SPORT Archives - Elections.ci

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electionsci2016418 avril 20194min32

Accusé de harcèlement sexuel sur des employées de la Confédération africaine de football (CAF) par Amr Fahmy, le secrétaire général récemment révoqué, le président Ahmad Ahmad, a réagi dans les colonnes du confrère Jeune Afrique.

Ahmad Ahmad n’aura pas attendu longtemps pour réagir aux accusations portées par l’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), l’Egyptien Amr Fahmy, contre lui. Il a répondu point par point à toutes les accusations, dans les colonnes de Jeune Afrique.

Lire aussi cet article : CAF : Après avoir accusé Ahmad Ahmad de harcèlement, Amr Fahmy (Sg) licencié

Concernant les accusations de harcèlement sexuel, le président de la CAF a fait savoir que « Fahmy avait fait pression sur des employées égyptiennes, afin de leur faire dire qu’elles étaient harcelées, ce qu’elles ont refusé de faire ».

Pour ce qui est des accusations de détournements à titre personnel, Ahmad a précisé que « Toutes les décisions sont prises de manière collégiale. Je ne suis pas habilité à décider tout seul. L’achat des voitures ? Nous avons estimé que louer systématiquement des véhicules revenait très cher, d’où la décision d’en acquérir ».

Puis le Malgache de faire la lumière sur le contrat avec Tactical Steel : « Le contrat avec Tactical Steel a été fait de manière transparente. Les sommes engagées par la CAF ont toutes été validées. Je regrette que des personnes cherchent à nuire à notre volonté de réhabiliter l’image de la CAF »

Sur le licenciement d’Amr Fahmy, le président de la CAF a également fait des précisions : « Je tiens d’abord à préciser que, contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, Amr Fahmy ne quitte pas la CAF après un accord à l’amiable, mais il s’agit bien d’une révocation. Et que la décision de se séparer de lui avait été prise depuis plusieurs mois. Il avait connu des problèmes de santé, et c’est pour cela que nous avions décidé d’attendre. Nous avons des dossiers sur lui. C’est pour cela que nous avions décidé de ne pas le conserver ».

Pour rappel, Amr Fahmy avait envoyé des documents à des membres de la CAF ainsi qu’une lettre à la FIFA, le dimanche 31 mars 2019, dans laquelle il accusait Ahmad Ahmad de harcèlement sexuel, de corruption, paiement de pots de vin à des dirigeants et usage personnel des fonds de la CAF.

Le lundi 15 avril 2019, Nathalie Rabe, responsable de la communication de la CAF avait indiqué que « Le comité exécutif a pris la décision le 11 avril de révoquer Amr Fahmy »

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016413 mars 20193min59

Cristiano Ronaldo a offert, le mardi 12 mars 2019, le ticket des quarts de finale de la Ligue des champions à la Juventus, en inscrivant 3 buts. Plus que l’exploit accompli par le Portugais, c’est la célébration de sa troisième réalisation après la transformation du penalty transformé qui fait débat.

 

Héros de la qualification de la Juventus Turin avec trois réalisations, Cristiano Ronaldo risque de s’attirer les foudres de l’UEFA. En effet, le Portugais a répondu aux provocations de l’entraîneur de l’Athletico, Diego Simeone, en mimant un acte sexuel, après avoir transformé le penalty qui expédiait la Juventus en quart de finale.

Fou de joie, Cristiano Ronaldo s’est mis dans la même posture que Diego Simeone avait adoptée, au match aller après l’ouverture du score. Si l’entraîneur de l’Athletico s’était touché les parties intimes pour montrer qu’il avait les « couilles », Ronaldo, lui, a carrément mimé le coït devant les tribunes.

« C’est une grande soirée pour les supporters de la Juve. Il y en a un autre qui a célébré à l’aller. Nous, nous avons répondu sur le terrain. La Juventus répond toujours sur le terrain et finalement, c’est bien nous qui avons vraiment eu des couilles pendant tout ce match », a justifié Leonardo Bonucci.

Pour son geste jugé « déplacé » au match aller, l’UEFA a infligé une amende de 20 000 euros à Diego Simeone, même si l’entraîneur de l’Athletico avait présenté des excuses. La célébration de Cristiano Ronaldo pourrait amener l’UEFA à prendre des sanctions similaires à son encontre.

 

Adolphe Angoua

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electionsci201641 février 20193min78

Finalement, la Côte d’Ivoire organisera la Coupe d’Afrique des nations 2023.

 Le président de la République, Alassane Ouattara, a accepté le glissement que proposait le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, à la Côte d’Ivoire. Désormais, l’objectif c’est 2023. Tout doit donc être mis en œuvre pour le démarrage effectif des travaux de construction des infrastructures devant abriter l’événement.

Ce sont les instructions données par le chef de l’État au ministre des Sports, à la Fédération ivoirienne de football et au Comité d’organisation de la Can 2013 (Cocan 2023). Pour la réussite des préparatifs de la Can 2023 que va abriter la Côte d’Ivoire, a révélé le ministre Claude Paulin Danho, le président Ouattara a demandé «une grande collaboration, une grande entente, une grande solidarité entre tous les acteurs du football ivoirien et du football africain». Un message fort aux acteurs du football en Côte d’Ivoire en crise depuis plusieurs mois. «Nous sortons de l’audience où le président de la République, nous a instruit de poursuivre l’ensemble des travaux en cours, afin que les délais soient tenus. Nous allons travailler dans ce sens avec le comité d’organisation pour que toutes les infrastructures sportives et d’hébergement soient réalisées dans les délais prévus», a déclaré le ministre des Sports au terme de l’audience accordée au patron de la Caf mardi 29 janvier à Abidjan.

Notons que cette décision de la Côte d’Ivoire de saisir la main tendue de la Caf résulte de la volonté du président Alassane Ouattara d’exprimer sa solidarité à son homologue Paul Biya qui n’a pu tenir les délais pour accueillir la Can 2019, malgré les investissements colossaux qui doivent être pris en compte.

A.CAMARA

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electionsci2016429 janvier 20194min112

Le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, aura un entretien, ce mardi 29 janvier 2019, à 12h30, avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, arrivé la veille, à Abidjan.

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, aura un entretien, ce mardi 29 janvier 2019, à 12h30, avec le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad. Au menu des échanges, la question de l’organisation ou non de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2021) par la Côte d’Ivoire. Ce sera l’occasion pour le patron du football africain d’éclairer la lanterne des autorités ivoiriennes sur ce sujet depuis que la CAF a décidé de retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun et d’opter pour un glissement. Ce qui verrait celle de 2021 initialement attribuée à la Côte d’Ivoire revenir au Cameroun. Avec cette éventualité, la compétition de 2023 reviendrait aux Ivoiriens. Quant à la Guinée, elle se contenterait d’organiser la CAN 2025.

Lire aussi cet article : Alassane Ouattara a reçu le président de la CAF Ahmad Ahmad

Il y a plus d’un an, précisément le mardi 19 décembre 2017, Ahmad Ahmad avait été reçu en audience par le président Alassane Ouattara au palais présidentiel. A cette occasion, il avait donné beaucoup d’assurance au chef de l’Etat sur l’organisation de la CAN 2021 par la Côte d’Ivoire. Le Malgache avait notamment dit qu’il était venu faire ses civilités au président Ouattara et le rassurer sur l’organisation de la CAN 2021 par notre pays. Mieux, il avait ajouté que la CAF entendait « accompagner » le pays pour la réussite de cet événement et qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit, ni à celui des membres de l’instance confédérale de retirer l’organisation de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire.

Lire aussi cet article : Ahmad Ahmad (CAF) attaque les autorités ivoiriennes mais prend soin d’épargner le président Ouattara

Pourquoi prendre aujourd’hui un virage à 180 degrés après toutes ces assurances données au premier citoyen ivoirien ? En tout cas, Ahmad Ahmad devra tirer tout cela au clair devant son illustre hôte.

Quant à la Fédération ivoirienne de football (FIF), elle n’a même pas attendu l’arrivée du Malgache en Côte d’Ivoire pour saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). « Suite à la décision de la CAF de réattribuer au Cameroun, l’organisation de la CAN 2021 confiée initialement à la Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne de football (FIF) a saisi, ce mercredi 13 décembre 2018, le Tribunal arbitral du Sport (TAS) d’un recours contre la décision de la CAF », a publié la FIF sur son site internet.

Depuis, les deux institutions (FIF et CAF) ont dévoilé les noms de leurs avocats à l’instance arbitrale du sport.

 

 

adolphe angoua

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electionsci201648 janvier 20192min93

La 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2019) aura lieu du samedi 15 juin au samedi 13 juillet 2019, en Egypte. Le pays a été désigné, le mardi 8 janvier 2019, par la CAF pour abriter sa troisième compétition.

L’organisation de la 32ème édition de la CAN revient à l’Egypte. Ce pays a été désigné, le mardi 8 janvier 2019, pour l’organisation de cette compétition, en marge des CAF Awards qui ont lieu à Dakar.

C’est la quatrième fois que l’Egypte va organiser la CAN, après les 9ème et 15ème et 25ème éditions organisées respectivement en 1974, 1986 et 2006.

C’est le jeudi 13 décembre 2018 que l’Egypte a annoncé qu’elle était candidate à l’organisation de la CAN 2019, après le retrait de la compétition au Cameroun pénalisé par des retards dans l’avancée des travaux.

« La fédération égyptienne de football (EFA) a fait acte de candidature officiel pour accueillir la CAN 2019, qui est prévue en juin et devait être organisée par le Cameroun qui n’était pas prêt à l’accueillir », écrit l’EFA dans un communiqué posté sur Twitter et Facebook.

En matière d’infrastructures, l’Egypte dispose d’au moins une douzaine de stades à plus de 20.000 places, dont le Borg El Arab Stadium (86.000 places) et le Cairo International Stadium (75.000 places) où évolue généralement l’équipe nationale égyptienne. Avec quatre grandes enceintes au Caire, deux à Alexandrie et deux à Suez, le pays serait quasiment en mesure d’organiser la CAN 2019 dans trois villes seulement.

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016413 décembre 201810min90

Le retrait annoncé de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2021) à la Côte d’Ivoire était, le mercredi 12 décembre 2018, au centre des échanges entre la Fédération ivoirienne de football (FIF) et les clubs de Ligue 1, Ligue 2, D3 ainsi que les groupements d’intérêts lors de la rencontre qui a eu lieu à l’hôtel Palm Club de Cocody.

Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Augustin Sidy Diallo, a rencontré, le mercredi 12 décembre 2018, les présidents de Ligue 1 et 2 ainsi que ceux de D3 et groupements d’intérêts, à l’hôtel Palm Club de Cocody pour se pencher sur le retrait annoncé de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire.

Cette rencontre à laquelle a pris part le président du Comité d’organisation de la CAN 2021 (COCAN 2021), Lambert Feh Kessé, a été l’occasion pour les responsables de club de crier leur indignation, après la sortie du président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, qui a déclaré que la compétition de 2021 initialement attribuée à la Côte d’Ivoire, reviendra désormais au Cameroun.

Dans leur écrasante majorité, les clubs n’apprécient la sortie du président de la CAF et souhaitent que le président de la FIF, Augustin Sidy Daillo, saisissent le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Ils ont notamment dit que la Côte d’Ivoire n’a rien à voir avec l’incapacité supposée du Cameroun à organiser la compétition de 2019 et exigent que celle de 2021 reviennent à la Côte d’Ivoire comme initialement établi.

Les réactions de quelques présidents de club après la réunion avec la FIF

Sanogo Souleymane (Président de Sol FC d’Abobo) : « On ne peut pas nous retirer une CAN comme ça »

« On était venu écouter le président de la Fédération ivoirienne de football qui nous a instruits sur le dossier de la CAN 2021. Aujourd’hui, il y a beaucoup de rumeurs. Mais il faut dire que la CAN concerne d’abord les clubs que nous sommes, les supporters ivoiriens et la Fédération ivoirienne de football. Après l’exposé du président (le président de la FIF, Augustin Sidy Diallo : ndlr), les présidents de club que nous sommes, nous sommes en phase avec lui. Nous soutenons le président Sidy Diallo. Nous lui avons demandé de porter une plainte auprès de l’instance suprême. Aujourd’hui, c’est le TAS qui commande. Donc nous pensons qu’il est tout à fait normal que nous soyons solidaires de la FIF en exigeant au président (de la Fédération) de porter une plainte. On ne peut pas nous retirer une CAN comme ça, ce n’est pas possible. Parce que la CAN pour nous, c’est une aubaine pour les clubs que nous sommes. Avec toutes ces infrastructures et tout l’engouement qui seront autour de l’événement, on vient nous retirer la compétition sans qu’on nous dise concrètement pourquoi. La Côte d’Ivoire a les capacités et les moyens d’honorer le cahier de charges donné par la Confédération africaine de football. Pour nous, il n’est pas question de retirer cette CAN à la Côte d’Ivoire. Nous les clubs, nous exigeons à la Fédération ivoirienne de maintenir cette date et de porter une plainte auprès du TAS…La CAF ne peut pas ignorer la FIF et adresser un courrier à d’autres personnalités. Nous disons que c’est un peu malsain de la part de la Confédération africaine de football. Il faut respecter les textes de la CAF. Et c’est ce que nous demandons. Les textes de la CAF sont clairs. Si les textes nous donnent tort, on acceptera la décision. Mais tant que ce n’est pas le cas, en tout cas, nous exigeons que la Fédération ivoirienne de football porte plainte auprès du TAS pour que la loi soit dite. C’est tout. »

Dosso Sinani (Président de l’Entente Sportive du Bafing) : « Nous avons le temps de finir les infrastructures »

« Moi, je suis pour l’organisation de la CAN en 2021. Je tiens compte d’un certain nombre de paramètres. La capacité de notre Etat. Le budget qu’on nous a annoncé n’est pas hors de la capacité de la Côte d’Ivoire. Nous avons fait plus que ça avec le 3ème pont. 200 et quelques milliards pour finir nos stades, en 24 ou 29 mois, c’est largement possible Et nous sommes donc dans le temps. Les routes sont en train d’être faites, San Pedro, le prolongement de l’autoroute jusqu’à Bouaké. Korhogo, tout commence à rentrer dans l’ordre. Je pense que nous avons le temps de finir les infrastructures. Et donc il faut qu’on se batte pour garder la CAN 2021 et non celle de 2023 qui est hypothétique. »

Dia Mamadou (Président de LYS de Sassandra et membre du comité exécutif de la FIF) : « Dire que nous ne serons pas prêts pour cette CAN, c’est faire injure à la Côte d’Ivoire »

« Le pays du président Houphouët Boigny est un pays de travailleurs, de personnes de paroles. Nous avons des autorités qui travaillent, qui savent relever les défis. Et dire que nous ne serons pas prêts pour cette CAN, je pense que c’est faire injure à la Côte d’Ivoire. La manière n’a pas été bonne parce qu’en la matière, il y a une méthode. Il faut appliquer les textes. Et ce que nous constatons, c’est que les textes n’ont pas été appliqués. Ce n’est pas juste. On apprend beaucoup de choses dans les médias. Et derrière, officiellement sur la manière de faire, les choses ne sont pas appliquées. Ça, ce n’est pas bon. Nous sommes un pays de dialogue. On va utiliser le dialogue, mais en même temps, on va appliquer les textes. Il ne faut pas laisser les choses telles qu’elles sont. Le président (le président Augustin Sidy Diallo : ndlr) a voulu venir écouter les clubs. Je pense qu’il y a une unanimité sur la décision à prendre. Nous ne pouvons pas accepter qu’on nous retire notre CAN. On la veut, nous sommes capables. C’est la Côte d’Ivoire, nous sommes capables de l’organiser et nous serons prêts pour l’organiser. Et donc il va falloir décider quelque chose avec le dialogue, mais il faut appliquer les textes (…). Nous (FIF : ndlr) n’avons pas reçu de courrier de la part de la CAF. Nous avons appris l’information dans les médias, de la même manière que la population. Jamais, nous n’avons été contactés par la CAF pour nous informer officiellement de ce changement. On ne va pas s’asseoir et attendre parce que les choses vont vite. Je pense qu’avec l’aval que nous venons d’obtenir de tous les clubs de Côte d’Ivoire, nous allons nous réunir et prendre la bonne décision en étant en phase avec nos autorités administratives (…). Le président du Cocan (Feh Kessé Lambert : ndlr) a bien expliqué tout ce qui a été entrepris, tous les travaux qui sont en cours et qui se poursuivent normalement. Il nous a confirmé avec force et vigueur que nous seront prêts en 2021. Là-dessus, on n’a aucun doute. Je pense que les gens ne connaissent pas bien la Côte d’Ivoire. C’est un pays de travailleurs, un pays qui a beaucoup de ressources avec des personnes très intelligentes qui savent travailler. Nous allons nous réunir et prendre la décision qu’il faut. »

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016411 décembre 20186min94

Depuis qu’il a annoncé à la télévision Afrique Média le retrait de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire, le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad, fait feu de tout bois pour justifier cette décision. Dans ses nombreuses sorties médiatiques, il s’en prend aux autorités ivoiriennes. Sa dernière intervention sur les antennes du confrère RFI n’a pas dérogé à la règle. Il a encore trollé les autorités sportives ivoiriennes.

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, poursuit ses attaques contre les autorités sportives ivoiriennes au sujet du retrait de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2021) à la Côte d’Ivoire. Alors que les seconds ont mal accueilli cette décision, le premier estime qu’ils devraient plutôt l’applaudir et remercier la CAF.

Lire aussi cet article : Ahmad Ahmad fait mentir le ministre ivoirien des Sports Danho Paulin

Le Malgache s’en est encore pris, le lundi 10 décembre 2018, aux autorités sportives ivoiriennes. « Au lieu de remercier la CAF de leur avoir donné du temps, surtout les techniciens. », a-t-il confié à la « Radio Mondiale », avant de ménager le président de la République Alassane Ouattara : « Si c’était de la part du chef de l’Etat (Le président Alassane Ouattara : ndlr), j’aurais pu facilement comprendre parce que la politique n’est pas obligée de connaitre les arcanes d’organisation d’une grande compétition. »

Dans sa violente diatribe contre les autorités sportives ivoiriennes, Ahmad soutient même qu’il y a des insuffisances à leur niveau. « Ça démontre peut-être, l’insuffisance aussi peut-être des responsables. Parce qu’au lieu de convaincre son chef que ah, c’est une bonne chose, aillent (sic) plutôt dans une politique politicienne pour créer des polémiques. », a-t-il lancé, avant de s’interroger sur les capacités de la Côte d’Ivoire à construire 5 stades en 2 ans : « Comment on peut construire des stades, 5 stades en 2 ans ? Il y a des villes où il n’y a rien, pas d’hôtel. »

Déduction ? « Donc, tout ça, c’est malheureux de la part des responsables. Au lieu d’être des partenaires, parce que la Confédération veut relever le football africain, surtout protéger ses joueurs professionnels. Je suis sûr que les grands responsables ivoiriens vont écouter leurs responsables dans le cadre de la préparation de la CAN et ils vont se rendre compte que c’est la CAF qui avait raison. » C’est dit !

Pour rappel, le ministre ivoirien des Sports, Danho Paulin, avait donné des assurances sur les capacités de la Côte d’Ivoire à organiser la CAN 2021. « Nous avons été retenus pour 2021. Nous devons nous organiser pour être prêt en 2021. Après, si nous sommes dans une situation où il faut négocier, pour des glissements ou des choses comme ça, ça interviendra au cours d’une conférence, des rencontres pour réaliser cela. Mais, objectivement, nous avons été désignés en 2014 pour faire la coupe d’Afrique des nations de football en 2021. Nous avons un chronogramme, nous avons mobilisé les ressources. Nous y travaillons en toute sérénité pour éviter d’être dans la situation que nous connaissons aujourd’hui. C’est d’abord une question de principe. Nous avons pris des engagements financiers, nous sommes en train de préparer une équipe de football. Donc, il y a beaucoup de contraintes », avait-dit sur les antennes de RFI.

Pour sa part, le comité exécutif de la Fédération ivoirienne de football (FIF) a produit un communiqué, le lendemain mardi 4 décembre 2018, pour marquer sa surprise suite aux déclarations du président de la CAF. « Aucune autorité étatique ivoirienne, ni aucun dirigeant de la Fédération, à quelque niveau que ce soit, n’a été contacté ou approché par la Confédération africaine de football quoi que ce soit s’y rapportant. »

A qui va maintenant échoir la CAN 2019 retirée au Cameroun ? Ahmad Ahmad a fait savoir que le Comité exécutif de la CAF désignera le pays organisateur, le mercredi 9 janvier 2019, à Dakar (Sénégal). Si l’édition de 2019 a échappé aux Camerounais, ils devraient organiser celle de 2021 et les Ivoiriens attendront 2023. Ils n’ont pas le choix. De toute façon, a fait comprendre Ahmad, la Côte d’Ivoire n’était pas prête pour 2021.

 

Adolphe Angoua

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electionsci201644 décembre 20186min147

Ce qui était, jusque-là, une rumeur, est devenu une réalité. Le président de la Confédération africaine de football vient de proposer le retrait de la CAN 2021 à la Côte d’Ivoire au profit du Cameroun, pays organisateur de la prochaine CAN (2019) qui lui a été retiré au motif qu’il n’est pas prêt. Le Malgache, Amad Amad n’a pas cherché loin ses arguments pour demander que la CAN des Ivoiriens soit décalé en 2023 afin de céder celle de 2021 au pays de Paul Biya pour se rattraper. Il a simplement décidé de « faire entorse aux règlements » pour repousser l’échéance pour la Côte d’Ivoire pendant que ce pays se prépare activement en vue du respect de son cahier des charges. « La Côte d’Ivoire ne sera pas prête pour 2021. C’est pour arranger les choses qu’on va décaler. C’est confirmer, la Can 2021 pour le Cameroun et celle de 2023 pour la Côte d’Ivoire », a lancé comme un pavé dans la marre, Amad Amad, qui soutient que la décision émane du Comité exécutif qui a été approuvée par le Congrès.

A priori, c’est justice faite au Cameroun pour le contenter de sa Can retiré faute d’avoir été prêt pour accueillir le plus grand rendez-vous sportif du continent. Mais, est-ce la faute à la Côte d’Ivoire si le Cameroun, qui a postulé et fait campagne pour 2019, n’a pas pu honorer ce rendez-vous ? La Côte d’Ivoire, qui a consciemment postulé pour 2021 devra-t-elle payer pour un tiers ? Au demeurant, c’est faire injure aux dirigeants ivoiriens que de dire tout de go, à trois ans de 2021, que le pays de Didier Drogba ne sera pas prêt pour le rendez-vous de la Caf. Rien, a priori, ne justifie les affirmations de Amad Amad, qui aurait eu un peu de respect pour les Ivoiriens en prenant cette décision de concert avec leurs autorités. Le président de la Caf aurait eu la bienséance de négocier avec les dirigeants du football ivoirien avant de prendre sa décision que cela n’aurait choqué.

Mais, alors que la Côte d’Ivoire s’investit pleinement pour accueillir le monde du football africain sur son sol, elle est cassée dans son élan par cette décision qui va refroidir les ardeurs. En effet, il suffit de faire un tour sur le sol d’Ebimpé, à la périphérie Nord-Est d’Abidjan pour se rendre compte des efforts fournis par les Ivoiriens pour le respect de l’échéance de 2021. En quelques mois, les dirigeants ivoiriens ont fait sortir de terre le stade olympique prévu à Ebimpé, qui fait déjà la fierté de tout passant. Dans les trois années à venir, trois autres joyaux du genre sont annoncés. Ces quatre stades devraient compléter ceux qui existent déjà. Notamment le stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, celui du Champroux, ceux de Bouaké, Yamoussoukro et autres qui seront en réfection pendant ce temps.

Mieux, pour décréter que les Ivoiriens ne seront pas prêts comme le Cameroun, il aurait fallu aux dirigeants de la Caf attendre à l’approche de l’échéance, comme ils l’ont fait pour les Camerounais, à quelques mois du rendez-vous de 2019, pour faire l’état des lieux et décider.

Il y deux ans, alors que certains pouvaient en douter, la Côte d’Ivoire a relevé le défi de l’organisation sur ses terres des 8ème Jeux de la Francophonie. Un succès qui ne devrait pas permettre à Amad Amad de lui faire injure de décaler la CAN 2021 au motif qu’elle ne serait pas prête. Sur quoi se permet-il de le dire ? Doute-t-il de la capacité des Ivoiriens à relever ce défi loin de l’insurmontable ? Le président de la Caf fait un faux procès et un vilain calcul, et s’il n’est trop tard, il pourrait toujours se ressaisir. Quitte à faire passer le Cameroun, le fautif, en 2023, pour ne pas refroidir les ardeurs des Ivoiriens qui ont pris d’importants engagements financiers pour tenir le pari de 2021.

Félix D.BONY

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electionsci2016422 novembre 201811min112

A 40 ans, Didier Drogba a disputé le 9 novembre 2018 à Louisville aux Etats-Unis, en finale de l’USL Cup, une compétition nord-américaine l’ultime match de sa carrière professionnelle de footballeur. L’attaquant a tiré dans la nuit du 21 au 22 novembre sa révérence sur son compte Twitter après deux décennies marquées notamment par ses glorieuses années à Chelsea (Angleterre) et ses exploits en équipe de Côte d’Ivoire.

C’est l’un des meilleurs footballeurs africains de l’histoire et sans doute l’un des quatre ou cinq meilleurs attaquants qu’ait vu naître le continent. Didier Yves Drogba Tébily a vécu, à 40 ans, 7 mois et 26 jours, le dernier match de son immense carrière de footballeur. Une carrière qui l’a donc mené de petits clubs français, où il a pris son temps pour éclore durant les années 1980 et 1990, aux sommets des foots européen, africain et même mondial.

«C’était pas gagné»

En 2008, il y a dix ans, Didier Drogba publiait déjà une autobiographie avec le journaliste et par ailleurs consultant pour RFI, Hervé Penot, C’était pas gagné. Un titre évocateur du parcours tortueux pour le natif d’Abidjan, envoyé à l’âge de 5 ans chez un oncle footballeur en France.

Un pays où l’ex-gamin de Yopougon parfait lentement mais sûrement ses qualités… Dunkerque (1988-1989), Abbeville (1989-1990), Tourcoing (1990-1991), Vannes (1991-1993), Levallois (1993-1997) puis Le Mans (1997-1998) où il évolue ensuite en tant que pro, de 1998 à 2002. Le club manceau est réputé pour détecter et former des joueurs africains de talent.

Mais c’est à Guingamp, aux côtés du futur international français Florent Malouda, que Didier Drogba se révèle. Une saison 2002-2003 qui attise la convoitise de l’Olympique de Marseille (OM). L’OM, qui est alors encore le club le plus populaire de France, en fait vite sa star, durant l’exercice 2003-2004. A raison. En l’espace de quelques mois, l’avant-centre empile les buts spectaculaires, que ce soit en Championnat de France ou en coupes d’Europe.

Roi d’Angleterre

En Ligue des champions, il a notamment scoré face au FC Porto de José Mourinho. Celui qui est alors un tout jeune entraîneur est ce soir-là impressionné par le Marseillais. L’été qui suit, le Portugais insiste donc pour faire venir Didier Drogba dans son nouveau club, Chelsea. L’OM cède son joyau contre un chèque d’une trentaine de millions d’euros, à la grande colère du joueur et des supporters olympiens.

L’Ivoirien est tout d’abord assez peu épanoui en Angleterre. Ses premiers mois sont perturbés par des pépins physiques mais il trouve néanmoins régulièrement le chemin des filets. Surtout, son entente avec José Mourinho est exceptionnelle et leur collaboration est fructueuse. Didier Drogba se forge un palmarès avec deux championnats d’Angleterre (2005 et 2006) et d’autres titres.

Même lorsque Mourinho quitte Chelsea en pleine saison 2007-2008, l’intéressé ne se démonte pas et reste la valeur sûre des « Blues », que ce soit sous la direction de l’Israélien Avram Grant, du Brésilien Luiz Felipe Scolari, du Néerlandais Guus Hiddink, de l’Italien Carlo Ancelotti, du Portugais André Villas-Boas ou de l’Italien Roberto Di Matteo, durant les cinq années suivantes.

Roi d’Europe

Si Didier Drogba garnit sans cesse son armoire avec des trophées nationaux, en Europe, en revanche, il peine à parvenir au sommet. Exclu en finale de la Ligue des champions 2007-2008, il s’incline face à Manchester United. Lors de l’édition suivante, il pète les plombs après une demi-finale retour houleuse face au FC Barcelone, lâchant au sujet de l’arbitrage, devant une caméra : « Vous avez vu ça ? C’est une honte… C’est une putain de honte ! » Un écart de conduite qui lui vaut quatre matches de suspension.

C’est en 2012, alors que Chelsea et ses trois piliers – Didier Drogba, Frank Lampard et John Terry – semblent sur le déclin, que les « Blues » deviennent enfin champions d’Europe. Après un parcours plein de hargne, ils triomphent en finale du Bayern Munich, aux tirs au but, avec une égalisation de l’Ivoirien durant le temps réglementaire.

Un voyage d’Est en Ouest

Peu après ce sacre, Didier Drogba annonce à la stupeur générale qu’il quitte Chelsea après un peu moins d’une décennie pour aller en Chine, au Shanghaï Shenhua. Une expérience 2012-2013 peu stimulante. La superstar rebondit donc en Turquie et à Galatasaray, un championnat et un club plus compétitifs où les supporters en font une icône absolue.

Pourtant Drogba n’y reste que quelques mois. Il retrouve en effet José Mourinho et Chelsea pour une pige qui lui permet d’ajouter un quatrième Championnat d’Angleterre à son CV, ainsi qu’une troisième Coupe de la Ligue anglaise, auxquels il faut adjoindre les quatre Coupes d’Angleterre et deux Community Shields déjà glanés.

La suite ? Un séjour en Amérique du Nord. D’abord à l’Impact de Montréal, une équipe de la Major League Soccer, en 2015 et 2016. Puis une ultime expérience au Phoenix Rising FC, une plus modeste formation, en 2017 et 2018, dont il devient par ailleurs dirigeant.

Une légende en Afrique…

En club, Didier Drogba a donc brillé sur trois continents. Mais c’est surtout à travers l’Afrique, avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire que « Dai Zoko national » a sans doute vécu ses émotions les plus fortes. Il y a évidemment cette qualification historique pour la Coupe du monde 2006, en octobre 2005. Depuis Khartoum au Soudan, l’attaquant-vedette lance alors un vibrant appel à la paix dans son pays, ravagé par la guerre. « Déposez les armes. Organisez des élections », réclame-t-il.

Sa popularité s’accentue encore en 2006 lorsqu’il mène les « Eléphants » en finale d’une Coupe d’Afrique des nations pourtant remportée par le pays hôte, l’Egypte. Mais c’est aussi le début d’une terrible frustration à la CAN.

Après avoir manqué un tir au but face aux « Pharaons », Drogba va encore perdre la finale de la CAN 2012, face à la Zambie cette fois. Et il ne sera pas de celle remportée par ses ex-partenaires, en 2015 en Guinée équatoriale.

…et une superstar planétaire

Les trois phases finales de Coupe du monde qu’il dispute avec la sélection ivoirienne, en 2006, 2010 et 2014, se soldent par ailleurs par des éliminations rageantes dès le premier tour. Au Brésil, en 2014, Didier Drogba semble déjà nettement moins percutant qu’à ses plus belles heures. Mais son aura auprès du public brésilien, qui a pourtant vu passer des légendes comme Pelé, Garrincha, Socrates ou Ronaldo, est impressionnante. Elle témoigne de la place prise par l’Abidjanais dans la saga du sport-roi.

 

 

 

Par David Kalfa

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electionsci2016419 novembre 20184min105

Après la saisine de la Ligue de football professionnel, les avocats de l’international milieu de terrain ivoirien de Fulham, Jean Michael Seri, ont désormais le regard tourné vers la Fédération française de football et comptent saisir si possible la justice française. Selon eux, leur client estime que Nice s’est rendu coupable d’une manipulation visant à sous-évaluer le montant de son transfert au club anglais.

Jean Michael Seri et son ancien club, l’OGC Nice, sont en conflit. Le joueur estime que Nice a sous-évalué le montant de son transfert par une manipulation. « Monsieur Seri estime que Nice s’est rendu coupable à son encontre d’une manipulation visant à (grossièrement) sous-évaluer le montant de son transfert et ainsi faire une substantielle économie de la prime sur transfert », peut-on lire dans le communiqué publié par les avocats Jean-Louis Dupont et Martin Hissel.

Saisie, la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) a « botté en touche » le dossier. Mais les avocats de Seri comptent poursuivre l’affaire. Et c’est la commission paritaire d’appel de la Fédération française de football qu’ils ont décidé de saisir, en attendant d’en faire si possible autant pour la justice du pays.

Selon ses avocats, Fulham débourserait en réalité 11,2 millions d’euros pour Seri et 16,4 millions pour Maxime Le Marchand, des chiffres qui ne correspondent pas du tout à ce qui avait été annoncé au moment des transferts, et qui, selon eux, ne correspondent pas à la valeur marchande des deux joueurs.

De son côté, l’OGC Nice a réagi en rejetant ces accusations. Le directeur général du club, Julien Fournier, a qualifié le dossier de « grossier ». « Il faut savoir qu’il n’a eu aucune offre l’été dernier. Ensuite, Fulham était en premier intéressé par Le Marchand, dès le mois de janvier. Puis ils se sont penchés sur Seri et Plea. C’est moi qui leur ai soufflé le nom de Seri, car ils cherchaient un milieu de terrain. De plus, le jour de la signature de son contrat, Seri était au courant du montant du transfert et de celui de la prime. En plus, alors qu’on devait la lui payer sur quatre ans, on la lui a réglée en une seule fois, à sa demande. Tout ça est tellement grossier…».

La belle histoire d’amour entre Jean Michael Seri et les Aiglons se termine mal. L’ambiance chaude de l’Allianz Riviera où le milieu de terrain ivoirien a mis tout le monde d’accord sur son talent avant d’être élu meilleur joueur de la Ligue 1 française (2016-2017) risque d’être un lointain souvenir pour Seri.

 

Adolphe Angoua

Après la saisine de la Ligue de football professionnel, les avocats de l’international milieu de terrain ivoirien de Fulham, Jean Michael Seri, ont désormais le regard tourné vers la Fédération française de football et comptent saisir si possible la justice française. Selon eux, leur client estime que Nice s’est rendu coupable d’une manipulation visant à sous-évaluer le montant de son transfert au club anglais.

Jean Michael Seri et son ancien club, l’OGC Nice, sont en conflit. Le joueur estime que Nice a sous-évalué le montant de son transfert par une manipulation. « Monsieur Seri estime que Nice s’est rendu coupable à son encontre d’une manipulation visant à (grossièrement) sous-évaluer le montant de son transfert et ainsi faire une substantielle économie de la prime sur transfert », peut-on lire dans le communiqué publié par les avocats Jean-Louis Dupont et Martin Hissel.

Saisie, la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) a « botté en touche » le dossier. Mais les avocats de Seri comptent poursuivre l’affaire. Et c’est la commission paritaire d’appel de la Fédération française de football qu’ils ont décidé de saisir, en attendant d’en faire si possible autant pour la justice du pays.

Selon ses avocats, Fulham débourserait en réalité 11,2 millions d’euros pour Seri et 16,4 millions pour Maxime Le Marchand, des chiffres qui ne correspondent pas du tout à ce qui avait été annoncé au moment des transferts, et qui, selon eux, ne correspondent pas à la valeur marchande des deux joueurs.

De son côté, l’OGC Nice a réagi en rejetant ces accusations. Le directeur général du club, Julien Fournier, a qualifié le dossier de « grossier ». « Il faut savoir qu’il n’a eu aucune offre l’été dernier. Ensuite, Fulham était en premier intéressé par Le Marchand, dès le mois de janvier. Puis ils se sont penchés sur Seri et Plea. C’est moi qui leur ai soufflé le nom de Seri, car ils cherchaient un milieu de terrain. De plus, le jour de la signature de son contrat, Seri était au courant du montant du transfert et de celui de la prime. En plus, alors qu’on devait la lui payer sur quatre ans, on la lui a réglée en une seule fois, à sa demande. Tout ça est tellement grossier…».

La belle histoire d’amour entre Jean Michael Seri et les Aiglons se termine mal. L’ambiance chaude de l’Allianz Riviera où le milieu de terrain ivoirien a mis tout le monde d’accord sur son talent avant d’être élu meilleur joueur de la Ligue 1 française (2016-2017) risque d’être un lointain souvenir pour Seri.

 

Adolphe Angoua