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La Synergie des missions citoyennes d’observation électorales de RDC (Symocel) continue de réclamer que la Commission électorale affiche et publie les résultats détaillés de la présidentielle et des législatives, bureau de vote par bureau de vote.

La Symocel déplore le manque de transparence qui a entouré les résultats l’affichage et la publication des élections du 30 décembre 2018. Elle déplore que la Céni se soit contentée d’annoncer des résultats globaux sans aucun détail, ce qui ne permet pas d’en vérifier la cohérence.

D’autant plus qu’à l’issue du scrutin, l’affichage au niveau des bureaux de vote – pourtant obligatoire – a été incomplet. 85 % des résultats seulement y ont été affichés, rien au niveau des centres de compilation locaux. Abraham Bishop Djamba, chef de la mission de la Symocel, juge aujourd’hui « inacceptable » de ne pas pouvoir « accéder aux résultats » et dénonce une « rétention d’informations ».

Pas de conclusion sur la véracité des résultats officiels

La mission d’observation recommande qu’à l’avenir la loi électorale précise sans ambiguïté l’obligation pour la Céni de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Et, surtout, qu’elle prévoit des sanctions si ce n’est pas le cas. « Nous avons proposé des mesures pour que justement il y ait cette contrainte-là. Que ce ne soit pas à la discrétion de la Céni de dire “j’affiche les résultats ou je ne les affiche pas” », affirme Abraham Bishop Djamba.

La Symocel ne tire de la situation aucune conclusion sur la véracité des résultats proclamés par la Céni mais fait ces recommandations dans le but, dit-elle, de limiter à l’avenir le risque de conflit postélectoral.

Ce, alors que l’opposant Martin Fayulu continue de contester sa défaite à la présidentielle, en s’appuyant notamment sur une fuite en janvier de plusieurs milliers de documents attribués à la Commission électorale et à la Conférence épiscopale. Des documents selon lesquels il aurait gagné l’élection.

La Symocel déplore également les difficultés rencontrées par de nombreux candidats et témoins à ces élections pour obtenir des procès-verbaux, ce qui a limité leur possibilité de déposer des recours en justice pour contester les résultats lorsqu’ils l’auraient souhaité.

Contre la corruption, des grands électeurs plus nombreux ?

Par ailleurs, la Symocel demande une « révision du mode de scrutin » pour l’élection des sénateurs et des gouverneurs pour lutter contre le monnayage des voix. La mission estime que « l’ampleur des allégations de corruption » lors des dernières sénatoriales a « vicié » le vote. Pour Abraham Bishop Djamba, « il n’est pas acceptable que l’on puisse accéder à de si hautes fonctions par des moyens de corruption ».

L’organisation propose soit d’élargir l’électorat – actuellement, les sénateurs et gouverneurs sont élus au scrutin indirect par des grands électeurs, les députés provinciaux – afin de rendre la corruption plus complexe. Soit, que « carrément, cela devienne des élections directes ».

 

 

Par RFI

 Publié le 17-05-2019

Modifié le 17-05-2019 à 00:23

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electionsci2016413 mai 20194min13

En campagne contre une candidature de vétérans aux élections présidentielles de 2020 à venir, Zady Djédjé continue de haranguer les foules pour faire barrage à ses anciens de la scène politique ivoirienne.

Zady Djédjé est très déchainé contre une candidature de vétérans de la politique ivoirienne pour les élections présidentielles à venir. Le jeune leader politique, président du Fpu, et de la plateforme ‘’Alliance des Ivoiriens pour la démocratie’’ (Aid) poursuit de sa tournée politique pour sensibiliser les Ivoiriens à ouvrir une nouvelle page avec de nouvelles générations. Après les étapes de Gagnoa et d’Issia, Zady Djédjé a initié une rencontre au Baron de Yopougon, le samedi 11 mai 2019, autour du thème : ”Disons non à la candidature des vétérans politiques” pour faire le point.

Cette rencontre lui a servi de tribune pour asséner des vérités aux anciens dirigeants politiques encore en selle en Côte d’Ivoire. « À 85 ans, on ne peut plus être l’espoir d’un peuple ou d’une nation. L’espoir d’un peuple appartient à Dieu, et c’est Dieu qui sait quel est l’espoir de cette Côte d’Ivoire nouvelle. Personne ne l’ignore, ce pays souffre par la faute des hommes politiques de la vieille génération. Depuis feu Félix Houphouët-Boigny, les différentes successions n’ont jamais été marquées par des passassions de charges. Je me demande quel deal nos vétérans politiques ont signé avec le diable pour qu’il n’y ait jamais de passassions de charges entre, notamment, Bédié et Gué, entre Guéi et Gbagbo, et entre Gbagbo et Alassane Ouattara », a-t-il martelé, en présence de cadres du Pdci-Rda dont Kouassi Théodore de Béoumi, Dago Ange Raphaël d’Isssia, Gnakalé Zoh Christophe d’Adiaké, et les délégués Brou Kacou Jean Jacques et Doh Félix Albert de Yopougon.

Pour sa contribution à conjurer le mauvais sort lié à la crise meurtrière qui a endeuillé la Côte d’Ivoire durant ces dernières décennies, Zady Djédjé a annoncé l’organisation de veillées de prières. Bien avant, il a souhaité que les « vieux » de la classe politique ivoirienne se retirent de la présidentielle de 2020. « Nous ne voulons plus d’hôtel du Golf, encore moins de bunker présidentiel, pour faire couler le sang des Ivoiriens. S’ils ne veulent pas entendre raison, nous serons obligés de les conduire dans la rue pour subir les mêmes répressions que le peuple », a mis en garde le président de l’Aid. « Il faut simplement des pro-Ivoiriens parce que nous sommes dans le temps où il faut parler d’amour entre Ivoiriens, de solidarité et d’unité pour construire ensemble un pays prospère, fort et indivisible. Disons ensemble : non à la guerre », a-t-il lancé. Avant la prochaine étape de son périple, qui va le conduire du 17 au 19 mai prochain dans la région de Daloa.
Infos : Sercom

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Le gouvernement mauritanien a approuvé, jeudi 23 mai en Conseil de ministres, un projet de loi qui amende la loi électorale relative au vote des forces armées et de sécurité, pour  répondre ainsi favorablement à une vieille doléance de l’opposition. Le rendez-vous est donc pris le 22 juin pour l’ensemble du corps électoral, lors de l’élection présidentielle.

Depuis 1992, les forces armées et de sécurité ont toujours voté un jour avant les civils.

A moins d’un mois de l’ouverture de la campagne électorale de la présidentielle du 22 juin, le gouvernement mauritanien fait un geste en direction de l’opposition. Ahmedou Abdallah, ministre mauritanien de l’Intérieur y voit même quelques avantages : « L’organisation du scrutin en un seul jour aura des incidences positives. En même temps, nous devons prendre les dispositions nécessaires pour sécuriser les opérations de vote. »

L’opposition mauritanienne qui dénonce depuis longtemps la séparation des militaires et des civils dans l’accomplissement de leur devoir électoral, affiche encore un sentiment de scepticisme. « Le doute persiste parce qu’il ne s’agit pas pour nous de faire voter seulement les militaires le jour où tous les Mauritaniens vont voter, mais nous demandons, nous exigeons que les militaires comme les Mauritaniens votent dans les bureaux normaux, c’est-à-dire que leur nom figure sur les listes électorales normales et qu’ils fassent comme tous les Mauritaniens », explique Limam Ahmed Mouhamedou, secrétaire permanent du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Dadah.

Selon le ministre de l’Intérieur, cette question est réglée. Les militaires voteront comme tous les citoyens mauritaniens le 22 juin pour élire le prochain chef de l’Etat.

 

Par RFI

 Publié le 12-05-2019

Modifié le 12-05-2019 à 12:17

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Près de 27 millions de Sud-Africains étaient appelés aux urnes ce mercredi 8 mai pour un double scrutin : législatives et provinciales. Il s’agit des premières élections nationales depuis l’arrivée au pouvoir du président Cyril Ramaphosa. 25 ans après la fin de l’apartheid, l’ANC, le parti de l’ancien président Nelson Mandela est toujours au pouvoir et le parti devrait conserver sa majorité au Parlement.

Les plus de 23 000 bureaux de vote que compte le pays ont officiellement fermé à 20h TU et selon la commission électorale le scrutin s’est bien passé sans incident notable. Seulement une dizaine de bureaux ont ouvert en retard et il n’y a pas eu de violences comme on le craignait dans certains townships. Le dépouillement a commencé et les premières tendances sont attendues dès jeudi 9 mai.

Cette journée de vote n’a pas soulevé un enthousiasme débordant dans les bureaux que RFI a pu visiter. L’issue est connue d’avance, l’ANC va conserver sa majorité absolue au Parlement. Il y a de la déception, du mécontentement voire de la colère chez les électeurs qui demandent du changement et ce même du côté des sympathisants de l’ANC.

Une majorité qui s’effrite

Un jeune homme du township Alexandra dans le centre de Johannesburg se plaignait que l’ANC n’a jamais rien fait pour sa famille, qu’il vit toujours dans des baraques de taule avant d’ajouter qu’il a quand même voté pour le parti au pouvoir parce que traditionnellement sa famille a toujours voté ANC.

Bien sûr je suis là pour voter, c’est important, mais pour moi cela ne suffit pas. Je veux que ma voix soit vraiment entendue. Ils viennent seulement nous voir maintenant, en période d’élections, mais pas quand on a besoin d’eux. Les promesses faites aux gens, il faut les tenir.

Certains électeurs ont voté par devoir plus que par enthousiasme – reportage dans un bureau de vote du Cap

D’autres mettent toutefois leurs espoirs dans le nouveau leader de l’ANC, Cyril Ramaphosa, qui a succédé à Jacob Zuma en 2018 et qui a promis d’être l’homme de ce changement en s’attaquant à la corruption et en relançant l’économie.

L’ANC va sans aucun doute conserver sa majorité mais la question reste de savoir en quelle proportion. Les sondages créditent le parti de 51 à 61% des votes, ce qui sera de toute façon un recul par rapport aux plus de 62% crédité à l’ANC lors des dernières élections générales.

L’opposition devrait se renforcer

On s’attend également à ce que l’opposition se renforce. Elle grignote peu à peu les voix des déçus de l’ANC. Deux partis d’opposition se détachent : l’Alliance démocratique de Mmusi Maimane qui aujourd’hui cible la classe moyenne noire mais dont les divisions internes ont beaucoup affecté l’image multiraciale. Et puis surtout le parti d’opposition qui grimpe c’est le parti de gauche radicale de Julius Malema qui gagne clairement du terrain dans les townships, que ce soit à Soweto ou Alexandra et qui séduit les plus pauvres et les jeunes.

Certains déçus de l’ANC ont préféré ne pas voter plutôt que de voter pour l’opposition.

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electionsci201649 mai 20193min24

Les Togolais ont réclamé pendant dix-huit mois, à travers des manifestations parfois violentes, des réformes politiques. Hier, mercredi 8 mai, les députés, après une longue plénière jusque tard dans la nuit, ont voté. La réforme constitutionnelle est adoptée : le nombre de mandats présidentiels est limité à deux pour une même personne, la législature passe de cinq à six ans, renouvelable deux fois. Un député togolais pourra donc passer dix-huit ans dans l’hémicycle.

Le mandat présidentiel devait être voté à sept ans, renouvelable une seule fois.

Les motivations étaient toutes trouvées : « C’est une mesure salutaire pour permettre au pays de faire des enjambées », déclare le député Atigbé Ihou de la mouvance présidentielle.

Le débat prend de l’ampleur. Séna Alipui, de l’Union des forces de changement, opposition, annonce qu’il ne votera pas le texte si l’article 59 relatif au mandat présidentiel maintient la durée à sept ans.

Agbéyomé Gabriel Kodjo appelle à la sagesse et au rassemblement, puis une suspension de séance d’une heure est décidée pour concertation. Les tractations durent environ une heure.

À la reprise, coup de théâtre, le président du groupe parlementaire Union pour la République (UNIR, au pouvoir), Atcholi Aklesso, annonce: « Puisqu’il nous fait aller ensemble pour aller plus loin, nous avons pensé – après réflexion- qu’il était judicieux que nous revenions sur la durée du mandat du président de la République et (restions) à cinq ans, comme cela était. »

Lors du vote, 90 députés sur 91 inscrits votent la réforme. Il est 23h23, tous les députés se lèvent pour entonner La terre de nos aïeux, l’hymne national.

 

Par RFI 

Publié le 09-05-2019

Modifié le 09-05-2019 à 14:41

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electionsci201648 mai 20192min18

Les Sud-Africains ont commencé mercredi à voter pour des élections législatives et régionales promises au Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994, malgré le chômage, la corruption et la pauvreté qui gangrènent le pays.

Les enquêtes d’opinion promettent au parti de Nelson Mandela de conserver une majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, synonyme de nouveau mandat à la présidence pour son chef Cyril Ramaphosa.

Les premiers des 27 millions d’électeurs se sont pressés très tôt dans les bureaux de vote du pays.

« J’attendais ça depuis longtemps. C’est la première fois que je vote, je suis très heureuse », a confié Lala Rosetta Ramaoka, 21 ans, venue déposer son bulletin dans l’urne dans une école primaire à Seshego (nord-est).

Le principal enjeu du scrutin réside dans l’ampleur du recul annoncé de l’ANC, dont la popularité a plongé sous le règne rythmé de scandales de Jacob Zuma (2009-2018).

Aux élections locales de 2016, le parti aux couleurs vert, jaune et or a réalisé son plus mauvais score national en recueillant 54% des voix, cédant en outre le contrôle de villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

 

 

08 mai 2019 à 04h00 | Par Jeune Afrique avec AFP

Mis à jour le 08 mai 2019 à 11h00

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On vote aujourd’hui, ce mercredi 8 mai, en Afrique du Sud pour les élections législatives et provinciales. Le président sera ensuite choisi par le Parlement. Vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid dans ce pays, l’ANC, le parti de l’ancien président de Nelson Mandela, est toujours au pouvoir. Il devrait conserver sa majorité au Parlement et son patron Cyril Ramaphosa, son fauteuil de chef de l’État. Mais le plus vieux parti de libération du continent est en perte de vitesse.

Depuis qu’il a pris les rênes de l’ANC il y a un an, Cyril Ramaphosa répète qu’il est l’homme du changement, qu’il va relancer l’économie dans un pays où pauvreté et inégalités sont criantes et qu’il va lutter contre la corruption qui a caractérisé le mandat de son prédécesseur, Jacob Zuma.

La priorité pour lui est d’endiguer la baisse de popularité de son parti depuis dix ans. Les derniers sondages créditent l’ANC de 51% à 61% des intentions de vote.

Deux principaux rivaux pour l’ANC

L’ANC compte deux principaux rivaux dans cette élection. L’Alliance démocratique, issue de la minorité blanche, se présente comme une formation multiraciale. Le parti est dirigé pour la première fois par un leader noir, Mmsusi Maimane. Le mouvement courtise les déçus de l’ANC, notamment la classe moyenne noire.

Je n’ai pas vraiment de préférence pour un parti. Je ne peux pas dire : “Lui, c’est le meilleur, il faut que je vote pour celui-là !”. Mais je ne veux pas que l’ANC se maintienne. Je veux que l’opposition soit renforcée, pour que l’ANC rende des comptes à quelqu’un. Donc je vais voter pour l’Alliance démocratique.

Mais le danger pour l’ANC vient surtout des Combattants pour la liberté économique (EFF). Un parti de gauche radical dont le leader, Julius Malema, toujours habillé de rouge, se présente comme le défenseur des plus démunis et prône la redistribution des richesses du pays. Le mouvement, qui séduit avant tout un électorat jeune, pourrait dépasser la barre des 10%, notamment grâce à un important soutien des townships.

L’ANC a plus à perdre qu’à gagner

Lors de ces élections, l’ANC a en fait bien plus à perdre qu’à gagner. Selon les derniers sondages, le parti devrait reculer de presque 10% par rapport à ses résultats de 2014. Un score qui lui permettrait toujours de régner en maître au Parlement et de nommer Cyril Ramaphosa à la présidence. Mais qui pourrait lui faire perdre le contrôle de certaines provinces sud-africaines, si les deux partis d’opposition venaient à s’allier.

Car si l’Alliance démocratique devrait stagner dans les suffrages aux alentours de 24%, l’EFF va, lui, plus que doubler le nombre de ses voix par rapport aux élections d’il y a cinq ans. Le charismatique Julius Malema aura réussi à attirer les déçus de l’ANC avec un discours anticorruption mais aussi anti-Blancs avec un accent mis tout particulièrement sur la redistribution des terres.

Le seul talon d’Achille des deux partis d’opposition est le risque d’une forte abstention chez les jeunes, traditionnellement opposés à l’ANC. En effet, seulement 4 jeunes éligibles sur 10 se sont inscrits sur les listes électorales.

Le milieu des affaires prêt à voter pour l’ANC

Cyril Ramaphosa a promis d’être l’homme du changement, d’éradiquer la corruption, de faire revenir les investisseurs étrangers et de créer des emplois. Plusieurs personnalités du milieu des affaires – largement dominé par la minorité blanche – lui ont d’ailleurs apporté leur soutien.

Ils estiment qu’il faut lui laisser une chance, à l’instar de John Curtis, auto-entrepreneur. « Pour moi, Cyril Ramaphosa est le mieux placé pour faire ce qu’il faut et remettre l’économie du pays en route. Il a la volonté et l’expérience. C’est un ancien homme d’affaires, il comprend comment marche l’économie, explique-t-il. Il vient également du milieu syndical et donc il comprend ce dont la majorité des Sud-Africains ont besoin. Mais je ne sais pas s’il a suffisamment de contrôle sur son parti pour pouvoir vraiment faire changer les choses. »

À l’ANC, Ramaphosa reste entouré de fidèles de l’ex-président Jacob Zuma, impliqués dans de nombreux scandales financiers. Il n’aura pas les coudées franches pour mettre en place ses réformes, estime Sipho Tombeni, patron d’une petite entreprise de taxi. « Lui, je lui fais confiance, mais pas les gens autour de lui, ce sont les mêmes qui ont été dans le gouvernement précédent. J’ai toujours voté ANC, jusqu’à ce que Zuma soit élu. Aujourd’hui, je vais voter pour l’EFF. Ils sont jeunes, ont un esprit moderne, et sont capables de secouer l’ANC », témoigne-t-il.

Certains acteurs économiques s’inquiètent également de réformes lancées par Cyril Ramaphosa sous la pression du camp Zuma. Comme la réforme des terres qui prévoit l’expropriation des terres – détenues principalement par les Blancs –  au profit de la majorité noire.

 

 

Par RFI 

Publié le 08-05-2019

Modifié le 08-05-2019 à 11:26

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En Afrique du Sud, on vote ce mercredi pour des élections législatives et provinciales. Le Parlement désigné à la fin de cette journée aura ensuite la tâche d’élire le prochain chef de l’État. Des élections qui coïncident avec le 25e anniversaire de la fin de l‘apartheid. L’ANC, le parti au pouvoir, est certain de garder sa majorité et donc son président Cyril Ramaphosa d’être réélu même s’il est de plus en plus contesté dans le pays.

Il y a de l’amertume et de la déception parmi les électeurs rencontrés ce mercredi matin dans un bureau de vote du quartier de Sophiatown de la banlieue ouest de Johannesburg. Dans ce quartier de classe moyenne, très mélangé, Blancs, Noirs, Indiens, les électeurs en veulent au parti au pouvoir de ne pas avoir tenu ses promesses. Vingt-cinq ans après la fin de l’apartheid, ils dénoncent le chômage élevé, la corruption au sein du gouvernement sur les dix dernières années de la présidence de Jacob Zuma. Les scandales financiers se sont multipliés et les Sud-Africains en ont assez. Ils veulent du travail et que le futur chef de l’État s’occupe de l’économie du pays.

Ce scrutin risque d’être un avertissement à l’ANC. « Il faut arrêter les promesses et agir », disent ses électeurs. Reste à savoir comment va se traduire ce désaveu dans les urnes. L’ANC reste en effet loin devant ses rivaux et va conserver sa majorité au Parlement, mais avec quelle avance ? Les sondages le créditent de 51 à 61% des votes, c’est en baisse par rapport aux élections précédentes. Certains électeurs veulent tout de même croire que le chef de l’État, Cyril Rapaphosa, est l’homme du changement. Il a notamment promis de relancer l’économie.

Mais l’on risque d’assister à une montée en puissance de l’opposition qui d’année en année grignote l’électorat indécis de l’ANC. Les deux principaux partis d’opposition sont l’Alliance démocratique de Mmusi Maimane qui convoite le vote de classe moyenne noire, et l’EFF, les Combattants pour la liberté économique. Le parti de la gauche radicale de Julius Malema est en train de rafler le vote des jeunes et des plus pauvres. C’est notamment le cas dans les townships comme à Alexandra, à Johannesburg. Dans ce quartier pauvre, où de nombreuses personnes habitent dans des cabanes de tôles, les électeurs veulent des logements, des sanitaires et de l’eau.

DA mise sur Le Cap

Dans le fief de l’Alliance démocratique, au Cap-Occidental, seule province qui n’est pas entre les mains de l’ANC, province située au sud-ouest du pays, dans la ville portuaire du Cap, il s’agit plutôt d’un vote de loyauté que de passion pour les électeurs. L’ambiance, à l’image du temps, est un peu maussade. Beaucoup sont venus déposer leur bulletin par devoir que par réel enthousiasme. La participation cependant semble plutôt bonne, des files s’étaient déjà formées avant l’ouverture des bureaux, et dans ce lycée, par exemple, en banlieue résidentielle, 70% des inscrits sont déjà venus voter à la mi-journée.

Beaucoup d’électeurs rencontrés reconnaissent avoir fait leur choix par habitude pour le même parti, qu’ils soutiennent à chaque élection. Que ce soit au sein de la communauté blanche du centre ou dans les townships plus pauvres des Cape Flats, il s’agit bien souvent de l’Alliance démocratique. Les drapeaux bleus flottent d’ailleurs à l’extérieur de chaque bureau de vote.

Ils expliquent avoir choisi de donner leur voix à la DA parce qu’ils apprécient la politique locale, mais surtout pour contrebalancer la puissance de l’ANC, un parti selon eux trop corrompu et que Cyril Ramaphosa ne parviendra pas à changer. Mais l’Alliance démocratique n’est pourtant pas assurée de sa victoire dans la région. Certains membres de la communauté métisse, parfois déçus par le manque de services publics, se tournent vers une ancienne figure du parti, Patricia de Lille, qui a créé sa propre formation. À voir donc si le parti libéral pourra continuer à gouverner seul la région.

 

Par RFI

 Publié le 08-05-2019

Modifié le 08-05-2019 à 15:33

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En Guinée, la Commission électorale nationale indépendante a annoncé la tenue d’élections législatives en novembre. Le mandat des députés ayant expiré depuis le 19 janvier dernier, ce scrutin va se tenir avec un an de retard. Mais le timing s’annonce serré pour la Céni si elle veut appliquer les recommandations énoncées par un audit récent du fichier électoral.

Les membres de la Céni en sont convaincus, il est techniquement possible d’organiser les élections législatives en novembre. La Céni assure vouloir appliquer les recommandations d’un récent audit du fichier électoral, qui fait état de plusieurs failles.

Me Salif Kebe, président de la Céni, assure par exemple que des mesures seront prises pour éliminer les quelque 25% d’électeurs fictifs que comprend le fichier. « Il faut que chaque Guinéen soit seul et unique dans la base de données, explique-t-il. Il s’est trouvé qu’il y en a un certain nombre qui n’ont pas d’empreinte digitale ou qui ont des problèmes sur leur identité. Il a donc été demandé de toucher tous les électeurs guinéens lors de la révision qui est à venir avant de consolider le fichier électoral ».

La Céni affirme avoir identifié un logiciel utile pour mener cette refonte du fichier électoral. Mais l’appel d’offres n’a pas encore été lancé. Dans l’opposition, on souhaiterait être associée au processus électoral.

« L’opposition tient à être associée à toutes ces étapes-là, affirme Mamadou Tall, le directeur de cabinet de Sydia Touré, le président de l’Union des forces républicaines. Sept mois, cela me paraît limite dans la mesure où il y a un certain nombre de préalables : il faut démarrer la révision elle-même qui prendre certainement beaucoup de temps, et ensuite tirer les conséquences de cette révision ».

Autre inconnue, le coût de ce scrutin. La Céni n’a à ce stade pas encore établi de manière concrète le budget nécessaire à l’organisation de ces élections, a expliqué Me Salif Kébé.

 

Par RFI

 Publié le 07-05-2019

Modifié le 07-05-2019 à 01:43

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L’Afrique du Sud élit son nouveau président dans moins d’une semaine. Les élections ont lieu mercredi prochain. Le grand favori, c’est Cyril Ramaphosa. L’ANC est largement en tête des sondages, avec plus de 50% des intentions de vote. Mais la grande attraction de l’élection, ce sont les Combattants pour la liberté économique, appelés EFF, le troisième parti du pays. C’est le très charismatique Julius Malema qui donne le tempo de cette élection. Le 1er mai, il était en meeting dans le « township » d’Alexandra, le plus pauvre de Johannesburg. Alexandra s’était embrasé ces dernières semaines pour protester contre le manque de services publics.

C’est un accueil de rockstar qui a été donné à Julius Malema à son arrivée dans le stade d’Alexandra. Le leader de l’EFF a ensuite accusé l’ANC d’avoir laissé tomber les habitants des townships : « Qu’est ce que l’ANC a fait ? Rien ! Ils ont volé de l’argent c’est tout. C’est pourquoi l’EFF dit que nous devons exproprier les fermiers sans compensation et donner aux habitants d’Alexandra pour qu’ils puissent construire leurs maisons. »

Redistribution des terres

Malema a fait de la redistribution des terres aux Noirs son principal axe de campagne. Une nécessité pour Ayanda : « Oui, nous voulons nos terres ! Les Noirs n’ont que 20% des terres alors qu’ils représentent la majorité des habitants. Les Blancs en ont 80%. Pourquoi ? On est en Afrique ici ! »

Troisième des sondages

Julius Malema est pour l’instant troisième des sondages, loin, très loin derrière l’ANC. Peu importe selon Paul, le rôle de l’EFF est tout autre : « Julius est un chien de garde, pas seulement pour surveiller l’ANC, mais pour tous les Sud-Africains. Il force l’ANC à ne pas se relaxer. Car ils se reposent depuis plus de vingt ans maintenant. Il y n’y a eu aucun changement depuis, ici, à Alexandra ». Le leader de l’EFF, souvent provocateur, a terminé son discours en chantant « Kill the Boer », qui signifie « tuer les fermiers blancs ».

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 07:28

L’Afrique du Sud élit son nouveau président dans moins d’une semaine. Les élections ont lieu mercredi prochain. Le grand favori, c’est Cyril Ramaphosa. L’ANC est largement en tête des sondages, avec plus de 50% des intentions de vote. Mais la grande attraction de l’élection, ce sont les Combattants pour la liberté économique, appelés EFF, le troisième parti du pays. C’est le très charismatique Julius Malema qui donne le tempo de cette élection. Le 1er mai, il était en meeting dans le « township » d’Alexandra, le plus pauvre de Johannesburg. Alexandra s’était embrasé ces dernières semaines pour protester contre le manque de services publics.

C’est un accueil de rockstar qui a été donné à Julius Malema à son arrivée dans le stade d’Alexandra. Le leader de l’EFF a ensuite accusé l’ANC d’avoir laissé tomber les habitants des townships : « Qu’est ce que l’ANC a fait ? Rien ! Ils ont volé de l’argent c’est tout. C’est pourquoi l’EFF dit que nous devons exproprier les fermiers sans compensation et donner aux habitants d’Alexandra pour qu’ils puissent construire leurs maisons. »

Redistribution des terres

Malema a fait de la redistribution des terres aux Noirs son principal axe de campagne. Une nécessité pour Ayanda : « Oui, nous voulons nos terres ! Les Noirs n’ont que 20% des terres alors qu’ils représentent la majorité des habitants. Les Blancs en ont 80%. Pourquoi ? On est en Afrique ici ! »

Troisième des sondages

Julius Malema est pour l’instant troisième des sondages, loin, très loin derrière l’ANC. Peu importe selon Paul, le rôle de l’EFF est tout autre : « Julius est un chien de garde, pas seulement pour surveiller l’ANC, mais pour tous les Sud-Africains. Il force l’ANC à ne pas se relaxer. Car ils se reposent depuis plus de vingt ans maintenant. Il y n’y a eu aucun changement depuis, ici, à Alexandra ». Le leader de l’EFF, souvent provocateur, a terminé son discours en chantant « Kill the Boer », qui signifie « tuer les fermiers blancs ».

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 07:28