Politiques Archives - Elections.ci

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L’ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable ce lundi des 18 chefs d’accusation portés contre lui, dont « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », par la Cour pénale internationale (CPI). Une audience ultérieure devra définir sa peine.

C’est l’un des cinq chefs de guerre congolais à avoir comparu devant la cour de La Haye. À l’issue d’un marathon judiciaire débuté en septembre 2015, le fondateur du groupe rebelle M23 a finalement été reconnu coupable de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », pour des faits commis entre 2002 et 2003 en Ituri, dans l’est de la RDC.

Bosco Ntaganda était alors à la tête des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC). La chambre de première instance de la CPI, qui a rendu son jugement ce lundi 8 juillet, a reconnu la responsabilité pénale individuelle de l’accusé pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».

Procès unique

Scruté par les observateurs, ce procès est notamment le premier où les crimes sexuels et les viols commis contre des enfants soldats ont été reconnus parmi les chefs d’accusation. Face au chef rebelle, 2 129 personnes ont été reconnues comme victimes.

L’enquête de la cour internationale avait été ouverte en juin 2004. Un premier mandat d’arrêt avait été délivré contre Bosco Ntaganda en août 2006. Après sept ans de traque, celui-ci s’était finalement rendu lui-même à la CPI le 22 mars 2013, alors qu’il était réfugié à l’ambassade des États-Unis de Kigali.

Plan commun

« Il ne faut pas confondre un rebelle révolutionnaire avec un criminel, ce que je ne suis pas », avait déclaré celui qu’on surnomme « Terminator ». Né au Rwanda, Bosco Ntaganda avait fait ses armes dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame. Alors soutenu par le Rwanda, il avait ensuite combattu dans plusieurs groupes rebelles de l’est de la RDC.

La chambre a également conclu ce lundi que Bosco Ntaganda et son coaccusé Thomas Lubunga, condamné en 2012 à 14 ans de prison pour crimes de guerre, avaient « travaillé ensemble » et conçu « un plan commun » pour attaquer délibérément les populations civiles en Ituri.

L’accusé dispose d’un délai de 30 jours pour faire appel. Sa peine sera déterminée lors d’une audience ultérieure.

 

 

 

08 juillet 2019 à 11h13 | Par 

Mis à jour le 08 juillet 2019 à 11h24

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Des dizaines des militants de l’UDPS ont manifesté lundi 10 juin devant l’Assemblée nationale congolaise pour réclamer la fin de l’accord de coalition entre l’actuel et l’ancien chef de l’État. Une coalition de plus en plus contestée, depuis la polémique suscitée la semaine dernière par une série de nominations à la tête de la Gécamines et de la Société nationale des chemins de fer, décidées par le président Tshisekedi mais vertement critiquées par ses partenaires du FCC. Une polémique a de nouveau enflé hier.

Dimanche soir la tonalité était à l’apaisement. Après l’échec d’une réunion de négociation mardi dernier suite aux nominations qui ont jeté un froid au sein de la coalition, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila se sont retrouvés à Kingakati, la ferme de l’ex-président… À la sortie de leur tête-à-tête « ils nous ont demandé d’accélérer les discussions et de leur soumettre des propositions d’accord d’ici la fin de la semaine », confie l’un des participants. Ordre donné donc aux états major de relancer au plus vite les négociations sur la formation du gouvernement.

Une tâche difficile

Mais en dépit de cette volonté affichée au plus haut niveau, la tâche reste difficile… Les positions des uns et des autres sur ce que doit être la répartition des postes ministériels entre les deux coalitions restent encore éloignées. Le FCC refuse pour le moment de concéder aux pro-Tshisekedi plus de 26% des postes ministériels, quand ces derniers en réclament toujours 45%. Sans oublier que la manifestation de militants de l’UDPS au Palais du peuple hier n’a rien arrangé.

La rupture ?

Dans ce climat de tension, la date de la reprise des négociations n’avait pas pu être fixée hier soir, tandis que dans les rangs de Cach comme du FCC de plus en plus de voix s’élèvent pour demander la rupture de la coalition. « Nous gagnerions à officialiser une cohabitation », tempêtait hier Leon Mubikayi, président du groupe UDPS à l’Assemblée, qui accuse leFCC de vouloir « conserver tous les leviers du pouvoir ». « Il y a de quoi se poser des questions sur la sincérité de nos amis », estimait de son côté le député du FCC François Nzekuye, pour qui cependant « personne n’aurait à gagner à ce stade à troquer la coalition pour une cohabitation ».

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 07:50

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electionsci2016427 mai 20195min87

Dans une déclaration dont copie a été transmise à linfodrome.ci, le président du mouvement ‘’La Nouvelle Côte d’Ivoire’’ prend position dans le débat sur l’établissement des nouvelles cartes nationales d’identité non sans proposer ses solutions. Ci-dessous ce que dit le député Gnamien Konan.

DECLARATION DE L@ NOUVELLE CÔTE D’IVOIRE SUR L’ETABLISSEMENT DES NOUVELLES CARTES NATIONALES D’IDENTITE

 

Le gouvernement a fixé, en conseil des ministres du 08 mai 2019, le coût de l’établissement de la nouvelle Carte Nationale d’Identité (CNI) à 5000f. Il a concédé leur confection à la société SEMLEX, une entreprise belge. Ces deux décisions ont suscité un tollé dans l’opinion, notamment sur les réseaux sociaux.

Les populations, dans un environnement de paupérisation généralisée marqué par le chômage massif des jeunes diplômés et la mévente des produits agricoles de rente, réclament au gouvernement la gratuité de cette opération.

L@ Nouvelle Côte d’Ivoire, solidaire des populations, et vu les enjeux que représente la pièce d’identité aussi bien pour les actes de la vie courante que pour les élections à venir, demande au gouvernement :

1-    De renoncer à concéder au privé, à SEMLEX précisément, la confection de la CNI. Tout n’est pas à externaliser, surtout pas de simples opérations d’identification et de confection de documents, même avec puces électroniques incorporées, en ce nouveau monde numérisé qui voit le coût des actes informatiques baisser drastiquement. A quoi sert l’Office National d’Identification (ONI), si après 20 ans d’existence, l’on est amené à concéder le cœur de son métier ?

Il est bon de faire connaître à l’opinion que la hausse effrénée du coût de la vie trouve, en grande partie, son explication dans les concessions fantaisistes du service public, dont la rémunération incombe toujours aux pauvres usagers.

2-    De prendre les dispositions réglementaires pour rendre gratuites, comme ce fut le cas en 2009, les opérations de renouvellement et de confection des nouvelles CNI. Au Sénégal, la CNI qui sert à la fois de pièce d’identité et de carte d’électeur a été gratuite pour les pétitionnaires qui se sont inscrits dans le délai de 6 mois imparti. Seuls les retardataires payent 10000f.

Refuser la faveur de la gratuité aux populations reviendra, pour le gouvernement, à arracher avec la main gauche ce qu’il concède avec la main droite, dans un contexte de mise en œuvre de son programme dit social.

Ne pas entendre le cri de cœur des populations sur la question du coût de la CNI, ne sera, pour ce pouvoir, qu’ajouter une ligne de plus sur la longue liste des prélèvements indus, parfois illégaux, qui s’apparentent à du racket institutionnalisé. Souvenons-nous des inscriptions en ligne à l’éducation nationale, des frais d’orientation des nouveaux bacheliers, des frais de concours administratifs et de tous les autres frais qui foisonnent dans presque tous les ministères.

En faisant preuve d’un peu de générosité et d’imagination, le gouvernement peut répondre aux attentes des populations. Ce pays dispose déjà des informations, des ressources techniques, technologiques et financières nécessaires pour offrir aux Ivoiriens, en ce moment précis, de nouvelles cartes d’identité gratuitement. C’est une question de volonté.

Gnamien Konan

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electionsci2016423 mai 20192min92

Il va se passer quelque chose de sûrement déterminant dans la vie politique de la Côte d’Ivoire, ce jeudi 23 mai 2019. Il s’agit de la rencontre entre le président du Pdci-Rda et des émissaires de l’ex-président, président du Front populaire ivoirien (Fpi) en résidence conditionnée en Belgique.

Laurent Gbagbo a envoyé Assoa Adou auprès d’Henri Konan Bédié à Daoukro. Le Secrétaire général du Fpi, arrivé il y a 5 jours de Bruxelles, a des nouvelles fraîches de son mentor pour le leader du Pdci-Rda. Lequel, il y a deux semaines, avait envoyé une délégation conduite par le Secrétaire exécutif de son parti, Maurice Kakou Guikahué, voir l’ex-tenant du pouvoir dans le cadre d’une plateforme politique à envisager pour la reconquête du pouvoir en 2020.

Assoa Adou se rend à Daoukro, sans doute pour donner le retour de Laurent Gbagbo à Henri Konan Bédié. La délégation du Fpi foulera pour la première fois l’antre du Pdci-Rda, qui a décidé de briser toutes les barrières idéologiques pour envisager une nouvelle plateforme face au Rassemblement des Houphouëtistes (Rhdp), le parti unifié au pouvoir.

Cette formation, présidée par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, ratisse large dans tous les camps, spécifiquement au Pdci-Rda et au Fpi dont de nombreux y ont adhéré. C’est pour sonner la réplique que le Pdci et le Fpi ont décidé de se mettre ensemble, histoire de constituer un poids face à la razzia du Rhdp.
Que va-t-il se passer à Daoukro, ce jour ? On attend de voir !

F.D.B

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electionsci2016421 mai 20195min87

Le ministre français de l’Intérieur est arrivé dimanche soir pour une visite en Côte d’Ivoire visant à renforcer la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et l’immigration. Christophe Castaner a annoncé que la France contribuerait financièrement à la construction de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme, un projet en gestation depuis le sommet UE-Afrique de 2017.

Dimanche soir, à l’issue d’une rencontre avec le président Alassane Ouattara, Christophe Castaner avait fait part du « soutien de la France » à la Côte d’Ivoire dans la lutte contre le terrorisme. « Le terrorisme existe partout dans le monde (…) et il faut sur ces sujets améliorer notre coopération en matière de coopération et de lutte contre ce risque-là », avait-il indiqué, insistant également sur la nécessité de trouver « ensemble la manière de réguler l’immigration irrégulière » et de « combattre trafiquants et passeurs, en matière migratoire et en matière d’armes ».

Ce lundi, la France s’est donc engagée à apporter un soutien matériel, une aide à la formation et son expertise en termes de renseignement pour renforcer la lutte contre le terrorisme.

Christophe Castaner a d’abord rencontré son homologue, le ministre de l’Intérieur ivoirien Sidiki Diakité. « Nous avons pris un engagement commun sur un sujet qui pourrait se développer et contre lequel nous voulons lutter ensemble, a annoncé le ministre français de l’Intérieur, celui des enlèvements, pour que nous puissions sur ce sujet nous doter et doter la Côte d’Ivoire des meilleurs moyens en matière de formation, de techniques, mais aussi de matériel pour lutter contre ce fléau-là. »

18 millions d’euros pour le chantier de l’Académie

Après un entretien avec le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, Christophe Castaner a annoncé que la France contribuerait à hauteur de 18 millions d’euros à la construction de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme, implantée à Jaqueville, près d’Abidjan. « Même si la Côte d’Ivoire n’est pas aujourd’hui un pays cible, ce qui se passe dans le concert régional que nous connaissons montre qu’il y a toujours un risque, a-t-il déclaré. Il y a des tentatives qui ont été déjouées sous l’autorité des forces de sécurité intérieures de Côte d’Ivoire, avec lesquelles nous avons eu l’occasion de coopérer. »

Le chantier devrait débuter à l’automne, mais les premières formations seront délivrées dès le mois de juin. Cette Académie, qui comprendra une école à vocation régionale et un centre d’entraînement, sera aussi un centre d’analyse et de réflexion sur la menace terroriste dans la région.

Christophe Castaner est arrivé ce lundi soir à Dakar pour poursuivre sa mini-tournée en Afrique de l’Ouest.

 

 

Par RFI 

Publié le 20-05-2019

Modifié le 21-05-2019 à 01:43

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electionsci2016421 mai 20194min79

Après trois ans d’exil, l’opposant congolais est rentré à Lubumbashi, lundi 20 mai. Un retour inimaginable sous Joseph Kabila et un signe de la détente observée dans le paysage politique depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir. Comment Moïse Katumbi va-t-il se positionner ? Quel rôle va-t-il jouer dans l’opposition ? Notre envoyée spéciale s’est entretenue avec lui.

Malgré son retour en RDC, Moïse Katumbi l’assure : il ne convoite aucun poste au gouvernement et sa place est bel et bien dans l’opposition. Une opposition « républicaine », mais « stricte ». Il se pose ainsi en « sentinelle du peuple congolais ».

« Ce qui est important pour moi, c’est que le nouveau président puisse changer ce pays. Est-ce qu’il va oublier le peuple ? Je ne crois pas, affirme-t-il. Nous, nous sommes de l’opposition, nous allons l’aider à changer le pays. Mais nous allons condamner là où il faut condamner. Nous serons une opposition exigeante. »

Un message qui s’adresse également au tout nouveau Premier ministre nommé lundi, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qu’il a bien connu du temps où il était gouverneur de l’ex-Katanga. « C’est quelqu’un de bien, c’est un grand bosseur, estime-t-il. J’espère qu’il va écouter la population, l’aider aussi à sortir de la médiocrité. »

Quel avenir pour Lamuka ?

À peine rentré d’exil, et comme il l’avait fait à l’automne 2015 peu avant sa disgrâce, Moïse Katumbi met aussi en garde les autorités du pays contre toute velléité de modifier la Constitution. « Ils veulent toucher à la Constitution, aller au suffrage indirect pour la présidentielle. Nous ne serons jamais d’accord avec ça, prévient-il. La population congolaise veille à ça et nous tous, de l’opposition, nous n’accepterons jamais ça. »

Comment compte-t-il s’y prendre sans disposer d’une majorité au Parlement ? « Le vrai Parlement, c’est la population congolaise, répond Moïse Katumbi. Et ce ne sont pas des députés nommés qui vont nous faire peur. »

Et quel avenir pour la coalition Lamuka, dont il fait partie ? Aucun des leaders de cette coalition n’était présent lundi pour l’accueillir à Lubumbashi, même si plusieurs se sont fait représenter, dont Martin Fayulu.

Mais depuis quelques semaines, leurs positions divergent. Tandis que Moïse Katumbi plaide pour une opposition contructive, Martin Fayulu continue, lui, de revendiquer la victoire et de réclamer le départ de Félix Tshisekedi au nom de la vérité des urnes. Visiblement, tout le monde n’a pas la même vision des objectifs défendus par cette coalition.

 

 

Par RFI

 Publié le 21-05-2019

Modifié le 21-05-2019 à 13:20

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L’ANC et le président Cyril Ramaphosa ont célébré leur victoire dans les rues de Johannesburg ce dimanche 12 mai. Le parti, au pouvoir depuis 1994, remporte le scrutin avec 57,5% des voix au niveau national. Devant une foule de militants, au pied de la « Luthuli House », le siège du parti, le président a remercié les électeurs qui lui ont fait confiance. Mais il s’est dit conscient de la perte de vitesse du parti, qui passe pour la première fois sous la barre des 60% lors d’une élection générale. Et il a, à plusieurs reprises, affiché sa volonté d’écrire une nouvelle page avec l’ANC.

Avec son chapeau et ses bijoux vert et or, Momhle attend impatiemment celui qu’elle voit comme le sauveur du pays : « On croit en Cyril Ramaphosa, parce que c’est un bon président, et il va pouvoir adresser nos besoins. C’est pour ça qu’on a voté pour lui, pour donner une chance à l’ANC, parce que c’est un bon leader pour le pays, pour l’économie, pour l’éducation, pour tout. Vive l’ANC ! »

Cyril Ramaphosa, blouson de cuir aux couleurs du parti, entre en scène. Heureux de la victoire, il esquissera même quelques pas de danse. Mais se dira aussi conscient que l’ANC se doit de rester humble et de penser à la suite : « Camarades, c’est nouvelle ère qui commence ! Nous allons faire les choses différemment. Nous allons être efficaces. Nous allons nous assurer que de la croissance soit injectée dans notre économie. Et nous allons inviter les investisseurs, pour qu’ils viennent ici. »

Avec ce score en demi-teinte et le taux de participation assez bas, Cyril Ramaphosa estime que le parti a « appris la leçon » et a entendu les électeurs : « Ils nous disent qu’au niveau national, provincial, et au niveau local, nous devons mettre un terme à la corruption. Eh bien camarades, nous allons tourner la page de la corruption ! »

Le président a aussi évoqué sa volonté de faire le ménage au sein du parti. Mais il n’est pas sûr que les poids lourds toujours pro-Zuma lui laissent le champ libre.

 

Par RFI

 Publié le 13-05-2019

Modifié le 13-05-2019 à 12:04

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electionsci201648 mai 20194min74

Aujourd’hui, au-delà de la nécessité qui s’impose d’elle-même de la reforme dans le fond et dans la forme de la Commission électorale indépendante (Cei) ivoirienne, c’est d’abord les mentalités qu’il faudra reformer. C’est l’avis d’un prêtre de la Société des mission africaine (Sma), dans une contribution transmise à Linfodrome.

On peut apporter toutes les reformes possibles au niveau de la Commission électorale indépendante (Cei) ivoirienne en termes de lois, de décrets, de décisions, d’engagements, mais si l’esprit d’un renouveau véritable et d’une volonté manifeste et sincère de respecter les lois de ladite institution en vue d’organiser et de participer à des élections libres, transparentes, équitables, sans tricherie, sans violence et évidement sans morts de la part de chaque acteur politique ivoirien n’accompagnent pas vigoureusement ce processus de réflexion pour une reforme appropriée et adéquate de notre Cei, il ne sert à rien de gaspiller les énergies et le temps. C’est la position de Père Donald Zagoré, prêtre de la Société des missions africaine (Sma), dans une contribution dont Linfodrome a reçu copie.

Il souligne qu’en Côte d’Ivoire, ce ne sont pas les engagements, les lois, ni les accords qui ont manqués dans l’organisation des élections, mais la violence et la guerre ont fini étrangement par avoir le dernier mot, tout simplement parce que beaucoup d’acteurs politiques ivoiriens étaient animés de mauvaise foi. Derrière les agendas publics et communs, poursuit-il, se cachaient des agendas individuels et funestes. « Il faut le dire avec force, ce ne sont pas seulement la qualité des lois qui font la valeur d’une institution, mais aussi et surtout la qualité, la rigueur morale et intègre des hommes et des femmes en charges de l’application des lois et qui portent l’institution. Il est grand temps pour notre pays de se doter d’une Cei forte et fondamentalement indépendante avec des hommes et des femmes de qualité, intègres et dignes qui transpirent et inspirent les valeurs de justice, de transparence et de vérité dans l’exercice de leur fonction », mentionne Père Donald Zagoré. Puis d’indiquer que pour la stabilité, la sécurité, la paix, et le développement en Côte d’Ivoire, en particulier, et en Afrique en générale, « il faut un sursaut national qui se nourrit d’une conscience nationale forte, qui prend-elle ses racines dans les valeurs républicaines que sont pour notre terre d’Éburnie, l’union, la discipline, et le travail ». Il a appelé à faire passer le bien-être et l’intérêt suprême de la nation, du peuple avant tout intérêt politique personnel et narcissique. « Le sens de la protection du bien commun pour tous, sans exception aucune, est un impératif. Il faut sortir résolument de cette mentalité politique qui transforme nos États en de gros marchés où ceux du centre profitent aisément et en toute impunité de ceux de la périphérie », invite-t-il.

P. Donald Zagoré, Sma

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electionsci201642 mai 20191min87

Au Congo-Brazzaville, les avocats de l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko dénoncent un durcissement de ses conditions de détention. Ses avocats ne sont plus autorisés à rendre visite au général depuis dix jours. Ils assurent pourtant être munis des permis de visite qui devraient leur donner accès à la maison d’arrêt de Brazzaville. Le général, qui avait annoncé son intention de briguer la présidence en 2016, a été condamné, l’an dernier, à vingt ans de réclusion criminelle pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Maître Norbert Tricaud est l’un de ses conseillers ; il répond aux questions de RFI.

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 08:02

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electionsci2016426 avril 20194min95

La presse nationale dans sa livraison du vendredi 26 avril 2019 se focalise sur les activités du chef de l’État, le président Alassane Ouattara concernant la visite du président Alpha Condé en Côte d’Ivoire. L’actualité est également dominée par des informations concernant l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Après sa rupture avec le président Alassane Ouattara, l’ex-président de l’Assemblée nationale (ex-Pan), Guillaume Soro est plus que jamais déterminé à mettre à terre le régime de Ouattara, croit savoir le quotidien Soir info qui barre à sa Une : « Voici comment Soro veut faire tomber le régime Ouattara ». Soir info justifie ses écrits en se basant sur les propos tenus en public par l’ex-Pan, ainsi que ses actes sur le terrain et ses plans d’actions envers des couches défavorisées du nord de la Côte d’Ivoire. Face à ces différentes sorties de Soro, ce même quotidien évoque « La riposte du camp présidentiel », en indiquant que le chef de l’État a mis aux trousses de l’ex-Pan « ses fidèles et loyaux compagnons pour contrer ce dernier ».

Dans cette guéguerre, Soro est de plus en plus esseulé, écrit l’ensemble des quotidiens ivoiriens, notamment L’Expression quotidien qui titre que : « Soro bavarde, ses lieutenants le lâchent ». En effet, selon le quotidien L’inter qui fait également de cette actualité sa priorité, le proche de Soro qui vient de grossir les rangs du Rhdp n’est rien d’autre que le député indépendant de Gbon, Touré Alpha Yaya.

Le quotidien Le Patriote, à propos de la « balade » de l’ex-Pan au nord de la Côte d’Ivoire, a donné la parole à Doumbia Major qui a été, selon ce quotidien, sans pitié pour Soro. Rapportant les propos de Doumbia Major, Le Patriote barre à sa Une : « Il (Soro, Ndlr) jette des miettes à des gens qu’il a affamés pendant 10 ans ».

Le quotidien Lg info revient sur la rencontre de Ouattara à Yamoussoukro avec des têtes couronnées et souligne que : « La chambre des Rois et Chefs traditionnels se déchire ». Se fiant aux révélations d’une tête couronnée, ce quotidien mentionne que : « Cette chambre a montré ses limites ».

Profitant de la visite d’Alpha Condé en Côte d’Ivoire, écrit le quotidien Notre Voie, le président Alassane Ouattara a annoncé, à 18 mois de la présidentielle de 2020 : « Je vais modifier la Constitution ». Ce quotidien s’interroge s’il s’agissait d’une plaisanterie ou d’une révélation.

S’agissant de la fête de la liberté du Fpi, Le Jour plus écrit que : « La guerre des clans fait rage ». Ce quotidien révèle que les cadres et militants du Front populaire ivoirien ont déterré la hache de guerre.

Le Quotidien d’Abidjan livre en exclusivité que : « Plus rien ne va à la Cpi depuis l’acquittement de Gbagbo ». Ce quotidien publie « les graves révélations de Guillaume Berlat sur la descente aux enfers de la Cour ».

Pour assurer sa défense, la Côte d’Ivoire vient de s’équiper d’un nouvel avion réceptionné par l’armée de l’air, informe le quotidien L’inter.

Irène BATH

La presse nationale dans sa livraison du vendredi 26 avril 2019 se focalise sur les activités du chef de l’État, le président Alassane Ouattara concernant la visite du président Alpha Condé en Côte d’Ivoire. L’actualité est également dominée par des informations concernant l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

Après sa rupture avec le président Alassane Ouattara, l’ex-président de l’Assemblée nationale (ex-Pan), Guillaume Soro est plus que jamais déterminé à mettre à terre le régime de Ouattara, croit savoir le quotidien Soir info qui barre à sa Une : « Voici comment Soro veut faire tomber le régime Ouattara ». Soir info justifie ses écrits en se basant sur les propos tenus en public par l’ex-Pan, ainsi que ses actes sur le terrain et ses plans d’actions envers des couches défavorisées du nord de la Côte d’Ivoire. Face à ces différentes sorties de Soro, ce même quotidien évoque « La riposte du camp présidentiel », en indiquant que le chef de l’État a mis aux trousses de l’ex-Pan « ses fidèles et loyaux compagnons pour contrer ce dernier ».

Dans cette guéguerre, Soro est de plus en plus esseulé, écrit l’ensemble des quotidiens ivoiriens, notamment L’Expression quotidien qui titre que : « Soro bavarde, ses lieutenants le lâchent ». En effet, selon le quotidien L’inter qui fait également de cette actualité sa priorité, le proche de Soro qui vient de grossir les rangs du Rhdp n’est rien d’autre que le député indépendant de Gbon, Touré Alpha Yaya.

Le quotidien Le Patriote, à propos de la « balade » de l’ex-Pan au nord de la Côte d’Ivoire, a donné la parole à Doumbia Major qui a été, selon ce quotidien, sans pitié pour Soro. Rapportant les propos de Doumbia Major, Le Patriote barre à sa Une : « Il (Soro, Ndlr) jette des miettes à des gens qu’il a affamés pendant 10 ans ».

Le quotidien Lg info revient sur la rencontre de Ouattara à Yamoussoukro avec des têtes couronnées et souligne que : « La chambre des Rois et Chefs traditionnels se déchire ». Se fiant aux révélations d’une tête couronnée, ce quotidien mentionne que : « Cette chambre a montré ses limites ».

Profitant de la visite d’Alpha Condé en Côte d’Ivoire, écrit le quotidien Notre Voie, le président Alassane Ouattara a annoncé, à 18 mois de la présidentielle de 2020 : « Je vais modifier la Constitution ». Ce quotidien s’interroge s’il s’agissait d’une plaisanterie ou d’une révélation.

S’agissant de la fête de la liberté du Fpi, Le Jour plus écrit que : « La guerre des clans fait rage ». Ce quotidien révèle que les cadres et militants du Front populaire ivoirien ont déterré la hache de guerre.

Le Quotidien d’Abidjan livre en exclusivité que : « Plus rien ne va à la Cpi depuis l’acquittement de Gbagbo ». Ce quotidien publie « les graves révélations de Guillaume Berlat sur la descente aux enfers de la Cour ».

Pour assurer sa défense, la Côte d’Ivoire vient de s’équiper d’un nouvel avion réceptionné par l’armée de l’air, informe le quotidien L’inter.

Irène BATH