Business Archives - Elections.ci

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electionsci2016413 juin 20194min63

La nouvelle a déjà fait remonter les cours du cacao mercredi. Les deux plus grands producteurs de cacao de la planète, le Ghana et la Côte d’Ivoire annoncent qu’ils « suspendent » les ventes de la récolte 2020-2021. Pour obtenir un prix plancher de leurs acheteurs.

Au moins 2600 dollars la tonne de cacao, sinon rien… C’est l’exigence des deux géants mondiaux, Ghana et Côte, qui affichent un front commun depuis quelques mois, après avoir été longtemps les frères ennemis du cacao. Depuis Accra la capitale ghanéenne, le directeur général du COCOBOD, l’organe public de gestion de la filière ghanéenne, vient d’annoncer que les deux pays « suspendent jusqu’à nouvel ordre les ventes de la récolte 2020-2021 pour préparer la mise en place de ce prix plancher ».

De 750 à 1055 FCFA le kilo au producteur ?

C’est une menace adressée aux acheteurs. Mais une menace seulement, pour l’instant, car la commercialisation de cette récolte 2020-2021 n’a pas commencé, la récolte est dans ces deux pays vendue par anticipation et cela débute en général au milieu de l’année précédente. C’est sur cette base que l’on peut définir ensuite le prix au producteur appliqué un an plus tard.

À partir d’octobre 2020, le gouvernement ivoirien souhaiterait consacrer aux planteurs 70 % des 2600 dollars demandés aux acheteurs. Cela reviendrait à payer les producteurs 1055 FCFA le kilo, contre seulement 750 FCFA aujourd’hui, quand ce prix minimum est respecté… Ce serait donc une hausse considérable pour les planteurs, + 40 %.

Cacao « pas assez cher » selon Cémoi

Pourtant, ce n’est pas la panique chez les gros acheteurs de la filière. Un négociant de poids souligne qu’« il faudra certes beaucoup de trésorerie supplémentaire, ce qui risque de fragiliser les exportateurs locaux, mais que tout ce qui va dans le sens des producteurs est bon. Si tout le monde joue le jeu, y compris les chocolatiers qui, estime-t-il, font des marges importantes, ça se répartira, juge-t-il, sur toute la chaîne ». Le PDG du chocolatier français Cémoi dit de son côté « soutenir la hausse des prix au planteur. Globalement, dit-il, le cacao est une matière première qui n’est pas assez chère ». Quant à Nestlé, la multinationale suisse dit « attendre avec intérêt la poursuite des discussions constructives qui identifieront des mesures réalisables. »

Il est vrai que le marché du cacao est plutôt porteur en ce moment, avec une demande forte sur tous les continents, ce qui explique le meilleur niveau des cours, qui n’est plus très éloigné désormais des 2600 dollars exigés par les deux géants du cacao. Toutes les discussions à venir vont porter sur le mécanisme à mettre en place si les cours devaient plonger à nouveau.

 

 

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electionsci2016417 mai 20192min57

Un site d’une superficie de 732 hectares déclaré d’utilité publique par le gouvernement ivoirien abritera sous peu le port sec de Ferkéssedougou, région du Tchologo, 600 Km d’Abidjan.

La construction d’un port sec à Ferkéssedougou, région du Tchologo, 600 Km d’Abidjan, se précise. La réalisation de ce projet a été adoptée au Conseil des ministres du mercredi 15 mai 2019.

Présentant les retombées de cette infrastructure, Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement ivoirien et ministre de la Communication et des Médias a expliqué qu’il permettra de créer une zone économique de développement au Nord de la Côte d’Ivoire afin de mettre en valeur les potentialités économiques des districts des savanes et du zanzan et de tirer un meilleur profit de celles des régions frontalières de Sikasso au Mali et Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Le porte-parole du gouvernement a affirmé que l’objectif du port sec de Ferkéssedougou est d’optimiser les circuits d’approvisionnement dans cette zone du pays. « Le projet du port sec de Ferkéssedougou comprendra trois composantes avec des services portuaires et d’entreposage, des dépôts de carburants et un complexe intégrant du bétail et un abattoir », a informé Sidi Touré.

Le projet consiste à construire des infrastructures afin de désengorger et rapprocher le Port autonome d’Abidjan (Paa) de ses partenaires régionaux, à savoir : le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il permettra de redynamiser et consolider les acquis du transport ferroviaire à destination des pays de l’hinterland et de mettre à disposition des opérateurs économiques les conditions optimales d’accueil, de services et d’utilisation de la plateforme multimodale.

Irène BATH

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electionsci201649 mai 20193min57

Pendant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2018, les productions de pétrole brut et de gaz s’établissent respectivement à 11 784 642 barils et à 69 091 226,62 MMBTU, enregistrant des baissent de 5,27% et de 9,19%.

Les flux physiques du secteur énergie du 1er janvier au 31 décembre 2018 ont été communiqués lors du conseil des ministres du mercredi 8 mai 2019. Il ressort des communications faites lors de cette rencontre que les productions de pétrole brut et de gaz s’établissent respectivement à 11 784 642 barils et à 69 091 226,62 MMBTU correspondant à un débit de 32 287 barils par jour de pétrole brut et de 189 291 MMBTU par jour de gaz naturel. Elles enregistrent respectivement une baisse de 5,27% et de 9,19% par rapport aux résultats obtenus en 2017 du fait de la déplétion (diminution, Ndlr) naturelle des champs, des perturbations opérationnelles sur certains champs et de la baisse de la demande de gaz naturel du secteur électricité.

La valorisation de la part-État de pétrole brut et de gaz naturel après SWAP est de 197,253 millions de $US (109,629 milliards de Fcfa), respectivement en hausse de 17,22% par rapport aux performances de 2017 et de 11,12% par rapport aux prévisions de revenus. Ces hausses s’expliquent par les effets conjugués de l’amélioration des cours du pétrole brut, des développements en cours sur le bloc CI 40 et de la modification des conditions de partage sur le bloc CI-26.

Au niveau des produits pétroliers, la production totale, importations de bases incluses, est de 3 257 483 TM ; soit une hausse de 6,62% comparée à fin décembre 2017. Les ventes totales, y compris les ventes à la Société multinationale de bitume de Côte d’Ivoire (Smb), réalisées par la Société ivoirienne de raffinage (Sir) enregistrent une progression en volume de 0,56 % due à la croissance du marché Terre et en valeur de 20,94% due à une hausse du cours du baril. Les droits émis sur les produits pétroliers sont de 295,134 milliards de Fcfa contre 294,057 milliards de Fcfa à la même période en 2017 ; soit une hausse de 0,37% due aux mises à la consommation.

Irène BATH

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electionsci2016419 avril 20194min82

La colère monte depuis quelques jours au sein de la grande famille des boulangers de Côte d’Ivoire.

Le secteur du pain a connu un développement incroyable en Côte d’Ivoire ces dernières années. Au regard de ce dynamisme ambiant dans la boulangerie, l’Etat ivoirien a pris des mesures en vue de réguler ledit secteur mais surtout protéger le retour sur investissement pour les acteurs du milieu.

Lisez aussi: (Palabres entre deux boulangeries voisines à Abobo : la présence de “microbes” évoquée; la réaction du ministère du Commerce)

C’est ainsi que dès l’accession au pouvoir du Président Alassane Ouattara, l’arrêté interministériel N°619/MCAPME/MSLS/MINESUDD du 17 Décembre 2014, a été pris, soumettant désormais à déclaration préalable l’ouverture, l’installation et l’extension de boulangeries. Cet arrêté, en son chapitre IV relatif aux dispositions particulières, stipule en son article 10 que : « Toute installation de boulangerie doit respecter un rayon minimum de 500 mètres avec la boulangerie la plus proche ».

Malheureusement, apprend Linfodrome, de sources concordantes, une commission aurait été mise en place depuis quelques temps par le gouvernement en vue de casser cet arrêté interministériel au pretexte que l’UEMOA estime que les textes ivoiriens en matière de boulangerie, sont anti concurrentiels.

«Les boulangers ont eu écho de ce qu’une commission a été mise en place pour casser cet arrêté qui exige que toute installation de boulangerie doit respecter un rayon minimum de 500 mètres avec la boulangerie la plus proche. Les boulangers ont déjà attiré l’attention des autorités ivoiriennes sur le maintien de ces textes », a confié à Linfodrome un responsable du secteur. Notre informateur explique que casser cet arrêté interministériel, c’est tuer le business des boulangers locaux au profit des expatriés de plus en plus nombreux dans le secteur, parfois avec des moyens démesurés.

« On ne demande pas de nous donner des faveurs. Nous demandons seulement le respect et le maintien de cet arrêté interministériel. Si jamais le gouvernement touche à cet arrêté, les boulangers sont prêts à rentrer en grève illimité. Et il n’y aura pas de pain dans toute la Côte d’Ivoire », a-t-il menacé, au nom des boulangers de Côte d’Ivoire.

A quelques jours du début du jeûne musulman, voici un fait social auquel le gouvernement devrait faire face avec célérité en vue de trouver un terrain d’entente avec les boulangers. Nous y reviendrons !

David YALA

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electionsci2016416 avril 20192min65

Un recensmeent des producteurs de café-cacao et de leurs plantations a été lancé lundi 15 avril 2019 à Yamoussoukro. Au terme de l’opération, en septembre 2020, une carte professionnelle sera attribuée aux producteurs. Mais, quels sont les avantages liés à cette carte ?

« Dans l’optique de la professionnalisation des acteurs, la délivrance de cartes professionnelles est envisagée, constituant ainsi une avancée notable dans la recherche de services tels l’assurance de leurs actifs et le financement de leur activités à travers d’éventuels crédits bancaires », a fait savoir Brahima Yves Koné, Directeur général du Conseil du café-cacao.

Par ailleurs, cette opération de recensement permettra d’apporter, selon ses explications, une réponse aux différentes problématiques du moment. « Les informations recueillies permettront d’établir un répertoire des producteurs de café et de cacao et un état des superficies des plantations, toute chose qui permettra de mieux contrôler la production nationale, notamment à travers les programmes de réhabilitation du verger. De même, la disponibilité d’informations précises sur les producteurs améliorera leur organisation et la structuration de la filière à travers l’interprofession », a-t-il indiqué. Pour un coût de 6 milliards de francs Cfa, l’opération prendra fin en septembre 2020.

Jonas BAIKEH

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electionsci2016416 avril 20193min65

L’objectif visé à travers ce projet, c’est de contribuer à la réduction voire à l’éradication du phénomène de vol de téléphone. Ainsi, en cas de perte ou de vol du mobile d’un consommateur, le téléphone pourra être bloqué avant qu’il ne soit utilisé à des fins douteuses. « Avec cette initiative, les opérateurs de téléphonie mobile jouent un rôle actif pour assurer aux consommateurs un environnement de confiance grâce à une collaboration public-privé. Une fois mise en œuvre, la Côte d’Ivoire sera le premier pays d’Afrique subsaharienne à bénéficier de la participation de plusieurs opérateurs à la liste noire de GSMA, offrant ainsi à tous leurs clients la possibilité de signaler et bloquer les appareils perdus ou volés sur plusieurs réseaux », a expliqué Akinwale Goodluck, le responsable Afrique subsaharienne de GSMA.

Cette innovation selon le responsable d’Orange Côte d’Ivoire présent au lancement de ce projet, est un signal important pour le développement de l’environnement numérique ivoirien en ce sens qu’elle constitue une solution contre le vol des terminaux. Il a indiqué que ce projet s’inscrit dans leur rôle en tant qu’opérateur dans le domaine, de préserver les données des clients. « La nouveauté est qu’on apporte par ce « We care », un service de protection des données de l’ensemble de nos clients, en tenant compte de la sensibilité des données », a-t-il fait savoir. Les consommateurs pourront, ainsi dans le cadre de ce projet, associer leur identité à leur téléphone en se décidant de les déclarés auprès des opérateurs, soit avant ou soit après l’incident.

Cette disposition selon la responsable de l’Union des entreprises de télécommunication de Côte d’Ivoire est très importante dans la mesure où « elle va aider à freiner voir réduire le nombre de gang qui sont constituer autour de la commercialisation des équipements TIC ». Les opérateurs du secteur de la téléphonie mobile ont promis travailler de concert avec le ministre Claude Isaac De en charge de l’économie numérique et l’ARTCI, l’organe régulateur du secteur pour donner une dynamique à l’aboutissement de ce projet.

 

Jean Kelly Kouassi

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electionsci201641 avril 20192min96

Le Gouvernement ivoirien a annoncé la destruction de la cargaison des 18 000 tonnes de riz d’origine birmane impropres à la consommation.

Le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme (Petites et moyennes entreprises), à travers un communiqué publié ce week-end, informe que les 18 000 tonnes de riz birman stockés au port d’Abidjan sont déclarées impropres à la consommation.

Conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi n°2016-410 du 15 juin 2016 relative à la répression des fraudes et des falsifications en matière de vente des biens ou services, il est procédé à la saisie réelle et la mise sous scellés des 18 000 tonnes de riz birman stockées au port d’Abidjan et au déclenchement de la procédure de destruction. Ainsi en a décidé le gouvernement ivoirien suite aux analyses effectuées sur des échantillons de ce riz par un laboratoire accrédité et agréé dans le cadre du programme de Vérification de conformité des marchandises à destination de la Côte d’Ivoire (Voc). Le communiqué publié, à cet effet, par le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, précise que cette cargaison de riz est non-conforme à la norme ivoirienne-Codex Stan 198-1995 rendu d’application obligatoire par le décret n°2016-1152 du 28 décembre 2016 rendant certaines normes d’application obligatoire.

Pour rappel, une cargaison de 18 000 tonnes de riz d’origine birmane de qualité douteuse a été déchargée au Port autonome d’Abidjan (Paa) du 11 au 18 mars 2019 par le navire Océan princess, en provenance d’Asie via les ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo).

Irène BATH

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electionsci2016429 mars 20194min109

Prestige Ciment Côte d’Ivoire (PCCI) est la nouvelle société dans le secteur de la cimenterie dont l’unité de broyage a été inaugurée jeudi 28 mars, à la nouvelle zone industrielle au PK24 sur l’autoroute du nord. Cette nouvelle entreprise prévoit une production annuelle de 1,2 millions de tonnes par an.

S’appuyant sur les avantages en ressources humaines, en technologie et en management de son partenaire la Société Asian and African business management (Xi’an) Co.ltd (AAM), Prestige Ciment Côte d’Ivoire (PCCI) adopte le système de broyage le plus moderne à ce jour en Côte d’Ivoire, le système de broyage vertical. Ce système, à en croire la direction générale de l’entreprise est une technologie avancée au niveau international, respectant l’esprit d’efficacité, de basse consommation d’énergie et du respect de l’environnement.

« Nos produits peuvent être largement utilisés dans les marchés ferroviaires, routiers, tunnels, ponts, construction civile etc. PCCI, tout en espérant apporter plus de contributions pour l’embellissement de la Côte d’Ivoire avec ses différents ciments de marque « GUEPARD », s’engage à participer activement à la construction des infrastructures, à l’amélioration de l’environnement d’habitation, à la modernisation du niveau de construction urbaine, et aussi en promouvant le développement dans l’industrie logistique, le transport, la restauration et l’emploi en Côte d’ivoire », a déclaré le directeur monsieur MA, directeur général de l’entreprise chinoise.

L’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, SEM Tang Weibin, prenant  la parole à souligné que les activités de la firme contribueront à la fiscalité, la création d’emplois et au développement du secteur de la cimenterie en Côte d’Ivoire. « L’ambassade de Chine veillera à ce que l’opérateur économique respecte les lois et règlements ivoiriens, attache une haute importance à la sécurité sur le lieu de travail, cherche l’excellence dans la qualité des produits, le rapport qualité prix et l’aspect environnemental », rassuré le diplomate.

Quant à Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, représentant le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, il a salué les dirigeants de la société non sans indiquer que l’implantation de cette usine s’inscrit dans la dynamique du développement du secteur industriel . « Vous avez fait un bon choix en décidant d’implanter votre entreprise en Côte d’Ivoire », a-t-il rassuré. Il a par ailleurs rappelé que sous la houlette du président Alassane Ouattara, d’importantes réformes structurelles ont été réalisées pour accompagner le secteur privé.

Réaffirmant que le PND 2020 consacre l’industrie comme un pilier essentiel de la transformation structurelle de la Côte d’Ivoire, Souleymane Coulibaly a également félicité la société Prestige Ciment Côte d’Ivoire qui apporte sa pierre à lutte contre le chômage avec la création de 160 emplois directs et 300 emplois indirects avec un chiffre d’affaires de 40 milliards F CFA  et surtout vient renforcer l’offre du ciment de la Côte d’Ivoire sur le marché national.

 

Philip KLA

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electionsci2016422 mars 20198min78

L’affaire du riz dit impropre à la consommation, refoulé au port de Lomé et qui s’est retrouvé en fin de compte sur le territoire ivoirien (présentement stocké dans des entrepôts en zone portuaire, encore sous douane) continue de livrer des secrets. De sources bien introduite, cette cargaison ne serait pas destinée à la Côte d’Ivoire, mais plutôt au Burkina Faso. La Ligue des consommateurs du Togo (Lct) confirme cette information dans un communiqué daté du 13 mars 2019 et signé de son président, Emmanuel Sogadji. «(…) au Burkina Faso, pays de destination de la cargaison, les autorités burkinabés ont procédé à l’analyse d’un échantillon de ce riz prélevé au Togo et l’ont déclaré impropre à la consommation», apprend-on. Le Burkina ayant marqué son refus d’accueillir sur son sol cette cargaison, les autorités togolaises l’ont aussi refoulé, évitant ainsi que ce riz soit débarqué au port de Lomé.

Alors, par quelle alchimie le navire Mv. Oceanprincess s’est-il retrouvé dans les eaux ivoiriennes, jusqu’à décharger son contenu au port d’Abidjan ? Un autre opérateur économique [en Côte d’Ivoire] aurait-il racheté la cargaison à laquelle le Burkina Faso a renoncé ? C’est à croire que oui, parce qu’à aucun moment, les autorités ivoiriennes qui ont effectué la visite, mardi 19 mars 2019, de l’un des entrepôts où est stocké le riz, n’ont fait la précision selon laquelle ces 18 104 tonnes de riz n’étaient pas destinées au marché ivoirien. En clair, ce riz au port d’Abidjan n’était pas en transit pour le compte du Burkina Faso, mais bien une commande pour la Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs pour cela que ce sont les services de contrôle du pays qui sont à pied d’œuvre pour « attester de la qualité ». Car déjà, alors même que les résultats des analyses (résultats prévus pour ce jeudi 21 mars) ne sont pas encore disponibles, des sources proches du ministère en charge du Commerce laissent entendre que la cargaison de riz, objet de polémique, est de bonne qualité. Et que l’information selon laquelle ce riz serait avarié, relève d’une campagne mensongère orchestrée par un concurrent au destinataire de la cargaison.

Curieux. Autre fait qui suscite de la curiosité de plus d’un, c’est que l’affaire ne remonte pas au 11 janvier 2019, date à laquelle, selon le directeur général du commerce extérieur Kaladji Fadiga, le navire est arrivé au port d’Abidjan. Depuis le 18 novembre 2018, en effet, le bruit courait déjà en Guinée, pays frontalier à la Côte d’Ivoire. Cela, au point où le ministre guinéen du Commerce, Boubacar Barry, a adressé une note au président-directeur général de Huilerie de Guinée avec en objet : « Dispositions relatives à votre commande de riz (navire MV. Oceanprincess) ». Il est notifié dans cette note que l’inspection effectuée par ses services « a certifié la bonne qualité du riz indien et décelé des anomalies liées aux poids et à la qualité pour le riz birman » sur la contenance du navire, à savoir 14 000 tonnes de riz indien et 22 000 tonnes de riz birman (Myanmar).

Est-il besoin de rappeler que c’est après la Guinée-Conakry que le navire s’est retrouvé dans les eaux togolaises ? Apparemment, tout ce ballet n’a pas suscité d’inquiétude du côté des autorités ivoiriennes qui ont accepté volontiers que Oceanprincess vienne débarquer son contenu à Abidjan.

Logique. Dans un échange téléphonique qu’il nous a accordé hier, mercredi 20 mars 2019, Doukoua Godé, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (Fac-Ci), auteur de l’alerte qui a permis d’informer la population sur la présence en terre ivoirienne d’un riz de qualité douteuse (en attendant les résultats d’analyses), a partagé son point de vue sur le traitement de cette problématique. « On sait qu’il y a un bateau qui contient une cargaison de riz que certains pays de la sous-région ont refusé dans leurs ports. La Côte d’Ivoire l’a accepté. A partir de ce moment, il nous revient de dire aux populations pourquoi on l’a accepté. On devrait pouvoir leur dire par exemple qu’après analyse de tel laboratoire accrédité, certifié et reconnu comme tel au plan régional et international, on a estimé que le riz était de bonne qualité. Et là, on assume les conséquences. Mais alors pourquoi on ne procède pas ainsi et dès que le navire arrive, on débarque la cargaison et c’est quand on donne l’alerte qu’on nous informe que les analyses sont en cours », a fait remarquer Doukoua Godé. Il n’est pas contre le fait que la Côte d’Ivoire décide de faire une contre-analyse, avec ses experts et au regard des normes en vigueur dans le pays, là où d’autres pays ont estimé que le produit était impropre à la consommation. Toutefois, il fait remarquer que les autorités en charge de la question auraient dû communiquer, étant entendu qu’il leur revient, à elles, de donner la preuve de la bonne ou mauvaise qualité du produit. « Mon point de vue serait qu’on ne décharge pas le navire. On le laisse en quai, on fait des prélèvements aux fins d’analyses. Si on a la confirmation que le riz est de bonne qualité, on débarque, parce qu’on en a la preuve scientifique », a proposé le président de la Fac-Ci. Autrement dit, la logique, selon M. Doukoua, aurait voulu que l’analyse soit faite avant le débarquement de la cargaison. « Il suffisait de dire : puisqu’on a un doute sur la qualité du produit que vous nous proposez, on va d’abord faire le prélèvement avec nos experts pour l’emmener en laboratoire aux fins d’analyses. Mais pendant ce temps, on communique pour que le doute ne s’installe pas dans les esprits », a-t-il souhaité.

 

Elysée LATH

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electionsci2016414 mars 20191min85

Silué Boloba, directeur général de la Sifcacoop, une entreprise affiliée au Conseil Café Cacao, aurait déposé sa démission, mardi 12 mars 2019, a-t-on appris de source concordante.

Nos sources révèlent que ce départ serait la conséquence d’une crise qui secouerait cette entreprise du fait des pratiques peu recommandables orchestrés par le directeur général du Conseil Café Cacao. M. Silué aurait en premier lieu informé ses désormais ex-collaborateurs de sa démission, avant d’en informer le conseil d’administration de l’entreprise, présidé par M. Yves Ibrahim Koné également, directeur général du Conseil Café Cacao. Nos informateurs ont également soutenu que cette démission pourrait être le point de départ d’une nouvelle crise qui secouerait la filière en elle-même.

Nous y reviendrons !!!

Jean Kelly Kouassi

Silué Boloba, directeur général de la Sifcacoop, une entreprise affiliée au Conseil Café Cacao, aurait déposé sa démission, mardi 12 mars 2019, a-t-on appris de source concordante.

Nos sources révèlent que ce départ serait la conséquence d’une crise qui secouerait cette entreprise du fait des pratiques peu recommandables orchestrés par le directeur général du Conseil Café Cacao. M. Silué aurait en premier lieu informé ses désormais ex-collaborateurs de sa démission, avant d’en informer le conseil d’administration de l’entreprise, présidé par M. Yves Ibrahim Koné également, directeur général du Conseil Café Cacao. Nos informateurs ont également soutenu que cette démission pourrait être le point de départ d’une nouvelle crise qui secouerait la filière en elle-même.

Nous y reviendrons !!!

Jean Kelly Kouassi