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electionsci2016422 mars 20195min4

Les spéculations autour de la probable candidature pour un 3e mandat du président Ouattara continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Hier mercredi 20 mars 2019, au cours d’une conférence de presse, à Abidjan- Cocody-Angré, le président du conseil régional du Gbôklé a donné sa position.

Philippe Légré a dit tout haut ce que beaucoup de personnalités pensent tout bas. «Je suis pour un 3e mandat de Ouattara», a-t-il déclaré à moins de deux ans de la présidentielle de 2010. «Le chef de l’État a eu un premier mandat pour la réconciliation, le deuxième est celui de l’émergence et le 3e sera celui de l’industrialisation», a soutenu le conférencier estimant que l’ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi) est une «chance» pour la Côte d’Ivoire.

Membre fondateur du Mouvement national de soutien à la candidature unique au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Monascau-Rhdp), M. Légré a souligné que le combat pour le 3e mandat du président Ouattara ne fait que commencer. «Le président Ouattara doit industrialiser la Côte d’Ivoire avant de partir. Il est la personne qui conjugue mieux la politique de développement. Il a fait que la Côte d’Ivoire bénéficie de la confiance de la communauté internationale. Il est la seconde chance de la Côte d’Ivoire, après le président Félix Houphouët-Boigny», a-t-il défendu.

Prenant du Rassemblement pour la démocratie et la paix (Rhdp) porté sur les fonts baptismaux en juillet 2018, l’ancien ministre des Sports ne jure que par cette formation politique. Selon lui, elle est le gage du développement de la Côte d’Ivoire. Anciennement vice-président du directoire du Rhdp, Philippe Légré croit savoir que ce nouveau parti est «une aubaine pour la Côte d’Ivoire». «Le Rhdp a travaillé. Il a fait ce qu’il avait à faire. Il a mené le combat sous la haute direction du président Ouattara et de son aîné le président Bédié. Les résultats sont d’autant positifs qu’il a été décidé par nos leaders d’aller à un parti unifié», a-t-il rappelé, précisant que le président Ouattara souhaite «une totale cohésion au niveau du pays». «Le Rhdp est multi-ethnique. Il n’appartient à aucune ethnie mais à toute la Côte d’Ivoire», a indiqué le conférencier avant d’inviter les Ivoiriens, de tous bords, à le rejoindre au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocrate et la paix (Rhdp), «seul espoir de la Côte d’Ivoire».

Le président du conseil régional du Gbôklé a profité de cette rencontre avec la presse pour dire «merci» au président de la République pour les réalisations qu’il a eu à faire ou qu’il est en train de faire dans sa région. Selon lui, il a fallu l’arrivée du président Ouattara au pouvoir pour redonner «une âme à la région du Gbôklé ». Il en veut pour preuve le décaissement de plus de 30 milliards de F cfa d’investissements pour l’électrification de près de 80 % village, pour la réalisation du débarcadère et d’un marché à Sassandra. Sans oublier la réhabilitation de 80 Km de routes à Fresco et la réfection de la côtière dans les prochains jours. «Le président Ouattara a donné une âme au Gbôklé», a affirmé le ministre Legré. «La région du Gbôklé est 100 % Rhdp. Pour cela, nous souhaitons une nouvelle visite du président Ouattara dans le Gbôklé. Et ce jour là, nous battrons le record de mobilisation », a conclu Philippe Légré.

 

Cyrille DJEDJED

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electionsci2016421 mars 20193min20

Alors que la présidentielle de 2020 approche à grands pas, certains acteurs de la vie politique ivoirienne convoitent le fauteuil présidentiel au sein de leur formation politique. L’ex-député de la commune de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin dit KKB, fait partie de ceux-là. Ancien candidat indépendant et malheureux au scrutin présidentiel d’octobre 2015 face à Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), KKB, en homme averti, souhaite porter les couleurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat.

En tournée à Guiglo, KKB n’a pas pu taire ses ambitions pour la présidentielle de 2020. Mieux, il souhaite être le candidat du Pdci de Henri Konan Bédié. « Je souhaite être le candidat du Pdci mais pour qu’il en soit ainsi, c’est la responsabilité des secrétaires », a déclaré KKB, à une rencontre avec des secrétaires de section de son parti à Guiglo, localité située à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, fief électoral du Front Populaire Ivoirien.

S’exprimant sur le choix du candidat du Pdci en 2020, l’ex-député de Port Bouet se dit déterminé à exprimer son désaccord s’il advenait que le choix du candidat Pdci pour la présidentielle de 2020 se fasse en dehors d’une convention au cours de laquelle les secrétaires voteront. « Si ce n’est pas une convention où les secrétaires vont décider, moi, je ne vais pas accepter la décision de (M.) Bédié.», a dit KKB avant de s’attaquer à Jean Louis Billon, actuel secrétaire exécutif chargé de la communication, à qui l’on prêtre des ambitions présidentielles. « Comme le président Alassane Ouattara l’a chassé (Jean Louis Billon Ndlr), il est devenu Pdci et trois ans après, il veut devenir candidat du parti. Au nom de quoi ?», s’est interrogé KKB, regrettant sa candidature pour la présidentielle de 2015. « J’étais candidat indépendant (en 2015), mais je n’étais pas à l’aise dans ma peau. Mon souhait, c’est d’être le candidat du PDCI en 2020 », a signifié KKB pour clore ses propos.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016420 mars 20193min11

Les candidats n’ont plus que quelques jours pour parcourir le pays avant la présidentielle de dimanche. Mardi 19 mars, Mahamoud Ahamada a tenu une série de meetings à Grande Comore. L’avocat a le soutien du grand parti d’opposition Juwa, de l’ancien président Sambi. Alors que le candidat officiel du mouvement a vu sa candidature invalidée, Juwa a choisi de soutenir Mahamoud Ahamada, pourtant débutant en politique.

Mahamoud Ahamada est un novice, et le voilà pourtant directement projeté dans l’arène de la présidentielle. Pour Abdourahman Moussa, habitant de Mkazi, pas besoin d’avoir une expérience politique pour l’emporter. « Il nous a montré que c’était un homme de confiance. Je voterais pour lui et je me battrais pour lui. Pour diriger un pays, on n’a pas besoin d’être un politicien. Beaucoup d’hommes politiques sont passés par ici et on n’a rien vu. C’est la raison pour laquelle on a choisi un homme de droit qui va faire évoluer ce pays. »

Juriste de 49 ans, Mahamoud Ahamada comble son déficit de notoriété en enchaînant les meetings. Mouheddine Abdoulfatahou, étudiant de 23 ans, est déjà convaincu. « Nous, aux Comores, quand on choisit quelqu’un, on le regarde depuis son enfance. On sait déjà que c’est un homme merveilleux. Vous voyez déjà la foule ici ? C’est juste pour ce village. Donc s’il y a des gens qui veulent tricher, par exemple, on les attend. »

Mahamoud Ahamada semble en tout cas avoir pris goût à la politique et sa rhétorique. Il voit même le président sortant subir une défaite cuisante. « Si les résultats se passent comme le peuple va voter, Azali n’est pas au second tour, il est très loin derrière. Certes, il est au pouvoir, mais la population n’a plus besoin d’Azali. »

La tâche de l’avocat ne sera toutefois pas facile. Deux autres candidats issus du parti sont également en lice dans cette présidentielle, et risquent de disperser l’électorat de Juwa.

 

 

Par RFI 

Publié le 20-03-2019

Modifié le 20-03-2019 à 01:26

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electionsci2016411 mars 20194min260

Reporter les élections provinciales en RDC prévues ce mois-ci provoque un débat. Le procureur général est pour, mais la Commission électorale est contre. Le but serait d’enquêter sur des cas de corruption. Dans la société civile, on salue cette initiative, mais on s’interroge sur son tempo.

En RDC, le report des élections provinciales demandé par le procureur général près la Cour de cassation fait débat. Samedi, le procureur général Flory Kabange Numbi a demandé à la Commission nationale électorale indépendante que les élections des sénateurs et des gouverneurs prévues ce mois de mars soient retardées, le temps d’enquêter sur de possibles cas de corruption. La Céni s’y est refusée.

Pour Jonas Tshiombela de la Nouvelle Société congolaise, la demande du procureur général est fondée : « On a reporté les élections pour des raisons de maladie Ebola. Il y a un autre mal qui s’appelle la corruption. On ne peut pas encourager les anti-valeurs dans notre société en laissant organiser l’élection au vu et au su de tout le monde, alors qu’on parle de la corruption. A notre humble avis, nous estimons que la Céni ferait mieux d’analyser cette question en profondeur pour en tirer les conséquences qui s’imposent pour que finalement les gouverneurs, les sénateurs issus d’un processus crédible moins entaché que ce que l’on pense aujourd’hui de députés provinciaux qui seraient trempés dans des trafics d’influence, dans la corruption. Je pense que la demande du procureur, bien que tardive, ça vaut la peine qu’elle soit exploitée en profondeur. »

Pour Georges Kapiamba du mouvement de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), le procureur général s’est toujours montré indifférent aux demandes de la société civile et des églises. Il ne comprend pourquoi celui-ci fait volteface à la dernière minute.

« On ne peut pas se réveiller comme ça la veille des élections des sénateurs pour demander à ce que lesdites élections soient reportées parce qu’on doit faire des enquêtes. Ça, c’est d’un. De deux, nous savons qu’il peut mener ses enquêtes indépendamment de la tenue des élections. Ce n’est pas que nous sommes contre les enquêtes, mais nous disons que demander à ce que ces élections soient reportées revient tout simplement à vouloir tirer les choses en longueur pour rien. On passe à la procédure. Pour nous d’ailleurs, derrière cette demande il y a en réalité la volonté de faire tirer le processus de la mise en place des nouvelles institutions en longueur. Et nous sommes totalement opposés parce qu’il faudrait que le processus avance, qu’il y ait des nouvelles institutions pour permettre au pays de se relancer. »

Les élections des sénateurs sont prévues le 15 mars et celles des gouverneurs de province le 26 mars 2019.

 

 

Par RFI

 Publié le 11-03-2019

Modifié le 11-03-2019 à 11:25

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electionsci201647 mars 20191min23

Les groupes parlementaires PDCI-RDA, Vox populi et Rassemblement ont mis à exécution leur menace. Ils ont refusé de prendre part à l’élection du successeur de Guillaume Kigbafori Soro, à la présidence de l’Assemblée nationale.

En conférence de presse hier mercredi 6 mars 2019, ces derniers dénonçaient une décision unilatérale du président intérimaire Mamadou Diawara, d’imposer le principe du bulletin multiple, au détriment de la décision consensuelle du bulletin unique, du 26 février dernier, dans le cadre de ce scrutin.

Selon le président de la séance du jour, 178 députés sur les 255 que compte l’hémicycle prendront part à ce vote. Le quorum des 127 députés prévu par les Règlements du Bureau de l’Assemblée nationale étant atteint, le vote aura bel et bien lieu.

Sans surprise, le candidat Amadou Soumahoro, le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix pourrait être le successeur de l’ex-président Guillaume Kigbafori Soro.

Jean Kelly Kouassi

electionsci2016428 février 20199min40

Au Nigeria, Muhammadu Buhari, 76 ans, rempile pour un second mandat. En 2015, son élection avait suscité beaucoup d’espoirs, il incarnait alors le symbole de l’alternance démocratique. Aujourd’hui sa réélection est perçue comme une source de stabilité, même si les résultats de sa politique suscitent quelques critiques. Quant aux résultats, ils révèlent un Nigeria coupé en deux.

Atiku Abubakar, arrivé deuxième de la présidentielle avec 41% des suffrages, rejette les résultats annoncés par la Commission électorale. Le leader du PDP accuse l’INEC d’avoir manipulé les résultats en faveur de Muhammadu Buhari.

« Le jour de l’élection, dit-il, nous avons constaté la mise en place d’un plan pour voler le droit d’expression du peuple. Nous avons constaté des faits statistiquement impossibles. Par exemple, dans le Borno, le taux de participation est extrêmement important : il atteint miraculeusement les 82 % et ce, en pleine insécurité. On constate ce phénomène dans plusieurs autres Etats remportés par le Parti des Congressistes. Mes chers concitoyens, c’est la raison pour laquelle, moi, Atiku Abubakar, je rejette les résultats annoncés par la Commission électorale… Et je déclare Muhammadu Buhari, élu par une majorité de voix illégales. A mes chers concitoyens nigérians qui sont en colère et sont déçus, je leur demande de garder le calme. »

Parlant de la « parodie d’élection du 23 février 2019 », l’opposant a déclaré qu’il contestera ces résultats en justice. Le chef de l’Etat n’a pas tardé à riposter. Quelques heures après l’annonce de sa victoire à la présidentielle au Nigeria, Muhammadu Buhari s’est adressé à ses partisans, au quartier général de l’APC à Abuja. Le président réélu a remercié tous ceux qui avaient voté pour lui, mais également tous ceux qui avaient permis la tenue du scrutin samedi dernier. Muhammadu Buhari a également évoqué les grands chantiers de son second mandat, les mêmes que lors du mandat précédent.

« La nouvelle administration va intensifier ses efforts dans le domaine de la sécurité, restructurer l’économie et combattre la corruption. Nous avons déjà jeté les bases et nous allons tout faire pour mener à bien les changements nécessaires. Nous allons également nous battre pour renforcer l’unité de notre pays et l’inclusion, pour qu’aucune partie, aucun groupe ne se sente délaissé ni exclu. Je vous remercie pour votre soutien. Que Dieu bénisse la République fédérale du Nigeria. »

Qu’en pensent les électeurs des deux camps ?

Les Nigérians attendent surtout l’avancée des projets

Zone 5. Devant un kiosque à journaux, plusieurs personnes sont plongées dans un débat houleux. Il y a là des cadres, mais aussi des entrepreneurs du secteur informel. Tous reprennent enfin le travail, après plusieurs journées suspendues aux élections.

Pour Abdallah, la trentaine, voter pour Muhammadu Buhari était un gage de stabilité. « Je suis très content, dit-il, les Nigérians veulent que le président poursuive ses chantiers. En votant pour lui déjà en 2015, je faisais partie des gens qui voulaient chasser le PDP car ce parti a mal géré les problèmes d’insécurité, et l’économie était à plat… Aujourd’hui, plusieurs réformes sont en cours. Les gens pensent que l’argent de circule pas, que les populations souffrent, je l’admets, c’est vrai. Mais l’essentiel, c’est que des projets sur le long terme puissent enfin être appliqués. »

Malgré un bilan mitigé, le chef d’Etat nigérian a su s’appuyer sur la ferveur qu’il génère auprès de partisans, comme Hassan, croisé en marge de célébrations de la victoire de Buhari dans les rues d’Abuja. « Moi je viens de l’Etat d’Adamawa. Mais nous n’avons pas bougé pour Atiku. Nous votons Baba, Muhammadu Buhari. J’appartiens à l’APC et  nous remportons à nouveau les élections. Nous avons tout raflé par la grâce de Dieu. Muhammadu Buhari est invincible. Personne ne peut le faire chuter. Ma vie va changer. Nous savons que le président Buhari a commencé le travail et qu’il n’avait pas assez de temps pour accomplir toutes ses promesses. Alors maintenant, avec ses quatre ans supplémentaires, il va le finir point par point. La plupart d’entre nous, nous n’avons pas de travail, nous allons l’obtenir. Nous avons confiance en Muhammadu Buhari car il a un esprit droit. Il va faire ce qu’il lui reste à faire lors de ce second mandat. Cela peut fonctionner. »

Retour au kiosque de la zone 5. Friday est géologue. Ce quadragénaire misait beaucoup sur le programme de relance du secteur privé proposé par Atiku Abubakar. Déçu, il s’adapte et essaie d’imaginer comment l’administration de Muhammadu Buhari pourrait gagner en efficacité. « J’accepte la défaite. J’encourage notre président à changer son administration, parce qu’il est entouré de personnes incompétentes et de mauvais ministres. Du coup, la plupart des agences gouvernementales sont rongées par la mal gouvernance. »

Lutte contre la corruption : bilan contrasté

Pas de colère, pas de frustration : autour de ce kiosque, les débats portent sur les mesures urgentes que le président doit mettre en place afin de marquer le début de son second mandat. Toujours en ligne de mire, la lutte contre la corruption.

Muhamadu Buhari en avait fait son principal thème de campagne en 2015 et l’un des grands axes de son premier mandat. Selon le politologue, Emmanuel Iga, de la Société de géographie à Paris, la lutte contre la corruption a beaucoup joué dans la victoire du président sortant, même si les résultats de sa politique suscitent quelques critiques. « Le président Buhari est perçu par un nombre important de Nigérians comme le M. Propre de la classe politique et il a un peu surfé sur ça pour se faire réélire et il a mené une lutte contre la corruption assez énergique mais dont pas mal de gens ont quand même pensé qu’elle n’était pas équilibrée parce que très souvent c’était des personnes de l’opposition qui étaient recherchées et poursuivies par l’agence de lutte contre la corruption. »

 

Par RFI

 Publié le 28-02-2019

Modifié le 28-02-2019 à 02:23

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electionsci2016428 février 20194min46

Au Bénin, il y aura sept listes dont cinq de la mouvance présidentielle aux prochaines législatives du 28 avril 2019. La Commission électorale nationale autonome (CENA) a enregistré ces listes mardi dans la soirée. Outre les cinq listes liées à la majorité, on y trouve la liste d’un jeune parti qui se réclame de l’opposition et celle de l’USL de Sébastien Adjavon qui a déposé son dossier sans le certificat de conformité. Manquent à l’appel, le parti Restaurer l’espoir de Candide Azannaï, l’ex-allié de Patrice Talon, ancien ministre délégué à la Défense et surtout la FCBE de l’ancien chef d’Etat Boni Yayi. Ses deux formations n’ont pas déposé de dossiers, faute notamment de certificat de conformité.

L’absence du parti de Boni Yayi rend l’opposition furieuse. Hier, elle a tenu une conférence de presse  pour dénoncer ce qu’elle appelle « une exclusion programmée » et pour annoncer qu’elle fera tout pour participer au scrutin. Patrice Talon en personne et son ministre de l’Intérieur ont beau expliquer que c’est la loi qui l’exige, l’opposition a toujours douté et accuse le pouvoir d’être à la manœuvre pour l’exclure du scrutin.

Les FCBE « se battront de toutes leurs forces »

Du coup, on va vers une élection législative sans les Forces cauris pour un Bénin émergent qui ont rendu publique la déclaration suivante : « Les forces de l’opposition disent haut et fort, qu’elles participeront aux élections législatives du 28 avril 2019, prennent l’opinion publique nationale et internationale à témoin de leur détermination à participer à l’animation de la vie politique nationale. Elles déclarent qu’elles se battront de toutes leurs forces  afin qu’aucune consultation électorale ne se tiennent sans elle. »

Rendez-vous le 6 mars

Pas un mot sur la manière de procéder. La CENA n’a pas prévu de prolongation de délai. La Cour suprême s’est déclarée incompétente pour trancher en premier ressort un recours déposé par la FCBE. L’USL de Sébastien Adjavon, l’autre ténor de l’opposition a déposé son dossier sans le certificat de conformité, tout comme l’UDBN, un parti de la mouvance. C’est le 6 mars que la CENA publie la liste définitive des partis autorisés à entrer en compétition

 

 

Par RFI

 Publié le 28-02-2019

Modifié le 28-02-2019 à 07:36

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electionsci2016428 février 20193min37

Au Sénégal, les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle doivent être annoncés ce jeudi 28 février à 11h. Les 5 candidats auront alors 72 heures pour déposer d’éventuels recours au niveau du Conseil constitutionnel, institution chargée d’annoncer les résultats définitifs. La promulgation de ces résultats provisoires va se faire dans un climat politique tendu, car la majorité présidentielle de Macky Sall revendique la victoire dès le premier tour alors qu’Idrissa Seck est persuadé d’être au second tour.

Les résultats provisoires du premier tour seront annoncés au tribunal de la capitale, où siège la commission nationale de recensement des votes.

Depuis mardi 27 février, le juge Demba Kandji et son équipe, en présence des mandataires des 5 candidats, procèdent à la compilation des procès-verbaux venus des 45 départements et tranchent aussi les réclamations qui ont été faites à la fin du dépouillement. La commission nationale est en effet la seule habilitée à le faire à ce stade du processus.

La proclamation ce jeudi à 11h est bien évidemment très attendue par la population qui craint des tensions politiques. Car depuis dimanche soir, l’opposition, avec à sa tête Idrissa Seck, et la majorité présidentielle multiplient les déclarations.

Pour la coalition au pouvoir, la réélection de Macky Sall est évidente. L’opposition, qui a publié ses propres résultats sur les réseaux sociaux, est certaine d’être au second tour. Si le scrutin s’est très bien déroulé dimanche, si la participation pourrait être exceptionnelle – les autorités avancent un taux de 65% -, l’absence de dialogue politique depuis des mois et de consensus dans l’organisation du scrutin a exacerbé les tensions entre la majorité et la coalition.

La société civile, les missions d’observations ont appelé au calme, à respecter les résultats provisoires. Les Sénégalais, dans leur grande majorité, espèrent aussi que les leaders politiques accepteront le verdict des urnes.

 

Par RFI

 Publié le 27-02-2019

Modifié le 28-02-2019 à 09:20

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electionsci2016427 février 20193min37

Trois candidats aux élections sénatoriales ont annoncé avoir retiré leurs candidatures à cause du monnayage des voix au niveau des assemblées provinciales. Certains députés provinciaux exigeraient jusqu’à 50 000 dollars américains des candidats gouverneurs ou sénateurs. Interrogé à ce sujet au cours d’une conférence de presse à Windhoek en Namibie, le nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi, a condamné ces pratiques et a proposé même de modifier le système électoral.

L’affaire commence à faire grand bruit à Kinshasa particulièrement. En plus des certains candidats sénateurs, l’Eglise protestante l’a publiquement condamnée. Plusieurs organisations de la société civile ont demandé que des enquêtes soient diligentées.

Pour mettre fin à cette corruption des grands électeurs que sont les députés provinciaux, Félix Tshisekedi suggère que les élections des sénateurs et des gouverneurs se fassent au suffrage universel. « Il faut réfléchir sur la manière de le changer et de donner au peuple de la même manière que pour les élections législatives nationales, provinciales et même présidentielle le droit de choisir directement ses élus. »

Félix Tshisekedi a une fois de plus affirmé que la lutte contre la corruption figure parmi les principaux axes de son programme. « Je combattrai la corruption avec toutes les méthodes démocratiques possibles jusqu’à ce que celle-ci soit totalement éradiquée de notre société. »

Luzolo Bambi Lesa, conseiller du chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, a même saisi la justice à ce sujet. Lui-même était candidat sénateur pour la province du Kongo Central, il a retiré sa candidature « pour avoir constaté et vécu la mise à prix des voix à cette élection ».

Dans la société civile, beaucoup d’organisations restent pessimistes quant à l’issue des ces dénonciations et disent attendent des actions concrètes de la part de la justice.

 

 

Par RFI

 Publié le 27-02-2019

Modifié le 27-02-2019 à 02:59

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electionsci2016427 février 20193min55

Le Sénégal est dans l’attente des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle. Seule la commission nationale de recensement des votes est habilitée à donner ses résultats.

Le juge qui dirige la commission nationale de recensement des votes, Demba Kandji, premier président de la Cour d’appel de Dakar, a indiqué lundi que les résultats seront donnés, au plus tôt, jeudi. Elle doit le faire avant vendredi minuit. Pourquoi ce délai ? Car le code électoral est clair : c’est la commission nationale qui est chargée de traiter tous les PV qui ont été contestés par les candidats.

Chaque commission départementale – il y en a 45 – transfère à la commission nationale un procès-verbal avec les résultats des 5 candidats. Elle joint évidemment les procès-verbaux de tous les bureaux et met en avant ceux qui ont été contestés, s’il y en a, par les représentants des candidats à la fin du dépouillement.

Car seule la commission nationale peut trancher. Deux cas de figure se présentent : le procès-verbal d’un bureau peut être annulé, par exemple, si le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits. Un procès-verbal peut être « redressé », c’est le terme juridique, si les calculs ont été mal réalisés.

La commission nationale de recensement va donc effectuer ces contrôles, en présence de toutes les parties. Les résultats des PV départementaux pourraient donc évoluer et le calcul de la majorité absolue qui se fait sur le nombre de suffrages exprimés également, d’où la prudence et l’appel du juge Demba Kandji qui demande d’attendre la publication des résultats nationaux dits « provisoires » au plus tard vendredi minuit.

Les 5 candidats auront alors 48h pour déposer d’éventuelles contestations au niveau du Conseil constitutionnel, institution qui est chargée d’annoncer les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle.

 

 

Par RFI

 Publié le 26-02-2019

Modifié le 26-02-2019 à 22:37

Le Sénégal est dans l’attente des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle. Seule la commission nationale de recensement des votes est habilitée à donner ses résultats.

Le juge qui dirige la commission nationale de recensement des votes, Demba Kandji, premier président de la Cour d’appel de Dakar, a indiqué lundi que les résultats seront donnés, au plus tôt, jeudi. Elle doit le faire avant vendredi minuit. Pourquoi ce délai ? Car le code électoral est clair : c’est la commission nationale qui est chargée de traiter tous les PV qui ont été contestés par les candidats.

Chaque commission départementale – il y en a 45 – transfère à la commission nationale un procès-verbal avec les résultats des 5 candidats. Elle joint évidemment les procès-verbaux de tous les bureaux et met en avant ceux qui ont été contestés, s’il y en a, par les représentants des candidats à la fin du dépouillement.

Car seule la commission nationale peut trancher. Deux cas de figure se présentent : le procès-verbal d’un bureau peut être annulé, par exemple, si le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits. Un procès-verbal peut être « redressé », c’est le terme juridique, si les calculs ont été mal réalisés.

La commission nationale de recensement va donc effectuer ces contrôles, en présence de toutes les parties. Les résultats des PV départementaux pourraient donc évoluer et le calcul de la majorité absolue qui se fait sur le nombre de suffrages exprimés également, d’où la prudence et l’appel du juge Demba Kandji qui demande d’attendre la publication des résultats nationaux dits « provisoires » au plus tard vendredi minuit.

Les 5 candidats auront alors 48h pour déposer d’éventuelles contestations au niveau du Conseil constitutionnel, institution qui est chargée d’annoncer les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle.

 

 

Par RFI

 Publié le 26-02-2019

Modifié le 26-02-2019 à 22:37