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La justice du Malawi a demandé samedi 25 mai à la Commission électorale de suspendre l’annonce des résultats des élections présidentielle et législatives du 21 mai dernier. Elle ordonne le recomptage des bulletins d’un tiers des districts du pays après une plainte de l’opposition.

L’annonce de la Haute Cour de Lilongwe samedi intervient à la suite d’une plainte du principal parti d’opposition, le parti du Congrès du Malawi (MCP), qui affirme avoir recensé des irrégularités dans 10 des 28 districts électoraux du pays : des annotations manuscrites, des traces de correcteur blanc effaçant certains résultats ou encore l’utilisation de feuilles d’émargement non officielles.

Autant d’anomalies qui « remettent en question l’authenticité des premiers résultats » des élections présidentielle et législatives imprimés par la Commission électorale, selon le parti d’opposition.

Le président sortant Peter Mutharika en tête

Car selon les derniers chiffres officiels publiés jeudi soir après le dépouillement de trois quarts des bureaux de vote, l’avantage irait au président sortant Peter Mutharika avec plus de 40% des voix face à Lazarus Chakwera, chef du MCP, avec 35% des voix.

Or, le MCP estime que son candidat était « largement en tête », selon ses propres décomptes.

Le vice-président sortant Saulos Chilima, pointé provisoirement à la troisième place avec 18% des voix, a lui appelé à l’annulation complète des résultats et dénoncé « de sérieuses anomalies » dans le dépouillement.

Au pouvoir depuis 2014 après un scrutin entaché de nombreux incidents, le président Peter Mutharika a fait campagne pour un second mandat en louant son bilan en matière d’infrastructures, mais son règne a été terni par des scandales de corruption.

 

Par RFI 

Publié le 25-05-2019

Modifié le 25-05-2019 à 23:23

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Les Malgaches sont appelés aux urnes ce lundi 27 mai pour élire leurs 151 députés, cinq mois après la présidentielle et l’élection d’Andry Rajoelina devant son éternel rival Marc Ravalomanana. Dans beaucoup de circonscriptions du pays, l’élection devrait se résumer à un nouveau duel entre les camps des deux hommes. Avec une inconnue, le nombre de sièges que pourront remporter les nombreux indépendants.

Ces élections législatives auront certainement un petit goût de revanche pour les partisans de Marc Ravalomanana, déçus d’avoir été battus à la présidentielle. Les 109 candidats du TIM, le parti de l’ancien homme d’affaires, estiment aussi qu’une majorité à l’Assemblée nationale leur permettrait de jouer pleinement leur rôle d’opposants et de contre-pouvoir et de rester implantés dans le paysage politique.

Pour Andry Rajoelina, l’enjeu est de taille. Selon la Constitution, le groupe de partis majoritaires à l’Assemblée propose un Premier ministre, nommé ensuite par le chef de l’État. Éviter la cohabitation, obtenir une large majorité pour tenir ses promesses de campagne, tels sont les objectifs de l’IRD, la plate-forme du président pour les élections. Rien n’est laissé au hasard : avec 151 candidats, l’IRD est la formation qui propose le plus de prétendants à la députation. Elle est aussi la seule à couvrir l’ensemble du pays.

Une façon d’assurer la stabilité du régime. En effet, depuis cinq ans, le précédent gouvernement ne tenait que grâce à une association hétéroclite de députés indépendants. Jeux d’alliances, corruption et retournements de veste étaient devenus la norme. Les principaux partis ont promis de rompre avec ces pratiques.

Mais sur les 810 candidats à ces législatives, près de 500 sont sans étiquette. Ils pourraient remporter beaucoup de sièges grâce au vote des électeurs déçus. Ce sont donc eux qui vont servir de variable d’ajustement pour aider l’un des deux candidats à obtenir la majorité.

Tractations, alliances circonstanciées et corruption seront-elles le quotidien de la future Assemblée nationale, comme c’était le cas pour la précédente ? Pour Ketakandriana Rafitoson, la directrice exécutive de Transparency International, cela ne fait aucun doute : « Cette grande proportion d’indépendants ouvre la voie à une explosion de la corruption et à une grande instabilité parlementaire ». Selon la politologue, beaucoup de ces indépendants sont « financés par les principaux partis, dans une stratégie de conquête de sièges ».

 

Par RFI

 Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 12:17

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En Algérie, ils sont donc deux à avoir déposé leur dossier en vue de la présidentielle du 4 juillet. Selon le communiqué diffusé par le Conseil constitutionnel, Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri, deux inconnus du grand public, se sont déclarés à la dernière minute. La situation est inédite et suscite beaucoup de questions.

La première question concerne les deux candidats. Ces deux hommes n’ont aucun poids politique, alors comment ont-ils pu rassembler les parrainages exigés par la loi ? Il faut au moins 60 000 signatures d’électeurs ou 600 signatures d’élus.

En allant plus loin, certains se demandent surtout si ces candidatures sont sérieuses et si elles n’ont pas été suscitées par le pouvoir afin de gagner du temps. D’autant plus que ces candidats surprise pourraient bien ne pas être autorisés à se présenter finalement. On se retrouverait alors sans candidat pour l’élection du 4 juillet. Une échéance électorale voulue coûte que coûte par le pouvoir et qui pourrait donc ne pas avoir lieu.

Une Constitution sujette à interprétations

Dans ces conditions, difficile de savoir quel scénario et quel calendrier sont possibles pour la suite. La seule lecture de la Constitution ne donne pas de réponse claire, car elle est sujette à interprétation. Ce qui est sûr, c’est que le mandat du président par intérim, Abdelkader Bensalah, prend fin le 9 juillet.

Ce matin, plusieurs constitutionnalistes algériens cités par la presse s’accordent pour dire que la situation est inédite et compliquée. Ils sont bien incapables de prévoir ce qui pourrait arriver demain. Ces juristes disent eux-mêmes que la réponse ne peut-être à ce stade que politique.

 

Par RFI

 Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 15:05

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Ancien protectorat britannique, le Malawi est un petit État agricole de l’Afrique australe classé parmi les pays les moins avancés du continent. Indépendant depuis 55 ans, il est passé sous les fourches caudines du parti unique et du pouvoir absolu, avant d’adopter il y a 25 ans le multipartisme et la démocratie parlementaire. Un système démocratique dont la population s’est saisie avec enthousiasme, comme en témoigne la vitalité des débats ponctuant la campagne électorale qui vient de s’achever.

Le mardi 21 mai 2019, les Malawites se rendront aux urnes pour élire leur président. Ils voteront également pour renouveler le Parlement et les conseils régionaux. Pays de 19 millions d’habitants (dont 6,8 millions d’électeurs inscrits), le Malawi est situé au sud du rift est-africain et de la région des Grands Lacs. Sans débouché sur la mer, allongé et étroit dans sa forme qui épouse les contours du lac éponyme, ce pays de l’Afrique australe est frontalier avec le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie.

Bientôt un nouveau locataire au Sanjika Palace ?

Depuis l’instauration du multipartisme il y a 25 ans, le Malawi a connu quatre présidents, élus au suffrage universel. Le nombre de mandats qu’un président peut exercer est limité à deux par la Constitution de 1993 qui régit la vie politique de ce pays. Un spécialiste en droit constitutionnel et international, un ancien pasteur protestant et un cadre dirigeant de haut vol sont les principaux candidats en lice cette année pour le scrutin présidentiel aux enjeux politiques et économiques graves.

Le premier n’est autre que Peter Mutharika, le président sortant. Au pouvoir depuis 2014 sous l’étiquette du Parti démocratique progressiste (DPP), l’homme est candidat à sa propre succession. Cet ancien professeur de droit a fait campagne sur son bilan en matière de développement économique, mettant en avant les nombreuses infrastructures construites par son gouvernement, notamment avec l’aide des investisseurs chinois, indiens et japonais. Selon les observateurs, le gouvernement Mutharika peut se targuer d’avoir instauré une période de stabilité économique, avec l’inflation ramenée sous la barre des 10 % et la baisse des taux d’intérêts favorable à l’activité. Il a fait construire des routes, des écoles, sans pour autant réussir à mettre fin à la pénurie d’électricité qui rend difficile la vie quotidienne des Malawites et affecte sérieusement l’activité économique.

Favori des sondages avec 27 % des intentions de vote, le locataire du Sanjika Palace (le palais présidentiel) est au coude-à-coude avec l’opposant Lazarus Chakwera, chef du Parti du Congrès du Malawi (MCP), l’ancien parti unique. Ex-pasteur évangéliste et leader de l’opposition, Chakwera est crédité de 25 % des intentions de vote. Il mise sur l’usure du pouvoir du président sortant dont l’image a été écornée ces dernières années par des scandales de pots-de-vin, les coupures de courant et des réformes agraires controversées. Les chances de Lazaru Chakwera se sont améliorées depuis qu’il a reçu le soutien de poids de l’ancienne présidente Joyce Banda.

Mais c’est l’actuel vice-président Saulos Chilima, en rupture de ban avec Peter Mutharika depuis qu’il a créé son propre parti, le Mouvement uni pour la transformation (UTM), pour affronter le président sortant, qui pourrait créer la surprise mardi à Lilongwe. À 46 ans, cet ancien cadre exécutif de multinationales de renom, qui a dirigé notamment Unilever, Coca-Cola et Airtel Malawi, est l’espoir de la jeunesse dans un pays où la moitié de la population a moins de 35 ans.

Les jeunes Malawites ne se reconnaissent pas dans les vieux caciques – 78 ans pour Mutharika et 66 ans pour Chakwera – que les partis politiques traditionnels ont choisis comme leurs candidats pour tenir les rênes du pays pour les cinq prochaines années. Or, avec 16 % d’intentions de vote, la candidature de Chilima n’a pas vraiment décollé, malgré les campagnes à l’Américaine de ce dernier sur les réseaux sociaux et ses promesses de créer 1 million d’emplois jeunes s’il arrive au pouvoir. Le camp Chilima mise encore sur les 22 % de l’électorat qui n’avait pas encore fait son choix, à la veille du scrutin.

Le vice-président malawite Saulos Chilima lors d’une interview à l’AFP, le 10 janiver 2019 à sa résidence officielle à Lilongwe. © AMOS GUMULIRA / AFP

De l’indépendance au multipartisme

En l’espace de 25 ans, la démocratie, l’alternance, le multipartisme sont entrés dans les mœurs au Malawi. Selon les observateurs de la vie politique malawite, la compétition électorale, devenue de plus en plus âpre d’une échéance à l’autre, témoigne du chemin politique parcouru par ce pays, même s’il ne s’est pas encore totalement remis des lourdeurs de son histoire coloniale et postcoloniale.

Devenu protectorat britannique depuis 1891 sous le nom de Nyasaland, le Malawi accéda à l’indépendance le 6 juillet 1964, tout en demeurant dans le Commonwealth avec comme Premier ministre la figure de proue du mouvement d’émancipation malawite, le docteur Hastings Banda. Leader charismatique et patriarcal, ce dernier se fit nommer deux ans plus tard président du Malawi, devenu entre-temps une république. En 1971, la Constitution est de nouveau amendée afin de donner un mandat à vie au président qui jouit désormais de pouvoirs absolus. L’homme dirigea le pays en s’appuyant sur les instances de son parti, le Parti du Congrès du Malawi (MCP), le seul autorisé.

Protestant pratiquant, le président Banda imposera aux Malawites un puritanisme quasi victorien, alors que sur le plan diplomatique, cet anticommuniste viscéral soutenait le mouvement rebelle mozambicain, la Renamo, contre le régime marxiste de Maputo. Il était aussi proche de la Rhodésie d’Ian Smith et, surtout, de l’Afrique du Sud dont il refusera de condamner la politique d’apartheid. En contrepartie, Pretoria soutiendra économiquement, à bout de bras, le régime de Hastings Banda, son unique allié dans la région.

Il faudra attendre le début des années 1990 pour voir le modèle du régime absolu malawite s’effondrer. Confronté aux émeutes sanglantes de mai 1992, conjuguées aux pressions des bailleurs de fonds internationaux, l’homme fort de Lilongwe est contraint d’inscrire la pluralité politique et la liberté d’expression dans une nouvelle Constitution. Le nonagénaire, qui présidait d’une main de fer aux destinées du Malawi, dut se présenter aux élections multipartites qui se déroulent le 17 mars 1994. Il est battu par le candidat de l’opposition, Bakili Muluzi.

Vitalité politique retrouvée

Les élections qui se tiennent ce mardi 21 mai au Malawi coïncident avec le 25e anniversaire de l’avènement du multipartisme dans ce pays. Ce quart de siècle a été marqué par la formidable vitalité de la scène politique malawite. Depuis la fin du régime du docteur Hastings Banda et son parti unique, on assiste « à une densification de la scène partisane, qui se traduit par la multiplication du nombre de partis et de candidatures aux fonctions électives », écrivait dès 2009 Mathieu Mérino, spécialiste de l’Afrique australe (1).

Le Malawi compte aujourd’hui plus d’une quarantaine de partis inscrits sur les registres de sa commission électorale, dont les trois grandes formations auxquelles appartiennent les quatre présidents qui se sont relayés à la tête de l’État malawite, depuis le passage au multipartisme : Bakiki Muluzi (1994-2004) de l’UDF, Bingu wa Mutharika (2004-2012), fondateur du DPP, Joyce Banda (2012-2014) du Partipopulaire (PP) et Peter Mutharika (2014 – ), leader du DPP.

Ancien professeur de droit, Peter Mutharika est le président sortant du Malawi. Il est membre du DPP. © The Maravi Post

« La seule constante de ces 25 dernières années, écrit pour sa part Stephanie Regalia, auteure d’un récent rapport de l’Institut français des relations internationales (Ifri) sur les élections au Malawi (2), c’est l’absence du MCP, le seul parti autorisé sous le régime de Hastings Kamuzu Banda ». Selon la chercheuse, le retour de ce parti de l’ancien régime sur le devant de la scène avec son candidat Lazarus Chakwera figurant parmi les favoris des sondages constitue un tournant dans la vie politique au Malawi. La population semble prête à confier de nouveau son destin à une formation dont le nom reste pourtant lié dans la mémoire populaire aux pires pages de l’histoire du pays.

Ce retour en grâce de l’ancien parti unique s’explique en partie, rappelle dans sa note Stéphanie Regalia, par le renouvellement démographique et la montée de nouvelles générations qui n’ont pas connu les années Banda. Cela s’explique surtout, selon la spécialiste, par la mauvaise gouvernance, la corruption, les pénuries dans tous les secteurs, traits caractéristiques des années qui ont suivi le passage du Malawi au multipartisme. Le personnel politique post-1994 n’a pas su répondre aux attentes les plus pressantes de la population.

Attentes et enjeux de 2019

Les cinq années de la présidence de Peter Mutharika n’ont pas dérogé à la règle. Ce dernier est arrivé au pouvoir en 2014, alors que la population n’avait pas encore totalement digéré le choc des révélations du scandale du « Cashgate », impliquant un gigantesque détournement de l’ordre de 30 millions de dollars au profit de hauts responsables gouvernementaux.

Élu pour sa détermination affichée de tout faire pour débarrasser le pays du fléau de la corruption, considéré par beaucoup comme le principal frein au développement, Peter Mutharika n’a pas tenu ses promesses. Au contraire, son quinquennat a été ponctué de nouveaux scandales. En février 2017, l’affaire « Maizegate » portant sur des importations illégales de maïs en provenance de la Zambie, obligea le président à se séparer de son ministre de l’Agriculture. Plus récemment, un nouveau scandale de corruption a mis en cause directement le président Mutharika et son parti, le DPP, pour avoir reçu un paiement illégal d’un riche entrepreneur, à hauteur de 195 millions de dollars.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le chef de l’État a rejeté ces accusations de corruption, déclarant que ce ne sont que des stratagèmes de l’opposition pour l’embarrasser à l’approche d’échéances électorales importantes. Il n’en reste pas moins que ces scandales à répétition ont érodé le capital politique du président Mutharika, même si celui-ci peut se créditer de succès économiques réels, en renouant notamment avec les bailleurs internationaux dont les apports financiers représentent 40% des recettes budgétaires du Malawi, fortement dépendant de l’aide internationale.

Les régions rurales qui ont bénéficié des subventions de l’Etat et des projets d’électrification engagés par le gouvernement depuis l’arrivée au pouvoir der peter Mutharika, voteront vraisemblablement pour le gouvernement en place. © Pixabay/CC/Public domain

Pour beaucoup d’analystes, le mécontentement populaire montant auquel on a pu assister au Malawi ces dernières années s’explique aussi par les réformes agraires controversées engagées en 2016 par le Parlement de Lilongwe dominé par le DPP, le parti présidentiel. Ces lois, qui dépossèdent les chefs communautaires de leur pouvoir traditionnel en matière d’acquisition et d’usage des terres, ont fini par aliéner l’électorat traditionnel du DPP, notamment dans les régions du sud où se trouvent les vastes espaces cultivables et les domaines des plantations (thé, sucre, tabac). Ces lois ne sont pas étrangères aux « mutations majeures à l’œuvre dans le paysage des acteurs politiques au Malawi  », comme le souligne Stéphanie Régalia dans son rapport.

Tout porte à penser qu’on assiste au Malawi aujourd’hui, à la fin d’un cycle politique et au début d’un nouveau cycle. Désormais, comme l’écrit l’auteure de la note de l’Ifri, « la possibilité de remporter l’élection présidentielle (de 2019), repose sur la capacité des partis politiques à former des alliances électorales stratégiques », fondées moins sur l’identité de leurs hommes forts emblématiques, que sur « des débats axés sur de véritables enjeux politiques ».Une évolution politique qui fait écho aux propos tenus dans la capitale ghanéenne, il y a tout juste 10 ans, par un certain Barack Obama, rappelant aux Africains que leur continent avait davantage besoin d’ « institutions fortes » que d’ « hommes forts » s’ils voulaient voir leurs rêves de liberté et de prospérité se réaliser.


(1) « Les élections de 2009 au Malawi », par Mathieu Mérino. Politique Africaine, numéro 115, octobre 2009

(2)« Malawi : the Road to the 2019 Tripartire elections » («  Malawi, sur le chemin vers le scrutin tripartite »), par Stephanie Regalia. Notes de l’Ifri, janvier 2019.

 

 

Par Tirthankar Chanda

 Publié le 20-05-2019

Modifié le 21-05-2019 à 06:49

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La Synergie des missions citoyennes d’observation électorales de RDC (Symocel) continue de réclamer que la Commission électorale affiche et publie les résultats détaillés de la présidentielle et des législatives, bureau de vote par bureau de vote.

La Symocel déplore le manque de transparence qui a entouré les résultats l’affichage et la publication des élections du 30 décembre 2018. Elle déplore que la Céni se soit contentée d’annoncer des résultats globaux sans aucun détail, ce qui ne permet pas d’en vérifier la cohérence.

D’autant plus qu’à l’issue du scrutin, l’affichage au niveau des bureaux de vote – pourtant obligatoire – a été incomplet. 85 % des résultats seulement y ont été affichés, rien au niveau des centres de compilation locaux. Abraham Bishop Djamba, chef de la mission de la Symocel, juge aujourd’hui « inacceptable » de ne pas pouvoir « accéder aux résultats » et dénonce une « rétention d’informations ».

Pas de conclusion sur la véracité des résultats officiels

La mission d’observation recommande qu’à l’avenir la loi électorale précise sans ambiguïté l’obligation pour la Céni de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Et, surtout, qu’elle prévoit des sanctions si ce n’est pas le cas. « Nous avons proposé des mesures pour que justement il y ait cette contrainte-là. Que ce ne soit pas à la discrétion de la Céni de dire “j’affiche les résultats ou je ne les affiche pas” », affirme Abraham Bishop Djamba.

La Symocel ne tire de la situation aucune conclusion sur la véracité des résultats proclamés par la Céni mais fait ces recommandations dans le but, dit-elle, de limiter à l’avenir le risque de conflit postélectoral.

Ce, alors que l’opposant Martin Fayulu continue de contester sa défaite à la présidentielle, en s’appuyant notamment sur une fuite en janvier de plusieurs milliers de documents attribués à la Commission électorale et à la Conférence épiscopale. Des documents selon lesquels il aurait gagné l’élection.

La Symocel déplore également les difficultés rencontrées par de nombreux candidats et témoins à ces élections pour obtenir des procès-verbaux, ce qui a limité leur possibilité de déposer des recours en justice pour contester les résultats lorsqu’ils l’auraient souhaité.

Contre la corruption, des grands électeurs plus nombreux ?

Par ailleurs, la Symocel demande une « révision du mode de scrutin » pour l’élection des sénateurs et des gouverneurs pour lutter contre le monnayage des voix. La mission estime que « l’ampleur des allégations de corruption » lors des dernières sénatoriales a « vicié » le vote. Pour Abraham Bishop Djamba, « il n’est pas acceptable que l’on puisse accéder à de si hautes fonctions par des moyens de corruption ».

L’organisation propose soit d’élargir l’électorat – actuellement, les sénateurs et gouverneurs sont élus au scrutin indirect par des grands électeurs, les députés provinciaux – afin de rendre la corruption plus complexe. Soit, que « carrément, cela devienne des élections directes ».

 

 

Par RFI

 Publié le 17-05-2019

Modifié le 17-05-2019 à 00:23

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En campagne contre une candidature de vétérans aux élections présidentielles de 2020 à venir, Zady Djédjé continue de haranguer les foules pour faire barrage à ses anciens de la scène politique ivoirienne.

Zady Djédjé est très déchainé contre une candidature de vétérans de la politique ivoirienne pour les élections présidentielles à venir. Le jeune leader politique, président du Fpu, et de la plateforme ‘’Alliance des Ivoiriens pour la démocratie’’ (Aid) poursuit de sa tournée politique pour sensibiliser les Ivoiriens à ouvrir une nouvelle page avec de nouvelles générations. Après les étapes de Gagnoa et d’Issia, Zady Djédjé a initié une rencontre au Baron de Yopougon, le samedi 11 mai 2019, autour du thème : ”Disons non à la candidature des vétérans politiques” pour faire le point.

Cette rencontre lui a servi de tribune pour asséner des vérités aux anciens dirigeants politiques encore en selle en Côte d’Ivoire. « À 85 ans, on ne peut plus être l’espoir d’un peuple ou d’une nation. L’espoir d’un peuple appartient à Dieu, et c’est Dieu qui sait quel est l’espoir de cette Côte d’Ivoire nouvelle. Personne ne l’ignore, ce pays souffre par la faute des hommes politiques de la vieille génération. Depuis feu Félix Houphouët-Boigny, les différentes successions n’ont jamais été marquées par des passassions de charges. Je me demande quel deal nos vétérans politiques ont signé avec le diable pour qu’il n’y ait jamais de passassions de charges entre, notamment, Bédié et Gué, entre Guéi et Gbagbo, et entre Gbagbo et Alassane Ouattara », a-t-il martelé, en présence de cadres du Pdci-Rda dont Kouassi Théodore de Béoumi, Dago Ange Raphaël d’Isssia, Gnakalé Zoh Christophe d’Adiaké, et les délégués Brou Kacou Jean Jacques et Doh Félix Albert de Yopougon.

Pour sa contribution à conjurer le mauvais sort lié à la crise meurtrière qui a endeuillé la Côte d’Ivoire durant ces dernières décennies, Zady Djédjé a annoncé l’organisation de veillées de prières. Bien avant, il a souhaité que les « vieux » de la classe politique ivoirienne se retirent de la présidentielle de 2020. « Nous ne voulons plus d’hôtel du Golf, encore moins de bunker présidentiel, pour faire couler le sang des Ivoiriens. S’ils ne veulent pas entendre raison, nous serons obligés de les conduire dans la rue pour subir les mêmes répressions que le peuple », a mis en garde le président de l’Aid. « Il faut simplement des pro-Ivoiriens parce que nous sommes dans le temps où il faut parler d’amour entre Ivoiriens, de solidarité et d’unité pour construire ensemble un pays prospère, fort et indivisible. Disons ensemble : non à la guerre », a-t-il lancé. Avant la prochaine étape de son périple, qui va le conduire du 17 au 19 mai prochain dans la région de Daloa.
Infos : Sercom

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Le gouvernement mauritanien a approuvé, jeudi 23 mai en Conseil de ministres, un projet de loi qui amende la loi électorale relative au vote des forces armées et de sécurité, pour  répondre ainsi favorablement à une vieille doléance de l’opposition. Le rendez-vous est donc pris le 22 juin pour l’ensemble du corps électoral, lors de l’élection présidentielle.

Depuis 1992, les forces armées et de sécurité ont toujours voté un jour avant les civils.

A moins d’un mois de l’ouverture de la campagne électorale de la présidentielle du 22 juin, le gouvernement mauritanien fait un geste en direction de l’opposition. Ahmedou Abdallah, ministre mauritanien de l’Intérieur y voit même quelques avantages : « L’organisation du scrutin en un seul jour aura des incidences positives. En même temps, nous devons prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser les opérations de vote. »

L’opposition mauritanienne qui dénonce depuis longtemps la séparation des militaires et des civils dans l’accomplissement de leur devoir électoral, affiche encore un sentiment de scepticisme. « Le doute persiste parce qu’il ne s’agit pas pour nous de faire voter seulement les militaires le jour où tous les Mauritaniens vont voter, mais nous demandons, nous exigeons que les militaires comme les Mauritaniens votent dans les bureaux normaux, c’est-à-dire que leur nom figure sur les listes électorales normales et qu’ils fassent comme tous les Mauritaniens », explique Limam Ahmed Mouhamedou, secrétaire permanent du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Dadah.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette question est réglée. Les militaires voteront comme tous les citoyens mauritaniens le 22 juin pour élire le prochain chef de l’Etat.

 

Par RFI

 Publié le 12-05-2019

Modifié le 12-05-2019 à 12:17

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Près de 27 millions de Sud-Africains étaient appelés aux urnes ce mercredi 8 mai pour un double scrutin : législatives et provinciales. Il s’agit des premières élections nationales depuis l’arrivée au pouvoir du président Cyril Ramaphosa. 25 ans après la fin de l’apartheid, l’ANC, le parti de l’ancien président Nelson Mandela est toujours au pouvoir et le parti devrait conserver sa majorité au Parlement.

Les plus de 23 000 bureaux de vote que compte le pays ont officiellement fermé à 20h TU et selon la commission électorale le scrutin s’est bien passé sans incident notable. Seulement une dizaine de bureaux ont ouvert en retard et il n’y a pas eu de violences comme on le craignait dans certains townships. Le dépouillement a commencé et les premières tendances sont attendues dès jeudi 9 mai.

Cette journée de vote n’a pas soulevé un enthousiasme débordant dans les bureaux que RFI a pu visiter. L’issue est connue d’avance, l’ANC va conserver sa majorité absolue au Parlement. Il y a de la déception, du mécontentement voire de la colère chez les électeurs qui demandent du changement et ce même du côté des sympathisants de l’ANC.

Une majorité qui s’effrite

Un jeune homme du township Alexandra dans le centre de Johannesburg se plaignait que l’ANC n’a jamais rien fait pour sa famille, qu’il vit toujours dans des baraques de taule avant d’ajouter qu’il a quand même voté pour le parti au pouvoir parce que traditionnellement sa famille a toujours voté ANC.

Bien sûr je suis là pour voter, c’est important, mais pour moi cela ne suffit pas. Je veux que ma voix soit vraiment entendue. Ils viennent seulement nous voir maintenant, en période d’élections, mais pas quand on a besoin d’eux. Les promesses faites aux gens, il faut les tenir.

Certains électeurs ont voté par devoir plus que par enthousiasme – reportage dans un bureau de vote du Cap

D’autres mettent toutefois leurs espoirs dans le nouveau leader de l’ANC, Cyril Ramaphosa, qui a succédé à Jacob Zuma en 2018 et qui a promis d’être l’homme de ce changement en s’attaquant à la corruption et en relançant l’économie.

L’ANC va sans aucun doute conserver sa majorité mais la question reste de savoir en quelle proportion. Les sondages créditent le parti de 51 à 61% des votes, ce qui sera de toute façon un recul par rapport aux plus de 62% crédité à l’ANC lors des dernières élections générales.

L’opposition devrait se renforcer

On s’attend également à ce que l’opposition se renforce. Elle grignote peu à peu les voix des déçus de l’ANC. Deux partis d’opposition se détachent : l’Alliance démocratique de Mmusi Maimane qui aujourd’hui cible la classe moyenne noire mais dont les divisions internes ont beaucoup affecté l’image multiraciale. Et puis surtout le parti d’opposition qui grimpe c’est le parti de gauche radicale de Julius Malema qui gagne clairement du terrain dans les townships, que ce soit à Soweto ou Alexandra et qui séduit les plus pauvres et les jeunes.

Certains déçus de l’ANC ont préféré ne pas voter plutôt que de voter pour l’opposition.

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Les Togolais ont réclamé pendant dix-huit mois, à travers des manifestations parfois violentes, des réformes politiques. Hier, mercredi 8 mai, les députés, après une longue plénière jusque tard dans la nuit, ont voté. La réforme constitutionnelle est adoptée : le nombre de mandats présidentiels est limité à deux pour une même personne, la législature passe de cinq à six ans, renouvelable deux fois. Un député togolais pourra donc passer dix-huit ans dans l’hémicycle.

Le mandat présidentiel devait être voté à sept ans, renouvelable une seule fois.

Les motivations étaient toutes trouvées : « C’est une mesure salutaire pour permettre au pays de faire des enjambées », déclare le député Atigbé Ihou de la mouvance présidentielle.

Le débat prend de l’ampleur. Séna Alipui, de l’Union des forces de changement, opposition, annonce qu’il ne votera pas le texte si l’article 59 relatif au mandat présidentiel maintient la durée à sept ans.

Agbéyomé Gabriel Kodjo appelle à la sagesse et au rassemblement, puis une suspension de séance d’une heure est décidée pour concertation. Les tractations durent environ une heure.

À la reprise, coup de théâtre, le président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR, au pouvoir), Atcholi Aklesso, annonce: « Puisqu’il nous fait aller ensemble pour aller plus loin, nous avons pensé – après réflexion- qu’il était judicieux que nous revenions sur la durée du mandat du président de la République et (restions) à cinq ans, comme cela était. »

Lors du vote, 90 députés sur 91 inscrits votent la réforme. Il est 23h23, tous les députés se lèvent pour entonner La terre de nos aïeux, l’hymne national.

 

Par RFI 

Publié le 09-05-2019

Modifié le 09-05-2019 à 14:41

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Les Sud-Africains ont commencé mercredi à voter pour des élections législatives et régionales promises au Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994, malgré le chômage, la corruption et la pauvreté qui gangrènent le pays.

Les enquêtes d’opinion promettent au parti de Nelson Mandela de conserver une majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, synonyme de nouveau mandat à la présidence pour son chef Cyril Ramaphosa.

Les premiers des 27 millions d’électeurs se sont pressés très tôt dans les bureaux de vote du pays.

« J’attendais ça depuis longtemps. C’est la première fois que je vote, je suis très heureuse », a confié Lala Rosetta Ramaoka, 21 ans, venue déposer son bulletin dans l’urne dans une école primaire à Seshego (nord-est).

Le principal enjeu du scrutin réside dans l’ampleur du recul annoncé de l’ANC, dont la popularité a plongé sous le règne rythmé de scandales de Jacob Zuma (2009-2018).

Aux élections locales de 2016, le parti aux couleurs vert, jaune et or a réalisé son plus mauvais score national en recueillant 54% des voix, cédant en outre le contrôle de villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

 

 

08 mai 2019 à 04h00 | Par Jeune Afrique avec AFP

Mis à jour le 08 mai 2019 à 11h00

Les Sud-Africains ont commencé mercredi à voter pour des élections législatives et régionales promises au Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994, malgré le chômage, la corruption et la pauvreté qui gangrènent le pays.

Les enquêtes d’opinion promettent au parti de Nelson Mandela de conserver une majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, synonyme de nouveau mandat à la présidence pour son chef Cyril Ramaphosa.

Les premiers des 27 millions d’électeurs se sont pressés très tôt dans les bureaux de vote du pays.

« J’attendais ça depuis longtemps. C’est la première fois que je vote, je suis très heureuse », a confié Lala Rosetta Ramaoka, 21 ans, venue déposer son bulletin dans l’urne dans une école primaire à Seshego (nord-est).

Le principal enjeu du scrutin réside dans l’ampleur du recul annoncé de l’ANC, dont la popularité a plongé sous le règne rythmé de scandales de Jacob Zuma (2009-2018).

Aux élections locales de 2016, le parti aux couleurs vert, jaune et or a réalisé son plus mauvais score national en recueillant 54% des voix, cédant en outre le contrôle de villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

 

 

08 mai 2019 à 04h00 | Par Jeune Afrique avec AFP

Mis à jour le 08 mai 2019 à 11h00