Politiques Archives - Elections.ci

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electionsci2016413 mai 20193min10

L’ANC et le président Cyril Ramaphosa ont célébré leur victoire dans les rues de Johannesburg ce dimanche 12 mai. Le parti, au pouvoir depuis 1994, remporte le scrutin avec 57,5% des voix au niveau national. Devant une foule de militants, au pied de la « Luthuli House », le siège du parti, le président a remercié les électeurs qui lui ont fait confiance. Mais il s’est dit conscient de la perte de vitesse du parti, qui passe pour la première fois sous la barre des 60% lors d’une élection générale. Et il a, à plusieurs reprises, affiché sa volonté d’écrire une nouvelle page avec l’ANC.

Avec son chapeau et ses bijoux vert et or, Momhle attend impatiemment celui qu’elle voit comme le sauveur du pays : « On croit en Cyril Ramaphosa, parce que c’est un bon président, et il va pouvoir adresser nos besoins. C’est pour ça qu’on a voté pour lui, pour donner une chance à l’ANC, parce que c’est un bon leader pour le pays, pour l’économie, pour l’éducation, pour tout. Vive l’ANC ! »

Cyril Ramaphosa, blouson de cuir aux couleurs du parti, entre en scène. Heureux de la victoire, il esquissera même quelques pas de danse. Mais se dira aussi conscient que l’ANC se doit de rester humble et de penser à la suite : « Camarades, c’est nouvelle ère qui commence ! Nous allons faire les choses différemment. Nous allons être efficaces. Nous allons nous assurer que de la croissance soit injectée dans notre économie. Et nous allons inviter les investisseurs, pour qu’ils viennent ici. »

Avec ce score en demi-teinte et le taux de participation assez bas, Cyril Ramaphosa estime que le parti a « appris la leçon » et a entendu les électeurs : « Ils nous disent qu’au niveau national, provincial, et au niveau local, nous devons mettre un terme à la corruption. Eh bien camarades, nous allons tourner la page de la corruption ! »

Le président a aussi évoqué sa volonté de faire le ménage au sein du parti. Mais il n’est pas sûr que les poids lourds toujours pro-Zuma lui laissent le champ libre.

 

Par RFI

 Publié le 13-05-2019

Modifié le 13-05-2019 à 12:04

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electionsci201648 mai 20194min12

Aujourd’hui, au-delà de la nécessité qui s’impose d’elle-même de la reforme dans le fond et dans la forme de la Commission électorale indépendante (Cei) ivoirienne, c’est d’abord les mentalités qu’il faudra reformer. C’est l’avis d’un prêtre de la Société des mission africaine (Sma), dans une contribution transmise à Linfodrome.

On peut apporter toutes les reformes possibles au niveau de la Commission électorale indépendante (Cei) ivoirienne en termes de lois, de décrets, de décisions, d’engagements, mais si l’esprit d’un renouveau véritable et d’une volonté manifeste et sincère de respecter les lois de ladite institution en vue d’organiser et de participer à des élections libres, transparentes, équitables, sans tricherie, sans violence et évidement sans morts de la part de chaque acteur politique ivoirien n’accompagnent pas vigoureusement ce processus de réflexion pour une reforme appropriée et adéquate de notre Cei, il ne sert à rien de gaspiller les énergies et le temps. C’est la position de Père Donald Zagoré, prêtre de la Société des missions africaine (Sma), dans une contribution dont Linfodrome a reçu copie.

Il souligne qu’en Côte d’Ivoire, ce ne sont pas les engagements, les lois, ni les accords qui ont manqués dans l’organisation des élections, mais la violence et la guerre ont fini étrangement par avoir le dernier mot, tout simplement parce que beaucoup d’acteurs politiques ivoiriens étaient animés de mauvaise foi. Derrière les agendas publics et communs, poursuit-il, se cachaient des agendas individuels et funestes. « Il faut le dire avec force, ce ne sont pas seulement la qualité des lois qui font la valeur d’une institution, mais aussi et surtout la qualité, la rigueur morale et intègre des hommes et des femmes en charges de l’application des lois et qui portent l’institution. Il est grand temps pour notre pays de se doter d’une Cei forte et fondamentalement indépendante avec des hommes et des femmes de qualité, intègres et dignes qui transpirent et inspirent les valeurs de justice, de transparence et de vérité dans l’exercice de leur fonction », mentionne Père Donald Zagoré. Puis d’indiquer que pour la stabilité, la sécurité, la paix, et le développement en Côte d’Ivoire, en particulier, et en Afrique en générale, « il faut un sursaut national qui se nourrit d’une conscience nationale forte, qui prend-elle ses racines dans les valeurs républicaines que sont pour notre terre d’Éburnie, l’union, la discipline, et le travail ». Il a appelé à faire passer le bien-être et l’intérêt suprême de la nation, du peuple avant tout intérêt politique personnel et narcissique. « Le sens de la protection du bien commun pour tous, sans exception aucune, est un impératif. Il faut sortir résolument de cette mentalité politique qui transforme nos États en de gros marchés où ceux du centre profitent aisément et en toute impunité de ceux de la périphérie », invite-t-il.

P. Donald Zagoré, Sma

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electionsci201642 mai 20191min30

Au Congo-Brazzaville, les avocats de l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko dénoncent un durcissement de ses conditions de détention. Ses avocats ne sont plus autorisés à rendre visite au général depuis dix jours. Ils assurent pourtant être munis des permis de visite qui devraient leur donner accès à la maison d’arrêt de Brazzaville. Le général, qui avait annoncé son intention de briguer la présidence en 2016, a été condamné, l’an dernier, à vingt ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Maître Norbert Tricaud est l’un de ses conseillers ; il répond aux questions de RFI.

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 08:02

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electionsci2016426 avril 20194min33

La presse nationale dans sa livraison du vendredi 26 avril 2019 se focalise sur les activités du chef de l’État, le président Alassane Ouattara concernant la visite du président Alpha Condé en Côte d’Ivoire. L’actualité est également dominée par des informations concernant l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Après sa rupture avec le président Alassane Ouattara, l’ex-président de l’Assemblée nationale (ex-Pan), Guillaume Soro est plus que jamais déterminé à mettre à terre le régime de Ouattara, croit savoir le quotidien Soir info qui barre à sa Une : « Voici comment Soro veut faire tomber le régime Ouattara ». Soir info justifie ses écrits en se basant sur les propos tenus en public par l’ex-Pan, ainsi que ses actes sur le terrain et ses plans d’actions envers des couches défavorisées du nord de la Côte d’Ivoire. Face à ces différentes sorties de Soro, ce même quotidien évoque « La riposte du camp présidentiel », en indiquant que le chef de l’État a mis aux trousses de l’ex-Pan « ses fidèles et loyaux compagnons pour contrer ce dernier ».

Dans cette guéguerre, Soro est de plus en plus esseulé, écrit l’ensemble des quotidiens ivoiriens, notamment L’Expression quotidien qui titre que : « Soro bavarde, ses lieutenants le lâchent ». En effet, selon le quotidien L’inter qui fait également de cette actualité sa priorité, le proche de Soro qui vient de grossir les rangs du Rhdp n’est rien d’autre que le député indépendant de Gbon, Touré Alpha Yaya.

Le quotidien Le Patriote, à propos de la « balade » de l’ex-Pan au nord de la Côte d’Ivoire, a donné la parole à Doumbia Major qui a été, selon ce quotidien, sans pitié pour Soro. Rapportant les propos de Doumbia Major, Le Patriote barre à sa Une : « Il (Soro, Ndlr) jette des miettes à des gens qu’il a affamés pendant 10 ans ».

Le quotidien Lg info revient sur la rencontre de Ouattara à Yamoussoukro avec des têtes couronnées et souligne que : « La chambre des Rois et Chefs traditionnels se déchire ». Se fiant aux révélations d’une tête couronnée, ce quotidien mentionne que : « Cette chambre a montré ses limites ».

Profitant de la visite d’Alpha Condé en Côte d’Ivoire, écrit le quotidien Notre Voie, le président Alassane Ouattara a annoncé, à 18 mois de la présidentielle de 2020 : « Je vais modifier la Constitution ». Ce quotidien s’interroge s’il s’agissait d’une plaisanterie ou d’une révélation.

S’agissant de la fête de la liberté du Fpi, Le Jour plus écrit que : « La guerre des clans fait rage ». Ce quotidien révèle que les cadres et militants du Front populaire ivoirien ont déterré la hache de guerre.

Le Quotidien d’Abidjan livre en exclusivité que : « Plus rien ne va à la Cpi depuis l’acquittement de Gbagbo ». Ce quotidien publie « les graves révélations de Guillaume Berlat sur la descente aux enfers de la Cour ».

Pour assurer sa défense, la Côte d’Ivoire vient de s’équiper d’un nouvel avion réceptionné par l’armée de l’air, informe le quotidien L’inter.

Irène BATH

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electionsci2016426 avril 20194min31

Les 4 candidats de l’opposition lors de la présidentielle du 24 février 2019 (ph)

©koaci.com – Vendredi 26 Avril 2019 – Au Sénégal, l’opposition dite représentative s’est enfin décidé de dénoncer le projet demodification Rechercher modification de laconstitution Rechercher constitution voulu par le président de la RépubliqueMacky Sall Rechercher Macky Sall . Elle l’a fait à travers un communiqué parvenu à l’équipe de KOACI au Sénégal.

Les Présidents Idrissa Seck,Ousmane Sonko Rechercher Ousmane Sonko et Me Madické Niang sont montés au créneau pour condamner la démarche entreprise parMacky Sall Rechercher Macky Sall et son régime ‘’pour modifier à nouveau la Constitution’’.

Unemodification Rechercher modification que les autorités étatiques entendent faire ‘’sans concertation préalable et par voie parlementaire’’ que n’agréent pas ces leaders de l’opposition’’.

Ces derniers, réunis le jeudi 25 avril 2019 au domicile de Me Madické Niang ont indiqué que le ‘’Président Issa Sall, absent du territoire national, a marqué son accord sur la position des trois autres candidats’’.

En effet, il est ressorti dans le communiqué parvenu à KOACI que les 4 leaders réprouvent le fait que des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation.

Ils estiment aussi que des réformes d’une si grande ampleur ne seraient légitimes que si elles sont effectuées par voie référendaire.

Aussi, ils sont d’avis que pour une Constitution modifiée parréférendum Rechercher référendum seulement en 2016, l’initiative de supprimer le poste de Premier Ministre exige une nouvelle consultation du Peuple souverain, d’autant plus que ce projet n’a été mentionné dans aucun des programmes proposés aux sénégalais lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019 .

Toujours selon le document, la rencontre de ces candidats de l’opposition a essentiellement porté sur la situation nationale particulièrement l’introduction, par voie parlementaire, d’une nouvelle réforme constitutionnelle par le pouvoir en place.

Sidy Djimby Ndao , Dakar

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electionsci2016425 avril 20196min30

Les Gbagboïstes à Duekoué les 27 et 28 avril 2019, les Affiistes à Adzopé les 3 et 4 mai 2019. Au Front populaire ivoirien (Fpi), la guerre des petites phrases consécutive au couac de Bruxelles a fait place à la bataille de terrain.

Partisans des deux camps s’affrontent par meetings interposés sur l’ensemble du territoire en prélude à la…fête de la liberté. Cette célébration annuelle est un grand moment chez les socialistes ivoiriens et fait l’objet d’un important accompagnement médiatique. Mais preuve- s’il en est besoin- que le parti fondé par Laurent Gbagbo est traversé par une crise sans précédent : la fête de la liberté sera célébrée séparément. La branche du Fpi actuellement conduite par Assoa Adou, et qui considère Laurent Gbagbo comme président du parti, fera sa fête de la liberté à Duekoué, les 27 et 28 avril ; Affi N’guessan, qui se réclame président légal, organisera avec ses soutiens, une fête de la liberté à Adzopé, les 3 et 4 mai. Les lieux de célébration sont parfaitement étudiés.

Le camp gbagboïste voudrait, au travers de sa présence à Duekoué, susciter l’intérêt de la communauté nationale et internationale vis-à-vis du peuple wè, grande victime des crises successives que le pays a connues. En conférence de presse, vendredi 19 avril, Justin Koua, porte-parole du Fpi pro-gbagbo, s’expliquait le rendez-vous de Duekoué : « ce grand rassemblement est (…) un engagement que nous allons prendre pour le combat, sans relâche, que nous devons mener afin d’interpeller la communauté nationale et internationale sur notre responsabilité commune à reconnaître le génocide subi par le peuple wê, à nous donner les moyens pour réhabiliter et rétablir ce peuple dans ses droits et enfin, à trouver ensemble les mécanismes pour la réparation des dommages ».

En choisissant Adzopé, Pascal Affi N’guessan et ses troupes se rendent dans un bastion historique du Fpi. Dans le contexte de crise aiguë qui frappe le parti, l’enjeu est flagrant : tenter d’avoir le contrôle du pays akyé en prélude aux futures échéances électorales. « C’est grâce au peuple attié que nous avons pu émerger aux yeux de toute la nation ivoirienne, comme parti politique sérieux, comme un parti politique qui pouvait incarner les aspirations des Ivoiriens. Dès ses premiers moments, nous avons eu des cellules dans la région de la Mé. Cela nous a encouragé à continuer. C’est avec l’appui de ce peuple que nous avons pu accéder au pouvoir en 2000 », concède Affi N’guessan. Le député de Bongouanou sous-préfecture achève ce mercredi une tournée de quarante huit-heures dans la Mè en prélude aux festivités de début mai. Il sait, avec ses partisans, qu’il devra tenir le pari de la mobilisation. S’il échouait à drainer des foules, ce serait un coup dur pour l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo, dont certains lieutenants notamment Agnès Monnet, ont rejoint le camp adverse dans l’affaire du rendez-vous manqué de Bruxelles. Si, au contraire, il parvenait à mobiliser en grand nombre militants et sympathisants du Fpi, Pascal Affi N’guessan pourra se délecter d’une victoire précieuse sur ses concurrents qui ont projeté d’assécher « toutes » ses « bases ». Dimanche 7 avril, dans la foulée de la démission d’Agnès Monnet du poste de secrétaire générale du Fpi d’Affi N’guessan, Assoa Adou déclarait à la résidence des Gbagbo : « Si Mme Monnet démissionne, c’est que quelque part elle s’est rendue compte qu’Affi n’était pas un homme digne de confiance. Et nous autres militant du Fpi, compagnons de Laurent Gbagbo, ce qu’on peut dire c’est que déjà vous avez gagné la bataille. Notre rôle maintenant est de faire de telle sorte que toutes les bases d’Affi soient asséchées. Et que tous nos camarades qui l’ont suivi reviennent à la maison. C’est ce message que nous devons passer à la base.»

Sans doute, Pascal Affi N’guessan jettera toutes ses forces dans cette bataille de terrain. Il tentera d’apporter la preuve à ceux qu’il assimile volontiers à des « frondeurs » qu’il a, avec lui, un monde (plus que) respectable. De leur côté, les Gbagboïstes voudront faire la démonstration de force à Duekoué. Ces fidèles de Laurent Gbagbo ont longtemps argué qu’ils tiraient leur légitimité de la base tout en raillant la « légalité » de M. Affi. Rater la mobilisation, ce week-end, serait un scénario trop fâcheux auquel les Gbagboïstes n’osent même pas penser.

Kisselminan COULIBALY

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electionsci2016424 avril 20194min32

Cela fait trois mois, ce mercredi 24 avril, que le président Félix Tshisekedi a été investi président en République démocratique du congo (RDC) au terme d’une transition de pouvoir pacifique, la première dans le pays. Mardi, en déplacement à Kisangani, il a promis que le Premier ministre serait nommé bientôt, ainsi que son gouvernement. Mais il n’a annoncé aucune date et une partie de la population s’impatiente.

Quel bilan dressent les Congolais de l’action du nouveau président depuis son arrivée ? Mais aussi de la mainmise que la coalition de l’ex-chef de l’État conserve sur l’exécutif, lui dont la coalition reste largement majoritaire au Sénat et à l’Assemblée ? À Kinshasa, les étudiants de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (Ifasic) sont partagés.

Une dizaine d’entre eux travaillent dans la cour de la faculté, dont Martine Galula. La jeune femme estime qu’un vent nouveau souffle sur son pays depuis l’élection de Félix Tshisekedi. Même si ce n’est pas parfait. « Oui, on a vu un changement, dit-elle. Les routes sont en train d’être construites. On sent qu’il a la volonté de changer les choses. Mais c’est comme si on le retenait, il est un peu limité. »

Limité, précise Dieumerci Lusakumunu, par l’accord de partage du pouvoir qui le lie à Joseph Kabila. Pris entre les attentes de la population et celles de l’ex-président, l’équation est difficile pour le chef de l’État, estime cet étudiant : « Cette dichotomie oblige le président à une certaine impasse. Comment faire les deux choses à la fois ? C’est un problème. Le président ne s’affirme pas encore en tant qu’autorité. »

Quel Premier ministre ?

Et ce qui inquiète surtout dans les rangs de la faculté, c’est l’absence d’un Premier ministre trois mois après l’investiture du nouveau président. Pour Théophile Mangouzouni, il est urgent d’avancer : « Le président ne peut pas travailler sans gouvernement. Maintenant, nous sommes bloqués en tout. On a même refusé d’engager les jeunes dans les entreprises publiques, qui ne les engagent plus sous prétexte qu’il n’y a pas de gouvernement. »

Un Premier ministre, « oui », renchérit à ses côtés Baby Matchekwa, agent de maintenance à la faculté, mais pas n’importe qui : « Notre crainte est que le même système continue. Ce qui fait que nous ne voulons pas continuer toujours avec des famines et des problèmes qui se sont passés dans les années antérieures. »

Le souhait de ce père de famille est que Félix Tshisekedi désigne un Premier ministre déterminé à travailler « pour le peuple de son pays » et non pas, explique-t-il, pour les intérêts de sa famille politique.

 

Par RFI

 Publié le 24-04-2019

Modifié le 24-04-2019 à 16:02

electionsci2016424 avril 20192min33

En rupture de ban avec son mentor, Laurent Gbagbo, ex-président de la République de Côte d’Ivoire avec qui, il se dispute la présidence du Front populaire Ivoirien, Pascal Affi N’guessan, le président du Fpi légalement reconnu par le pouvoir d’Abidjan, vient d’annoncer officiellement sa candidature pour la présidentielle de 2020.

Alors que les différentes formations politiques du pays peinent à lever le voile sur leurs candidats pour la présidentielle de 2020, Pascal Affi N’guessan, lui, a décidé de ne point créer de mystère autour de sa candidature. Il compte bien prendre part au scrutin présidentiel à venir. Il l’a clairement exprimé, le mardi 23 avril 2019, à Grand-Akoudzin. « Je suis candidat à la candidature du Fpi pour l’élection présidentielle de 2020 », a déclaré Affi N’guessan, actuellement en tournée d’information et de mobilisation dans le département d’Adzopé.

Au cours de ce périple qui prend fin ce mercredi par l’étape de Yakassé-Mé, le président du Fpi va sillonner douze localités de ce département. A noter que cette tournée se situe dans le cadre de la fête de la liberté qui aura lieu au stade municipal d’Adzopé, les 3 et 4 mai prochain.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016419 avril 20193min36

L’actualité nationale de ce vendredi 19 avril 2019 est dominée par des faits politiques, notamment des informations concernant le président de la République Alassane Ouattara ; le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié ; l’ex-président, Laurent Gbagbo et l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

La crise entre le Rhdp et le Pdci pourrait connaître un heureux dénouement, si l’on s’en tient au quotidien L’inter qui titre à sa Une : « Des secrets livrés sur un rapprochement Bédié-Ouattara ». Ce quotidien présente les acteurs chargés de cette mission et annonce une action en préparation à Daoukro.

Le quotidien Soir info qui s’intéresse à la visite effectuée par l’ex-président de l’Assemblée nationale dans le Hambol, souligne dans sa titraille, « Ce qui a choqué Soro au Nord », faisant allusion à la qualité de l’eau consommée par les populations de ladite localité.

Le quotidien Le Temps qui suit à la lettre toute l’actualité concernant le Fpi révèle que, « Après le verdict d’acquittement rendu par la Cpi : Ouattara manœuvre contre le retour du président Gbagbo » et justifie cet état de fait par « les déclarations et les actes qui expliquent tout ».

Les États-Unis, de l’avis de Le Quotidien d’Abidjan sont sans pitié pour le régime Ouattara. Selon ce quotidien qui barre à sa Une, « Visite de la conseillère de Trump : Une douche froide pour le régime », Ivanka Trump aurait frappée là où ça fait mal.

Le quotidien Notre Voie fait de l’affaire ”Logo du Fpi” ses choux gras et informe, « Comment la justice française a stoppé le faux ».

Le quotidien Le Patriote évoque, « Le gros piège de Guikahué à Bédié », en ce qui concerne la nouvelle plateforme de l’opposition. Ce même quotidien informe que dans le cadre de l’opération Épervier III, 2 372 personnes ont été interpellées.

Les quotidiens Fraternité Matin et Lg infos s’intéressent, dans leurs livraisons respectives, au secteur de la santé en Côte d’Ivoire. Fraternité Matin annonce un projet d’investissement de 1 658 milliards de Fcfa soumis au gouvernement pour le financement de la santé en Côte d’Ivoire. Quant à Lg infos, relativement à la privatisation des Chu et hôpitaux publics, publie les confidences d’un baron du Rdr qui accablent Ouattara.

Irène BATH

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electionsci2016418 avril 20194min31

Une semaine jour pour jour après sa destitution, l’ex-président Omar Hassan el-Béchir a été transféré mardi 16 avril au soir à la prison de Kober, dans le nord de Khartoum.

Il n’y a pour le moment aucune annonce officielle mais, selon des témoins cités par l’AFP, de nombreux soldats sont déployés autour de la prison de Kober ce mercredi 17 avril.

Le symbole est d’autant plus fort que cette prison a une réputation sinistre : c’est la grande prison du régime où sont incarcérés les prisonniers politiques. Les détenus appellent leurs cellules des « cages », dorment à même le sol et vivent sous l’emprise de gardiens peu regardants sur les droits de l’homme.

On imagine qu’Omar el-Béchir bénéficie de conditions de détention aménagées mais reste que ce transfert, s’il est confirmé, répond à ce que réclament les manifestants depuis plus de quatre mois.

 À écouter aussi : [Vos réactions] Quel avenir judiciaire pour Omar el-Béchir ?

Les opposants veulent que l’ex-président soudanais, resté trente ans au pouvoir, soit jugé et pas maintenu à l’abri dans une résidence surveillée, comme c’était le cas la semaine précédente, ni en exil au Qatar ou aux Émirats arabes unis, comme le craignaient des rumeurs reprises par la presse soudanaise dans la semaine.

Cette incarcération est significative aussi parce qu’elle ouvre la voie à un transfert vers la Cour pénale internationale. L’ancien chef d’État est en effet sous le coup de deux mandats d’arrêt pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de génocide » commis au Darfour, après la répression d’un soulèvement en 2003, qui aurait fait 300 000 morts.

Le Conseil militaire a toujours l’ensemble des pouvoirs

Le Conseil militaire, nouvellement au pouvoir, avait dans un premier temps exclu de le livrer à la justice internationale. Mais le ton change depuis le 15 avril. Un général a notamment affirmé que la décision serait prise par le futur gouvernement et non par le Conseil militaire. Mardi, le chef du Conseil militaire a également limogé  le procureur général, Omer Ahmed Mohamed, une autre demande des manifestants.

« Le signe, pour un leader de la contestation, que le pouvoir militaire commence à accéder aux demandes de la population sur des questions compliquées », même si tout cela reste encore très hypothétique, puisque le Conseil militaire concentre toujours tous les pouvoirs dans le pays.

Des milliers de personnes sont donc toujours rassemblées devant le quartier général de l’armée et continuent de demander le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil et la dissolution de ce Conseil militaire.

 

 

Par RFI

 Publié le 17-04-2019

Modifié le 18-04-2019 à 10:22

Une semaine jour pour jour après sa destitution, l’ex-président Omar Hassan el-Béchir a été transféré mardi 16 avril au soir à la prison de Kober, dans le nord de Khartoum.

Il n’y a pour le moment aucune annonce officielle mais, selon des témoins cités par l’AFP, de nombreux soldats sont déployés autour de la prison de Kober ce mercredi 17 avril.

Le symbole est d’autant plus fort que cette prison a une réputation sinistre : c’est la grande prison du régime où sont incarcérés les prisonniers politiques. Les détenus appellent leurs cellules des « cages », dorment à même le sol et vivent sous l’emprise de gardiens peu regardants sur les droits de l’homme.

On imagine qu’Omar el-Béchir bénéficie de conditions de détention aménagées mais reste que ce transfert, s’il est confirmé, répond à ce que réclament les manifestants depuis plus de quatre mois.

 À écouter aussi : [Vos réactions] Quel avenir judiciaire pour Omar el-Béchir ?

Les opposants veulent que l’ex-président soudanais, resté trente ans au pouvoir, soit jugé et pas maintenu à l’abri dans une résidence surveillée, comme c’était le cas la semaine précédente, ni en exil au Qatar ou aux Émirats arabes unis, comme le craignaient des rumeurs reprises par la presse soudanaise dans la semaine.

Cette incarcération est significative aussi parce qu’elle ouvre la voie à un transfert vers la Cour pénale internationale. L’ancien chef d’État est en effet sous le coup de deux mandats d’arrêt pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de génocide » commis au Darfour, après la répression d’un soulèvement en 2003, qui aurait fait 300 000 morts.

Le Conseil militaire a toujours l’ensemble des pouvoirs

Le Conseil militaire, nouvellement au pouvoir, avait dans un premier temps exclu de le livrer à la justice internationale. Mais le ton change depuis le 15 avril. Un général a notamment affirmé que la décision serait prise par le futur gouvernement et non par le Conseil militaire. Mardi, le chef du Conseil militaire a également limogé  le procureur général, Omer Ahmed Mohamed, une autre demande des manifestants.

« Le signe, pour un leader de la contestation, que le pouvoir militaire commence à accéder aux demandes de la population sur des questions compliquées », même si tout cela reste encore très hypothétique, puisque le Conseil militaire concentre toujours tous les pouvoirs dans le pays.

Des milliers de personnes sont donc toujours rassemblées devant le quartier général de l’armée et continuent de demander le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil et la dissolution de ce Conseil militaire.

 

 

Par RFI

 Publié le 17-04-2019

Modifié le 18-04-2019 à 10:22