Municipale Archives - Elections.ci

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electionsci201647 novembre 20184min149

Le maire sortant de San Pedro, candidat indépendant aux municipales du 13 octobre 2018, Boueka Nabo Clément, a introduit une requête en annulation des résultats du scrutin, déclarant vainqueur, son adversaire, le candidat du Rhdp, Félix Anoblé.

En attendant le verdict de la Cour suprême, et conformément au décret présidentiel n° 2018-393 du 11 avril 2018, prorogeant, selon le camp du maire sortant, le mandat des conseillers municipaux jusqu’à l’installation de la nouvelle équipe, le maire Boueka Nabo Clément a initié une rencontre d’information et d’échanges avec la population, vendredi 02 novembre 2018. Mais cette rencontre a été empêchée. Face à cette situation, le chef du cabinet du maire sortant, par ailleurs conseiller municipal, Bamba Bourahima, a animé un point-presse au domicile du maire Nabo Clément. Bamba Bourahima a dit son indignation quant à l’interdiction de ladite rencontre par un arrêté préfectoral qu’il juge « inacceptable ».

A relire: Municipales 2018: Le maire Rdr sortant engage un bras de fer à San-Pedro avec Félix Anoblé, le candidat du Rhdp déclaré élu

« Je voudrais porter à votre attention qu’une rencontre d’information et d’échanges avec la population initiée par le maire Boueka Nabo Clément, prévue, ce jour à 9h, au centre municipal, a été interdite par le préfet », a expliqué le conseiller municipal, alors qu’à l’en croire toutes les dispositions légales et sécuritaires avaient été prises en vue de garantir le bon déroulement de la rencontre. « Nous avons adressé le 31 octobre, des courriers d’information aux différentes autorités policières, militaires, au préfet (…) pour le bon déroulement de la rencontre. Et c’est dans la nuit du jeudi 1er octobre que des gendarmes débarquent au domicile du maire avec un courrier signé par le préfet, nous notifiant l’interdiction de la rencontre », a fait savoir Bamba Bourahima.

Poursuivant, le conseiller municipal a indiqué que l’arrêté d’interdiction de la rencontre ne concernait que les manifestations sur la voie publique. « Notre rencontre était prévue dans un endroit clos, c’est-à-dire, la salle du centre culturel municipal. Or, l’arrêté préfectoral pris le 19 octobre dernier et dont nous, conseillers municipaux, n’avions pas eu ampliation auparavant, n’est valable que pour les manifestations sur la voie publique », a-t-il relevé.

Bamba Bourahima a abordé le message que le maire sortant et son équipe entendaient délivrer à cette rencontre. « Le maire Boueka Nabo Clément, en tant qu’houphouetiste épris de paix, et ses conseillers ont voulu inviter la population non contente des résultats des élections, au calme et à la cohésion sociale », a fait savoir Bamba Bourahima.

Alan OUREGA Correspondant régional

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electionsci201642 octobre 20183min147

Invité d’une tribune d’expression, le vendredi 28 septembre 2018, à Bouaké, le député de Ouragahio-Bayota, Abel Djohoré, n’a pas du tout été tendre envers son ex-compagnon des années rébellion.

Il a, en effet, saisi l’occasion à lui offerte par l’Union des journalistes de Bouaké (Ujb) pour se prononcer sur le soutien supposé du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, au député Koné Tehfour, candidat indépendant aux municipales dans la commune d’Abobo. Pour Abel Djohoré, ce soutien de Soro est inadmissible, d’autant qu’il est membre de la direction du Rdr, qui a porté son choix sur l’un de ses barons, en la personne de Hamed Bakayoko pour défendre les couleurs du Rhdp dans cette cité. « Dans un parti organisé, quand on fait partie des instances du parti, et que le parti a décidé, on s’aligne »,a asséné celui qui était perçu comme un proche de Soro. Et le député de Ouragahio-Bayota de renchérir : « On ne peut pas vouloir prétendre à un destin national, et ne pas avoir un comportement conséquemment responsable ».

A relire: ‘’Parrainage’’ de Soro à des candidats aux municipales et aux régionales du 13 octobre, Konaté Sidiki cogne le Pan : « Nous sommes tous redevables au Rdr. Soyons conséquents et logiques »

Par ailleurs, ce cadre des ex-Forces nouvelles a appelé le Vice-président du Rdr qu’est Soro à se déterminer en clarifiant sa position « parce qu’il ne peut pas être sur une branche et la scier en même temps ». Dans ce cas, a-t-il poursuivi, la logique aurait voulu qu’il démissionne du Rdr. « Le courage politique aurait été qu’on ne se déclare plus Rdr, et on est libre, et on assume », a-t-il enfoncé le clou.

Pour Abel Djohoré, certains de ses ex-compagnons des années rébellion sont restés nostalgiques de cette époque. « Mais c’est terminé ça, la République a pris le pouvoir », leur a lancé ce cadre des ex-Forces nouvelles, comme pour leur dire qu’ils n’ont d’autre choix que de revenir dans la République, aujourd’hui incarnée par Alassane Ouattara.

A lire aussi: La cinglante réplique d’un cadre du Rdr aux partisans de la candidature de Guillaume Soro

Notons que le député Abel Djohoré est le premier invité du « Café de l’Ujb », une tribune d’expression initiée par les journalistes et professionnels des médias de Bouaké.

A.NIADA

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electionsci201642 octobre 20185min134

Le candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la Paix (RHDP), Dr Brice Kouassi, a procédé, le samedi 29 septembre 2018, à la Place de l’Indépendance de Didiévi, au lancement de sa campagne en vue des élections municipales dans la circonscription de Didiévi commune, en présence de nombreuses populations.

La Place de l’indépendance de Didiévi était noire de monde, dans l’après-midi du samedi 29 septembre 2018, lors du meeting d’ouverture pour le lancement de la campagne de Dr Brice Kouassi, aux élections municipales dans la circonscription de Didiévi commune. Le candidat du RHDP a saisi cette occasion pour présenter ses 30 projets viables qui permettront, selon lui, de transformer qualitativement la commune de Didiévi.

Face aux populations, il a cité certains projets comme l’électrification des six (06) villages de la commune encore plongés dans le noir : Kprekro, Krayabo, Ahougnanou, Polonou, Djanzo et Zogrêkro .

Ce n’est pas tout. Brice Kouassi a aussi indiqué la construction du premier commissariat de Didiévi et l’aménagement de nombreuses voiries de cette localité. Avant même les élections, il a annoncé que « ces projets connaitront un début d’exécution dès ce lundi 1er octobre 2018. »

A l’occasion de ce grand rassemblement, le candidat du RHDP a tenu à remercier les populations et les chefs coutumiers qui ont bien voulu placer leur confiance en sa modeste personne pour conduire le développement de Didievi, avant de présenter son équipe et sa stratégie de campagne basée sur le « porte à porte » en vue de présenter le projet du candidat, de recueillir les avis et suggestions et former les populations à la maitrise des techniques de vote le jour du scrutin. S’adressant aux populations, il a annoncé que « tous ceux que vous voyez, ici présents, sont les seules personnes habilitées à parler en mon nom durant ces deux (02) semaines de campagne ».

Aux membres de son équipe de campagne, il les a invités à la modestie et à l’humilité durant cette campagne tout en demeurant concentré sur l’unique objectif : la victoire. Car comme il l’a dit, « même pour une élection de chef de classe, il faut rester vigilant et concentré jusqu’au bout au risque de devenir sous-chef de classe. »

Pour ce meeting de lancement de sa campagne, KOUASSI Brice et ses soutiens ont rassemblé des milliers de personnes venues de la commune, des villages et des zones environnantes à travers une mobilisation exceptionnelle, dans un climat enthousiaste, jamais vu à Didiévi.

Débutée par une libation, cette activité ainsi que toute la campagne ont été confiées au Tout Puissant et aux mannes des ancêtres.

BROU Gervais, Président du Comité d’organisation, a quant à lui, remercié les populations venues massivement tout en les invitant à choisir KOUASSI Brice au regard des actions antérieures menées par celui-ci au profit des populations de Didiévi depuis 2011.

M. Kouakou Kouamé et N’goran Koffi Noël, tous deux (02) directeurs de campagne ont rappelé que la candidature de Brice Kouassi émane de la volonté des 24 chefs de village de la commune qui ont bien voulu porter leur choix sur ce digne fils, au regard des actions qu’il a déjà entreprises pour le bien-être des populations. Aussi ont-ils exhorté les populations à ne point trahir la volonté des garants de la tradition.

Le meeting du candidat du RHDP a pris fin dans une ambiance de gaieté.

 

Adolphe Angoua

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electionsci201641 octobre 20186min259

Ce sont des élections sur fond de crise persistante entre le Pdci-Rda et son ex-allié, le Rhdp unifié auxquelles les Ivoiriens sont invités, le samedi 13 octobre 2018. Le Médiateur de la République, Adama Toungara, a beau appelé les acteurs politiques à une « campagne électorale apaisée », il reste qu’une véritable chape de plomb pèse sur ces scrutins.

Ces scrutins couplés qui se tiennent pour la première fois après la rupture entre les alliés, présentent un triple enjeu. Ceux-ci, parfaitement simultanés, opposeront, à distance, l’ancien chef de l’État, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara. Ils seront aussi l’occasion pour le Pdci-Rda et le Rhdp de jauger leur poids, à deux ans des élections présidentielles de 2020. L’autre enjeu et non des moindres, c’est que ces élections présentent, au plan politique, des risques possibles pour Alassane Ouattara, qui a annoncé, d’ores et déjà, un remaniement de l’équipe gouvernementale.

Il y a aussi cette donne liée au soutien apporté à des candidats du Pdci par les deux tendances du Front populaire ivoirien (Fpi). Les indépendants composés, en grande partie, de cadres des deux grands partis pourront jouer les trouble-fêtes.   Quelque 4 566 706 électeurs sont attendus aux urnes pour ces élections sécurisées par 30 000 soldats (policiers, gendarmes et militaires) déployés sur l’ensemble du territoire. Mais, ces élections sont d’autant plus risquées que le gouvernement, en Conseil des ministres du mercredi 26 septembre 2018, a identifié des localités potentiellement explosives, présentées comme «  des zones à risque » et a mis en mission le Programme national de cohésion sociale ( Pncs) pour prévenir, selon le ministre Sidi Touré, «  les violences pré et post-électorales ». Il s’agit, notamment, des localités de Daloa, Gagnoa, Yopougon, Abobo, Koumassi, Adjamé, Plateau, Anyama, Yamoussoukro, Azaguié, Agboville, Adzopé, Bouna, Divo, M’Bahiakro, Toumodi, Kouassi-Kouassikro, Ferkessédougou, Korhogo, Daoukro, Bondoukou, Oumé, Bouaflé, Abengourou, Bouaké, Katiola, Boundiali, Odienné et Man. Ces zones «  rouges » inquiètent, au plus haut point, le gouvernement, dans la mesure où elles ont été les théâtres de sanglants affrontements intercommunautaires ces derniers temps. Or, dans ces zones, des caciques des deux camps sont en lice dans un contexte de crise ouverte.

La question sécuritaire était d’ailleurs au centre d’une rencontre entre le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Sidiki Diakité et le corps préfectoral à Yamoussoukro, le 24 septembre 2018. L’ordonnance d’invalidation des résolutions du Bureau politique du Pdci du 17 juin 2018 par un juge des référés et l’incompétence brandie par un autre juge, pour ne pas faire droit au Pdci quant à l’utilisation de son logo, ont accru, ces derniers temps, les tensions entre le Pdci et le Rhdp unifié. La justice ivoirienne « refuse de se prononcer sur la demande du Pdci (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) d’interdire l’usage de son logo par le Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, dans le cadre des élections locales », s’est insurgé Me Émile Suy Bi, l’un des avocats du parti, dénonçant « un déni de justice, c’est-à-dire que la justice ivoirienne refuse de se prononcer sur la demande du Pdci d’interdire l’usage de son logo.

Le Conseil du Pdci a d’abord écrit au président de la Cei (Commission électorale indépendante), qui n’a pas fait droit à notre demande qui était d’empêcher l’utilisation de notre logo par des candidats autres que ceux du Pdci. A la suite de cette requête, le Pdci a saisi la Chambre administrative de la Cour suprême qui est le juge des élections en matière d’élections municipales et régionales, pour lui dire que les dossiers de candidature du Rhdp étaient irrégulièrement constitués, mais la juridiction s’est dite incompétente ».

«Nous sommes vraiment choqués par l’utilisation du logo du Pdci par le Rhdp (…) », a déclaré Me Émile Suy Bi. Au Pdci, cette affaire d’utilisation de logo par les candidats Rhdp unifié enflamme les esprits et pourrait conduire à des querelles et au désordre lors de ces élections.

 

Armand B. DEPEYLA

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electionsci2016418 septembre 201819min203

Le célèbre publicitaire, candidat à l’élection municipale au Plateau, était l’invité des rédactions du groupe Olympe (Soir Info, L’inter et L’infodrome), le vendredi 14 septembre 2018. Dans notre studio, Fabrice Sawegnon s’est prêté au jeu de questions-réponses avec un duo de journalistes. Le patron du groupe Voodoo explique sa « relation fusionnelle » avec le Plateau et donne un aperçu de son projet pour la cité des affaires.

Chef d’entreprise, conseiller de chefs d’État, citoyen actif, aujourd’hui candidat à des élections municipales. Que devons-nous retenir de Fabrice Sawegnon ? 

Je suis d’abord un père de famille heureux. Pour moi, la famille c’est le socle. Je suis avec mon épouse Laurence depuis une vingtaine d’années et je suis père de 4 enfants, deux filles et deux garçons. Je suis aussi un chef d’entreprise épanoui. Vous connaissez l’entreprise que je dirige, le groupe Voodoo aura 20 ans l’année prochaine. Un groupe qui a commencé avec 5 collaborateurs et qui aujourd’hui en compte plus de 350 dans 6 pays de la sous-région (Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Burkina Faso, Libéria, Congo). Je suis quelqu’un de positif et de passionné, qui croit en la vie et en des valeurs fortes telles : la solidarité, la fraternité et l’amour.

Vous avez toujours dit, dans vos apparitions publiques, que vous serez candidat indépendant. Quelques semaines avant ces élections municipales, vous êtes choisi comme le candidat du RHDP. Que s’est-il passé ? 

Je n’étais membre d’aucun parti politique. Comme vous le savez, j’ai travaillé pour beaucoup d’hommes d’Etat en Côte d’Ivoire et dans plusieurs autres pays africains. Avec toute l’expérience accumulée, j’estime aujourd’hui qu’il est important de me mettre au service de la société, des plus jeunes, des moins jeunes, des femmes pour apporter des idées novatrices, mes compétences et mon énergie. Nous nous sommes mis en route depuis 4 ans et le fantastique travail que nous avons réalisé sur le terrain a été apprécié. Il est donc naturel que nous acceptions de représenter au Plateau le RHDP dont je partage les idéaux.

Avez-vous fait acte de candidature au niveau du RHDP ?

Sortons des petites polémiques. Je suis le candidat du RHDP parce que je suis un produit de la politique d’ouverture et d’excellence du président Félix Houphouët Boigny. Je suis en phase avec les idéaux portés par ce grand homme. Le RHDP est le creuset de ses idées et des valeurs fortes qu’il prône, la paix et le travail. Je suis le candidat du RHDP parce qu’à contrario des autres partis politiques qui ont un fort ancrage ethno-régional, le RHDP est un rassemblement beaucoup plus grand que la simple ethnie ou la simple région. Le RHDP est un parti national. Cette vision mérite d’être accompagnée, et je suis fier de la porter. J’ai aussi accepté cette vision pour le Président de la République, Alassane Ouattara. J’ai la chance et le privilège de travailler à ses côtés depuis 10 ans et je veux défendre ses grandes idées et accompagner sa farouche volonté de transformer notre pays. Je suis heureux que le Président de la République ait remarqué mon attachement à la commune du Plateau et ma volonté de la transformer positivement. J’ai une seule envie : offrir aux habitants et aux travailleurs du plateau un nouveau destin. J’ai promis au RHDP la victoire et je me bats chaque jour sur le terrain pour cela.

Qu’est-ce qui, selon vous, justifie que vous ayez été choisi au détriment de Ouattara Dramane, qui est un militant du RDR, donc à priori, favori pour être la tête de liste du RHDP ?

Vous parlez d’un candidat du RDR. Alors qu’il s’agit d’un rassemblement plus grand qui est le RHDP. Les textes du RHDP prévoient que puisse y adhérer, tout groupement politique, toute association, ou toute personne physique.

Ouattara Dramane a, certes, accepté, dans un communiqué, de ne plus se présenter aux municipales. Mais, il n’a pas donné de mot d’ordre. Est-ce qu’il n’y a pas, quelque part, un malaise ? 

Ouattara Dramane est un grand frère, je le connais depuis de nombreuses années. Je l’ai invité à déjeuner il y a 3 ans pour lui proposer que nous nous mettions ensemble pour défendre un projet commun au Plateau. J’ai fait la démarche de rassemblement. Sur les 3 dernières années, nous nous sommes retrouvés à maintes reprises pour essayer d’arriver à une liste commune. Nous n’avons pas pu aboutir à un accord mais j’ai foi que Dramane et moi-même nous nous retrouverons.

Vous aurez à affronter finalement le député Jacques Ehouo qui est le candidat du PDCI-RDA. Est-ce qu’on ne peut pas le considérer comme un candidat par défaut ? 

Je ne suis en mesure de juger personne. Il ne s’agit pas de dire qui est le bon candidat. Tout le monde disait, il y a 4 ans lorsque j’ai commencé au Plateau « Fabrice tu veux affronter plus gros que toi, tu veux défier une personnalité aussi importante dans son parti politique », A cela j’ai répondu que c’est parce que David a vaincu Goliath qu’on enseigne son histoire à nos enfants. Je me suis apprêté à affronter Goliath, je n’ai plus Goliath mais j’ai le « bon petit » de Goliath… peu importe, je respecte mon adversaire.

Jacques Ehouo a gagné les législatives de décembre 2016 sous la bannière indépendante alors que le RHDP avait un candidat. N’avez-vous pas peur de perdre face à lui ?

Je suis un compétiteur, ma vie et mon histoire professionnelle le prouvent. Je connais très bien l’électorat du Plateau et j’y ai une légitimité beaucoup plus grande que lui.

Vous dites d’un député, donc d’un élu, qu’il n’a pas la légitimité. N’est-ce pas un peu gros ? 

Je ne dis pas qu’il n’est pas élu, la légitimité part d’abord de l’équation personnelle. Je ne juge pas un mandat de député, mon propos porte exclusivement sur la mairie du Plateau et sur certaines pratiques qui y étaient courantes.  Avec l’avènement de l’actuelle municipalité, nous avons été tous stupéfaits de découvrir qu’une société a été créée en 2002 et qu’un «tonton» a donné la possibilité à son « neveu » biochimiste et ingénieur agroalimentaire, de recouvrer les recettes de l’occupation du domaine public (ODP), les recettes publicitaires et les taxes municipales de la commune du Plateau.

Voulez-vous parler du maire Bendjo et du député Ehouo ?

Je parle du « tonton » et de son « neveu ». Il a été donné au « neveu » un contrat douteux parce qu’il n’y a pas meilleur recouvreur que l’Etat lui-même. La mairie a confié à une société privée la capacité de recouvrer les taxes et divers impôts locaux et on découvre aujourd’hui grâce au maire intérimaire issu du PDCI, Jacques Yapi, des différences hallucinantes entre les montants perçus et les montants déclarés. Lors du conseil municipal de la semaine dernière, le maire PDCI, Jacques Yapi déclare avoir perçu 40 millions de F Cfa de taxes municipales en 15 jours, là où la société recouvreuse du neveu déclarait 35 millions de F Cfa en une année, soit une croissance de 3000%. Le maire actuel a donc fait arrêter dans la foulée tous les contrats. Quand je parle de légitimité, c’est de cela qu’il s’agit ! Le moment est venu de porter d’autres valeurs. La légitimité, c’est être honnête, travailleur et transparent. On ne s’amuse pas avec l’argent public. Ce qui vous rend légitime ou pas, c’est votre droiture morale.

Avez-vous les preuves de ce que vous avancez ?

Ce que je dis relève de faits. Je tiens cela du conseil municipal du Plateau d’il y a une semaine, je n’ai rien inventé.

Quelle est votre relation avec les résidents du Plateau ? 

C’est une relation d’amour parce que j’y ai grandi. Le Plateau, c’est chez moi. J’y ai des amis, de la famille. C’est une relation fusionnelle. C’est ce qui me met en confiance pour les joutes électorales à venir.

Depuis trois ans, vous êtes particulièrement actif sur le terrain. Quelles actions avez-vous menées au profit des populations ? 

Mon équipe et moi menons deux types d’actions. L’une est dirigée vers différentes catégories de populations : les jeunes, les femmes et les seniors. L’autre prend en compte certaines thématiques telles la santé, l’éducation, l’environnement, … Nous avons créé trois types d’initiatives : IJP (Initiative Jeune Plateau) ; IFP (Initiative Femme Plateau) et ISP (Initiative Senior Plateau). Ces initiatives sont dotées de budgets annuels avec du matériel roulant pour plus d’efficacité. Pour les jeunes, ces initiatives favorisent le financement de projets, la formation ou l’insertion dans le milieu professionnel. Pour les femmes, elles facilitent l’autonomisation financière et apportent un début de solution aux problèmes liés à la famille. Pour les seniors, nous nous concentrons sur la santé et l’occupation du temps de vie. Concernant les thématiques spécifiques, nos actions sont multiples et je suis fier de dire qu’avec mon équipe nous avons un bilan plus imposant que celui de la mairie même sur les 3 dernières années. A titres de comparaison et sans prétention aucune, alors qu’en 3 ans nous offrions 2 ambulances à 2 centres de santé de la commune, la mairie n’avait fourni qu’une ambulance. Nous avons ravalé les façades de trois quartiers. La mairie a ravalé les façades de deux quartiers. Nous avons financé plus de 100 jeunes et plus de 100 femmes. La mairie n’a pas fait autant. Nous avons offert 100 permis de conduire et avons construit un terrain multisports au quartier « 40 logements ». La mairie n’a jamais réalisé la moindre infrastructure sportive. Tout ce que nous souhaitons aujourd’hui c’est d’être jugé sur des faits.

Qu’avez-vous en projet pour le Plateau ? 

Je souhaite que celui ou celle qui regarde le Plateau, en tant que commune, voit « deux » Plateau. En partant du pont Félix Houphouet-Boigny, on devrait avoir en visuel : « deux » Plateau avec la Cathédrale comme ligne de démarcation. Nous avons le Plateau de gauche ; le Plateau de droite. Le Plateau de gauche à majorité résidentiel est à réinventer. C’est un endroit où pauvreté, salubrité, alcool sévissent. Dans ce Plateau, on trouve des familles délaissées, sans soutien. Nous, enfant de cheminot, sommes issus de ce Plateau. Il faut le récréer, le resocialiser lui donner une nouvelle vie. Le Plateau de droite appartient à tous, du quadruple point de vue administratif, économique, commercial et culturel. Chacun d’entre nous a, à en souvenir, cette belle époque. Celle du Plateau commerçant avec ses belles boutiques de luxe, son marché et ses hypermarchés…Le Plateau culturel avec ses collèges d’excellence, ses bibliothèques, son musée, ses salles de cinéma, sa vie la nuit. Le Plateau économique avec tous les sièges des grandes entreprises. Le Plateau administratif avec le Palais de la Présidence de la République, les institutions, et tous les ministères. Mon ambition est de redonner au Plateau sa place de choix. Je rêve de voir le Plateau devenir, bien au-delà du downtown d’Abidjan et de la Côte d’Ivoire, celui de toute l’Afrique. Je souhaite redonner au Plateau tous les atouts d’un vrai centre-ville moderne et attractif, ce Plateau d’aujourd’hui, nous allons le transformer.

Et vous comptez transformer le Plateau en cinq ans ?

Nous avons un projet en trois étapes. La première étape s’étend sur six mois. Cette première étape permettra de résoudre des problèmes immédiats, déjà identifiés. La deuxième étape, sur deux ans, prendra en compte de nombreux domaines notamment l’éducation. A ce niveau, je me permettrai une digression. On a pu lire et entendre qu’untel a été désigné meilleur maire. J’invite tous ceux qui le souhaitent, à se rendre au Plateau où se trouvent quatre écoles primaires publiques. Toutes les quatre écoles présentent des ouvertures dans les toits, sans parler des caniveaux béants et des serpents. Qui a envie de laisser ses enfants dans cet environnement, personne ! La troisième étape de notre projet révolutionnera l’école, sur les infrastructures et sur le contenu éducatif. Nous allons imposer une culture de centre éducatif d’excellence.

Mettez-vous en doute les prix d’excellence obtenus par le maire révoqué du Plateau, Noël Akossi Bendjo ? 

C’est moins un doute sur un quelconque prix qu’un constat. Ce constat peut être fait par chacun d’entre nous. Le meilleur ne se décrète pas. Il se trouve dans l’opérationnel. La réalité qui nous est décrite, dans certains médias, ne correspond pas à celle sur le terrain. Nous parlons de choses concrètes, vérifiables. Une personne peut abuser du maquillage et transformer considérablement son apparence. Le maquillage est tombé. Nous vous invitons à visiter les écoles publiques, les centres de santé du Plateau. C’est inacceptable ! Et les populations peuvent compter sur nous pour changer cela.

Avez-vous une solution au problème de stationnement dans le Plateau ? 

Nous avons une grande solution que nous ne dévoilerons pas maintenant. Il y a deux ans, nous avons sorti quelques éléments de notre programme. Comme par enchantement, d’autres candidats ont, par la suite, repris nos idées. La campagne s’ouvre le 28 septembre. Nous aurons un document programme. Il sera public.

Et s’il vous arrivait de perdre cette élection ?

Nous allons gagner parce que nous avons une excellente relation avec les habitants du Plateau et un programme imbattable. Nous allons gagner parce que nous avons une équipe déterminée, engagée, avec une organisation pointue sur le terrain.

 

Réalisée par SYLLA Arouna et Kisselminan COULIBALY (Collaboration linfodrome.ci)

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electionsci2016414 septembre 20184min264

Les dossiers de certains candidats aux élections municipales et régionales du 13 octobre 2018 ont été rejetés par la Commission électorale indépendante (CEI)

Circonscription 001 Abobo |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00954 | Intitulé de liste : La liste citoyenne d’Abobo | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Adama Ouattara Circonscription 004 Cocody |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00919 | Intitulé de liste : Soleil nouveau | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : N’Zi Tary Ginette Circonscription 011 Anyama |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00809 | Intitulé de liste : Objectif Anyama développement | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Diarrassouba Kassoum Circonscription 014 Yamoussoukro |Nombre de Dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00392 | Intitulé de liste : Jeunesse active pour le changement | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Seydou Ouattara Circonscription 042 Seydougou |Nombre de Dossiers : 1

Fpi – Dossier N° M-00687 | Intitulé de liste : Union pour le développement de Seydougou | Date de dépôt : 31/08/2018
Tête de Liste : Fofana Sekou Circonscription 046 Odienné |Nombre de Dossiers : 1

Fpi – Dossier N° M-00688 | Intitulé de liste : Ensemble pour Odienné | Date de dépôt : 31/08/2018
Tête de liste : Oumar Touré Circonscription 084 Tiassalé |Nombre de Dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00161 | Intitulé de liste : Le changement c’est maintenant | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Boni Tano N’Guessan Noëlle Marie Epse Ekonon Circonscription 086 Grand-Lahou |Nombre de Dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00011 | Intitulé de liste : Tous unis pour Grand Lahou | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Laga Addy Benoit Circonscription 099 Duékoué |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00750 | Intitulé de liste : Union prospérité | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Diakité Mamadou Latif Circonscription 100 Facobly |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-01204 | Intitulé de liste : Commune de Facobly pour l’union et le progrès | Date de
dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Dji Severin Circonscription 101 Kouibly |Nombre de dossiers : 1

Independant – Dossier N° M-00710 | Intitulé de liste : La force de l’unité Kouibly | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Guehi Paul Circonscription 110 Zouan-Hounien |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00702 | Intitulé de liste : Travail-Paix-Amour | Date de dépôt : 28/08/2018
Tête de liste : Dissi Guei Lambert Circonscription 112 Daloa |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00786 | Intitulé de liste : Pour Daloa | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de Liste : Zokou Privat Nicaise Circonscription 151 Bouaké |Nombre de dossiers : 1

Indépendant – Dossier N° M-00525 | Intitulé de liste : Traore Laciné | Date de dépôt : 29/08/2018
Tête de liste : Traore Lanciné Circonscription 172 Touba |Nombre de dossiers : 1

Pdci-Rda – Dossier N° M-00681 | Intitulé de liste : La Côte d’Ivoire rassemblée et réconciliée | Date de dépôt : 31/08/2018
Tête de liste : Mouty Dosso Fait à Abidjan, le mardi 11 septembre 2018 à 14:40:06

Total général : 15

Source: CEI

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electionsci2016410 septembre 20182min254

La liste des candidatures qu’elle aura retenue sera publiée le mardi 11 septembre 2018

Attendue pour le vendredi 07 septembre 2018, la liste des candidats officiels pour les élections locales du 13 Octobre prochain, sera finalement connue ce mardi 11 septembre 2018.

Initialement prévue pour le vendredi dernier, la publication de la liste des candidats se fera finalement ce mardi. La publication de la liste n’a pas pu se faire à la date prévue par la Commission électorale indépendante (CEI) pour des raisons dues au retard de dépôt des dossiers par les candidats eux-mêmes. «La quasi-totalité des dossiers de candidatures, représentant 26.612 dossiers individuels, ne lui étant parvenue que le 29 août au soir, date butoir du dépôt des dossiers», apprend-on.

Selon la CEI, l’analyse des dossiers qu’elle a réceptionnés, se poursuit, et ”la liste des candidatures qu’elle aura retenue sera publiée le mardi 11 septembre 2018”. «Elle rassure la communauté nationale et les candidats que toutes les dispositions ont été prises pour la tenue effective des scrutins couplés le 13 octobre 2018, tel que fixé par le Gouvernement», indique-t-elle.

David YALA

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electionsci201646 septembre 20187min204

Il est un type de confrontation qui sera forcément suivi de près lors des élections locales du 13 octobre : il s’agit des oppositions entre cadres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci). Dans de nombreuses circonscriptions, les candidats désignés par la direction auront pour adversaires des camarades de parti, soit parrainés par le Rhdp unifié, soit se présentant sous la bannière « Indépendant ».

Ainsi pour les élections régionales, dans le Haut-sassandra, le professeur Alphonse Djédjé Mady, choix de Henri Konan Bédié et du Pdci, ne réussira pas à faire l’économie d’une confrontation avec Léopoldine Tiézan Coffie. L’ex-ministre de la Famille et de la Promotion de la femme, ponte du Pdci, a échoué à obtenir le parrainage du parti, mais ne renonce pas à sa candidature.« Dieu nous donnera les moyens de gagner »,soutient la première présidente de l’Union des femmes du Pdci (l’Uf-Pdci).

Dans l’Indenié-Djuablin, Adou N’gouan Bernard, candidat du Pdci, croisera le fer avec Pascal Kouakou Abinan. Le président du Conseil régional sortant, quoique Pdci,   se présentera comme Indépendant aux élections régionales. Dans la région du Gôh, deux dignitaires du Pdci s’affronteront : l’un, parrainé par le parti, Kouassi Bodi Théodore, l’autre, bénéficiant de l’onction du Rhdp unifié, Djédjé Bagnon Joachim.

A relire: Ça chauffe au Pdci, Alcide Djédjé déballe tout

Au tableau des municipales, les cas d’opposition entre gens du Pdci, se multiplient. Cocody en est une parfaite illustration. Le candidat parrainé par M. Bédié se nomme Jean-Marc Yacé. Il affrontera, le 13 octobre, le maire sortant, N’goan Aka Mathias, porté par le Rhdp unifié, mais aussi, Colette Koné, « Indépendante ». N’goan Aka Mathias, comme Colette Koné, sont tous deux, cadres Pdci de la commune de Cocody. Ils n’ont pas été retenus par ce parti qui leur a préféré Jean-Marc Yacé.

A Port-Bouet, la bataille Emmou Sylvestre-Fofana Siandou aura bel et bien lieu. Le premier, un moment pressenti comme « Indépendant », a obtenu les faveurs du Pdci tandis que le second s’est vu parrainer par le Rhdp unifié.

Ces municipales et régionales, au sein du Pdci, auront un air de bataille fratricide. D’un côté, les candidats oints par Henri Konan Bédié voudront faire leurs preuves. Dans de nombreux cas, M. Bédié a préféré des cadres au parcours politique modeste à des personnalités qui ont, longtemps, été considérées comme des dinosaures dans leurs bases. Dans le Gontougo, par exemple, Vremen Serge Yvon a clairement une forte pression : l’emporter face à Kobenan Kouassi Adjomani, président du conseil régional sortant, icône du Pdci, mais aussi chantre du parti unifié Rhdp.

De l’autre côté, les barons du parti septuagénaire non retenus par Henri Konan Bédié voudront, d’une certaine façon, se réhabiliter, prouver que la direction du Pdci-Rda n’a pas été si bien inspirée dans ses choix. Pascal Kouakou Abinan, président du conseil régional sortant de l’Indenié-Djuablin, symbolise extraordinairement ce profil de cadre frustré qui jettera toutes ses forces dans la bataille. Samedi 1er septembre 2018, à une cérémonie dans le village d’Amangouakro (Abengourou), M. Abinan se lâchait : « Je suis Pdci. J’ai été délégué départemental pendant 18 ans à Abengourou. Je suis membre du Bureau politique depuis presque 20 ans. Je suis vice-président du Pdci, j’ai demandé le parrainage du Pdci pour ces élections, ça m’a été refusé…Des frères de la région sont allés me noircir chez le président Bédié. Le Pdci ne m’a pas choisi, je ne vais pas me suicider » (in Le Nouveau réveil du mardi 4 septembre 2018). Samedi 13 octobre 2018, Pascal Kouakou Abinan espère prendre le dessus sur Adou N’gouan, le choix du Pdci.

De sérieuses batailles se profilent à l’horizon. Elles pourraient voir la fin politique de personnalités, ou encore, étouffer durablement la percée de cadres qui croyaient leur heure de gloire arrivée.

 

 La crise au sommet met des ministres en difficulté

En dehors de quelques rares- comme Thierry Tanoh restés discrets dans ce grand moment politique- la plupart des ministres Pdci se sont révélés en difficulté. La crise au sommet Alassane Ouattara- Henri Konan Bédié est passée par là. Les dissensions entre les deux grands alliés sur le parti unifié et l’alternance 2020 ont crispé les débats. Entre aller aux élections locales avec la casquette du Pdci-Rda et se faire parrainer par le Rhdp unifié, les ministres de M. Bédié se sont retrouvés face à un choix cornélien. La présence de quelques-uns d’entre eux sur deux listes (à la fois la liste Pdci et la liste Rhdp unifié) était symptomatique du malaise. Certains, comme Alain-Richard Donwahi, ont dû s’expliquer auprès de Henri Konan Bédié, lundi 27 août 2018, avec cette profession de foi : « je suis candidat, tête de liste Pdci-Rda de la région de la Nawa ». Alain-Richard Donwahi a opté, en fin de compte, pour le Pdci au détriment du Rhdp unifié.

Autres particularités. François Amichia, présent sur la liste Pdci-Rda, et non pas sur la liste Rhdp unifié, sera finalement tête de liste…Rhdp unifié à Treichville. Pascal Kouakou Abinan, lui, n’est ni « Pdci », ni « Rhdp unifié », à ces élections. Quoique vice-président du Pdci, il se présentera sous la bannière « Indépendant ».

Kisselminan COULIBALY

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electionsci201643 septembre 20184min198

Soutiens et félicitations affluent depuis le choix du Dr Emmou Sylvestre, comme tête de liste du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), pour la circonscription électorale de Port-Bouët aux élections municipales du 13 octobre prochain.

 Dr Emmou Sylvestre a reçu, le samedi 1er septembre 2018, à sa résidence sise à Cocody Riviera 3, une forte délégation composée des chefs Atchans, venant des 4 villages, que compte la commune de Port-Bouët. Objectif de cette rencontre, féliciter l’ex-challenger de feue Hortence Anghui aux scrutins municipaux antérieurs, pour sa designation par le parti septuiagenaire, pour la conduite de la  liste dudit parti, lors des  élections municipales prochaines. Ce sont entres autres les chefs des villages de Vridi-Ako, Abouabou, Adjawi, et de Petit Bassam.

Il est vrai que ces derniers étaient encore sceptiques, eu égard aux informations faisant état du choix porté sur la personne du ministre Siandou Fofana, il n’en demeure pas moins que ces têtes couronnées sont retournées, rassurées de tous leurs doutes. « Après ces éclaircissement, nous savons comment nager. Nous étions venus pour nous rassurer, et nous avons été rassurés », a affirmé M. Niablé Sagon Marcel, chef de village de Vridi Ako, porte-parole de la délégation. ‘’Le Fils de Port Bouet’’, pour ses partisans, avait en effet expliqué que nul, au PDCI-RDA, ne pouvait s’autoproclamer comme candidat. Justifiant ces propos par le remplacement du ministre Siandou, de la tête de la  délégation communale de son parti, par le nommé Guédé Logrouan. Avant de rassurer ses hôtes de la confiance, du  président Bédié, quant à sa désignation pour la liste du « Vieux parti » à ces échéances électorales.

Il est à noter que cette rencontre a été l’occasion pour la chefferie Atchan de démontrer qu’ils sont en phase avec le choix du président du PDCI-RDA à Port-Bouet. « Nous exhortons le peuple Atchan à demeurer uni, tous derrière le candidat Emmou », a appelé le porte-parole de la délégation. Avant de dire une prière de  bénédiction à son endroit  pour la victoire aux échéances municipales à venir.

La veille, le jeudi 30 août 2018,  une forte délégation de la communauté  N’Zima de la commune,  conduite par le chef central, Nanan Kakou Patrick, était allé féliciter M. Emmou pour sa nouvelle mission et lui témoigner à l’occasion, de leur soutien indéfectible pour les élections municipales du 13 octobre prochain. La communauté Baoulé n’est pas restée en marge de cet élan de soutien.

Faut-il ajouter qu’à chacune de ces rencontres, le candidat Emmou a assuré de sa détermination à relever le défi de la victoire. « Vous pouvez compter sur nous, on fera tous ce qui est humainement possible pour ne pas vous décourager », a-t-il promis.

Jean Kelly Kouassi (Stg)

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electionsci2016430 août 20183min260

Comme annoncé dès le départ, la Commission électorale indépendante (CEI) a mis fin, le mercredi 29 Août 2018 à la réception des dossiers de candidatures pour les élections locales du 13 Octobre prochain.

Débuté le 14 Août dernier, le dépôt des dossiers de candidatures pour les élections couplées municipales et régionales à venir, a pris fin ce mercredi 29 Août. Au dernier jour du dépôt des dossiers, des centaines de candidats ont pris d’assaut le siège de la Commission électorale indépendante sis à Cocody-Deux Plateaux. Mais que de difficultés rencontrées par les candidats pour déposer leurs dossiers. La dizaine de box installés pour réceptionner les dossiers de candidatures dans les différentes régions, s’est avérée insuffisante dans la pratique.

Manque de siège assis, lenteur dans la réception et le contrôle des dossiers, insuffisance d’agents commis à la tâche. Tout cela a fini par agacer les candidats ou leurs envoyés. Dans les jardins de la CEI et sous les tentes aménagées pour la circonstance, ils étaient installés. Malgré l’heure de clôture initialement prévue pour 17 h mais repoussée expressément jusqu’à minuit mercredi, la plupart des candidats sont restés avec leurs dossiers en mains jusqu’au petit matin de ce jeudi 30 Août.

Au point que les agents en poste visiblement éreintés par la fatigue pour avoir travaillé 24h/24 sans répit, ont dus être priés par la direction de la CEI d’arrêter les enrôlements. Quant-aux candidats qui n’avaient pas encore vu leurs dossiers enregistrés, une liste a été ouverte pour ceux-ci et ils sont priés de revenir ce vendredi matin dès 8h pour poursuivre leur enrôlement. Ce qui permettra aux agents en nombre insuffisant, de se reposer un tant soit peu. Nous y reviendrons.

David YALA

Comme annoncé dès le départ, la Commission électorale indépendante (CEI) a mis fin, le mercredi 29 Août 2018 à la réception des dossiers de candidatures pour les élections locales du 13 Octobre prochain.

Débuté le 14 Août dernier, le dépôt des dossiers de candidatures pour les élections couplées municipales et régionales à venir, a pris fin ce mercredi 29 Août. Au dernier jour du dépôt des dossiers, des centaines de candidats ont pris d’assaut le siège de la Commission électorale indépendante sis à Cocody-Deux Plateaux. Mais que de difficultés rencontrées par les candidats pour déposer leurs dossiers. La dizaine de box installés pour réceptionner les dossiers de candidatures dans les différentes régions, s’est avérée insuffisante dans la pratique.

Manque de siège assis, lenteur dans la réception et le contrôle des dossiers, insuffisance d’agents commis à la tâche. Tout cela a fini par agacer les candidats ou leurs envoyés. Dans les jardins de la CEI et sous les tentes aménagées pour la circonstance, ils étaient installés. Malgré l’heure de clôture initialement prévue pour 17 h mais repoussée expressément jusqu’à minuit mercredi, la plupart des candidats sont restés avec leurs dossiers en mains jusqu’au petit matin de ce jeudi 30 Août.

Au point que les agents en poste visiblement éreintés par la fatigue pour avoir travaillé 24h/24 sans répit, ont dus être priés par la direction de la CEI d’arrêter les enrôlements. Quant-aux candidats qui n’avaient pas encore vu leurs dossiers enregistrés, une liste a été ouverte pour ceux-ci et ils sont priés de revenir ce vendredi matin dès 8h pour poursuivre leur enrôlement. Ce qui permettra aux agents en nombre insuffisant, de se reposer un tant soit peu. Nous y reviendrons.

David YALA