Actualités Archives - Page 2 sur 490 - Elections.ci

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electionsci2016412 juin 20194min242

Des dizaines des militants de l’UDPS ont manifesté lundi 10 juin devant l’Assemblée nationale congolaise pour réclamer la fin de l’accord de coalition entre l’actuel et l’ancien chef de l’État. Une coalition de plus en plus contestée, depuis la polémique suscitée la semaine dernière par une série de nominations à la tête de la Gécamines et de la Société nationale des chemins de fer, décidées par le président Tshisekedi mais vertement critiquées par ses partenaires du FCC. Une polémique a de nouveau enflé hier.

Dimanche soir la tonalité était à l’apaisement. Après l’échec d’une réunion de négociation mardi dernier suite aux nominations qui ont jeté un froid au sein de la coalition, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila se sont retrouvés à Kingakati, la ferme de l’ex-président… À la sortie de leur tête-à-tête « ils nous ont demandé d’accélérer les discussions et de leur soumettre des propositions d’accord d’ici la fin de la semaine », confie l’un des participants. Ordre donné donc aux états major de relancer au plus vite les négociations sur la formation du gouvernement.

Une tâche difficile

Mais en dépit de cette volonté affichée au plus haut niveau, la tâche reste difficile… Les positions des uns et des autres sur ce que doit être la répartition des postes ministériels entre les deux coalitions restent encore éloignées. Le FCC refuse pour le moment de concéder aux pro-Tshisekedi plus de 26% des postes ministériels, quand ces derniers en réclament toujours 45%. Sans oublier que la manifestation de militants de l’UDPS au Palais du peuple hier n’a rien arrangé.

La rupture ?

Dans ce climat de tension, la date de la reprise des négociations n’avait pas pu être fixée hier soir, tandis que dans les rangs de Cach comme du FCC de plus en plus de voix s’élèvent pour demander la rupture de la coalition. « Nous gagnerions à officialiser une cohabitation », tempêtait hier Leon Mubikayi, président du groupe UDPS à l’Assemblée, qui accuse leFCC de vouloir « conserver tous les leviers du pouvoir ». « Il y a de quoi se poser des questions sur la sincérité de nos amis », estimait de son côté le député du FCC François Nzekuye, pour qui cependant « personne n’aurait à gagner à ce stade à troquer la coalition pour une cohabitation ».

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 07:50

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electionsci201643 juin 20193min232

L’élection présidentielle algérienne qui était prévue le 4 juillet prochain n’aura pas lieu. C’est ce qu’a annoncé, ce dimanche 2 juin, le Conseil constitutionnel après avoir rejeté les deux seules candidatures. « Impossible » donc d’organiser le scrutin à la date prévue.

Il faut rappeler que les deux seuls hommes qui briguaient la présidence étaient des candidats quasi inconnus sur la scène politique algérienne.

Les candidatures d’Abdelhakim Hamadi et de Hamid Touahri avaient donc soulevé beaucoup de questions. Certains se demandaient même si elles n’avaient pas été suscitées par le pouvoir afin de gagner du temps. Sans poids politique, il semblait en effet presque impossible pour les deux hommes d’obtenir les 60 000 signatures d’électeurs ou les 600 signatures d’élus que requiert la loi algérienne. Leurs candidatures ont en tout cas été officiellement rejetées, ce dimanche.

Rappelons aussi que cette élection du 4 juillet était rejetée par ceux qui manifestent chaque semaine, mais aussi par la société civile et un nombre important de personnalités politiques. Parce qu’elle n’inspirait pas confiance. Les manifestants, par exemple, réclamaient des garanties de transparence et s’inquiétaient que ce soient ceux qui étaient proches d’Abdelaziz Bouteflika, l’ancien président, qui organisent ce scrutin.

Samedi matin, le Conseil constitutionnel a donc annoncé qu’il rejetait les deux candidatures qui avaient été déposées il y a une semaine. Il a déclaré l’impossibilité de tenir l’élection présidentielle du 4 juillet et a ajouté que le chef de l’État devait convoquer de nouveau le corps électoral.

 

 

Par RFI

 Publié le 02-06-2019

Modifié le 03-06-2019 à 02:18

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electionsci201643 juin 20193min155

Au Sénégal, le frère de Macky Sall, Aliou est accusé par la BBC d’avoir touché des pots-de-vin lors de l’attribution de deux champs pétroliers et gaziers. À l’époque, Aliou Sall était salarié de l’homme d’affaires Franck Timis qui a obtenu les concessions au large du Sénégal. Ce ne sont pas les premiers soupçons de corruption à l’encontre d’Aliou Sall qui rejettent ces accusations et menacent de porter plainte alors que le média britannique diffuse pour la première fois des documents confidentiels.

C’est en 2012 que l’homme d’affaires Franck Timis a obtenu deux concessions de gaz et de pétrole. Deux contrats validés par le président sénégalais Macky Sall. La BBC publie un email de Franck Timis daté de 2014. L’homme d’affaires indique que 250 000 dollars doivent être versés à l’État sénégalais pour payer des taxes sauf que l’argent affirme le média britannique atterri sur le compte d’une société, Agitrans, qui est dirigée par Aliou Sall.

Démenti

Les avocats du frère de Macky Sall ont démenti ces accusations de corruption et menacé de porter plainte contre la BBC. En 2016, la multinationale britannique BP a racheté les concessions sénégalaises de Franck Timis pour 250 millions de dollars. Nos confrères publient l’accord confidentiel entre les deux parties : il est indiqué que Franck Timis va toucher de BP dans les 40 prochaines années entre 9 et 12 milliards de dollars de redevances.

Rejet de tout versement illégal

Comme Aliou Sall, Franck Timis rejette tout versement illégal. Les deux hommes ne travaillent plus ensemble. En 2017, Aliou Sall a été nommé directeur de la Caisse des Dépôts.

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electionsci201643 juin 20193min214

L’opposant Ould Boulkheir, figure de la communauté haratine ou descendants d’esclaves, plusieurs fois ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, a annoncé dimanche son ralliement à la candidature du général Ghazouani, candidat du pouvoir.  C’était au cours d’une conférence de presse transformée en meeting.

Les partisans de Messaoud Ould Boulkheir se sont déplacés en grand nombre pour assister à l’événement. Messaoud Ould Boulkheir s’est toujours opposé aux différents régimes qui se succèdent en Mauritanie depuis les années 1980. Il a créé cette fois la surprise en se ralliant à la candidature de Ghazouani.

Stabilité et sécurité

Selon l’ancien président de l’Assemblée nationale, le général Ghazouani incarne la stabilité et la sécurité de ce pays qui a connu des moments difficiles durant la dernière décennie. Le pays, affirme Messaoud Ould Boulkheir, a besoin d’un homme capable de rapprocher les Mauritaniens dans leur diversité.

Peu importe, pour Messaoud Ould Boulkheir, si cet homme est ancien général à la retraite : « Je veux être clair, nous n’avons jamais été hostiles à la gestion des affaires du pays par des militaires ou anciens militaires. Mais nous sommes contre les militaires lorsqu’ils viennent nous arracher le pouvoir par la force, comme l’a fait Mohamed Ould Abdelaziz en 2008. J’étais président de l’Assemblée nationale et j’avais un gros salaire, avec des privilèges immenses. Et pourtant, je me suis farouchement opposé à cette violente interruption de l’ordre constitutionnel. »

Le combat contre la marginalisation et les injustices pas abandonné

Messaoud Ould Boulkheir a déclaré à RFI que son soutien au général Ghazouani n’est pas synonyme d’abandon de son combat contre la marginalisation et les injustices.

 

 

Par RFI

 Publié le 03-06-2019

Modifié le 03-06-2019 à 11:31

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electionsci2016430 mai 20193min283

Lors de sa rencontre avec le Medef à Paris mardi 28 mai, au lendemain des élections législatives à Madagascar, le chef de l’État Andry Rajoelina a indiqué avoir remporté le scrutin avec plus de 80 sièges, soit la majorité absolue. Le lendemain mercredi 29 mai, en marge d’une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron, Andry Rajoelina a réitéré sa victoire, mais plus nuancé, il a indiqué s’appuyer sur les premières tendances de la Céni. Des déclarations qui font polémique sur la Grande île, alors que les résultats de la Céni au moment de l’annonce du président concernaient seulement 30% des bureaux de vote du pays.

Le président de la Céni, Hery Rakotomanana, l’assure, l’institution n’a transmis ni tendances, ni résultats chiffrés au chef de l’État. Mardi 28 mai, le vice-président de la Céni a d’ailleurs donné une conférence de presse.

Rappel des règles

Il y a rappelé les règles de l’élection : personne ne peut diffuser de résultats partiels ou complets hormis la commission électorale. La loi organique est très claire sur ce point.

Olga Ramalason, la secrétaire générale du TIM, le parti de Marc Ravalomanana, indique que le parti va déposer une plainte auprès de la Haute Cour Constitutionnelle. Une plainte motivée par les irrégularités du scrutin mais aussi, selon ses termes, les manquements du chef de l’État à la loi.

Rivo Rakotovao est le président du Sénat et l’un des membres fondateurs du HVM, le parti de l’ex-chef de l’État Hery Rajaonarimampianina. Il s’interroge sur les chiffres annoncés par le président de la République. « Ce n’est pas digne de la fonction présidentielle », juge-t-il.

Résultats connus le 15 juin

Fara Ramaroson, membre de ROHY, une organisation de la société civile, s’indigne. « Il s’exprime non pas comme un chef d’État mais comme le chef d’un groupement de parti », déplore-t-elle.

La Céni a indiqué dans son calendrier que les résultats provisoires définitifs seraient connus le 15 juin. La proclamation des résultats officiels par la HCC est attendue début juillet.

 

 

Par RFI 

Publié le 30-05-2019

Modifié le 30-05-2019 à 10:11

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electionsci2016429 mai 20193min123

Les scientifiques parlent d’un « problème mondial ». Selon une vaste étude réalisée par deux chercheurs britanniques, de nombreuses rivières présenteraient des concentrations d’antibiotiques anormalement élevées. Or, la présence de ces substances dans l’eau pourrait participer au développement de bactéries multirésistantes, des super bactéries qui, selon l’ONU, pourraient tuer 10 millions de personnes par an d’ici 2050.

C’est une étude présentée comme inédite par son ampleur (à retrouver en anglais ici). 711 sites répartis dans 72 pays ont été identifiés pour y effectuer des prélèvements. Résultat : 65% des échantillons contenaient au moins 1 des 14 antibiotiques recherchés.

Les rivières les plus polluées se trouvent au Kenya, au Ghana, au Nigeria, au Pakistan ou encore au Bangladesh. Dans ce pays pauvre d’Asie, les concentrations d’antibiotiques vont jusqu’à 300 fois le seuil jugé acceptable. Cependant, le problème n’épargne ni l’Europe ni l’Amérique, deux continents qui présentent également des cours d’eau contaminés.

Les sites à haut risque se trouvent généralement à proximité de décharges de déchets ou d’égouts. La surconsommation humaine et vétérinaire expliquerait ce phénomène, car le corps ne métabolise pas toutes les molécules ingérées et en rejette une partie par l’intermédiaire des excréments.

Par ailleurs, les rejets d’usines de fabrication d’antibiotiques peuvent aussi jouer un rôle dans cette pollution qui, selon l’étude, favoriserait le développement de bactéries multi résistantes. Résoudre le problème est un défi monumental, concluent les scientifiques qui insistent sur la nécessité d’investir dans des infrastructures de gestion des déchets et de traitement des eaux usées.

 

 

Par RFI

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electionsci2016429 mai 20193min162

Lors d’une conférence de presse, mardi 28 mai, la Commission électorale a annoncé que le taux de participation aux législatives de lundi avait été de 31%, selon des chiffres provisoires.

« Une élection boudée par les électeurs » ; « des députés mal élus et donc peu légitimes à l’Assemblée nationale » ; un « taux d’abstention record ». Ce sont les termes qui font la Une des médias et des réseaux sociaux.

Thierry Rakotonarivo, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), explique les raisons de cette faible participation. « Cela peut s’expliquer par le commencement de ce qu’on appelle une crise de la démocratie à Madagascar, analyse-t-il. Mais aussi par le désintéressement des électeurs à l’institution qu’est l’Assemblée nationale. La Céni a une part de responsabilité dans cette situation puisque la Céni a une responsabilité dans le domaine de l’éducation et de la sensibilisation électorale. Mais les sociétés civiles et les partis politiques sont les principaux responsables de ce faible taux de participation. »

Si la Céni se félicite du bon déroulement du scrutin, elle reconnaît toutefois des irrégularités dans plusieurs circonscriptions électorales.

« Il y avait des électeurs inscrits sur les listes électorales pendant les élections présidentielles de 2018, mais à notre grand étonnement, ils n’ont plus été inscrits sur la liste des élections législatives, souligne-t-il. La raison est que nous avons effectué une opération de dédoublonnage national. Deuxièmement, il y avait quelques éclatements des bureaux de vote et troisième raison, ce sont de pures et simples fraudes électorales. Nous avons à peu près 20 000 agents électoraux chargés de l’élaboration des listes électorales. Donc, ce n’est pas aisé de contrôler ces 20 000 agents électoraux. C’est pour ça que nous disons que oui, on a quand même une part de responsabilité dans tout ça. »

Des irrégularités qui n’auraient pas d’impact sur le résultat du vote veut rassurer la Céni. Elle précise que des enquêtes vont être ouvertes pour identifier les auteurs des fraudes électorales.

 

Par RFI 

Publié le 29-05-2019

Modifié le 29-05-2019 à 05:44

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electionsci2016428 mai 20193min136

Le président Ramaphosa a promulgué lundi 27 mai la loi sur la taxe carbone. À compter du 1er juin, les entreprises polluantes d’Afrique du Sud devront payer pour leurs émissions de dioxyde de carbone. Une première sur le continent qui a pour but de lutter contre le changement climatique.

L’idée d’instaurer une taxe carbone en Afrique du Sud n’est pas nouvelle, puisque cette loi avait été initiée en 2010. Mais elle a été longtemps repoussée, suite à la pression des entreprises minières et métallurgiques. La compagnie nationale d’électricité avait aussi brandi la menace d’une hausse des prix, alors que sa production repose essentiellement sur le charbon.

Lundi, elle a finalement été promulguée par le président Cyril Ramaphosa. A partir de la semaine prochaine, les entreprises polluantes devront s’affranchir de 120 rands (7,4 euros) par tonne de CO2 émise. Puis, à compter de 2022, le montant évoluera avec l’inflation.

« Le changement climatique représente l’un des plus grands défis auquel est confrontée l’espèce humaine et l’objectif premier de la taxe carbone est de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une façon viable », a expliqué le ministère du Trésor dans un communiqué dimanche soir.

Cette nouvelle loi a été saluée par les organisations de défense de l’environnement, comme le Fonds mondial pour la nature (WWF) qui accueille une « première étape significative ».

Mais une telle taxe ne sera pas suffisante, selon d’autres activistes, pour atteindre les objectifs fixés dans les accords de Paris de 2015. D’après l’ONG Greenpeace, le montant de la taxe est trop faible pour pousser les entreprises à changer de stratégie énergétique, alors que le pays est au 14e rang des pollueurs mondiaux.

 

Par RFI

 Publié le 28-05-2019

Modifié le 28-05-2019 à 02:36

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electionsci2016428 mai 20193min171

Le président sortant l’emporte de 160 000 voix face à son principal rival Lazarus Chakwera. Un résultat proclamé lundi soir 27 mai avec deux jours de retard suite à des soupçons d’irrégularités.

Comme en 2014, Peter Mutharika l’a emporté d’une courte tête face à Lazarus Chakwera. Il y a cinq ans, 450 000 voix séparaient les deux hommes. Cette fois, le résultat est encore plus serré : le chef de l’État sortant devance son principal rival de trois points et d’à peine 160 000 voix. Il conserve donc son poste avec une simple majorité relative, car au Malawi l’élection présidentielle ne se joue que sur un seul tour.

Cette victoire est toutefois entachée de soupçons de fraude. Lazarus Chakwera avait déposé plainte en fin de semaine dernière pour dénoncer de multiples irrégularités dans 10 des 28 districts électoraux du pays comme l’utilisation de correcteur blanc sur des feuilles d’émargement.

Le vice-président sortant Saulos Chilima, arrivé troisième du scrutin, avait lui aussi pointé du doigt de sérieuses anomalies et demandé l’annulation complète du scrutin présidentiel.

Bilan contrasté

La Haute Cour de Lilongwe a finalement tranché lundi en autorisant la publication des résultats. À 78 ans, Peter Mutharika repart donc pour un nouveau mandat de cinq ans. Son objectif : permettre à son pays d’arriver, a-t-il dit, « au niveau de Singapour ou de la Malaisie ».

Son bilan à la tête du Malawi apparaît jusque-là pour le moins contrasté. S’il a favorisé le développement des infrastructures routières, sa présidence aura aussi été marquée par les pénuries de nourriture, les coupures d’électricité et surtout les scandales de corruption. Un comble pour un président qui avait fait de la lutte contre ce fléau une de ses priorités.

Les élections législatives se tenaient également le 21 mai dernier. Selon la Commission électorale, le parti du président sortant arriverait en tête devant la formation de Lazarus Chakwera, le Parti démocratique progressiste obtiendrait ainsi 62 des 193 sièges.

 

 

Par RFI

 Publié le 28-05-2019

Modifié le 28-05-2019 à 01:16

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electionsci2016428 mai 20194min180

Quelque 10 millions de Malgaches étaient appelés aux urnes pour choisir leurs députés lundi 27 mai. Une élection qui s’est déroulée dans le calme, mais sans grand engouement.

« Il n’y a pas encore de chiffres, mais d’après ce qu’on a pu observer, la participation est faible en général, a estimé le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, précisant : Dans certaines circonscriptions nous avons vu des taux de 50 à 60%, dans d’autres même pas 10% ». L’observatoire de la société civile Safidy a relevé une participation de 24% à midi pour ces élections législatives malgaches.

Au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, dans le centre d’Antananarivo, lundi, les membres des bureaux de vote ont passé leur journée à attendre les électeurs. Tahina, président de l’un des bureaux d’Analakely, quartier du centre de la capitale malgache fait le constat à l’heure du dépouillement. « Il y a beaucoup moins de monde, note-t-il. Le taux de participation ici est de 30% alors qu’à la présidentielle, c’était plus 45%. »

Une participation faible pour ces élections législatives qui traduit une lassitude chez les Malgaches. La précédente législature avait été entachée d’affaires de corruption. « J’ai ma carte d’électeur, mais je n’ai pas du tout envie d’aller voter, confie Roméo, 32 ans. La plupart des candidats sont juste de beaux parleurs qui veulent attirer les électeurs. Mais une fois qu’ils ont obtenu leur siège, ils agissent pour leurs propres intérêts. Donc, ce ne sont pas des porte-paroles du peuple, mais des égoïstes. À la présidentielle, j’ai voté blanc. Les histoires des politiques me fatiguent. »

Ando 29 ans s’est déplacée pour aller voter dans le quartier de 67 hectares, mais sans grande conviction. « Lors de la précédente Assemblée nationale, je n’ai jamais vu une loi qui a eu un impact positif pour le peuple. Je place mon espoir dans les mains des candidats indépendants. Ça va peut-être pouvoir changer un peu avec eux. J’en ai assez des partis politiques », explique-t-elle.

Cette élection oppose aussi deux grands clans, l’IRD, la plateforme qui soutient le président Andry Rajoelina, et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, candidat malheureux au second tour de la présidentielle. Les résultats provisoires sont attendus mi-juin.

 

Par RFI 

Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 23:37

Quelque 10 millions de Malgaches étaient appelés aux urnes pour choisir leurs députés lundi 27 mai. Une élection qui s’est déroulée dans le calme, mais sans grand engouement.

« Il n’y a pas encore de chiffres, mais d’après ce qu’on a pu observer, la participation est faible en général, a estimé le vice-président de la Céni, Thierry Rakotonarivo, précisant : Dans certaines circonscriptions nous avons vu des taux de 50 à 60%, dans d’autres même pas 10% ». L’observatoire de la société civile Safidy a relevé une participation de 24% à midi pour ces élections législatives malgaches.

Au lycée Jean-Joseph Rabearivelo, dans le centre d’Antananarivo, lundi, les membres des bureaux de vote ont passé leur journée à attendre les électeurs. Tahina, président de l’un des bureaux d’Analakely, quartier du centre de la capitale malgache fait le constat à l’heure du dépouillement. « Il y a beaucoup moins de monde, note-t-il. Le taux de participation ici est de 30% alors qu’à la présidentielle, c’était plus 45%. »

Une participation faible pour ces élections législatives qui traduit une lassitude chez les Malgaches. La précédente législature avait été entachée d’affaires de corruption. « J’ai ma carte d’électeur, mais je n’ai pas du tout envie d’aller voter, confie Roméo, 32 ans. La plupart des candidats sont juste de beaux parleurs qui veulent attirer les électeurs. Mais une fois qu’ils ont obtenu leur siège, ils agissent pour leurs propres intérêts. Donc, ce ne sont pas des porte-paroles du peuple, mais des égoïstes. À la présidentielle, j’ai voté blanc. Les histoires des politiques me fatiguent. »

Ando 29 ans s’est déplacée pour aller voter dans le quartier de 67 hectares, mais sans grande conviction. « Lors de la précédente Assemblée nationale, je n’ai jamais vu une loi qui a eu un impact positif pour le peuple. Je place mon espoir dans les mains des candidats indépendants. Ça va peut-être pouvoir changer un peu avec eux. J’en ai assez des partis politiques », explique-t-elle.

Cette élection oppose aussi deux grands clans, l’IRD, la plateforme qui soutient le président Andry Rajoelina, et le TIM de l’ancien chef d’État Marc Ravalomanana, candidat malheureux au second tour de la présidentielle. Les résultats provisoires sont attendus mi-juin.

 

Par RFI 

Publié le 27-05-2019

Modifié le 27-05-2019 à 23:37