous mènera »

Pascal Affi N’guessan, « président et candidat du Fpi », a tenu une conférence de presse, à son siège sis à Cocody-Vallons, pour se prononcer sur la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Il a donné sa position sur la participation ou non de sa formation politique au scrutin présidentiel du 31 octobre.

Vous dites que vous n’êtes pas le candidat d’une élection tronquée. Que voulez-vous dire par-là ?

Cela signifie que je ne serai pas le candidat d’une élection qui n’est pas transparente et équitable. Nous ne sommes pas en politique pour abandonner la lutte à la première difficulté. La lutte pour des élections justes et transparentes fait partie des thèmes de notre combat. Je peux même dire que c’est le premier combat que nous avons eu à mener, depuis 30 ans. C’est ce combat qui nous a amenés à la mise en place de la Commission électorale indépendante, après la transition militaire de 2000. Tant que cette Cei sera menacée, tant qu’elle sera en péril et ne sera pas en mesure d’organiser des élections transparentes, notre combat continuera.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : « Nous sommes engagés dans la voie de l’unité » (Affi N’Guessan)

Notre combat, aujourd’hui, c’est la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique crédible pour des élections transparentes et équitables, qui rassure tous les acteurs et qui garantissent des élections fiables d’où sortira celui qui aura nécessairement gagné. Pour nous, il n’y a pas d’élection sans réforme du cadre institutionnel et juridique. C’est notre droit fondamental d’être candidat, de participer à la vie politique de notre pays et nous ne pouvons pas tolérer qu’un autre Ivoirien nous prive de ce droit, pour quelque raison que ce soit, en manipulant les Institutions chargées des élections.

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller ?

Nous sommes prêt à aller jusqu’à là où monsieur Ouattara veut nous conduire. Il ne faut pas qu’il se méprenne sur notre volonté. En cette année 2020, la Côte d’Ivoire doit rompre avec toutes formes de dictature. Nous ne pouvons pas accepter, nous ne pouvons pas tolérer qu’un individu impose sa volonté à toute une nation et puisse se permettre de manipuler les Institutions et demain, à l’occasion de cette élection, les résultats viennent de la présidence avec un bout de papier qu’un soi-disant président du Conseil constitutionnel va lire pour le proclamer élu. Ce serait la plus grande déchéance pour la Côte d’Ivoire. Nous ne pouvons pas tolérer ça.

Êtes-vous prêt à vous retirer du fait du scrutin tronqué ?

Il n’y a pas de lien entre la bataille pour une candidature transparente et une candidature de l’opposition. Ce sont deux questions différentes. Nous pouvons, si les conditions sont réunies, avoir plusieurs candidats de l’opposition et nous rassembler autour du candidat qui sera le mieux placé, à l’issue du premier tour. Ceci est un schéma, tout comme la candidature unique de l’opposition est un autre schéma. Pour le moment, ce n’est pas cette question qui est à l’ordre du jour. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est comment nous garantissons des élections crédibles dans les semaines à venir. Koné Mamadou a démontré par A+B. Le A c’est Affi. Je ne suis pas les lois de la République. Donc, il ne peut pas s’appuyer sur les propos de A pour déclarer Ouattara éligible. Ce ne sont pas les propos de A qui décident de l’éligibilité d’un candidat.

Ce sont les lois de la République, c’est la Constitution ivoirienne. Il aurait donc dû démontrer par C qu’Alassane Ouattara est éligible. En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice, ses experts qui ont juré que cette Constitution-là ne peut pas permettre à M. Ouattara d’être candidat pour un 3ème mandat. Nous en sommes tous témoins. C’est de notoriété internationale. Malgré cela, il veut nous imposer sa volonté, parce qu’il se croit tout permis en Côte d’Ivoire, je dirai même dans le monde. Il s’agit de la République qui a ses lois et ceux qui aspirent à gouverner doivent savoir qu’ils ne viennent pas pour imposer leur volonté mais qu’ils devraient travailler et agir dans le cadre des lois de la République.

En 2016, je l’ai suspecté de vouloir tailler une Constitution sur mesure pour pouvoir briguer un 3ème mandat. Vous êtes tous témoins de tout ce qui a été démontré par la suite, tout ce qui a été tenu par ses partisans dont le ministre de la Justice

C’est ce qui est en jeu aujourd’hui. Sommes-nous dans une République bannière où nous sommes astreints  à la volonté d’un individu, qui jette les gens en prison quand il le veut ? Personnellement, je ne me sens pas digne d’appartenir à une telle République. Je me battrai pour qu’il y soit mis fin. 30 ans de crise, de confrontation, ça suffit. (…) Depuis 1990, à toutes les situations dramatiques est associé le nom de M. Alassane Ouattara. Comme disent les Ivoiriens, trop c’est trop. Il faudrait qu’on mettre fin à ça.

Pourquoi au niveau de l’opposition, ce qui vous divise est plus important que ce qui vous rassemble ?

Au contraire, aujourd’hui, ce qui nous rassemble est plus puissant que ce qui nous divise. Ce qui nous rassemble, c’est l’intérêt national. Cet intérêt national est au-dessus de nos intérêts particuliers. C’est pourquoi, nous tenons le même discours. Nous pouvons le tenir avec des sensibilités différentes, des motivations différentes, des intensités différentes. Ce qui est important, c’est que nous tenons le même discours. Je suppose que vous faites référence à nos amis que nous appelons affectueusement « Gor », lorsque vous parlez de division. Cela est secondaire. Aujourd’hui, au moment où je vous parle, ces questions-là sont très secondaires. Ce sont des questions insignifiantes. Donc, elles ne peuvent pas nous diviser. Elles ne peuvent pas diviser l’opposition. Je pense que celui qui va chercher à instrumentaliser ces questions sera rejeté, parce que le problème de l’opposition, aujourd’hui, ce n’est pas une affaire de « Gor », ce n’est pas une affaire d’Affi.

C’est une affaire de Côte d’Ivoire. « Gor », Affi ou ceci ou cela, si vous aimez la Côte d’Ivoire, mettez-vous en ordre de bataille pour sauver la Côte d’Ivoire. (…) Ce qui est important, c’est ce qu’on a comme ambition pour le pays. Nous ne répondons pas aux querelles. Personnellement, s’il y a une réunion de l’opposition, j’y viens sans chercher à savoir d’où viennent les autres participants, qui sont-ils mais en étant convaincu que tous ceux qui sont rassemblés là veulent la même chose et qu’ils sont rassemblés pour mener un même combat. Cela me suffit. Même si 30 mn avant la réunion, l’un d’entre nous a eu même à m’égratigner, dès que nous entrons dans la salle, c’est un fait passé que j’oublie, parce que ce qui est important, c’est que nous sommes ensemble.

 

La réussite de ce combat dépend de notre cohésion, de notre dignité et de notre détermination. L’essentiel aujourd’hui, c’est comment nous obligeons monsieur Ouattara à organiser des élections transparentes et crédibles. Comment le contraindre à reculer, par rapport à sa volonté de fraude pour que tous les Ivoiriens qui méritent de porter leurs projets devant la nation aient la possibilité de le faire.

 

 

Affi N’Guessan « Ouattara se croit tout permis en Côte d’Ivoire, nous irons jusqu’où il nous mènera »