Législative Archives - Elections.ci

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electionsci2016430 mai 20193min120

Lors de sa rencontre avec le Medef à Paris mardi 28 mai, au lendemain des élections législatives à Madagascar, le chef de l’État Andry Rajoelina a indiqué avoir remporté le scrutin avec plus de 80 sièges, soit la majorité absolue. Le lendemain mercredi 29 mai, en marge d’une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, Andry Rajoelina a réitéré sa victoire, mais plus nuancé, il a indiqué s’appuyer sur les premières tendances de la Céni. Des déclarations qui font polémique sur la Grande île, alors que les résultats de la Céni au moment de l’annonce du président concernaient seulement 30% des bureaux de vote du pays.

Le président de la Céni, Hery Rakotomanana, l’assure, l’institution n’a transmis ni tendances, ni résultats chiffrés au chef de l’État. Mardi 28 mai, le vice-président de la Céni a d’ailleurs donné une conférence de presse.

Rappel des règles

Il y a rappelé les règles de l’élection : personne ne peut diffuser de résultats partiels ou complets hormis la commission électorale. La loi organique est très claire sur ce point.

Olga Ramalason, la secrétaire générale du TIM, le parti de Marc Ravalomanana, indique que le parti va déposer une plainte auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Une plainte motivée par les irrégularités du scrutin mais aussi, selon ses termes, les manquements du chef de l’État à la loi.

Rivo Rakotovao est le président du Sénat et l’un des membres fondateurs du HVM, le parti de l’ex-chef de l’État Hery Rajaonarimampianina. Il s’interroge sur les chiffres annoncés par le président de la République. « Ce n’est pas digne de la fonction présidentielle », juge-t-il.

Résultats connus le 15 juin

Fara Ramaroson, membre de ROHY, une organisation de la société civile, s’indigne. « Il s’exprime non pas comme un chef d’État mais comme le chef d’un groupement de parti », déplore-t-elle.

La Céni a indiqué dans son calendrier que les résultats provisoires définitifs seraient connus le 15 juin. La proclamation des résultats officiels par la HCC est attendue début juillet.

 

 

Par RFI 

Publié le 30-05-2019

Modifié le 30-05-2019 à 10:11

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electionsci2016428 mai 20194min57

Quelque 10 millions de Malgaches étaient appelés aux urnes pour choisir leurs députés lundi 27 mai. Une élection qui s’est déroulée dans le calme, mais sans grand engouement.

« Il n’y a pas encore de chiffres, mais d’après ce qu’on a pu observer, la participation est faible en général, a estimé le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, précisant : Dans certaines circonscriptions nous avons vu des taux de 50 à 60%, dans d’autres même pas 10% ». L’observatoire de la société civile Safidy a relevé une participation de 24% à midi pour ces élections législatives malgaches.

Au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, dans le centre d’Antananarivo, lundi, les membres des bureaux de vote ont passé leur journée à attendre les électeurs. Tahina, président de l’un des bureaux d’Analakely, quartier du centre de la capitale malgache fait le constat à l’heure du dépouillement. « Il y a beaucoup moins de monde, note-t-il. Le taux de participation ici est de 30% alors qu’à la présidentielle, c’était plus 45%. »

Une participation faible pour ces élections législatives qui traduit une lassitude chez les Malgaches. La précédente législature avait été entachée d’affaires de corruption. « J’ai ma carte d’électeur, mais je n’ai pas du tout envie d’aller voter, confie Roméo, 32 ans. La plupart des candidats sont juste de beaux parleurs qui veulent attirer les électeurs. Mais une fois qu’ils ont obtenu leur siège, ils agissent pour leurs propres intérêts. Donc, ce ne sont pas des porte-paroles du peuple, mais des égoïstes. À la présidentielle, j’ai voté blanc. Les histoires des politiques me fatiguent. »

Ando 29 ans s’est déplacée pour aller voter dans le quartier de 67 hectares, mais sans grande conviction. « Lors de la précédente Assemblée nationale, je n’ai jamais vu une loi qui a eu un impact positif pour le peuple. Je place mon espoir dans les mains des candidats indépendants. Ça va peut-être pouvoir changer un peu avec eux. J’en ai assez des partis politiques », explique-t-elle.

Cette élection oppose aussi deux grands clans, l’IRD, la plateforme qui soutient le président Andry Rajoelina, et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, candidat malheureux au second tour de la présidentielle. Les résultats provisoires sont attendus mi-juin.

 

Par RFI 

Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 23:37

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electionsci2016427 mai 20194min64

Les Malgaches sont appelés aux urnes ce lundi 27 mai pour élire leurs 151 députés, cinq mois après la présidentielle et l’élection d’Andry Rajoelina devant son éternel rival Marc Ravalomanana. Dans beaucoup de circonscriptions du pays, l’élection devrait se résumer à un nouveau duel entre les camps des deux hommes. Avec une inconnue, le nombre de sièges que pourront remporter les nombreux indépendants.

Ces élections législatives auront certainement un petit goût de revanche pour les partisans de Marc Ravalomanana, déçus d’avoir été battus à la présidentielle. Les 109 candidats du TIM, le parti de l’ancien homme d’affaires, estiment aussi qu’une majorité à l’Assemblée nationale leur permettrait de jouer pleinement leur rôle d’opposants et de contre-pouvoir et de rester implantés dans le paysage politique.

Pour Andry Rajoelina, l’enjeu est de taille. Selon la Constitution, le groupe de partis majoritaires à l’Assemblée propose un Premier ministre, nommé ensuite par le chef de l’État. Éviter la cohabitation, obtenir une large majorité pour tenir ses promesses de campagne, tels sont les objectifs de l’IRD, la plate-forme du président pour les élections. Rien n’est laissé au hasard : avec 151 candidats, l’IRD est la formation qui propose le plus de prétendants à la députation. Elle est aussi la seule à couvrir l’ensemble du pays.

Une façon d’assurer la stabilité du régime. En effet, depuis cinq ans, le précédent gouvernement ne tenait que grâce à une association hétéroclite de députés indépendants. Jeux d’alliances, corruption et retournements de veste étaient devenus la norme. Les principaux partis ont promis de rompre avec ces pratiques.

Mais sur les 810 candidats à ces législatives, près de 500 sont sans étiquette. Ils pourraient remporter beaucoup de sièges grâce au vote des électeurs déçus. Ce sont donc eux qui vont servir de variable d’ajustement pour aider l’un des deux candidats à obtenir la majorité.

Tractations, alliances circonstanciées et corruption seront-elles le quotidien de la future Assemblée nationale, comme c’était le cas pour la précédente ? Pour Ketakandriana Rafitoson, la directrice exécutive de Transparency International, cela ne fait aucun doute : « Cette grande proportion d’indépendants ouvre la voie à une explosion de la corruption et à une grande instabilité parlementaire ». Selon la politologue, beaucoup de ces indépendants sont « financés par les principaux partis, dans une stratégie de conquête de sièges ».

 

Par RFI

 Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 12:17

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electionsci2016314 septembre 20172min405

Ce jeudi en principe, le Parlement européen doit examiner une motion sur la crise postélectorale au Gabon. Les eurodéputés devraient plaider pour l’ouverture d’un dialogue inclusif entre les acteurs politiques gabonais et surtout l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes commis lors de la violente contestation de la réélection du président Ali Bongo Ondimba. Ce mercredi, dans une interview accordée à plusieurs journalistes, le Premier ministre gabonais, Emmanuel Issozé-Ngondet, a affirmé que son pays ne souhaite pas ouvrir un nouveau dialogue après celui organisé par le pouvoir entre mars et avril 2017. Il ne veut pas non plus d’une enquête internationale sur ces présumés crimes. Ces questions ont été évoquées durant le dialogue politique et feraient l’objet d’une loi d’amnistie.

Nous avons pris l’initiative de mettre en place une commission qui va mener des enquêtes sur les violences postélectorales. Cette commission nationale va regrouper en son sein, à la fois des responsables politiques de la majorité, ceux de l’opposition, et naturellement des officiels de la justice, des ONG, donc la société civile.
Emmanuel Issozé-Ngondet, Premier ministre gabonais
14-09-2017 – Par Yves-Laurent Goma
http://www.rfi.fr/afrique/20170914-gabon-vers-une-loi-amnistie-apres-violences-postelectorales
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electionsci2016314 septembre 20174min214

L’organisation Enda Lead Afrique s’est intéressée à l’âge des nouveaux députés sénégalais et a découvert que seuls 4 parlementaires sur 165 ont moins de 35 ans.

Pour Robert Sène, à l’origine de l’étude, ce ne sont pas les Sénégalais qui n’élisent pas de jeunes pour les représenter, mais bien les coalitions et partis qui n’investissent quasiment aucun jeune sur leurs listes ou les places dans des positions peu éligibles. « L’âge moyen à l’Assemblée est de 54 ans. Par contre lors des investitures, sur les listes, cet âge était de 44 ans. Les personnes âgées de plus de 60 ans étaient placées sur les positions les plus éligibles, or les jeunes qui étaient investis le plus souvent étaient dans des positions peu éligibles », constate-t-il.

Les moins de 35 ans représentent pourtant la première force démographique du Sénégal. Leurs besoins et leurs attentes ne seront donc défendus par quasiment aucune voix au sein de la nouvelle Assemblée, explique Moussa Mbaye Gueye, directeur exécutif du programme Enda Lead : « Sur la tranche d’âge de 0 à 40 ans, ils représentent presque 82% de la population sénégalaise. Sur des politiques de développement et tout ce qu’il y a comme décision à prendre, ça va plus impacter cette population dans les prochains 10 à 25 ans. Il est bon aujourd’hui que les personnes qui sont plus en phase de prendre des décisions soient plus dans ces 82% que dans le reste .»

Un observatoire est en train d’être créé pour inciter les jeunes à prendre part au processus démocratique et à s’engager en politique, dans l’optique notamment de la présidentielle de 2019.

 Par RFI /  Publié le 14-09-2017 Modifié le 14-09-2017 à 03:22
http://www.rfi.fr/afrique/20170914-rentree-parlementaire-senegal-peu-jeunes-sein-hemicycle
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electionsci2016314 septembre 20174min255

 

Au Sénégal, les 165 députés élus le 31 juillet intègrent ce jeudi l’Assemblée nationale. Avec 125 élus, la majorité présidentielle va sans aucun doute se mettre en ordre de bataille pour appliquer le programme de Macky Sall. Réduite au minimum, l’opposition tentera de se faire entendre malgré l’absence de deux ténors que sont Abdoulaye Wade, qui a démissionné de son poste, et Khalifa Sall qui est en prison depuis six mois.

En décidant de ne pas siéger, Abdoulaye Wade a fait le malheur du camp de Khalifa Sall. Doyen des députés, il lui revenait en effet de présider la séance d’ouverture. Et donc de disposer d’une tribune pour évoquer la situation du maire de Dakar.

C’est ce qu’espérait en tout cas les proches de Khalifa Sall qui a donc – et c’est un première au Sénégal -, mené campagne et été élu député depuis sa cellule de la prison de Rebeuss.

→ A (RE)LIRE : Rentrée parlementaire au Sénégal: peu de jeunes au sein de l’hémicycle

Khalifa Sall a donc décidé ce mercredi d’adresser une lettre aux membres de l’Assemblée. Il y dénonce sa privation de liberté, son immunité aussi qui « prime désormais ». Il s’excuse enfin de ne pouvoir prendre part à la session d’ouverture de la 13e législature. Il appelle donc à la responsabilité des députés pour faire respecter la loi constitutionnelle.

Mais avec 125 députés sur 165, il est peu probable que la majorité présidentielle entende cet appel.

Prêts au dialogue

Et s’ils se revendiquent de l’opposition, les 20 députés de la coalition d’Abdoulaye Wade partagent néanmoins le même héritage politique libéral que la majorité et se disent prêts à dialoguer avec le chef de l’Etat. Dans sa cellule, Khalifa Sall n’a donc jamais été aussi seul.

 Par RFI / Publié le 14-09-2017 Modifié le 14-09-2017 à 06:37
http://www.rfi.fr/afrique/20170914-senegal-rentree-parlementaire-compliquee-le-camp-khalifa-sall

 

 

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electionsci2016310 septembre 20173min211

Au Sénégal, après la présentation du gouvernement la semaine passée, cette semaine l’actualité politique va se jouer à l’Assemblée nationale. Les 165 députés élus feront leur rentrée ce jeudi 14 septembre et deux personnalités au moins seront absentes lors de cette rentrée. Abdoualye Wade et Khalifa Sall.

Le communiqué est tombé ce dimanche 10 septembre en début de soirée. Abdoulaye Wade l’avait dit et répété. S’il était tête de liste, c’était uniquement pour aider son parti. L’ex-président a donc démissionné de son poste de député.

« Je ne serai donc pas présent à la séance d’ouverture convoquée ce jeudi », indique Abdoulaye Wade qui conclut en taclant une fois de plus le président Macky Sall. « Mon parti et moi-même avons constaté la fin de ma mission qui s’est terminée avec l’arrêt du Conseil constitutionnel publiant les résultats controversés des élections ».

S’il ne siègera pas à l’Assemblée, Abdoulaye Wade n’en a pas terminé avec la politique, au contraire. Avec 20 députés, sa coalition est la première force d’opposition.

Sans doute en lien avec le dialogue politique proposé par Macky Sall, le doyen de la vie politique vient de tendre la main à Khalifa Sall qui sera, sauf coup de tonnerre, l’autre grand absent de la rentrée parlementaire qu’il suivra depuis sa cellule de la prison de Rebeuss.

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electionsci2016324 août 20175min258

Les élections se sont déroulées dans le calme, mercredi 23 août, en Angola, et le dépouillement a commencé dès la fermeture des bureaux de vote. On attend maintenant, d’ici vendredi, les résultats provisoires. Le parti qui obtiendra la majorité au Parlement décrochera la présidence du pays. Le principal parti d’opposition a dénoncé des fraudes.

Le dépouillement a commencé dès la fermeture des bureaux de vote en Angola. Les premiers résultats de ces élections générales sont attendus d’ici vendredi.

Plus de 9 millions d’électeurs étaient donc appelés aux urnes mercredi pour élire leurs députés. Le parti qui obtiendra le plus de sièges verra son candidat devenir président de la République. Et pour la première fois depuis 38 ans, ça ne sera pas José Eduardo dos Santospuisque le chef de l’Etat angolais sortant a décidé de céder le pouvoir.

Malgré tout, on dit l’élection acquise au MPLA, le parti Etat, au pouvoir depuis 42 ans. Joao Lourenço, l’ex-ministre de la Défense, est le dauphin désigné du président sortant.

A (RE)LIRE → Elections en Angola: «Probablement pas de grande surprise» d’après Jon Schubert

Si le scrutin s’est déroulé dans le calme, à l’issue de cette journée, l’Unita, le parti d’opposition historique, a dénoncé des fraudes en province et notamment à Huambo, où il aurait découvert des urnes déjà remplies. La commission électorale indiquait elle n’avoir revelé aucun incident notable.

Dans les quartiers populaires de Luanda, considérés comme plus favorables à l’opposition, malgré les critiques, les habitants étaient reconnaissants au président dos Santos de céder le pouvoir pacifiquement. Mais ils se plaignaient de manipulations. Des électeurs n’ont pas pu accéder à leurs bureaux de vote, la commission électorale les renvoyant à d’autres bureaux éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. Un phénomène déjà constaté en 2012 et qui pourrait grossir les chiffres de l’abstention.

Dans le quartier de Cimangol, ce sont surtout les femmes qui se sont fait refoulées devant ce qu’elles considéraient comme leur bureau de vote et envoyées à 10, 20 ou 30 kilomètres de là pour voter. Impossible pour elles de payer le transport. Les voilà tranformées en abstentionnistes.

Pour les habitants du quartier qui ont observé le vote, ce n’est pas un hasard. « Ce sont des manœuvres », dénoncent certains, qui y voient une façon de réduire le vote contestataire.

Dans les quartiers favorisés, les agents de la commission électorale et électeurs confirmaient ne pas avoir connu de telles difficultés.

Malgré ces perturbations, à Cimangol, tous insistaient sur l’importance de voter malgré tout, pour tenter sa chance et obtenir une meilleure gouvernance.

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electionsci2016323 août 20177min245

Plus de 9 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour les élections législatives ce mercredi 23 août. Les bureaux de vote doivent fermer à 17h TU. Le parti qui obtiendra la majorité au Parlement décrochera la présidence du pays. L’actuel chef de l’Etat, José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 38 ans, cède sa place. Le candidat du MPLA, son parti, devrait normalement lui succéder. Il s’agit de l’ancien ministre de la Défense, João Lourenço.

Cet article est réactualisé régulièrement, avec notre envoyée spéciale à Luanda

Le vote a démarré ce mercredi 23 août à 7 h, heure locale (6 h TU) dans tout le pays. Plus de 9 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dans ce pays qui compte quelque 24 millions d’habitants.

Vote dans le calme à Cimangol

Cimangol, moitié quartier populaire, moitié bidonville de Luanda, les opérations de vote se déroulent dans le calme depuis ce mercredi matin, rapporte l’envoyée spéciale de RFI à Luanda. C’est en fait toute la ville qui a pris des allures de « ville morte » : tous les magasins sont fermés, il y a peu de circulation.

Devant les bureaux de vote, il y a ceux qui rentrent et se disent très satisfaits de voter. Ceux qui votent pour la première fois, surtout, accomplissent leur devoir de citoyen avec beaucoup d’engouement.

Le personnel de la Commission électorale leur explique comment utiliser le bulletin, comment choisir le parti pour lequel ils veulent voter une fois dans l’isoloir. Le nombre de bureaux de vote est beaucoup plus important que lors de la précédente élection en 2012, ce qui permet d’éviter l’attente.

En revanche, et c’est ce que craignaient les partis d’opposition et activistes de la société civile, il y a encore de nombreux électeurs qui, arrivés devant leurs bureaux, sont empêchés de voter.

Les femmes, surtout, qui s’énervent. « Pourquoi on m’envoie voter à 10 ou 20 km, alors que j’habite ici ? », s’emporte l’une d’elle. Les hommes, autour, sont catégoriques : étant donné le niveau d’organisation de la Commission électorale, « cela ne peut être qu’une manipulation du pouvoir », estiment-ils.

Dans ce quartier, les habitants n’ont pas les moyens de se payer un ticket de bus pour aller voter si loin et, du coup, ces électeurs rentrent chez eux, dépités. Ce qui devrait grossir le chiffre de l’abstention.

A Luanda, un enfant joue sous les affiches du candidat de l’Unita aux législatives de ce mercredi 23 août en Angola. © MARCO LONGARI / AFP

• Quels sont les partis en lice ?

Le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), le parti-Etat qui tient tous les leviers du pays depuis 42 ans – soit plus longtemps que le président sortant José Eduardo dos Santos lui-même -, est un mouvement de libération d’inspiration marxiste-léniniste, converti au capitalisme sauvage.

Pendant la campagne, les drapeaux du MPLA étaient omniprésents et les affiches des autres candidats étaient arrachées. Le MPLA a d’ailleurs une cellule dédiée à ces arrachages dans chaque ville du pays.

Et sur les deux principales chaînes télévisées d’Angola, il recueillait plus de 80 % de l’attention médiatique, selon les décomptes réalisés par de jeunes activistes.

En face, son rival historique, l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), a déjà déposé un recours et espère encore gagner. C’est en tout cas ce qu’affichent sa direction et ses militants.

Mais lors du dernier meeting de l’Unita, son leader Isaias Samakuva a dénoncé une fraude et a rappelé qu’il y avait le secret du vote, appelant les électeurs à ne pas se laisser intimider par la machine MPLA.

Parmi les quatre autres partis en compétition, une formation fait beaucoup parler d’elle : la Casa-Ce. Cette toute jeune coalition de l’opposition, créée en 2012 peu avant les précédentes élections générales, semble séduire de plus en plus de jeunes urbains.

 Quels sont les enjeux du scrutin ?

Si, comme annoncé, le MPLA remporte la majorité et donc la présidence, José Edouardo dos Santos sera tout de même remplacé à la tête de l’Etat après 38 ans de présidence. Mais ses successeurs auront affaire à de nouveaux défis.

Ils leur faudra prendre la tête du pays dans un contexte de crise économique et de grogne sociale sans précédent, et avoir affaire surtout à l’entourage de l’ancien président, propriétaire de la plupart des grandes entreprises du pays et accusé de gabegie.

 http://www.rfi.fr/afrique/20170823-angola-9-millions-electeurs-urnes-scrutin-annonce-surprises
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electionsci2016318 août 20174min211

Au Sénégal, des organisations de la société civile annoncent le dépôt prochain d’une plainte contre l’Etat du Sénégal auprès de la cour de justice de la Cédéao. Y’en a marre, la Raddho ou encore Amnesty reprochent aux autorités d’avoir failli dans leur mission d’assurer le droit constitutionnel de vote à tous les Sénégalais lors des législatives du 30 juillet.

Couranie Diarra n’a pas pu voter lors des législatives. Jusqu’au dernier jour elle a tenté, en vain, de récupérer sa carte biométrique, et son nom ne se trouvait pas sur les listes le jour du vote :

« Je signe la plainte contre l’Etat du Sénégal pour que ce préjudice soit réparé. J’avais l’impression sur-le-champ qu’on m’avait volé un droit. Le droit de m’exprimer, le droit de choisir la couleur que je voulais de l’Assemblée nationale », dit-elle.

Des organisations de la société civile ont annoncé l’ouverture d’un processus qui devrait mener au dépôt d’une plainte citoyenne devant la cour de justice de la Cédéao.

Les Sénégalais, qui n’ont pas pu voter en raison des dysfonctionnements dans l’organisation du vote, sont invités à signer cette plainte en ligne, ou dans les sièges des organisations de la société civile comme celui de Y’en a marre.

« Avoir un scrutin comme cela peut poser un problème de légitimité même de la législature parce qu’il y a des milliers de Sénégalais qui ont été exclus », souligne Alioune Sané, le coordinateur de Y’en a marre.

Quelques jours avant le scrutin du 30 juillet, le Collectif des organisations de la société civile pour les élections du Sénégal (COSCE), avait appelé les autorités et l’opposition à accepter un report des législatives afin d’arriver à distribuer toutes les cartes biométriques.

Babacar Gueye, président du Collectif est donc favorable à l’idée de porter plainte devant la Cédéao. « Ceux qui n’ont pas pu voter, ils sont privés d’un droit qui est inscrit dans la Constitution et c’est à cause de cela que c’est une lacune du processus électoral que nous venons de vivre », estime-t-il.

Les autorités sénégalaises se sont, quant à elles, félicitées de la bonne tenue des élections, malgré quelques dysfonctionnements.

► (Re) lire : Législatives au Sénégal: 125 sièges sur 165 pour la coalition présidentielle

 Par RFI Publié le 18-08-2017 Modifié le 18-08-2017 à 09:32
http://www.rfi.fr/afrique/20170818-legislatives-senegal-societe-civile-saisit-justice-marre-raddho-amnesty

Au Sénégal, des organisations de la société civile annoncent le dépôt prochain d’une plainte contre l’Etat du Sénégal auprès de la cour de justice de la Cédéao. Y’en a marre, la Raddho ou encore Amnesty reprochent aux autorités d’avoir failli dans leur mission d’assurer le droit constitutionnel de vote à tous les Sénégalais lors des législatives du 30 juillet.

Couranie Diarra n’a pas pu voter lors des législatives. Jusqu’au dernier jour elle a tenté, en vain, de récupérer sa carte biométrique, et son nom ne se trouvait pas sur les listes le jour du vote :

« Je signe la plainte contre l’Etat du Sénégal pour que ce préjudice soit réparé. J’avais l’impression sur-le-champ qu’on m’avait volé un droit. Le droit de m’exprimer, le droit de choisir la couleur que je voulais de l’Assemblée nationale », dit-elle.

Des organisations de la société civile ont annoncé l’ouverture d’un processus qui devrait mener au dépôt d’une plainte citoyenne devant la cour de justice de la Cédéao.

Les Sénégalais, qui n’ont pas pu voter en raison des dysfonctionnements dans l’organisation du vote, sont invités à signer cette plainte en ligne, ou dans les sièges des organisations de la société civile comme celui de Y’en a marre.

« Avoir un scrutin comme cela peut poser un problème de légitimité même de la législature parce qu’il y a des milliers de Sénégalais qui ont été exclus », souligne Alioune Sané, le coordinateur de Y’en a marre.

Quelques jours avant le scrutin du 30 juillet, le Collectif des organisations de la société civile pour les élections du Sénégal (COSCE), avait appelé les autorités et l’opposition à accepter un report des législatives afin d’arriver à distribuer toutes les cartes biométriques.

Babacar Gueye, président du Collectif est donc favorable à l’idée de porter plainte devant la Cédéao. « Ceux qui n’ont pas pu voter, ils sont privés d’un droit qui est inscrit dans la Constitution et c’est à cause de cela que c’est une lacune du processus électoral que nous venons de vivre », estime-t-il.

Les autorités sénégalaises se sont, quant à elles, félicitées de la bonne tenue des élections, malgré quelques dysfonctionnements.

► (Re) lire : Législatives au Sénégal: 125 sièges sur 165 pour la coalition présidentielle

 Par RFI Publié le 18-08-2017 Modifié le 18-08-2017 à 09:32
http://www.rfi.fr/afrique/20170818-legislatives-senegal-societe-civile-saisit-justice-marre-raddho-amnesty