Société Archives - Elections.ci

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electionsci2016423 mai 20194min76

L’affaire des 18.000 tonnes de riz avarié prend une nouvelle tournure entre l’exportateur et l’Etat de Côte d’Ivoire engagés dans une farouche bataille juridique alors que plus de la moitié du stock saisi a été détruite.

C’est le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 22 mai 2019, qui le révèle. L’Etat de Côte d’Ivoire est engagé dans une grosse bataille juridique entre l’exportateur des 18.000 tonnes de riz birman dit « avarié » saisi au port d’Abidjan.

Selon le communiqué, alors que l’opération de destruction de ce riz déclaré impropre à a consommation a démarré depuis le 16 avril 2019 et se situe à 11293,62 tonnes métriques de riz détruites, soit 62,3% du stock initial, la société exportatrice a assigné, « contre toute attente » l’Etat de Côte d’Ivoire, le 09 mai 2019, devant le Tribunal de Commerce d’Abidjan. Cette juridiction a fait droit au plaignant et a ordonné la suspension de l’opération de destruction. Dans le même temps, le tribunal a désigné un nouveau cabinet d’expert afin de déterminer à nouveau si la cargaison de riz est effectivement impropre à la consommation humaine. Ce, après les conclusions des premières expertise et contre-expertise de structures nationales et internationales, à savoir SGS, ENVAL, LANEMA, LNSP et LAMICODA du Togo, dont il est ressorti que le riz birman mis en cause est corrompu et impropre à la consommation. Conclusions qui ont conduit, en conséquence, à la saisie le 30 mars 2019, à la mise sous scellé et au déclenchement du processus de la destruction de la cargaison, conformément à la réglementation en vigueur.

En réaction à l’action en justice de l’exportateur, le gouvernement a instruit des ministres concernés pour engager une procédure d’appel. « Compte tenu du caractère sensible de ce dossier qui fait peser des menaces graves sur l’ordre public, le Conseil a instruit le Ministre chargé du Commerce, le Ministre de la Justice et l’ensemble des Ministres concernés à l’effet d’engager une procédure d’appel contre cette décision ».

Faut-il le rappeler, le 11 mars 2019, un navire transportant une cargaison de 18 105 tonnes de riz birman a accosté au Port Autonome d’Abidjan (PAA). Suite aux informations recueillies faisant état de la mauvaise qualité du produit en cale, il a été procédé à la suspension de toute procédure de dédouanement et à la sécurisation de la cargaison soumise immédiatement au Programme de Vérification de Conformité (VOC). Depuis, le stock débarqué a été mis sous scellé, et une procédure de destruction était en cour quand l’opérateur a engagé cette bataille juridique pour contraindre les dirigeants ivoirien a suspendre l’opération.

F.D.B

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electionsci2016415 mai 20192min84

Tous les usagers de la route nationale A1 retiennent leur souffle en traversant la localité de Flakièdougou (département de Bondoukou) où un trou béant menace de couper cette voie si rien n’est fait.

L’avancée d’un trou béant, sous l’effet de l’érosion, menace de couper la route nationale A 1 dans la localité de Flakièdougou, dans le département de Bondoukou. Selon notre confrère de l’AIP qui a fait ce constat, « La progression d’un trou béant menace d’obstruer le passage des véhicules sur la route nationale A1, dans la localité de Flakièdougou dans le département de Bondoukou »

Il ressort du constat effectué par notre confrère que « Cette brèche importante est née suite à une pluie torrentielle tombée en 2017. Deux ans après, le rayon de dégradation du bitume s’élargit et met à mal la circulation sur cet axe où le trafic est abondant »

Si rien n’est fait en ces périodes de fortes pluies, l’érosion poursuivra son œuvre et le trou béant pourrait couper cette route en deux. Les automobilistes en sont conscients et appellent urgemment les autorités à des travaux de réparation.

Au dire de Ouattara Drissa, chauffeur de véhicule de transport ‘’Massa’’, interrogé par notre confrère, « S’il y a de fortes pluies qui s’abattent encore ici, c’est fini on ne pourra plus passer »

Les autorités compétentes sont donc interpellées, avant qu’il ne soit tard.

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016414 mai 20193min82

Le Bureau ivoirien des droits d’auteurs (Burida) est présentement assiégé par des artistes réunis au sein du Collectif d’artistes pour le changement au Bureau ivoirien des droits d’auteurs. Tous vêtus de blanc, ces artistes ivoiriens avec à leur tête Koné Ibrahima Kalilou dit ‘’Fadal Dey’’ ont pris d’assaut le siège du Burida en vue d’exprimer leur colère. Ils accusent en effet la directrice du Burida de mauvaise gestion et exigent dans l’immédiat sa démission.

Munis de pancartes sur lesquelles on peut lire des messages hostiles à la directrice, Irène Viera, ces artistes exigent l’application de l’article 37. Lequel stipulerait qu’en cas de faute grave du gestionnaire du Burida, le ministre de la Culture et de la Francophonie est appelé à mettre fin à ses fonctions. « L’objectif du sit-in est de faire respecter et appliquer l’article 37 du décret 2015-271 du 22 avril 2015, fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Burida. L’Assemblée générale a donc ordonné au conseil d’administration de mettre en application sa décision. Cela a effectivement été fait par le Conseil d’administration qui a saisi monsieur le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama, pour la révocation de Madame Irène Assa Vieira, conformément au décret du Burida », explique le porte-parole du Collectif d’artistes pour le changement au Bureau ivoirien des droits d’auteurs, Fadal Dey.

Faut-il, le rappeler, il est reproché à Mme Viera d’avoir organisé une soirée dénommée « Solidariste » qui aurait coûté 120 millions de FCFA pour un résultat de 35 millions de FCFA recueillis selon cette dernière lors de son audition du 28 septembre 2018.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016413 mai 20197min84

Le nouveau Code civil guinéen, adopté la semaine dernière, institue la monogamie comme le régime général du mariage. La polygamie, dont la légalisation dans la première mouture du texte avait fait débat, reste possible, mais à la condition que la première épouse donne son accord lors de la célébration du mariage à la mairie.

Alpha Condé en avait fait un casus belli. Au lendemain du vote du nouveau Code civil, le 29 décembre dernier, il avait refusé de promulguer la loi organique, bloquant de fait l’entrée en application du nouveau Code, et adressé, dès le 4 janvier, un courrier au Parlement invitant les députés à une seconde lecture du texte. « En 1968, nous avons dit monogamie, et en 2018 nous disons polygamie ? Je ne signerai pas ce texte », avait alors déclaré, furieux, le président.

Cause du courroux présidentiel, l’un des articles de la première mouture du texte, qui stipulait que « le mariage peut être conclu soit sous le régime de la monogamie ; soit sous le régime de la polygamie limitée à quatre femmes. Faute par l’homme de souscrire à l’une des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie. » Une légalisation de fait de la polygamie qui, si elle est très largement pratiquée de manière traditionnelle dans le pays, était jusque-là considérée comme en dehors du cadre de la loi.

Revendications en partie entendues

Les députés ont, en partie, entendu les récriminations présidentielles et les arguments des associations de défense du droits des femmes – aux premiers rangs desquelles le collectif #PasSansElles et Wafrica – qui plaidaient pour le maintien du caractère illégal de la polygamie.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A VOULU ENCADRER LA POLYGAMIE POUR DONNER LA POSSIBILITÉ AUX FEMMES DE CHOISIR LE RÉGIME QU’ELLES DÉSIRENT

En effet, le nouveau Code civil adopté jeudi prévoit certes que « le nouveau mariage est soumis au régime de la monogamie pour tous les citoyens guinéens », mais le texte ajoute immédiatement « toutefois, le mari peut, au moment de la célébration, en présence de sa future épouse, et avec l’accord explicite de celle-ci, déclarer qu’il opte pour la polygamie limitée à deux, trois ou quatre femmes qu’il ne peut dépasser ».

« Le président de la République a voulu encadrer la polygamie pour donner la possibilité aux femmes de choisir le régime qu’elles désirent », précise à Jeune Afrique Mohamed Lamine Fofana, ministres à la présidence chargé des Relations avec les institutions. De fait, le texte instaure la possibilité pour l’épouse d’avoir voix au chapitre, ce qui n’était pas le cas dans la version initiale du texte, qui ne laissait qu’au seul homme la prérogative de choisir le régime de mariage, monogame ou polygame.

« Les discriminations au détriment des femmes ont été corrigées. Le principe de la monogamie est consacré comme par le passé et la polygamie est devenue une exception », s’est félicité la députée Traoré Zalikatou Diallo après le vote du nouveau texte. « Les lois qui sont prises aujourd’hui, c’est pour faire plaisir aux Occidentaux sans tenir compte de nos coutumes et de nos mœurs », a pour sa part regretté Aboubacar Soumah, l’un des deux seuls députés à avoir voté contre, jeudi.

Surtout, avancent les défenseurs du texte, ce nouveau Code civil constitue une avancée pour les secondes, troisièmes ou quatrièmes épouses, qui n’avaient jusque-là aucun statut civil. Désormais, en acceptant la polygamie, la première femme permet à ses coépouses d’avoir les mêmes droits qu’elle, notamment en matière de succession et d’autorité parentale.

« On accepte, mais par défaut »

Réelle avancée ou cadeau empoisonné ? La question se pose cependant, dans un pays dans lequel la polygamie est profondément ancrée dans les mœurs, jusque parmi les représentants politiques. Si elle « salue la décision des députés d’avoir accepté de modifier l’article qui posait problème », Fatou Souaré Hann, directrice de l’ONG Wafrica-Guinée, ne cache pas son amertume.

« On accepte, mais par défaut… C’est mieux que le texte qui avait été voté en décembre. Et nous avons un nouveau Code civil dans lequel il y a des avancées sur certains points », détaille-t-elle à Jeune Afrique, évoquant notamment la possibilité donnée aux femmes de travailler sans demander l’autorisation à leur époux ou encore, l’instauration du partage de l’autorité parentale en cas de divorce. « Mais il est vrai que, sur l’article concernant la polygamie, nous sommes quand même en recul par rapport à l’ancien Code civil ».

Le nouveau Code civil attend désormais la signature d’Alpha Condé, seule à même d’ouvrir la voie à sa promulgation et à sa mise en œuvre effective.

 

 

13 mai 2019 à 15h46 | Par 

Mis à jour le 13 mai 2019 à 15h49

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electionsci2016426 avril 20195min99

Le passage des bulldozers, le mercredi 24 avril 2019, matin, à l’entrée principale du marché Cocovico de Cocody-Angré a fait beaucoup de dégâts matériels. Des commerçants se sont évanouis. Non seulement des magasins et des commerces ont été détruits, mais aussi, de l’argent, des téléphones-portables et autres marchandises ont été volés.

L’après-midi, à notre arrivée sur les lieux, la partie indiquée ressemblait au passage d’un ouragan : constructions à une dizaine de mètres des poteaux électriques détruites, tôles froissées, planches traînant ici ou là…

” Des agents de je ne sais quelles structures sont arrivés avec des forces de l’ordre et les bulldozers ont commencé à tout détruire. Plusieurs commerçants, surpris se sont évanouis. Surtout quand les forces de l’ordre lançaient le gaz lacrymogène pour disperser les gens qui tentaient de ramasser leurs marchandises. Moi, je suis ici, depuis une dizaine d’années avec mes trois enfants qui ont eu le Bac et qui sont sans emploi. Nous nous débrouillons ici pour subvenir aux besoins de la famille. Nous vendons les produits cosmétiques. Nous n’avons pas pu sauver nos marchandises”, nous confie Aïcha connue sous le nom de Aïcha cosmétique. Selon elle, ni le propriétaire du magasin, ni la mairie, encore moins les gérants du marché ne l’ont informée, la veille, d’un quelconque déguerpissement. ”Hier (ndlr, mardi), j’ai payé deux mois de droits et j’ai fait des achats”, regrette-t-elle.A côté, Raïssa, coiffeuse esthéticienne qui occupe un magasin, depuis 2011, nous apprend que sa fille, qui n’a pas pu supporter la scène est tombée dans les pommes. ” Il a fallu qu’on l’arrose avec de l’eau pour qu’elle revienne à elle. Elle a failli perdre la vie. Moi, j’avais dans ma bananière, deux jours de recette, environ 160 000 francs qui ont été volés. Je vends des perruques, des mèches et des produits de beauté. La plupart a été volée”, se plaint-elle. Et son voisin Ngoran Charles de renchérir :”Depuis maintenant 10 ans, j’aide mon frère aîné à vendre des téléphones-portables. Qu’allons-nous devenir ? Allons-nous voler pour vivre ? Les téléphones-portables ont été volés. On a voulu venir ramasser nos marchandises mais les forces de l’ordre nous ont empêchés de le faire”.

Des vendeuses de pagnes n’ont pas non plus réussi à ramasser leurs marchandises quand les forces de l’ordre sont arrivées. ” Nous allons porter plainte contre ceux qui nous ont installées ici et qui certainement étaient informés et qui ne nous ont rien dit. Nous, on paie toutes les taxes”, nous confient-elles, regroupées et se lamentant sur leurs sorts, ne sachant pas si c’est la mairie ou le ministère de l’Environnement qui a entrepris l’opération.

Au siège de Cocovico, à l’intérieur du marché, où nous nous rendons pour savoir si l’administration a été informée à l’avance de ce qui allait se passer, il nous est revenu que les personnes ressources participent à une réunion loin des lieux.

Les vendeurs installés aux abords des rues traversant le marché, sur le qui-vive, prenaient des dispositions pour parer à toute éventualité, lorsque nous quittions le marché, qui, en dehors du déguerpissement avec le ramassage de bois, fer, tôles…à l’entrée principale baignait dans son calme habituel animé de marchandages entre clients et vendeurs.

 

Dominique FADEGNON

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electionsci2016419 mars 20194min169

Le système éducatif ivoirien est malade. Depuis près de deux mois, l’école est paralysée. La raison, des enseignants ont abandonné les salles de classe parce qu’ils estiment que leur condition sociale doit être améliorée. Un avis non partagé par le gouvernement Gon, et qui fait perdurer la situation en Côte d’Ivoire. Laquelle a viré ce jour en affrontements entre des élèves et des policiers à Abidjan.

La grève dans les écoles ivoiriennes continue et même vient de prendre une nouvelle tournure. Des élèves du lycée moderne de Cocody ont affronté des policiers postés à l’entrée dudit établissement. L’école semblait avoir repris comme l’avait annoncé la ministre Kandia Camara, mais, il n’en est rien. Bien au contraire, le spectacle auquel nous avons eu droit aujourd’hui est celui de la chasse à l’homme entre policiers et élèves à Cocody selon une vidéo relayée sur des réseaux sociaux. Les élèves munis de pierres et de sachets d’eau se sont attaqués aux hommes de police. Tandis que ces derniers ripostaient avec du gaz lacrymogène et des matraques en main.

Que s’est-il passé pour en arriver à cette scène qui déshonore l’école et les forces de sécurité en Côte d’Ivoire? Aux dires d’un témoin, des policiers ont débarqué devant le lycée moderne de Cocody. Ils se sont introduits dans l’enceinte dudit établissement pour déloger par la suite les pensionnaires des lieux. Mais, les agents de l’ordre se heurtent à la riposte des élèves qui les prennent à partie. « Les fumigènes fusent. Quelques minutes plus tard, ces policiers, face à une charge des élèves, sans peur ni hésitation à foncer sur leurs adversaires du jour, réussissent à les faire sortir de l’école. Voir des élèves de 6eme, 5eme, 4eme… j’ai vraiment été secoué en passant par là », a écrit un témoin de la scène décrite sur sa page facebook. Même situation au lycée classique de Cocody. Ici, policiers et élèves s’adonnent à une chasse à l’homme au point où l’on se croirait à un tournage de film western.

Des faits qui démontrent que la reprise des cours annoncée par le gouvernement Gon Coulibaly n’est qu’un leurre. En outre, il est important de signaler que plusieurs élèves du public à Abidjan ont quittés leurs établissements pour la rue. Ainsi l’on a pu voir errer dans les communes de Treichville, Marcory et Koumassi des élèves rassemblés en train de marcher. Les établissements privés, pour préserver leurs locaux et la sécurité de leurs apprenants, ont tous fermé

Rappelons que la Fesci, dans un communiqué rendu public, le lundi 18 mars 2019, avait annoncé des actions de grandes envergures en vue d’exiger la reprise des cours dans un bref délai. A cet effet, elle invitait à la mobilisation générale d’élèves et étudiants dans tout le pays si rien n’était fait à cette date dans le sens de la reprise des cours.

Mélèdje Tresore

electionsci201644 mars 20194min186

La grève dans l’enseignement s’est muée en expédition punitive, du fait de plusieurs bandes d’élèves qui se sont donnés comme tâche, l’expulsion de leurs camarades des salles de classe, de manière musclée.

Des membres d’une de ces nombreuses bandes qui parcourent les établissements secondaires, aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, ont été interpellés par des responsables d’établissements. Ils ont été maîtrisés lors d’un assaut sur un établissement secondaire.

Ce sont I.A., C.D., des élèves mineurs, et l’un de leurs camarades, qui ont été pris, le jeudi 28 février 2019, dans un autre établissement. Après des courses-poursuites, ils ont été rattrapés, selon des témoins.

Interrogé, I.A. a fait des révélations. « Nous avons été envoyés par des éducateurs et professeurs de notre établissement, pour venir déloger les autres élèves. »

Ces propos de I.A sont appuyés par l’un des manifestants assis à ses côtés, qui dit être venu sous les instructions de ses professeurs, pour déloger de force les élèves des autres établissements.

Quant à C.D. qui soutient le faire de son propre gré, il a dit se protéger grâce à des objets qu’il porte sur lui-même. C’est-à-dire, des gris-gris qu’il avait soigneusement rangés dans son sac à dos.

Depuis le début du mois de février 2019, plusieurs groupes d’élèves, armés de machettes, de couteaux, de coupe-coupe et de gourdins, sillonnent les établissements qui résistent à la grève dans le primaire et le secondaire, pour déloger violemment.

C’était le cas à Abobo où des élèves ont pris d’assaut le collège Sainte Foi, le mercredi 27 février 2019, munis de cailloux et de gravats, pour déloger leurs camarades.

Tout comme à Marcory où une horde d’individus armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu, a fait irruption au collège Voltaire, le 13 février 2019. Un élève de seconde a été blessé par balle au flanc droit.

Ces violences interviennent dans un contexte délétère où les discussions engagées entre le gouvernement et les syndicats grévistes se sont terminées en queue de poisson.

Rappelons qu’en début d’année 2019, des enseignants ont entamé une grève pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.

M’BRA Konan

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electionsci2016427 février 20193min219

Le secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), Assi Fulgence Assi, a réagi aux informations attribuant à son mouvement des actes de vandalisme sur des autobus de la Sotra, lors de la « marche pacifique » organisée, le mardi 26 février 2019, à Abidjan.

Assi Fulgence Assi n’a pas tardé à réagir aux informations attribuant les casses des autobus de la Sotra à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire. Joint au téléphone, le secrétaire général de la FESCI a d’abord marqué son étonnement avant d’indiquer que son mouvement « ne se reconnait ni de près, ni de loin dans ces actes de vandalisme perpétrés contres ces autobus ».

Assi Fulgence nous a d’ailleurs renvoyé au communiqué que la FESCI a publié à cet effet.

Communiqué

Nous avons eu échos d’une communication nous attribuant des actes de vandalisme sur des autobus d’une société de transport ce 26 février 2019 lors de la marche pacifique que nous avons organisée.

La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) ne se reconnaît ni de près, ni de loin dans ces actes de vandalisme perpétrés contre ces autobus qui auraient eu lieu dans la commune d’Adjamé.

Pour rappel, notre marche en Abidjan qui a été très Pacifique avait pour itinéraire le tronçon Universités Félix Houphouët Boigny-Mediature de la République. Adjamé étant très éloigné de la Mediature, nous ne pouvons comprendre pourquoi ces actes nous sont attribués.

La Côte d’Ivoire, étant un pays de droit la FESCI demande qu’une enquête soit menée afin d’épingler ces vandales qui, selon nous, n’ont pour seul objectif de ternir l’image de notre organisation.

La FESCI tient à féliciter l’ensemble des élèves et étudiants pour leur mobilisation exceptionnelle ce jour historique.

 

Pour LA FESCI,

le secrétaire Général National,

Assi Fulgence Assi

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electionsci2016420 février 20195min129

Un projet de digitalisation du secteur de l’Assurance est en cours pour faciliter l’accès à ce secteur et donner plus de garantie aux souscripteurs.

Le 13 Février 2019, la SIIN (Société Ivoirienne d’Intelligence Numérique) et l’ASACI (Association des sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire) ont signé une convention portant sur la digitalisation des produits d’assurances via un portail commun à toutes les sociétés membres de l’association. Niennenkariga Habib COULIBALY est l’un des initiateurs de ce projet et Président de la start-up qui a œuvré à l’aboutissement de ce projet. Le directeur du Cabinet d’Expertise, de conseil et de courtage d’assurance (Cecc), qui a expliqué l’initiative, fait constater, en effet, les difficultés des populations, depuis plus de 20 ans (le CODE CIMA étant entré en vigueur en 1992), à accéder aux produits d’assurance. Ce qui se justifie par le taux de pénétration en deçà de 2% de la population. A contrario, ce sont 98% de la population qui n’ont pas accès aux différentes couvertures offertes par les assureurs. Ce, en raison de l’opacité des garanties que redoutent bien de prospects outre le manque d’accès à ces produits. D’où la mise en œuvre du projet initié pour attirer le public.

Pour expliquer son option pour la digitalisation des produits d’assurance, Habib Coulibaly fonde son idée sur les chiffres des Ivoiriens et des ménages ivoiriens possédant au moins un téléphone portable. « Partant de ce fait, cela signifie simplement que chaque personne et chaque ménage peut souscrire à une assurance voyage ou à une assurance habitation avec un smartphone ou un ordinateur en prenant au préalable connaissance de toutes les informations liées à ces produits, d’autant plus que tout le process de souscription est totalement dématérialisé. Donc plus besoin de se déplacer pour souscrire à ce type d’assurance », explique le jeune entrepreneur.

Malgré tout, pour lui, le plus dur reste toujours à venir. Car, il va devoir mériter la confiance placée en ses collaborateurs et lui par l’ASACI pour relever ce défi. « Je garde la foi que nous allons réussir, bien évidemment, avec le soutien de tous. Parce que toutes les bases de la mise en œuvre de ce projet ont été consolidés depuis plus de deux (2) ans ». Cependant, M. Coulibaly pense que les Ivoiriens devront patienter encore quelques mois après la première étape du déploiement de la plateforme qu’a été la signature de la convention. Toutefois, l’attente ne sera pas trop longue, car il annonce pour courant avril le lancement officiel de la plateforme. « Nous allons démarrer par la commercialisation des produits Automobile, voyage, Habitation et individuelle accident, puis les autres produits ferons leurs entrées progressivement, notamment les risques simples d’entreprises qui ne nécessitent aucune visite de risque, et dont le processus de calcul de prime est clairement connu », précise l’expert qui fait noter qu’il suffira juste de choisir son produit, de sélectionner son assureur et payer via tous les moyens de paiement numérique qui existent (cartes bancaires et mobil money) pour recevoir automatiquement son contrat. « Avec cet outil, la confiance entre assureurs et assurés sera davantage renforcée puisque grâce à cette plateforme, les assurés pourront déclarer leurs sinistres avec simplement une photo. L’information sera aussitôt relayée aux assureurs concerné(s) pour une prise en charge diligente, car l’un des points d’ancrage était également la prise en charge diligente des sinistres de la part des assureurs », rassure le patron du Cecc.

F.D.B

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electionsci2016418 février 20193min122

Des planteurs ghanéens accusent les forces de sécurité ivoiriennes de s’adonner à des tracasseries à la frontière Est de la Côte d’Ivoire.

  Les forces de l’ordre ivoiriennes ne se sont pas senties concernées par cette accusation. Et pourtant, selon les informations fournies lors d’une rencontre le 13 février dernier à Niablé par Coulibaly Whatami (directeur en charge des directions régionales, de la commercialisation et des ventes extérieures au Conseil café-cacao), les producteurs agricoles ghanéens se plaignent de récurrentes tracasseries qu’ils subiraient de la part des agents de sécurité ivoiriens. Et comment ?

A en croire ces planteurs ghanéens, les itinéraires de certaines voies fluviales et même terrestres de leur pays, font une incursion sur le sol ivoirien avant de poursuivre à nouveau leur tracé sur le territoire ghanéen. Ainsi, lorsque ces planteurs ghanéens essaient d’évacuer leurs récoltes en empruntant ces voies qui transitent par l’Est la Côte d’Ivoire, ils sont, selon eux, soumis aux tracasseries de forces de sécurité ivoiriennes. De quoi laisser pantois les accusés ivoiriens qui ont affirmé n’avoir jamais identifié de telles voies terrestres ou fluviales en Côte d’Ivoire.

Pour eux, ces élucubrations s’apparentent plutôt à une diversion qui cache mal l’intention de certains opérateurs véreux d’organiser la fuite du cacao ivoirien vers le Ghana. Aussi, les participants à cette rencontre qui a regroupé essentiellement les hommes en tenue de toutes les catégories, ont exhorté les autorités compétentes à trouver une solution à cette fuite qui met en mal l’économie ivoirienne. Coulibaly Whatami a rassuré les différentes forces qu’à ce niveau, les deux pays, dans le cadre d’une coopération, sont engagés pour la fixation d’un même prix du kilogramme de cacao.

En attendant, il a appris que pour la campagne écoulée, des actions de sensibilisation et de surveillance ont été menées à l’Est du pays pour freiner le fléau. Au total, 14 saisies ont été effectuées pour un total de 80 tonnes de cacao appréhendées.

 

Zéphirin NANGO (correspondant régional) 

Des planteurs ghanéens accusent les forces de sécurité ivoiriennes de s’adonner à des tracasseries à la frontière Est de la Côte d’Ivoire.

  Les forces de l’ordre ivoiriennes ne se sont pas senties concernées par cette accusation. Et pourtant, selon les informations fournies lors d’une rencontre le 13 février dernier à Niablé par Coulibaly Whatami (directeur en charge des directions régionales, de la commercialisation et des ventes extérieures au Conseil café-cacao), les producteurs agricoles ghanéens se plaignent de récurrentes tracasseries qu’ils subiraient de la part des agents de sécurité ivoiriens. Et comment ?

A en croire ces planteurs ghanéens, les itinéraires de certaines voies fluviales et même terrestres de leur pays, font une incursion sur le sol ivoirien avant de poursuivre à nouveau leur tracé sur le territoire ghanéen. Ainsi, lorsque ces planteurs ghanéens essaient d’évacuer leurs récoltes en empruntant ces voies qui transitent par l’Est la Côte d’Ivoire, ils sont, selon eux, soumis aux tracasseries de forces de sécurité ivoiriennes. De quoi laisser pantois les accusés ivoiriens qui ont affirmé n’avoir jamais identifié de telles voies terrestres ou fluviales en Côte d’Ivoire.

Pour eux, ces élucubrations s’apparentent plutôt à une diversion qui cache mal l’intention de certains opérateurs véreux d’organiser la fuite du cacao ivoirien vers le Ghana. Aussi, les participants à cette rencontre qui a regroupé essentiellement les hommes en tenue de toutes les catégories, ont exhorté les autorités compétentes à trouver une solution à cette fuite qui met en mal l’économie ivoirienne. Coulibaly Whatami a rassuré les différentes forces qu’à ce niveau, les deux pays, dans le cadre d’une coopération, sont engagés pour la fixation d’un même prix du kilogramme de cacao.

En attendant, il a appris que pour la campagne écoulée, des actions de sensibilisation et de surveillance ont été menées à l’Est du pays pour freiner le fléau. Au total, 14 saisies ont été effectuées pour un total de 80 tonnes de cacao appréhendées.

 

Zéphirin NANGO (correspondant régional)