Présidentielle Archives - Elections.ci

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electionsci2016419 juin 20198min81

Dernière ligne droite pour les candidats à l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier tour doit avoir lieu ce samedi 22 juin. La fin de campagne est prévue pour ce jeudi à minuit. Il ne reste donc plus que quelques heures pour convaincre les électeurs avec des meetings notamment à Nouakchott, où l’affichage omniprésent des candidats cache finalement une campagne bien terne.

Avec notre envoyée spéciale à Nouakchott,

« Ça change de la dernière élection en 2014, au moins, il y a des affiches cette fois-ci ». Pour cette journaliste, habituée à couvrir la Mauritanie, l’ambiance en 2019 est bien différente de celle des précédents scrutins. A première vue, quand on arrive dans la ville, Nouakchott semble vivre au rythme de cette campagne présidentielle. Impossible d’ailleurs de passer à côté lorsque l’on se déplace dans le centre-ville.

La différence de moyens entre les candidats pour la présidentielle mauritanienne se voit sur la taille des affiches. © RFI/Paulina Zidi

Sur les grandes avenues de la capitale, de chaque côté de la route, on retrouve des dizaines de khaïma, des tentes traditionnelles bédouines, aux couleurs des candidats. Dans ces lieux, on se rassemble théoriquement pour discuter, débattre. Toute la journée et une partie de la nuit, des haut-parleurs crachent de la musique, des discours.

L’écrasante présence de Ghazouani

Quasiment tous les panneaux publicitaires ont été réquisitionnés pour vanter les mérites des candidats. Et sans aucune limite, les grandes compagnies privées ont transformé leurs sièges sociaux en permanence de campagne affichant un soutien sans faille à leur champion. Et leur champion, c’est surtout le candidat du parti au pouvoir : le général Ghazouani.

Effectivement, partout à Nouakchott, le visage du dauphin du président Aziz est présent. Des affiches, des bandeaux, des banderoles de toutes tailles battues par les vents du désert mauritanien avec son slogan « pour la patrie ». Difficile dans ces conditions d’exister pour les cinq autres candidats. Certains s’y essayent tout de même, c’est le cas notamment de l’ancien Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar soutenu par le parti d’opposition Tawassoul et qui dispose de la force de frappe de ces islamistes modérés pour tirer son épingle du jeu.

Dans le reste de l’hypercentre, on aperçoit tout même quelques affiches de Kane Hamidou Baba ou encore du Dr Mohamed Ould Maouloud. Une présence discrète, mais pas autant que celle de Mohamed Lemine El Mourteji El Wavi, une personnalité jusqu’ici inconnue en Mauritanie, et pour qui il faut parcourir avec patience les grandes rues de Nouakchott pour essayer de trouver son QG et sa communication de campagne.

À Nouakchott, les affiches de campagne électorale ont pris place dans les rues et les ballons promotionnels se dressent. © RFI/Paulina Zidi

Mais cette omniprésence du général Ghazouni cache mal une campagne qui a Nouakchott est restée plutôt terne. « Il ne faut se fier à ça, c’est du vent en réalité. A Nouakchott, ce que l’on voit de Ghazouani, c’est que de l’affichage, il n’existe pas », estime le porte-parole d’un autre candidat. Ici, on évoque surtout de la poudre aux yeux qui cache un véritable « déficit de communication » comme le confie une journaliste de Mauritanie. Les khaïma restent souvent vides.

« C’est vrai que cette campagne est un peu fade, témoigne un Mauritanien croisé dans le centre-ville. Le soir, il y a du monde dehors, mais cela n’a rien à voir avec les élections. Les gens profitent juste de la fraîcheur du soir pour aller en famille se promener. »

Si les attentes des Mauritaniens sont nombreuses, les débats n’ont pas toujours été à la hauteur pour Ousmane, artiste : « Nous, on veut parler éducation, unité nationale. On aspire aux changements ». Des sujets qui sont présents dans les programmes des différents candidats, mais qui ont été peu débattus lors d’une campagne où l’affrontement pouvoir/opposition a monopolisé l’attention.

Des quartiers oubliés

Quand on sort du centre-ville, les affichages sont peu présents et dans certains quartiers périphériques de Nouakchott, rien ne rappelle qu’une élection doit avoir lieu dans quelques jours. « Dans mon quartier, il n’y a rien du tout. Même pas quelques affiches, témoigne Zeiina, une jeune lycéenne. Je n’ai vu aucun candidat. »

Plutôt absent du centre-ville, un candidat a tout de même investi plus que les autres ces quartiers périphériques. Il s’agit du militant antiesclavagiste Biram Dah Abei. Ses équipes de campagne sillonnent les faubourgs de la capitale pour aller mobiliser les jeunes sous la houlette de celui qui se fait appeler le Général Sy. Responsable des caravanes pour tout Nouakchott, il fait régulièrement la tournée des permanences dans les quartiers distribuant t-shirts, casquettes à l’effigie de son candidat espérant créer une effervescence loin de l’ombre écrasante du parti au pouvoir.

 

 

Par Paulina Zidi 

Publié le 19-06-2019

Modifié le 19-06-2019 à 17:53

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electionsci2016412 juin 20193min95

La campagne électorale pour la présidentielle du 22 juin est bien lancée en Mauritanie. Les six présidentiables sillonnent le pays pour rencontrer et convaincre les électeurs. À Atar, ce lundi, Mohamed Ould Maouloud, le candidat de l’opposition historique, a donné un meeting devant 500 personnes et a vivement critiqué le pouvoir en place.

« Le docteur Mohamed Ould Maouloud est la clef pour le développement », voici en substance le ton de la chanson qui tournait en boucle lundi soir avant son meeting, à Atar.

Pour Habouz, un militaire à la retraite, c’est désormais lui qu’il faut au pays pour un réel changement : « Il propose une démocratie, de quitter ce que l’on appelle le régionalisme, le racisme, le tribalisme. C’est un nationaliste ! C’est l’honnêteté, on peut dire qu’il est blanc. »

Durant son discours, il a d’ailleurs été offensif envers le président Abdel Aziz, et celui qui est présenté comme son dauphin, le général Ghazouani : « Le pouvoir actuel oblige les gens à les suivre par la force. Les fonctionnaires, les hommes d’affaires ou les paysans qui s’opposent à eux sont directement sanctionnés et ce sont les plus pauvres qui en souffrent. C’est un pouvoir de terroristes. »

« Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer »

À la fin du meeting, Yasmina s’est dite convaincue par le discours de cet intellectuel et particulièrement sur les questions sociales : « En Mauritanie, il y a deux secteurs en crise : la santé et l’éducation. Les autres partis disent qu’ils vont arranger ça, mais ils ne font rien depuis des années. Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer. »

Ce soir à Atar, ce sera au tour de Biram Dah Abeïd, le militant antiesclavagiste, de tenter de convaincre les électeurs.

 

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 09:46

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electionsci201643 juin 20193min113

L’élection présidentielle algérienne qui était prévue le 4 juillet prochain n’aura pas lieu. C’est ce qu’a annoncé, ce dimanche 2 juin, le Conseil constitutionnel après avoir rejeté les deux seules candidatures. « Impossible » donc d’organiser le scrutin à la date prévue.

Il faut rappeler que les deux seuls hommes qui briguaient la présidence étaient des candidats quasi inconnus sur la scène politique algérienne.

Les candidatures d’Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri avaient donc soulevé beaucoup de questions. Certains se demandaient même si elles n’avaient pas été suscitées par le pouvoir afin de gagner du temps. Sans poids politique, il semblait en effet presque impossible pour les deux hommes d’obtenir les 60 000 signatures d’électeurs ou les 600 signatures d’élus que requiert la loi algérienne. Leurs candidatures ont en tout cas été officiellement rejetées, ce dimanche.

Rappelons aussi que cette élection du 4 juillet était rejetée par ceux qui manifestent chaque semaine, mais aussi par la société civile et un nombre important de personnalités politiques. Parce qu’elle n’inspirait pas confiance. Les manifestants, par exemple, réclamaient des garanties de transparence et s’inquiétaient que ce soient ceux qui étaient proches d’Abdelaziz Bouteflika, l’ancien président, qui organisent ce scrutin.

Samedi matin, le Conseil constitutionnel a donc annoncé qu’il rejetait les deux candidatures qui avaient été déposées il y a une semaine. Il a déclaré l’impossibilité de tenir l’élection présidentielle du 4 juillet et a ajouté que le chef de l’État devait convoquer de nouveau le corps électoral.

 

 

Par RFI

 Publié le 02-06-2019

Modifié le 03-06-2019 à 02:18

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electionsci2016428 mai 20193min89

Le président sortant l’emporte de 160 000 voix face à son principal rival Lazarus Chakwera. Un résultat proclamé lundi soir 27 mai avec deux jours de retard suite à des soupçons d’irrégularités.

Comme en 2014, Peter Mutharika l’a emporté d’une courte tête face à Lazarus Chakwera. Il y a cinq ans, 450 000 voix séparaient les deux hommes. Cette fois, le résultat est encore plus serré : le chef de l’État sortant devance son principal rival de trois points et d’à peine 160 000 voix. Il conserve donc son poste avec une simple majorité relative, car au Malawi l’élection présidentielle ne se joue que sur un seul tour.

Cette victoire est toutefois entachée de soupçons de fraude. Lazarus Chakwera avait déposé plainte en fin de semaine dernière pour dénoncer de multiples irrégularités dans 10 des 28 districts électoraux du pays comme l’utilisation de correcteur blanc sur des feuilles d’émargement.

Le vice-président sortant Saulos Chilima, arrivé troisième du scrutin, avait lui aussi pointé du doigt de sérieuses anomalies et demandé l’annulation complète du scrutin présidentiel.

Bilan contrasté

La Haute Cour de Lilongwe a finalement tranché lundi en autorisant la publication des résultats. À 78 ans, Peter Mutharika repart donc pour un nouveau mandat de cinq ans. Son objectif : permettre à son pays d’arriver, a-t-il dit, « au niveau de Singapour ou de la Malaisie ».

Son bilan à la tête du Malawi apparaît jusque-là pour le moins contrasté. S’il a favorisé le développement des infrastructures routières, sa présidence aura aussi été marquée par les pénuries de nourriture, les coupures d’électricité et surtout les scandales de corruption. Un comble pour un président qui avait fait de la lutte contre ce fléau une de ses priorités.

Les élections législatives se tenaient également le 21 mai dernier. Selon la Commission électorale, le parti du président sortant arriverait en tête devant la formation de Lazarus Chakwera, le Parti démocratique progressiste obtiendrait ainsi 62 des 193 sièges.

 

 

Par RFI

 Publié le 28-05-2019

Modifié le 28-05-2019 à 01:16

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electionsci2016412 janvier 20183min259
Le Pdci-Rda n’a pas désigné pour l’instant un candidat mais il a une stratégie pour la présidentielle de 2020. Le président du parti, Henri Konan Bédié, rencontrant, hier, jeudi 11 janvier 2018, à l’hôtel de la Paix à Daoukro,  les délégués départementaux et communaux, au nombre de 220, ne veut pas se laisser entraîner par le terrain des spéculations.  M. Bédié a été clair. «Un parti politique se créer dans un seul but : conquérir le pouvoir politique et l’exercer », a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements.  Le président du Pdc-Rda ne se départit pas de sa mission, celle de revenir au pouvoir. Raison pour laquelle, il a félicité les délégués ainsi que les membres de toutes les instances et singulièrement les secrétaires généraux de section qui constituent la véritable base.
 Par la suite, il les a exhortés à poursuivre le travail de recueil de données qui demeure un indice d’appréciation de la vitalité du Pdci-Rda sur le terrain. «Autant nous pouvons nous réjouir de disposer d’un personnel politique consistant sur la base de 70% de données recueillies, autant nous devons nous interroger sur le nombre réel de ce personnel politique par rapport à l’objectif de 1,5 million d’électeurs du PDCI Rda fixé par le séminaire de Bingerville si nous améliorerons le taux des données recueillis en le portant en 80 et 90% », a-t-il indiqué.
Tactique. Pour Konan Bédié, ce travail doit être poursuivi jusqu’à la fin du mois de janvier 2018 afin de produire des données consolidées qui situeront  le Pdci-Rda sur le réel niveau du personnel politique  sur toute l’étendue du territoire national. (Suite à lire dans L’inter).
http://www.linfodrome.com/vie-politique/35907-a-propos-de-la-presidentielle-2020-bedie-un-parti-politique-se-cree-pour-conquerir-le-pouvoir-et-l-exercer
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electionsci201644 décembre 20172min352

Moussa Sinko Coulibaly

© Koaci.com- Lundi 04 Décembre 2017 –Le général et ancien ministre malienMoussa Sinko Coulibaly Rechercher Moussa Sinko Coulibaly a quitté l’armée afin de se porter candidat à l’élection présidentielle qui doit se dérouler en juillet 2018, apprend-on .

Dans une correspondance datée du 30 Novembre adressée au chef suprême des armés, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keïta, le Gal Moussa Sinko Coulibaly, annonce sadémission Rechercher démission des forces armées du Mali.

Une information confirmée par l’un de ses proches collaborateurs.

Dans sa lettre de démission, Moussa Sinko Coulibaly RechercherMoussa Sinko Coulibaly affirme vouloir “contribuer autrement à trouver les solutions aux défis politiques, économiques, éducatifs, culturels et sociaux auxquels le Mali est confronté”.

Proche de l’ex putschiste du Amadou Haya Sanogo, Moussa Sinko Coulibaly RechercherMoussa Sinko Coulibaly est le second à se déclarer candidat à l’élection présidentielle de 2018 au Mali, après Kalifa Sanogo, maire de Sikasso.

KOACI

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electionsci2016327 septembre 20173min285

Mauvaise journée pour Donald Trump. Après l’enterrement de la réforme républicaine sur la couverture maladie qu’il défendait, le président américain a vu le candidat qu’il soutenait échouer dans une élection primaire en Alabama. C’est Roy Moore, le candidat soutenu par son ancien conseiller, le sulfureux Steve Bannon, qui l’a emporté.

« Grâce à vous ce soir, l’establishment a été battu en Alabama » a réagi Roy Moore après sa victoire ce mardi 26 septembre. Un tweet en parfaite résonnance avec une campagne résolument axée contre les élites de Washington et en particulier contre un Congrès accusé d’être corrompu, inefficace et méprisant.

Roy Moore est un républicain des plus extrêmes, un fondamentaliste chrétien capable de sortir un revolver en plein meeting. Lors de sa conférence de presse, il a d’ailleurs attribué l’essentiel de sa victoire à Dieu.

Son adversaire défait, Luther Strange a pour sa part souhaité exonérer le président américain de sa défaite. « Ce n’est pas de sa faute » a-t-il déclaré. Il n’empêche que c’est un camouflet pour Donald Trump qui avait fait le déplacement dans l’Alabama pour le soutenir, et qui avait tweeté à de nombreuses reprises en sa faveur.

Ce résultat montre que la base électorale de Donald Trump est restée fidèle aux thèmes déployés pendant sa campagne. Elle a sans doute sanctionné l’incapacité de la Maison Blanche à faire passer au Congrès le moindre projet de loi important. Mais le président est magnanime : il a félicité ce soir le vainqueur et lui a promis son soutien pour le prochain scrutin.

Le juge ultraconservateur Roy Moore, après sa victoire à la primaire sénatoriale des républicains en Alabama.
Par RFI / 
http://www.rfi.fr/ameriques/20170927-alabama-le-candidat-trump-rejete-electeurs-republicains
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electionsci2016313 juillet 201712min255

L’ancien ministre ivoirien des Affaires étrangères, Albert Toikeusse Mabri, est fermement décidé à être le candidat des houphouétistes lors de la prochaine présidentielle, en 2020. Il plaide également pour des amnisties en faveur de Simone et de Laurent Gbagbo.

S’il n’est plus ministre depuis novembre 2016, après treize années passées à la tête de différentes administrations (Santé, Transports et dernièrement Affaires étrangères), Albert Toikeusse Mabri semble n’avoir jamais eu d’aussi grandes ambitions. À 54 ans, redevenu simple député, il rêve d’être le candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle de 2020.

À la tête de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), il s’y prépare, soigne ses solides réseaux et compte sur son sens tactique. Car la tâche sera périlleuse : ses relations avec ses grands alliés du Rassemblement des républicains (RDR) et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) sont des plus fragiles. Après les fortes tensions apparues lors des législatives, les rivalités sont exacerbées. Albert Mabri Toikeusse parviendra-t-il à s’imposer ? Arrivé quatrième en 2010, avec moins de 3 % des suffrages exprimés, il assure avoir les atouts nécessaires pour l’emporter en 2020.

Jeune Afrique : Depuis novembre 2016, vous n’êtes plus membre du gouvernement. Appartenez-vous toujours au RHDP, l’alliance au pouvoir ?

Albert Toikeusse Mabri : En tant que signataire de la plateforme du RHDP, l’UDPCI fait toujours officiellement partie du groupement. Mais il est vrai que nous nous sommes un peu mis en marge de ses activités.

Comment cette situation va-t-elle évoluer ?

C’est une question qui ne dépend pas que de moi. Le moment venu, les instances compétentes de notre parti se réuniront pour prendre une décision.

Avez-vous compris votre exclusion du gouvernement ?

Était-il nécessaire de la comprendre ? Mon départ découle de la décision du président Ouattara, et je n’ai fait qu’en prendre acte. Je tire toutefois une satisfaction personnelle d’avoir, en tant que ministre, pris une modeste part dans la réconciliation et le développement du pays.

Estimez-vous qu’il s’agissait d’une punition, après le refus de votre parti d’aller aux législatives sous l’étiquette RHDP ?

Je ne dirais pas cela. Un ministre, ça entre dans le gouvernement, puis un jour ça en sort… et la vie continue. Vu les circonstances, chacun a pris ses responsabilités.

Vous avez annoncé votre souhait d’être candidat à la présidentielle en 2020. Le serez-vous quoi que décident les autres partis membres du RHDP ?

Oui, je serai candidat. L’UDPCI m’a demandé dès 2013 de me préparer pour l’élection présidentielle de 2020, et j’ai donné mon accord.

Lorsque 2020 approchera, je déclinerai ma vision en un programme que je proposerai aux Ivoiriens

Récemment, dans une interview exclusive à Jeune Afrique (no 2945, du 18 au 24 juin), Henri Konan Bédié a annoncé que le candidat du RHDP à la présidentielle de 2020 serait issu des rangs du PDCI. Quelle est votre réaction ?

Je respecte le président du PDCI, qui me porte beaucoup d’affection. Mais je suis très réservé par rapport à ces propos. J’aimerais que ma candidature ne soit pas seulement soutenue par l’UDPCI, mais aussi par le RHDP. Je pense en effet avoir l’un des meilleurs profils pour représenter le mouvement à l’élection présidentielle de 2020.

À quel titre ?

Nous étions quatre partis à créer le RHDP. Ayant déjà été président, Henri Konan Bédié a accompagné Alassane Ouattara au deuxième tour lors du scrutin de 2015 – lors duquel il n’était pas candidat. Le président Ouattara, que nous avons tous soutenu, a quant à lui annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2020. Dans la logique des choses, c’est à mon tour ! Évidemment, cette candidature ne saurait être effective que si tous m’apportent leur bénédiction. C’est ma prière, et je pense avoir les moyens de rassembler au sein du RHDP mais aussi au-delà, à l’échelle de la Côte d’Ivoire. C’est ce dont le pays a besoin.

Qu’apporteriez-vous de plus que les autres ?

Lorsque 2020 approchera, je déclinerai ma vision en un programme que je proposerai aux Ivoiriens. Mais ce qu’ils savent déjà, c’est que je suis un homme de mesure, de consensus et de rassemblement.

Souhaitez-vous la création d’un parti unifié RHDP ? Celle-ci ne cesse d’être repoussée…

Nous avons tous marqué notre accord de principe, à nous d’en définir les modalités. Ces derniers temps, beaucoup de choses ont semblé nous éloigner de cet objectif. Mais si nous avons tous la volonté de travailler pour le mouvement des houphouétistes, nous pourrons avancer. Il est vrai qu’il nous reste du chemin à parcourir.

Entre les mutineries, la grève des fonctionnaires et les difficultés économiques dues à la chute des prix du cacao, le début de l’année a été agité en Côte d’Ivoire. Est-ce que la situation vous préoccupe ?

C’est évident. Vous savez, rien n’est possible sans la paix. Et la paix a été profondément perturbée, le pays a été déstabilisé, son économie – qui souffrait déjà de la crise du café et du cacao – a été touchée par les mutineries. La situation est très préoccupante. Dieu merci, le dialogue a prévalu, notamment dans la gestion du dossier militaire.

Après avoir joué la carte de la fermeté, le gouvernement a cédé face aux revendications financières des mutins. A-t-il eu raison ?

C’était ce que nous recommandions, et j’ai félicité le gouvernement d’être parvenu au dialogue.

Certains Ivoiriens ne comprennent pas que l’on cède face aux militaires alors que les fonctionnaires n’ont pas obtenu de réponse à leurs revendications.

Je les comprends tout à fait et je leur donne raison. Mais il faut comprendre que ce mouvement d’humeur des militaires a provoqué d’énormes dégâts. Cela nous a tous perturbés, tout comme cela a perturbé notre économie. Des mesures urgentes devaient être prises, et cela a été fait. Mais le gouvernement doit aussi trouver une solution pour les fonctionnaires, qui sont également, à leur façon, des soldats sans lesquels nous ne pouvons avancer. Je crois qu’ils méritent une attention particulière.

Permettre à Alassane Ouattara d’agir pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire

Que faire face aux problèmes dans l’armée, qui semblent n’avoir toujours pas été réglés depuis 2011 ?

Il faut s’interroger sur la façon dont les ex-combattants et les ex-miliciens ont été intégrés à l’armée, dès l’origine. Nous avons besoin d’une armée disciplinée, avec des éléments bien formés, qui comprennent que leur rôle consiste à se mettre au service de la nation et de leurs concitoyens. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous avons observé récemment. Les engagements pris vis-à-vis des uns et des autres doivent toutefois être respectés.

Depuis plusieurs mois, sur le continent, des voix s’élèvent pour demander la libération provisoire de Laurent Gbagbo. Vous qui étiez encore récemment ministre des Affaires étrangères, qu’en pensez-vous ?

Je crois que toutes ces voix souhaitent la réconciliation en Côte d’Ivoire. Cette question – comme pour d’autres personnes liées à cette crise et qui sont actuellement détenues ici – doit être examinée minutieusement. Si j’ai une recommandation forte à formuler aujourd’hui, c’est d’accélérer les procédures pour permettre à Alassane Ouattara d’agir pour la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Voulez-vous dire que vous plaidez pour des grâces présidentielles ?

Il pourrait s’agir de grâces, mais on pourrait même aller jusqu’à des amnisties, qui constitueraient des actes encore plus forts.

C’est ce que vous prônez aussi pour l’ancienne première dame, Simone Gbagbo ?

Oui. Le président s’est plusieurs fois opposé à son transfert à la CPI, et j’étais totalement en accord avec cette position.

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electionsci2016311 avril 20175min273
Le rideau est tombé le samedi 8 avril 2017 sur le séminaire du secrétariat exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) qui avait débuté le jeudi 6 avril à Bingerville.

La rencontre qui avait pour thème ‘‘Le secrétariat Exécutif du Pdci-Rda et Cap 2020 : Bilan et Perspectives”, a été sanctionnée par un communiqué final lu par le secrétaire exécutif chargé de la formation Niamkey Koffi à travers lequel les séminaristes ont fait plusieurs recommandations.

Au titre de l’atelier « Le Pdci-Rda et les élections », les séminaristes ont notamment recommandé « la reprise du découpage électoral actuel suivant des critères objectifs préalablement acceptés de tous, la mise en place de structures électorales performantes et une plus forte implication des responsables du parti dans le processus électoral ».

Concernant l’atelier « Le Pdci-Rda, plan d’action 2017-2020, programme d’activités 2017 », les participants ont recommandé la préparation des réunions des organes centraux du parti (13ème Congrès en 2018, convention d’investiture du Candidat du parti), la préparation des élections présidentielles et l’organisation d’un vaste programme de formation sur tous les thèmes liés aux élections. Ils ont invité les militants et militantes à la sérénité et à la mobilisation et à rester à l’écoute de la direction du parti.
S’agissant de l’atelier ‘‘Bilan diagnostic des activités du secrétariat Exécutif. Fonctionnement, gestion financière et perspectives”, les séminaristes ont préconisé la mise à niveau de toutes les structures du parti et l’actualisation de sa banque de données avant la fin de l’année 2017, l’activation des commissions techniques nationales, le renforcement de l’encadrement des sections et des délégations départementales, communales et générales, le réaménagement des taux des cotisations des membres, la finalisation des documents des politiques sectorielles, la poursuite de politique d’assistance continue aux militants à l’occasion des événements heureux ou malheureux.

Les séminaristes de l’atelier ‘‘Le Pdci-Rda. Nouveaux défis et ligne politique face à la marche de la nation : organisation, politique de communication, moyens d’action et financement”, ont recommandé la prise en compte des défis de la Nation dans les prises de positions, l’élaboration d’une logique de maîtrise de la montée en puissance de l’indiscipline et l’adaptation de la politique de communication du parti pour la rendre plus visible et audible. La redynamisation et le renforcement de la direction de la communication, l’accélération des réformes et de la bonne gouvernance du parti, l’organisation régulière des sessions de formation et de renforcement des capacités en faveur des militants, la clarification de la politique d’insertion professionnelle des jeunes et le renforcement de la géopolitique dans la gestion des ressources humaines sont entre autres recommandations faites par les séminaristes.

Bédié promet porter un intérêt particulier aux recommandations
Dans son message lu par le secrétaire exécutif en chef Maurice Kacou Guikahué, le président du Pdci Henri Konan Bédié a félicité les séminaristes : « J’ai toujours affirmé que le débat devait être notre oxygène au sein du parti. C’est pourquoi, je me réjouis de l’esprit de convivialité et de fraternité observé, la courtoisie dans l’expression des opinions et la discipline qui ont prévalu au cours de ce séminaire et qui doivent être développés et entretenus dans notre famille politique, le Pdci-Rda. Ces trois journées studieuses vous ont permis de dégager de nombreuses recommandations à l’effet de redynamiser notre parti et le préparer aux défis du futur. Je puis vous assurer que je porterai un intérêt particulier aux résultats de vos travaux».

Abdoulaye Touré

 Publié le mardi 11 avril 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
http://news.abidjan.net/h/613085.html
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electionsci2016311 avril 20172min228

A 3 ans de la présidentielle de 2020, la question de la succession d’Alassane Ouattara anime régulièrement la sphère politique ivoirienne. Sur la question, une députée du parti du chef de l’Etat plaide ouvertement en faveur de Guillaume Soro.

Vice-présidente de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Célestine Trazéré est favorable à une accession de Guillaume Soro, actuel chef du parlement ivoirien à la magistrature suprême. Sur les réseaux sociaux, la députée d’Issia a indiqué que l’ancien chef rebelle serait le meilleur choix pour conduire les destinées du navire ivoire.

« Soro président en 2020, c’est toute la Côte d’Ivoire des 62 ethnies qui gagne », a-t-elle posté sur Facebook. Proche de Guillaume Soro, l’élue parlementaire relance un débat qui va sans doute être l’un des principaux sujets lors du prochain Congrès du Rassemblement des Républicains (RDR) qui va sans doute donner des orientations sur le candidat que le parti d’Alassane Ouattara entend présenter en 2020 l’option d’une candidature unique sein du RHDP s’éloignant de plus en plus.

  11/04/2017 / http://www.linfodrome.com/vie-politique/32718-presidentielle-2020-une-vice-presidente-de-l-assemblee-nationale-soro-president-c-est-toute-la-cote-d-ivoire-qui-gagne

A 3 ans de la présidentielle de 2020, la question de la succession d’Alassane Ouattara anime régulièrement la sphère politique ivoirienne. Sur la question, une députée du parti du chef de l’Etat plaide ouvertement en faveur de Guillaume Soro.

Vice-présidente de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Célestine Trazéré est favorable à une accession de Guillaume Soro, actuel chef du parlement ivoirien à la magistrature suprême. Sur les réseaux sociaux, la députée d’Issia a indiqué que l’ancien chef rebelle serait le meilleur choix pour conduire les destinées du navire ivoire.

« Soro président en 2020, c’est toute la Côte d’Ivoire des 62 ethnies qui gagne », a-t-elle posté sur Facebook. Proche de Guillaume Soro, l’élue parlementaire relance un débat qui va sans doute être l’un des principaux sujets lors du prochain Congrès du Rassemblement des Républicains (RDR) qui va sans doute donner des orientations sur le candidat que le parti d’Alassane Ouattara entend présenter en 2020 l’option d’une candidature unique sein du RHDP s’éloignant de plus en plus.

  11/04/2017 / http://www.linfodrome.com/vie-politique/32718-presidentielle-2020-une-vice-presidente-de-l-assemblee-nationale-soro-president-c-est-toute-la-cote-d-ivoire-qui-gagne