Elections Archives - Elections.ci

mohamed-ould-cheikh-mohamed-ahmed-ould-el-ghazouani-592x296-1548754980.jpg
electionsci201641 juillet 20193min177

Les résultats définitifs annoncés lundi par la Cour constitutionnelle sont sans appel : le général Mohamed Ould Ghazouani est déclaré vainqueur de l’élection avec 52% des voix obtenues lors du premier tour, le 22 juin dernier.

Le candidat du pouvoir, qui a déjà reçu les félicitations de plusieurs pays – dont la France, le Maroc, l’Algérie, le Mali et l’Arabie saoudite – , succède ainsi à Mohamed Ould Abdelaziz, en poste depuis 2009 et sans possibilité de pouvoir se représenter après deux mandats. La cérémonie de passation entre les deux hommes devrait se tenir début août.

Contestations de l’opposition

À quelques heures de la proclamation des résultats définitifs, quatre candidats de l’opposition qui contestent sa victoire ont exposé des « fraudes », qui selon eux rendent impossible la victoire de Mohamed Ould Ghazouani.

« Après vérification par nos techniciens électoraux qui ont travaillé sur 455 bureaux de vote [sur un total de 3 861] où il a réalisé 100 % et plus, le candidat Ghazouani ne pouvait pas avoir plus de 41 % », a affirmé Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58 % des suffrages, selon la Commission nationale électorale indépendante) lors d’une conférence de presse dimanche soir avec les trois autres candidats de l’opposition, dont l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87 %) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71 %).

Les quatre candidats de l’opposition accusent le pouvoir d’imposer un « état de siège de fait » et de dresser les communautés « les unes contre les autres » pour couvrir un « hold-up électoral ».

 

 

01 juillet 2019 à 15h08 

| Par Jeune Afrique avec AFP

mauritanie_1_0.jpg
electionsci201641 juillet 20195min184

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 juin seront annoncés ce lundi 1er juillet par le Conseil constitutionnel. Cette proclamation doit intervenir alors que l’opposition dénonce des irrégularités et que la sécurité a été très largement renforcée à Nouakchott.

Alors que le Conseil constitutionnel doit annoncer ce lundi les résultats définitifs de l’élection en Mauritanie, l’opposition, toujours soudée, a tenu une conférence de presse détaillant les irrégularités du scrutin.

« Sur près de 3 800 PV, on a identifié 211 bureaux de vote où les cas de fraude sont patents, estime El Hadhrami Ould Abdessalam, directeur national de campagne de Sidi Mohamed Ould Boubacar. Ça dépasse l’entendement, ça dépasse toute logique. On nous donne le nombre de bulletins trouvés dans l’urne, il est de 138, le nombre de votants 138. Mohamed Ould Ghazouani a 302 voix. Alors les 211 cas, on les a répertoriés ici en détail. Toute personne qui a un référé peut vérifier ça. On a évalué à partir de nos calculs, sur la base de 54 000 voix normalement qui n’appartiennent pas à monsieur Ghazouani à 6%. Alors 6%, vous enlevez de ça 52% et vous allez vous retrouver à 46%. Ça, c’est des éléments probants ».

Déploiement sécuritaire

La proclamation des résultats intervient par ailleurs dans un climat délétère, avec une coupure prolongée du service internet et un déploiement des unités d’élite de l’armée, de la garde et de la police antiémeute dans toute la capitale.

La présence des forces armées et de sécurité dans les points névralgiques de Nouakchott rappelle aux habitants de la capitale mauritanienne les souvenirs de coups d’État militaires, comme l’illustrent ces automitrailleuses positionnées autour de la présidence de la République depuis une semaine.

« Un état de siège »

« Nous observons, au niveau de certains quartiers de Nouakchott, le mouvement des troupes de l’armée, de la garde armée jusqu’aux dents,témoigne Limam Sidi, un habitant de Nouakchott. On dirait qu’on est dans un état de siège. Donc ceci, en soi ce n’est pas mauvais, la sécurité, c’est notre sécurité à tous ».

Dans les quartiers chauds comme la Sebkha, les principaux accès menant au centre-ville sont bloqués par des unités surarmées du Bataillon de la sécurité présidentielle (Basep). C’est pour sécuriser la zone.

Mouvements limités

Mais cela handicape les déplacements des ouvriers issus essentiellement des pays ouest-africains. C’est le cas de Khalidou, un jeune maçon de Tombouctou au Mali : « Ça fait une semaine qu’on se cache dans la maison. On ne travaille pas. On ne trouve pas à manger. Tu ne crois en personne. Aujourd’hui, nous est là, on vit en Mauritanie. Pour nous Mali, Mauritanie, c’est même père, même mère ».

Baba Gaye vendeur de vêtements usagés du Sénégal salue les mesures sécuritaires, mais déplore l’arrêt de son activité professionnelle. « Depuis la semaine passée, on ne travaille pas. On est là à cause des évènements ».

Contactées par RFI, les autorités mauritaniennes envisagent un allégement du dispositif sécuritaire par un retrait graduel des unités de l’armée dans les prochains jours.

 

Par RFI

 Publié le 01-07-2019

Modifié le 01-07-2019 à 08:08

affiches-campagne-nouakchott4_0.jpg
electionsci2016419 juin 20198min172

Dernière ligne droite pour les candidats à l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier tour doit avoir lieu ce samedi 22 juin. La fin de campagne est prévue pour ce jeudi à minuit. Il ne reste donc plus que quelques heures pour convaincre les électeurs avec des meetings notamment à Nouakchott, où l’affichage omniprésent des candidats cache finalement une campagne bien terne.

Avec notre envoyée spéciale à Nouakchott,

« Ça change de la dernière élection en 2014, au moins, il y a des affiches cette fois-ci ». Pour cette journaliste, habituée à couvrir la Mauritanie, l’ambiance en 2019 est bien différente de celle des précédents scrutins. A première vue, quand on arrive dans la ville, Nouakchott semble vivre au rythme de cette campagne présidentielle. Impossible d’ailleurs de passer à côté lorsque l’on se déplace dans le centre-ville.

La différence de moyens entre les candidats pour la présidentielle mauritanienne se voit sur la taille des affiches. © RFI/Paulina Zidi

Sur les grandes avenues de la capitale, de chaque côté de la route, on retrouve des dizaines de khaïma, des tentes traditionnelles bédouines, aux couleurs des candidats. Dans ces lieux, on se rassemble théoriquement pour discuter, débattre. Toute la journée et une partie de la nuit, des haut-parleurs crachent de la musique, des discours.

L’écrasante présence de Ghazouani

Quasiment tous les panneaux publicitaires ont été réquisitionnés pour vanter les mérites des candidats. Et sans aucune limite, les grandes compagnies privées ont transformé leurs sièges sociaux en permanence de campagne affichant un soutien sans faille à leur champion. Et leur champion, c’est surtout le candidat du parti au pouvoir : le général Ghazouani.

Effectivement, partout à Nouakchott, le visage du dauphin du président Aziz est présent. Des affiches, des bandeaux, des banderoles de toutes tailles battues par les vents du désert mauritanien avec son slogan « pour la patrie ». Difficile dans ces conditions d’exister pour les cinq autres candidats. Certains s’y essayent tout de même, c’est le cas notamment de l’ancien Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar soutenu par le parti d’opposition Tawassoul et qui dispose de la force de frappe de ces islamistes modérés pour tirer son épingle du jeu.

Dans le reste de l’hypercentre, on aperçoit tout même quelques affiches de Kane Hamidou Baba ou encore du Dr Mohamed Ould Maouloud. Une présence discrète, mais pas autant que celle de Mohamed Lemine El Mourteji El Wavi, une personnalité jusqu’ici inconnue en Mauritanie, et pour qui il faut parcourir avec patience les grandes rues de Nouakchott pour essayer de trouver son QG et sa communication de campagne.

À Nouakchott, les affiches de campagne électorale ont pris place dans les rues et les ballons promotionnels se dressent. © RFI/Paulina Zidi

Mais cette omniprésence du général Ghazouni cache mal une campagne qui a Nouakchott est restée plutôt terne. « Il ne faut se fier à ça, c’est du vent en réalité. A Nouakchott, ce que l’on voit de Ghazouani, c’est que de l’affichage, il n’existe pas », estime le porte-parole d’un autre candidat. Ici, on évoque surtout de la poudre aux yeux qui cache un véritable « déficit de communication » comme le confie une journaliste de Mauritanie. Les khaïma restent souvent vides.

« C’est vrai que cette campagne est un peu fade, témoigne un Mauritanien croisé dans le centre-ville. Le soir, il y a du monde dehors, mais cela n’a rien à voir avec les élections. Les gens profitent juste de la fraîcheur du soir pour aller en famille se promener. »

Si les attentes des Mauritaniens sont nombreuses, les débats n’ont pas toujours été à la hauteur pour Ousmane, artiste : « Nous, on veut parler éducation, unité nationale. On aspire aux changements ». Des sujets qui sont présents dans les programmes des différents candidats, mais qui ont été peu débattus lors d’une campagne où l’affrontement pouvoir/opposition a monopolisé l’attention.

Des quartiers oubliés

Quand on sort du centre-ville, les affichages sont peu présents et dans certains quartiers périphériques de Nouakchott, rien ne rappelle qu’une élection doit avoir lieu dans quelques jours. « Dans mon quartier, il n’y a rien du tout. Même pas quelques affiches, témoigne Zeiina, une jeune lycéenne. Je n’ai vu aucun candidat. »

Plutôt absent du centre-ville, un candidat a tout de même investi plus que les autres ces quartiers périphériques. Il s’agit du militant antiesclavagiste Biram Dah Abei. Ses équipes de campagne sillonnent les faubourgs de la capitale pour aller mobiliser les jeunes sous la houlette de celui qui se fait appeler le Général Sy. Responsable des caravanes pour tout Nouakchott, il fait régulièrement la tournée des permanences dans les quartiers distribuant t-shirts, casquettes à l’effigie de son candidat espérant créer une effervescence loin de l’ombre écrasante du parti au pouvoir.

 

 

Par Paulina Zidi 

Publié le 19-06-2019

Modifié le 19-06-2019 à 17:53

img_8254_0.jpg
electionsci2016412 juin 20193min172

La campagne électorale pour la présidentielle du 22 juin est bien lancée en Mauritanie. Les six présidentiables sillonnent le pays pour rencontrer et convaincre les électeurs. À Atar, ce lundi, Mohamed Ould Maouloud, le candidat de l’opposition historique, a donné un meeting devant 500 personnes et a vivement critiqué le pouvoir en place.

« Le docteur Mohamed Ould Maouloud est la clef pour le développement », voici en substance le ton de la chanson qui tournait en boucle lundi soir avant son meeting, à Atar.

Pour Habouz, un militaire à la retraite, c’est désormais lui qu’il faut au pays pour un réel changement : « Il propose une démocratie, de quitter ce que l’on appelle le régionalisme, le racisme, le tribalisme. C’est un nationaliste ! C’est l’honnêteté, on peut dire qu’il est blanc. »

Durant son discours, il a d’ailleurs été offensif envers le président Abdel Aziz, et celui qui est présenté comme son dauphin, le général Ghazouani : « Le pouvoir actuel oblige les gens à les suivre par la force. Les fonctionnaires, les hommes d’affaires ou les paysans qui s’opposent à eux sont directement sanctionnés et ce sont les plus pauvres qui en souffrent. C’est un pouvoir de terroristes. »

« Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer »

À la fin du meeting, Yasmina s’est dite convaincue par le discours de cet intellectuel et particulièrement sur les questions sociales : « En Mauritanie, il y a deux secteurs en crise : la santé et l’éducation. Les autres partis disent qu’ils vont arranger ça, mais ils ne font rien depuis des années. Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer. »

Ce soir à Atar, ce sera au tour de Biram Dah Abeïd, le militant antiesclavagiste, de tenter de convaincre les électeurs.

 

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 09:46

2019-05-17t171457z_886718662_rc1a3da57c70_rtrmadp_3_algeria-protests_0.jpg
electionsci201643 juin 20193min158

L’élection présidentielle algérienne qui était prévue le 4 juillet prochain n’aura pas lieu. C’est ce qu’a annoncé, ce dimanche 2 juin, le Conseil constitutionnel après avoir rejeté les deux seules candidatures. « Impossible » donc d’organiser le scrutin à la date prévue.

Il faut rappeler que les deux seuls hommes qui briguaient la présidence étaient des candidats quasi inconnus sur la scène politique algérienne.

Les candidatures d’Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri avaient donc soulevé beaucoup de questions. Certains se demandaient même si elles n’avaient pas été suscitées par le pouvoir afin de gagner du temps. Sans poids politique, il semblait en effet presque impossible pour les deux hommes d’obtenir les 60 000 signatures d’électeurs ou les 600 signatures d’élus que requiert la loi algérienne. Leurs candidatures ont en tout cas été officiellement rejetées, ce dimanche.

Rappelons aussi que cette élection du 4 juillet était rejetée par ceux qui manifestent chaque semaine, mais aussi par la société civile et un nombre important de personnalités politiques. Parce qu’elle n’inspirait pas confiance. Les manifestants, par exemple, réclamaient des garanties de transparence et s’inquiétaient que ce soient ceux qui étaient proches d’Abdelaziz Bouteflika, l’ancien président, qui organisent ce scrutin.

Samedi matin, le Conseil constitutionnel a donc annoncé qu’il rejetait les deux candidatures qui avaient été déposées il y a une semaine. Il a déclaré l’impossibilité de tenir l’élection présidentielle du 4 juillet et a ajouté que le chef de l’État devait convoquer de nouveau le corps électoral.

 

 

Par RFI

 Publié le 02-06-2019

Modifié le 03-06-2019 à 02:18

messaoud2_0.jpg
electionsci201643 juin 20193min153

L’opposant Ould Boulkheir, figure de la communauté haratine ou descendants d’esclaves, plusieurs fois ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, a annoncé dimanche son ralliement à la candidature du général Ghazouani, candidat du pouvoir.  C’était au cours d’une conférence de presse transformée en meeting.

Les partisans de Messaoud Ould Boulkheir se sont déplacés en grand nombre pour assister à l’événement. Messaoud Ould Boulkheir s’est toujours opposé aux différents régimes qui se succèdent en Mauritanie depuis les années 1980. Il a créé cette fois la surprise en se ralliant à la candidature de Ghazouani.

Stabilité et sécurité

Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, le général Ghazouani incarne la stabilité et la sécurité de ce pays qui a connu des moments difficiles durant la dernière décennie. Le pays, affirme Messaoud Ould Boulkheir, a besoin d’un homme capable de rapprocher les Mauritaniens dans leur diversité.

Peu importe, pour Messaoud Ould Boulkheir, si cet homme est ancien général à la retraite : « Je veux être clair, nous n’avons jamais été hostiles à la gestion des affaires du pays par des militaires ou anciens militaires. Mais nous sommes contre les militaires lorsqu’ils viennent nous arracher le pouvoir par la force, comme l’a fait Mohamed Ould Abdelaziz en 2008. J’étais président de l’Assemblée nationale et j’avais un gros salaire, avec des privilèges immenses. Et pourtant, je me suis farouchement opposé à cette violente interruption de l’ordre constitutionnel. »

Le combat contre la marginalisation et les injustices pas abandonné

Messaoud Ould Boulkheir a déclaré à RFI que son soutien au général Ghazouani n’est pas synonyme d’abandon de son combat contre la marginalisation et les injustices.

 

 

Par RFI

 Publié le 03-06-2019

Modifié le 03-06-2019 à 11:31

bangladesh-476320_0-1-1.jpg
electionsci2016430 mai 20193min223

Lors de sa rencontre avec le Medef à Paris mardi 28 mai, au lendemain des élections législatives à Madagascar, le chef de l’État Andry Rajoelina a indiqué avoir remporté le scrutin avec plus de 80 sièges, soit la majorité absolue. Le lendemain mercredi 29 mai, en marge d’une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, Andry Rajoelina a réitéré sa victoire, mais plus nuancé, il a indiqué s’appuyer sur les premières tendances de la Céni. Des déclarations qui font polémique sur la Grande île, alors que les résultats de la Céni au moment de l’annonce du président concernaient seulement 30% des bureaux de vote du pays.

Le président de la Céni, Hery Rakotomanana, l’assure, l’institution n’a transmis ni tendances, ni résultats chiffrés au chef de l’État. Mardi 28 mai, le vice-président de la Céni a d’ailleurs donné une conférence de presse.

Rappel des règles

Il y a rappelé les règles de l’élection : personne ne peut diffuser de résultats partiels ou complets hormis la commission électorale. La loi organique est très claire sur ce point.

Olga Ramalason, la secrétaire générale du TIM, le parti de Marc Ravalomanana, indique que le parti va déposer une plainte auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Une plainte motivée par les irrégularités du scrutin mais aussi, selon ses termes, les manquements du chef de l’État à la loi.

Rivo Rakotovao est le président du Sénat et l’un des membres fondateurs du HVM, le parti de l’ex-chef de l’État Hery Rajaonarimampianina. Il s’interroge sur les chiffres annoncés par le président de la République. « Ce n’est pas digne de la fonction présidentielle », juge-t-il.

Résultats connus le 15 juin

Fara Ramaroson, membre de ROHY, une organisation de la société civile, s’indigne. « Il s’exprime non pas comme un chef d’État mais comme le chef d’un groupement de parti », déplore-t-elle.

La Céni a indiqué dans son calendrier que les résultats provisoires définitifs seraient connus le 15 juin. La proclamation des résultats officiels par la HCC est attendue début juillet.

 

 

Par RFI 

Publié le 30-05-2019

Modifié le 30-05-2019 à 10:11

000_1gz0uz_0.jpg
electionsci2016429 mai 20193min115

Lors d’une conférence de presse, mardi 28 mai, la Commission électorale a annoncé que le taux de participation aux législatives de lundi avait été de 31%, selon des chiffres provisoires.

« Une élection boudée par les électeurs » ; « des députés mal élus et donc peu légitimes à l’Assemblée nationale » ; un « taux d’abstention record ». Ce sont les termes qui font la Une des médias et des réseaux sociaux.

Thierry Rakotonarivo, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), explique les raisons de cette faible participation. « Cela peut s’expliquer par le commencement de ce qu’on appelle une crise de la démocratie à Madagascar, analyse-t-il. Mais aussi par le désintéressement des électeurs à l’institution qu’est l’Assemblée nationale. La Céni a une part de responsabilité dans cette situation puisque la Céni a une responsabilité dans le domaine de l’éducation et de la sensibilisation électorale. Mais les sociétés civiles et les partis politiques sont les principaux responsables de ce faible taux de participation. »

Si la Céni se félicite du bon déroulement du scrutin, elle reconnaît toutefois des irrégularités dans plusieurs circonscriptions électorales.

« Il y avait des électeurs inscrits sur les listes électorales pendant les élections présidentielles de 2018, mais à notre grand étonnement, ils n’ont plus été inscrits sur la liste des élections législatives, souligne-t-il. La raison est que nous avons effectué une opération de dédoublonnage national. Deuxièmement, il y avait quelques éclatements des bureaux de vote et troisième raison, ce sont de pures et simples fraudes électorales. Nous avons à peu près 20 000 agents électoraux chargés de l’élaboration des listes électorales. Donc, ce n’est pas aisé de contrôler ces 20 000 agents électoraux. C’est pour ça que nous disons que oui, on a quand même une part de responsabilité dans tout ça. »

Des irrégularités qui n’auraient pas d’impact sur le résultat du vote veut rassurer la Céni. Elle précise que des enquêtes vont être ouvertes pour identifier les auteurs des fraudes électorales.

 

Par RFI 

Publié le 29-05-2019

Modifié le 29-05-2019 à 05:44

000_1g12sp_0-1.jpg
electionsci2016428 mai 20193min119

Le président sortant l’emporte de 160 000 voix face à son principal rival Lazarus Chakwera. Un résultat proclamé lundi soir 27 mai avec deux jours de retard suite à des soupçons d’irrégularités.

Comme en 2014, Peter Mutharika l’a emporté d’une courte tête face à Lazarus Chakwera. Il y a cinq ans, 450 000 voix séparaient les deux hommes. Cette fois, le résultat est encore plus serré : le chef de l’État sortant devance son principal rival de trois points et d’à peine 160 000 voix. Il conserve donc son poste avec une simple majorité relative, car au Malawi l’élection présidentielle ne se joue que sur un seul tour.

Cette victoire est toutefois entachée de soupçons de fraude. Lazarus Chakwera avait déposé plainte en fin de semaine dernière pour dénoncer de multiples irrégularités dans 10 des 28 districts électoraux du pays comme l’utilisation de correcteur blanc sur des feuilles d’émargement.

Le vice-président sortant Saulos Chilima, arrivé troisième du scrutin, avait lui aussi pointé du doigt de sérieuses anomalies et demandé l’annulation complète du scrutin présidentiel.

Bilan contrasté

La Haute Cour de Lilongwe a finalement tranché lundi en autorisant la publication des résultats. À 78 ans, Peter Mutharika repart donc pour un nouveau mandat de cinq ans. Son objectif : permettre à son pays d’arriver, a-t-il dit, « au niveau de Singapour ou de la Malaisie ».

Son bilan à la tête du Malawi apparaît jusque-là pour le moins contrasté. S’il a favorisé le développement des infrastructures routières, sa présidence aura aussi été marquée par les pénuries de nourriture, les coupures d’électricité et surtout les scandales de corruption. Un comble pour un président qui avait fait de la lutte contre ce fléau une de ses priorités.

Les élections législatives se tenaient également le 21 mai dernier. Selon la Commission électorale, le parti du président sortant arriverait en tête devant la formation de Lazarus Chakwera, le Parti démocratique progressiste obtiendrait ainsi 62 des 193 sièges.

 

 

Par RFI

 Publié le 28-05-2019

Modifié le 28-05-2019 à 01:16

000_1gz0ur_0.jpg
electionsci2016428 mai 20194min121

Quelque 10 millions de Malgaches étaient appelés aux urnes pour choisir leurs députés lundi 27 mai. Une élection qui s’est déroulée dans le calme, mais sans grand engouement.

« Il n’y a pas encore de chiffres, mais d’après ce qu’on a pu observer, la participation est faible en général, a estimé le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, précisant : Dans certaines circonscriptions nous avons vu des taux de 50 à 60%, dans d’autres même pas 10% ». L’observatoire de la société civile Safidy a relevé une participation de 24% à midi pour ces élections législatives malgaches.

Au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, dans le centre d’Antananarivo, lundi, les membres des bureaux de vote ont passé leur journée à attendre les électeurs. Tahina, président de l’un des bureaux d’Analakely, quartier du centre de la capitale malgache fait le constat à l’heure du dépouillement. « Il y a beaucoup moins de monde, note-t-il. Le taux de participation ici est de 30% alors qu’à la présidentielle, c’était plus 45%. »

Une participation faible pour ces élections législatives qui traduit une lassitude chez les Malgaches. La précédente législature avait été entachée d’affaires de corruption. « J’ai ma carte d’électeur, mais je n’ai pas du tout envie d’aller voter, confie Roméo, 32 ans. La plupart des candidats sont juste de beaux parleurs qui veulent attirer les électeurs. Mais une fois qu’ils ont obtenu leur siège, ils agissent pour leurs propres intérêts. Donc, ce ne sont pas des porte-paroles du peuple, mais des égoïstes. À la présidentielle, j’ai voté blanc. Les histoires des politiques me fatiguent. »

Ando 29 ans s’est déplacée pour aller voter dans le quartier de 67 hectares, mais sans grande conviction. « Lors de la précédente Assemblée nationale, je n’ai jamais vu une loi qui a eu un impact positif pour le peuple. Je place mon espoir dans les mains des candidats indépendants. Ça va peut-être pouvoir changer un peu avec eux. J’en ai assez des partis politiques », explique-t-elle.

Cette élection oppose aussi deux grands clans, l’IRD, la plateforme qui soutient le président Andry Rajoelina, et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, candidat malheureux au second tour de la présidentielle. Les résultats provisoires sont attendus mi-juin.

 

Par RFI 

Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 23:37

Quelque 10 millions de Malgaches étaient appelés aux urnes pour choisir leurs députés lundi 27 mai. Une élection qui s’est déroulée dans le calme, mais sans grand engouement.

« Il n’y a pas encore de chiffres, mais d’après ce qu’on a pu observer, la participation est faible en général, a estimé le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, précisant : Dans certaines circonscriptions nous avons vu des taux de 50 à 60%, dans d’autres même pas 10% ». L’observatoire de la société civile Safidy a relevé une participation de 24% à midi pour ces élections législatives malgaches.

Au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, dans le centre d’Antananarivo, lundi, les membres des bureaux de vote ont passé leur journée à attendre les électeurs. Tahina, président de l’un des bureaux d’Analakely, quartier du centre de la capitale malgache fait le constat à l’heure du dépouillement. « Il y a beaucoup moins de monde, note-t-il. Le taux de participation ici est de 30% alors qu’à la présidentielle, c’était plus 45%. »

Une participation faible pour ces élections législatives qui traduit une lassitude chez les Malgaches. La précédente législature avait été entachée d’affaires de corruption. « J’ai ma carte d’électeur, mais je n’ai pas du tout envie d’aller voter, confie Roméo, 32 ans. La plupart des candidats sont juste de beaux parleurs qui veulent attirer les électeurs. Mais une fois qu’ils ont obtenu leur siège, ils agissent pour leurs propres intérêts. Donc, ce ne sont pas des porte-paroles du peuple, mais des égoïstes. À la présidentielle, j’ai voté blanc. Les histoires des politiques me fatiguent. »

Ando 29 ans s’est déplacée pour aller voter dans le quartier de 67 hectares, mais sans grande conviction. « Lors de la précédente Assemblée nationale, je n’ai jamais vu une loi qui a eu un impact positif pour le peuple. Je place mon espoir dans les mains des candidats indépendants. Ça va peut-être pouvoir changer un peu avec eux. J’en ai assez des partis politiques », explique-t-elle.

Cette élection oppose aussi deux grands clans, l’IRD, la plateforme qui soutient le président Andry Rajoelina, et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, candidat malheureux au second tour de la présidentielle. Les résultats provisoires sont attendus mi-juin.

 

Par RFI 

Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 23:37