Business Archives - Elections.ci

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electionsci2016422 mars 20198min2

L’affaire du riz dit impropre à la consommation, refoulé au port de Lomé et qui s’est retrouvé en fin de compte sur le territoire ivoirien (présentement stocké dans des entrepôts en zone portuaire, encore sous douane) continue de livrer des secrets. De sources bien introduite, cette cargaison ne serait pas destinée à la Côte d’Ivoire, mais plutôt au Burkina Faso. La Ligue des consommateurs du Togo (Lct) confirme cette information dans un communiqué daté du 13 mars 2019 et signé de son président, Emmanuel Sogadji. «(…) au Burkina Faso, pays de destination de la cargaison, les autorités burkinabés ont procédé à l’analyse d’un échantillon de ce riz prélevé au Togo et l’ont déclaré impropre à la consommation», apprend-on. Le Burkina ayant marqué son refus d’accueillir sur son sol cette cargaison, les autorités togolaises l’ont aussi refoulé, évitant ainsi que ce riz soit débarqué au port de Lomé.

Alors, par quelle alchimie le navire Mv. Oceanprincess s’est-il retrouvé dans les eaux ivoiriennes, jusqu’à décharger son contenu au port d’Abidjan ? Un autre opérateur économique [en Côte d’Ivoire] aurait-il racheté la cargaison à laquelle le Burkina Faso a renoncé ? C’est à croire que oui, parce qu’à aucun moment, les autorités ivoiriennes qui ont effectué la visite, mardi 19 mars 2019, de l’un des entrepôts où est stocké le riz, n’ont fait la précision selon laquelle ces 18 104 tonnes de riz n’étaient pas destinées au marché ivoirien. En clair, ce riz au port d’Abidjan n’était pas en transit pour le compte du Burkina Faso, mais bien une commande pour la Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs pour cela que ce sont les services de contrôle du pays qui sont à pied d’œuvre pour « attester de la qualité ». Car déjà, alors même que les résultats des analyses (résultats prévus pour ce jeudi 21 mars) ne sont pas encore disponibles, des sources proches du ministère en charge du Commerce laissent entendre que la cargaison de riz, objet de polémique, est de bonne qualité. Et que l’information selon laquelle ce riz serait avarié, relève d’une campagne mensongère orchestrée par un concurrent au destinataire de la cargaison.

Curieux. Autre fait qui suscite de la curiosité de plus d’un, c’est que l’affaire ne remonte pas au 11 janvier 2019, date à laquelle, selon le directeur général du commerce extérieur Kaladji Fadiga, le navire est arrivé au port d’Abidjan. Depuis le 18 novembre 2018, en effet, le bruit courait déjà en Guinée, pays frontalier à la Côte d’Ivoire. Cela, au point où le ministre guinéen du Commerce, Boubacar Barry, a adressé une note au président-directeur général de Huilerie de Guinée avec en objet : « Dispositions relatives à votre commande de riz (navire MV. Oceanprincess) ». Il est notifié dans cette note que l’inspection effectuée par ses services « a certifié la bonne qualité du riz indien et décelé des anomalies liées aux poids et à la qualité pour le riz birman » sur la contenance du navire, à savoir 14 000 tonnes de riz indien et 22 000 tonnes de riz birman (Myanmar).

Est-il besoin de rappeler que c’est après la Guinée-Conakry que le navire s’est retrouvé dans les eaux togolaises ? Apparemment, tout ce ballet n’a pas suscité d’inquiétude du côté des autorités ivoiriennes qui ont accepté volontiers que Oceanprincess vienne débarquer son contenu à Abidjan.

Logique. Dans un échange téléphonique qu’il nous a accordé hier, mercredi 20 mars 2019, Doukoua Godé, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (Fac-Ci), auteur de l’alerte qui a permis d’informer la population sur la présence en terre ivoirienne d’un riz de qualité douteuse (en attendant les résultats d’analyses), a partagé son point de vue sur le traitement de cette problématique. « On sait qu’il y a un bateau qui contient une cargaison de riz que certains pays de la sous-région ont refusé dans leurs ports. La Côte d’Ivoire l’a accepté. A partir de ce moment, il nous revient de dire aux populations pourquoi on l’a accepté. On devrait pouvoir leur dire par exemple qu’après analyse de tel laboratoire accrédité, certifié et reconnu comme tel au plan régional et international, on a estimé que le riz était de bonne qualité. Et là, on assume les conséquences. Mais alors pourquoi on ne procède pas ainsi et dès que le navire arrive, on débarque la cargaison et c’est quand on donne l’alerte qu’on nous informe que les analyses sont en cours », a fait remarquer Doukoua Godé. Il n’est pas contre le fait que la Côte d’Ivoire décide de faire une contre-analyse, avec ses experts et au regard des normes en vigueur dans le pays, là où d’autres pays ont estimé que le produit était impropre à la consommation. Toutefois, il fait remarquer que les autorités en charge de la question auraient dû communiquer, étant entendu qu’il leur revient, à elles, de donner la preuve de la bonne ou mauvaise qualité du produit. « Mon point de vue serait qu’on ne décharge pas le navire. On le laisse en quai, on fait des prélèvements aux fins d’analyses. Si on a la confirmation que le riz est de bonne qualité, on débarque, parce qu’on en a la preuve scientifique », a proposé le président de la Fac-Ci. Autrement dit, la logique, selon M. Doukoua, aurait voulu que l’analyse soit faite avant le débarquement de la cargaison. « Il suffisait de dire : puisqu’on a un doute sur la qualité du produit que vous nous proposez, on va d’abord faire le prélèvement avec nos experts pour l’emmener en laboratoire aux fins d’analyses. Mais pendant ce temps, on communique pour que le doute ne s’installe pas dans les esprits », a-t-il souhaité.

 

Elysée LATH

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electionsci2016414 mars 20191min13

Silué Boloba, directeur général de la Sifcacoop, une entreprise affiliée au Conseil Café Cacao, aurait déposé sa démission, mardi 12 mars 2019, a-t-on appris de source concordante.

Nos sources révèlent que ce départ serait la conséquence d’une crise qui secouerait cette entreprise du fait des pratiques peu recommandables orchestrés par le directeur général du Conseil Café Cacao. M. Silué aurait en premier lieu informé ses désormais ex-collaborateurs de sa démission, avant d’en informer le conseil d’administration de l’entreprise, présidé par M. Yves Ibrahim Koné également, directeur général du Conseil Café Cacao. Nos informateurs ont également soutenu que cette démission pourrait être le point de départ d’une nouvelle crise qui secouerait la filière en elle-même.

Nous y reviendrons !!!

Jean Kelly Kouassi

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electionsci201647 mars 20194min20

Le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier en charge de la gestion du domaine public avait informé les responsables de l’espace Texas Grillz, situé à la Riviera ancien camp d’Akouédo, boulevard de France redressé, non loin du rond-point du lycée Blaise Pascal, « de libérer immédiatement l’espace occupé illégalement ». Cette injonction faite aux responsables dudit espace est contenue dans une note datée du 25 février 2019 émanant du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dont Linfodrome a reçu copie. « Il a été constaté avec regret que vous occupez illégalement une parcelle du domaine public de l’État aux abords du Boulevard de France redressé près du rond-point du Lycée Français et dans l’emprise de l’ancien camp d’Akouédo dont les abords ont été déclarés d’utilité publique sur une emprise de 45 mètres », lit-on dans la correspondance de mise en demeure de déguerpissement et de démolition. Une correspondance qui rappelle également que conformément à la réglementation en vigueur, l’occupation du domaine public de l’État requiert préalablement une autorisation du ministre de l’Équipement et de l’Entretien routier. À côté de cet état de fait, les services du ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dénoncent le fait que les aménagements réalisés sur cet espace constituent des contraintes majeures, notamment la proximité dudit espace du giratoire, toute chose qui revêt un caractère « extrêmement » dangereux pour la circulation et les usagers ; l’utilisation tout le long des accotements du Boulevard de France redressé aux fins de parking des clients dans les sens aller et retour ; la congestion de trafic dû aux stationnements de véhicules et autres types d’engins, et ajouté à tout cela, les plaintes des usagers de la route et riverains.

Autant de désagréments enregistrés et qui ont conduit, selon Yao Aristide Armand, Directeur de cabinet du ministre l’Équipement et de l’Entretien routier, signataire de la note, à demander aux responsables de Texas Grillz, de « libérer immédiatement l’espace que vous occupez illégalement aux abords du Boulevard de France à Cocody Riviera ancien camp d’Akouédo dès réception de la présente. Vu l’urgence, le cas échéant, mon département ministériel procédera systématiquement à votre déguerpissement ainsi qu’à vos propres frais et décline toute responsabilité quant aux conséquences qui surviendraient de son non-respect ». L’injonction du ministère étant restée sans suite, la démolition de l’espace a eu lieu, le mercredi 6 mars 2019, tenant compte du décret n° 2015-114 du 25 février 2015 portant définition de l’emprise du Boulevard de France dans la commune de Cocody qui précise à l’article 1 que « l’emprise du boulevard de France redressé est fixée à quarante-cinq mètres » et que conformément à l’article 2, « le ministre des Infrastructures économiques et le ministre de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret ».

Toute chose qui fait ainsi toute la lumière sur cette affaire.

 

Irène BATH

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electionsci201641 mars 20194min29

Le premier Dialogue régional pour le secteur privé sur la lutte contre l’érosion, dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest africain (Waca), a pris fin jeudi 28 février 2019. Cette rencontre qui a eu lieu au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, Cocody, a conduit à la mise en place d’un Comité consultatif présidé par la Côte d’Ivoire et l’établissement d’un « groupe de travail port ».

Les travaux du premier Dialogue régional pour le secteur privé sur la lutte contre l’érosion, dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest africain (Waca), ont été sanctionnés par un communiqué final comportant deux décisions. La première décision est relative la mise en place d’un Comité consultatif composé de 10 membres présidé par la Côte d’Ivoire jusqu’à la tenue du forum Waca en novembre 2019 au Bénin. Ce Comité s’est engagé à créer un « comité intérimaire consultatif Waca pour le secteur privé », avec des représentants des secteurs publics, qui sera opérationnel jusqu’à la tenue du Waca en novembre 2019 au Bénin, en vue d’établir un plan d’actions pour faciliter l’implication accrue du secteur privé dans la gestion du littoral, en synergie avec le programme Waca et l’ensemble des parties prenantes.

Les acteurs du secteur privé représentant les ports, les mines, l’agriculture, le pétrole et le gaz, le transport, l’hôtellerie, et la pêche des pays de la zone côtière ouest africaine ayant pris part au dialogue avec le secteur privé ont également convenu de l’établissement d’un « groupe de travail port » pour le secteur portuaire. Ce groupe assisté par la Banque mondiale et comprenant le secteur privé et public, la communauté portuaire, la société civile aura trois missions. Il s’agira d’explorer le développement d’un mécanisme (un « fonds ») qui fera partie de la plateforme Waca pour mettre à disposition des fonds pour des actions d’urgence pour gérer les points chauds du littoral ; poursuivre le développement d’une stratégie pour le développement des ports d’Afrique de l’ouest et mener des réflexions pour la mise en place d’une « charte portuaire » régionale qui s’inspirera de l’initiative de l’Association de la gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du centre (Agpaoc) et similaire, qui intègre le secteur privé.

Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka a exhorté les participants à faire en sorte que les recommandations issues des échanges, notamment la mise en place du Comité consultatif du secteur privé pour la résilience des zones côtières ouest africaines, « demeurent la boussole afin de renforcer nos cadres institutionnels, gage d’une prospérité économique, soutenue par le développement de la zone côtière ».

Le Coordonnateur du projet Waca, Professeur Ochou a souligné qu’en dépit de quelques difficultés d’ordre administratif, « nous sommes convaincus que l’objectif de développement de Waca qui est de renforcer la résilience des communautés et zones ciblées du littoral ouest-africain, sera atteint d’ici 2023 », a-t-il affirmé. Le programme Waca, faut-il le noter, a pour objectif d’aider à réduire la vulnérabilité des communautés côtières et à augmenter la résilience d’infrastructures clés aux aléas climatiques.

Irène BATH

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electionsci201641 mars 20192min32

Dans une vidéo publiée ce jeudi 28 février 2019 sur Facebook, le professeur Mamadou Koulibaly dénonce une injustice de l’Etat faite aux usagers à travers l’augmentation des tarifs de transfert d’argent par les maisons de téléphonie mobile.

Selon Mamadou Koulibaly, c’est dans le souci de répondre aux besoins financiers des personnes en prenant en compte leurs revenus et lieux de résidence, que les maisons de téléphonie mobile ont mis en place un système de transaction pour leur permettre d’intégrer le circuit financier.

« Grâce aux maisons de téléphonie mobile, les usagers quel que soit le niveau de leur revenu, peuvent recevoir de l’argent à partir de leur téléphone portable », a dit l’ex-président de l’Assemblée Nationale.

A en croire Mamadou Koulibaly, c’est la forte connexion entre les populations et les opérateurs de téléphonie mobile qui pousse l’Etat à vouloir percevoir une taxe sur le revenu des usagers. « Le gouvernement décide d’élever les impôts de ces entreprises afin que celles-ci augmentent leurs tarifs pour ainsi atteindre le revenu des clients de façon indirecte », dénonce-t-il.

Pour le fondateur du parti LIDER, cette augmentation ne sera pas sans risque pour les compagnies de téléphonie mobile car, dit-il, ‘’avec ces répercutions, les personnes qui étaient entrées dans ce circuit financier, risquent d’en sortir’’.

Caroline N’Guessan (Stg)

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electionsci2016428 février 20195min31

Le Dialogue régional pour le secteur privé sur la lutte contre l’érosion, dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest africain (Waca), se tient les 27 et 28 février 2019, à Abidjan-Cocody, Côte d’Ivoire.

Les zones côtières ouest-africaines font actuellement l’objet d’attention particulière, eu égard au fait qu’elles concentrent une forte proportion des populations des pays côtiers et du fait des fortes potentialités qu’elles offrent pour un développement social, économique et environnemental viable. Malheureusement, ces zones subissent de nombreuses pressions qui dégradent leur environnement, menaçant ainsi la vie des populations et les investissements publics et privés qui s’y trouvent. Aussi, dans le but de protéger ces zones contre toutes les formes d’agression, en vue de les rendre résilientes face aux défis environnementaux, se tient à Abidjan-Cocody, Côte d’Ivoire, les 27 et 28 février 2019, le 1er Dialogue régional avec le secteur privé sur la lutte contre l’érosion.

Ouvrant les travaux de ces assises le mercredi 27 février 2019, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Joseph Séka Séka a appelé à des suggestions et des recommandations susceptibles d’engager le secteur privé dans la résilience des zones côtières ouest africaines. « A cet effet, la mise en place d’un Comité consultatif du secteur privé pour la résilience des zones côtières ouest africaines serait un excellent outil de concertation et de conseil », a-t-il proposé. Séka Séka a rappelé les efforts entrepris par le Gouvernement ivoirien pour la mise en place d’un cadre législatif et réglementaire en vue de la prise en charge de l’ensemble du littoral ivoirien. « La loi n°2017-378 relative à l’aménagement, à la protection et à la gestion intégrée du littoral, promulguée le 02 juin 2017 vient organiser toutes les activités mises en œuvre sur le littoral », a souligné le ministre. Il a invité le secteur privé, les communautés littorales et les organisations de la société civile à participer, ensemble, au processus de gestion du littoral, notamment en matière de partage d’information, d’appui au de contribution à la gestion des catastrophes et à la lutte contre les pollutions et la sensibilisation, puis la formation.

Adama Coulibaly, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, a jugé opportun la tenue de cette rencontre, faisant remarquer que « la grande majorité du tissu industriel et commercial (ports, aéroports, exploitations minière et pétrolière, hôtellerie…) des pays côtiers se retrouve dans leurs zones côtières qui subissent malheureusement les affres de l’érosion côtière exacerbée par les changements climatiques ».

Le représentant du directeur des Opérations de la Banque mondiale, Sunil Mathrani a dit son souhait que ce 1er dialogue régional aboutisse à une « collaboration fructueuse avec nos partenaires du secteur privé sur les thématiques de la protection du littoral et de l’adaptation au changement climatique ». Il a traduit l’engagement de la Banque à relever le défi climatique et cela, à travers les financements qu’elle consacre par an, soit plus de 10 milliards de dollars (5 000 milliards de Fcfa).

Le programme Waca, faut-il le noter, a pour objectif d’aider à réduire la vulnérabilité des communautés côtières et à augmenter la résilience d’infrastructures clés aux aléas climatiques.

 

Irène BATH

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electionsci2016415 février 20193min39

En Côte d’Ivoire, les transferts d’argent via mobile vont bientôt coûter plus cher. Une mesure qui s’adresse à tous ceux qui utilisent les applications d’E-Banking, ou Mobile Money pour régler des petits achats, payer des factures ou encore envoyer de l’argent à un cousin. C’est l’Union nationale des entreprises de télécommunications qui a annoncé début février cette augmentation qu’elle compte répercuter sur les utilisateurs pour compenser une taxe que le gouvernement impose désormais aux opérateurs de transfert d’argent.

Depuis janvier plus de doute possible : les établissements de monnaie électronique, c’est-à-dire ceux qui proposent des transferts d’argent via mobile, doivent payer les mêmes taxes que les opérateurs téléphoniques.

« Malheureusement, les opérateurs n’ont pas appliqué la taxe en 2018 sur l’ensemble du chiffre d’affaires. Les entreprises de téléphonie ont pris sur elles d’extraire la fraction de mobile monnaie du chiffre d’affaires », justifie Abou Sié Ouattara, le directeur général des impôts de Côte d’Ivoire. Un manque à gagner de 48 milliards de francs CFA pour 2018.

Du côté des opérateurs on se défend de vouloir échapper à l’impôt. Selon Gertrude Koné Kouassi, directeur exécutif de l’Unetel, les activités de Mobile Money ne relevaient simplement pas du régime fiscal des télécoms : « L’activité de Mobile Money a été lancée en Côte d’Ivoire avec le support technique des entreprises de téléphonie mobile. Mais en exécution de l’instruction de la BECEAO à cet effet, les opérateurs télécom ont créé des entreprises émettrices de monnaie électronique qu’on appelle EME. Ces EME placées sou le régime de microfinances sont passées sous un autre régime fiscal qui est propre au secteur financier. »

En réaction, les opérateurs ont annoncé une hausse prochaine de leurs tarifs sans préciser de combien ni quand elle entrerait en vigueur. Les associations de consommateurs montent au créneau et demandent au régulateur d’intervenir.

 

Par RFI

 Publié le 14-02-2019

Modifié le 15-02-2019 à 09:59

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electionsci201646 février 20193min49

Face aux actions de développement entreprises par le président Alassane Ouattara, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina lui a traduit tout son soutien. C’était à l’occasion du déjeuner annuel 2019 en l’honneur des ambassadeurs, qui a eu lieu mardi 05 février 2019 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

 

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina est tombé en admiration du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, et cela du fait des actions de développement entreprises par ce dernier. Il a fait cet aveux mardi 05 février 2019, lors de la conférence de presse animée à l’occasion du déjeuner annuel 2019 en l’honneur des ambassadeurs au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

« J’ai toujours eu de l’admiration pour le président Alassane Ouattara, depuis le temps où il était le Premier ministre du président Félix Houphouët-Boigny. C’est un brillant économiste. Sous sa présidence, la Côte d’Ivoire a fait d’excellents progrès en glanant aujourd’hui 17 place dans le Doing business. Avec lui, le pays se porte très bien », a indiqué Adesina qui a confié que si la Bad a consenti d’importants financements à l’endroit de la Côte d’Ivoire, c’est bien parce que « ce pays est bancable, il faut l’aider à faire plus d’investissements. C’est un pays où il y a la stabilité politique et économique ».

Le président du Groupe de la Bad a informé que Alassane Ouattara est en train de mettre sur pied le Conseil national de la politique économique. « J’ai été informé sur ce que cela représente et j’ai été édifié par ce que Alassane Ouattara veut faire de la Côte d’Ivoire avec cet instrument. Je ne soutiens pas le président Ouattara à 100% ou 200% mais à 3000% », a insisté Akinwumi Adesina.

 

Irène BATH

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electionsci201646 février 20192min49

Les financements de la Banque africaine de développement (Bad), en direction de la Côte d’Ivoire sont passés de 314 milliards Fcfa à 900 milliards Fcfa. L’information est du président du Groupe de la Bad, Akinwumi Adesina.

 

« Le portefeuille de la Banque africaine de développement (Bad) en Côte d’Ivoire a augmenté de manière significative. Entre 2015 et 2018, en l’espace de trois ans seulement, le financement de la Banque en faveur de la Côte d’Ivoire a augmenté de 280 %, passant de 628 millions d’USD (314 milliards Fcfa) en 2015 à 1,8 milliard d’USD (plus de 900 milliards Fcfa). C’est la hausse la plus forte jamais enregistrée dans l’histoire de la Banque », a informé le président du Groupe de la Bad, Akinwumi Adesina. C’était à l’occasion du déjeuner des Ambassadeurs tenu mardi 05 février 2019, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

Il a précisé que la Bad soutient les efforts du gouvernement ivoirien dans les domaines du transport urbain et du développement des infrastructures à Abidjan. Le président Adesina a rappelé qu’en 2018, la Bad a également investi 110 millions d’USD (55 milliards Fcfa) pour financer l’acquisition de nouveaux aéronefs par Air Côte d’Ivoire, ce qui facilitera, a-t-il dit, la circulation des personnes et favorisera l’intégration régionale. Il a évoqué les appuis en faveur de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans le secteur agricole pour soutenir les réformes institutionnelles et la gouvernance dans la commercialisation du cacao.

 

Irène BATH

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electionsci201641 février 20192min56

Le groupe Renault envisage l’installation d’une unité d’assemblage de véhicules en Côte d’Ivoire. C’est ce qu’a indiqué Fabrice Cambolive, Vice-président du constructeur automobile, le 31 janvier 2019, au Plateau, au sortir d’une audience que lui a accordée le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

Cette volonté de ce constructeur automobile s’explique par le fait que le nombre de véhicules neufs vendus en Côte d’Ivoire est passé à 10 000 en 2017, contre 8 660 en 2016. Il a salué ce boom automobile et l’attrait que le pays représente donc pour son groupe, en termes de marché stratégique en Afrique subsaharienne. Il envisage de consolider ses opérations en Côte d’Ivoire.

Pour sa part, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, qui  a participé à la rencontre, s’est réjoui des  discussions avec Renault. Selon lui, l’installation d’une unité d’assemblage de véhicules participera à la diversification de l’industrialisation du pays et créera des emplois pour les jeunes.

Jonas BAIKEH

Le groupe Renault envisage l’installation d’une unité d’assemblage de véhicules en Côte d’Ivoire. C’est ce qu’a indiqué Fabrice Cambolive, Vice-président du constructeur automobile, le 31 janvier 2019, au Plateau, au sortir d’une audience que lui a accordée le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly.

Cette volonté de ce constructeur automobile s’explique par le fait que le nombre de véhicules neufs vendus en Côte d’Ivoire est passé à 10 000 en 2017, contre 8 660 en 2016. Il a salué ce boom automobile et l’attrait que le pays représente donc pour son groupe, en termes de marché stratégique en Afrique subsaharienne. Il envisage de consolider ses opérations en Côte d’Ivoire.

Pour sa part, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, qui  a participé à la rencontre, s’est réjoui des  discussions avec Renault. Selon lui, l’installation d’une unité d’assemblage de véhicules participera à la diversification de l’industrialisation du pays et créera des emplois pour les jeunes.

Jonas BAIKEH