Actualités Archives - Elections.ci

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electionsci2016422 mars 20193min1

Guillaume Soro a dénoncé la division entre Ivoiriens, à cause de certains hommes politiques qui utilisent l’ethnie comme fonds politique. C’était lors d’une rencontre d’échanges avec des étudiants de l’Institut universitaire d’Abidjan (IUA) à sa résidence de Marcory le mercredi 20 mars 2019.

Pour le Président du Comité politique, ‘’les différences ethniques, ce sont les hommes politiques qui ont utilisé tout cela pour nous diviser’’. « Parce que moi au primaire, je ne connaissais pas l’ethnie de mon voisin de table. Pour moi, nous sommes tous des Ivoiriens », a-t-il dit. Pour Guillaume Soro,  quand les hommes politiques échouent à donner du travail aux jeunes, à régler la question de la pauvreté, ils utilisent le sentiment et la fibre nationaliste pour diviser la société.

«Parce que quand tu ne peux pas résoudre un problème, tu es obligé de le déplacer (…) c’est pourquoi à l’époque, je me suis levé pour dire non à la politique qui discrimine, qui ségrégue, qui divise et qui catégorise les Ivoiriens. On est Ivoirien c’est tout, il n’y a pas de quart d’Ivoirien, de 50 % Ivoirien et d’Ivoirien à 100% (…) », a-t-il déclaré.

Notre défi, poursuit l’ancien président de l’Assemblée nationale, c’est de réussir à relever le défi du père fondateur Félix Houphouët-Boigny, à faire un brassage pour qu’on soit le peuple ivoirien sans aucune distinction ethnique, comme c’est le cas pour d’autres pays.

« Comment les Etats-Unis d’Amérique ont été formés ? C’est un nouveau continent qui a été colonisé par la Grande-Bretagne, les Français s’y sont aussi installés, en témoigne les dénominations françaises de certaines régions des Etats-Unis. C’est ce qu’on a appelé le Melting-pot, les Américains sont venus de plusieurs colonisations mais ils ont réussi à faire un brassage et aujourd’hui, les Américains sont fiers d’eux », a-t-il témoigné.

Puis d’ajouter : « Pourtant les populations américaines sont venues de l’Europe, de l’Afrique, les Amérindiens. Regardez bien les Etats-Unis sont devenus une nation alors qu’ils sont venus de continents différents et eux tous se considèrent comme Américains. Mais pourquoi nous qui sommes tous Noirs ici on ne peut pas se considérer comme Ivoiriens ? (…) c’est pourquoi je dis que nous pouvons réussir à bâtir le peuple de Côte d’Ivoire », a-t-il confié.

David YALA

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electionsci2016422 mars 20195min4

Les spéculations autour de la probable candidature pour un 3e mandat du président Ouattara continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Hier mercredi 20 mars 2019, au cours d’une conférence de presse, à Abidjan- Cocody-Angré, le président du conseil régional du Gbôklé a donné sa position.

Philippe Légré a dit tout haut ce que beaucoup de personnalités pensent tout bas. «Je suis pour un 3e mandat de Ouattara», a-t-il déclaré à moins de deux ans de la présidentielle de 2010. «Le chef de l’État a eu un premier mandat pour la réconciliation, le deuxième est celui de l’émergence et le 3e sera celui de l’industrialisation», a soutenu le conférencier estimant que l’ancien directeur général adjoint du Fonds monétaire international (Fmi) est une «chance» pour la Côte d’Ivoire.

Membre fondateur du Mouvement national de soutien à la candidature unique au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Monascau-Rhdp), M. Légré a souligné que le combat pour le 3e mandat du président Ouattara ne fait que commencer. «Le président Ouattara doit industrialiser la Côte d’Ivoire avant de partir. Il est la personne qui conjugue mieux la politique de développement. Il a fait que la Côte d’Ivoire bénéficie de la confiance de la communauté internationale. Il est la seconde chance de la Côte d’Ivoire, après le président Félix Houphouët-Boigny», a-t-il défendu.

Prenant du Rassemblement pour la démocratie et la paix (Rhdp) porté sur les fonts baptismaux en juillet 2018, l’ancien ministre des Sports ne jure que par cette formation politique. Selon lui, elle est le gage du développement de la Côte d’Ivoire. Anciennement vice-président du directoire du Rhdp, Philippe Légré croit savoir que ce nouveau parti est «une aubaine pour la Côte d’Ivoire». «Le Rhdp a travaillé. Il a fait ce qu’il avait à faire. Il a mené le combat sous la haute direction du président Ouattara et de son aîné le président Bédié. Les résultats sont d’autant positifs qu’il a été décidé par nos leaders d’aller à un parti unifié», a-t-il rappelé, précisant que le président Ouattara souhaite «une totale cohésion au niveau du pays». «Le Rhdp est multi-ethnique. Il n’appartient à aucune ethnie mais à toute la Côte d’Ivoire», a indiqué le conférencier avant d’inviter les Ivoiriens, de tous bords, à le rejoindre au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocrate et la paix (Rhdp), «seul espoir de la Côte d’Ivoire».

Le président du conseil régional du Gbôklé a profité de cette rencontre avec la presse pour dire «merci» au président de la République pour les réalisations qu’il a eu à faire ou qu’il est en train de faire dans sa région. Selon lui, il a fallu l’arrivée du président Ouattara au pouvoir pour redonner «une âme à la région du Gbôklé ». Il en veut pour preuve le décaissement de plus de 30 milliards de F cfa d’investissements pour l’électrification de près de 80 % village, pour la réalisation du débarcadère et d’un marché à Sassandra. Sans oublier la réhabilitation de 80 Km de routes à Fresco et la réfection de la côtière dans les prochains jours. «Le président Ouattara a donné une âme au Gbôklé», a affirmé le ministre Legré. «La région du Gbôklé est 100 % Rhdp. Pour cela, nous souhaitons une nouvelle visite du président Ouattara dans le Gbôklé. Et ce jour là, nous battrons le record de mobilisation », a conclu Philippe Légré.

 

Cyrille DJEDJED

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electionsci2016422 mars 20198min2

L’affaire du riz dit impropre à la consommation, refoulé au port de Lomé et qui s’est retrouvé en fin de compte sur le territoire ivoirien (présentement stocké dans des entrepôts en zone portuaire, encore sous douane) continue de livrer des secrets. De sources bien introduite, cette cargaison ne serait pas destinée à la Côte d’Ivoire, mais plutôt au Burkina Faso. La Ligue des consommateurs du Togo (Lct) confirme cette information dans un communiqué daté du 13 mars 2019 et signé de son président, Emmanuel Sogadji. «(…) au Burkina Faso, pays de destination de la cargaison, les autorités burkinabés ont procédé à l’analyse d’un échantillon de ce riz prélevé au Togo et l’ont déclaré impropre à la consommation», apprend-on. Le Burkina ayant marqué son refus d’accueillir sur son sol cette cargaison, les autorités togolaises l’ont aussi refoulé, évitant ainsi que ce riz soit débarqué au port de Lomé.

Alors, par quelle alchimie le navire Mv. Oceanprincess s’est-il retrouvé dans les eaux ivoiriennes, jusqu’à décharger son contenu au port d’Abidjan ? Un autre opérateur économique [en Côte d’Ivoire] aurait-il racheté la cargaison à laquelle le Burkina Faso a renoncé ? C’est à croire que oui, parce qu’à aucun moment, les autorités ivoiriennes qui ont effectué la visite, mardi 19 mars 2019, de l’un des entrepôts où est stocké le riz, n’ont fait la précision selon laquelle ces 18 104 tonnes de riz n’étaient pas destinées au marché ivoirien. En clair, ce riz au port d’Abidjan n’était pas en transit pour le compte du Burkina Faso, mais bien une commande pour la Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs pour cela que ce sont les services de contrôle du pays qui sont à pied d’œuvre pour « attester de la qualité ». Car déjà, alors même que les résultats des analyses (résultats prévus pour ce jeudi 21 mars) ne sont pas encore disponibles, des sources proches du ministère en charge du Commerce laissent entendre que la cargaison de riz, objet de polémique, est de bonne qualité. Et que l’information selon laquelle ce riz serait avarié, relève d’une campagne mensongère orchestrée par un concurrent au destinataire de la cargaison.

Curieux. Autre fait qui suscite de la curiosité de plus d’un, c’est que l’affaire ne remonte pas au 11 janvier 2019, date à laquelle, selon le directeur général du commerce extérieur Kaladji Fadiga, le navire est arrivé au port d’Abidjan. Depuis le 18 novembre 2018, en effet, le bruit courait déjà en Guinée, pays frontalier à la Côte d’Ivoire. Cela, au point où le ministre guinéen du Commerce, Boubacar Barry, a adressé une note au président-directeur général de Huilerie de Guinée avec en objet : « Dispositions relatives à votre commande de riz (navire MV. Oceanprincess) ». Il est notifié dans cette note que l’inspection effectuée par ses services « a certifié la bonne qualité du riz indien et décelé des anomalies liées aux poids et à la qualité pour le riz birman » sur la contenance du navire, à savoir 14 000 tonnes de riz indien et 22 000 tonnes de riz birman (Myanmar).

Est-il besoin de rappeler que c’est après la Guinée-Conakry que le navire s’est retrouvé dans les eaux togolaises ? Apparemment, tout ce ballet n’a pas suscité d’inquiétude du côté des autorités ivoiriennes qui ont accepté volontiers que Oceanprincess vienne débarquer son contenu à Abidjan.

Logique. Dans un échange téléphonique qu’il nous a accordé hier, mercredi 20 mars 2019, Doukoua Godé, président de la Fédération nationale des associations de consommateurs de Côte d’Ivoire (Fac-Ci), auteur de l’alerte qui a permis d’informer la population sur la présence en terre ivoirienne d’un riz de qualité douteuse (en attendant les résultats d’analyses), a partagé son point de vue sur le traitement de cette problématique. « On sait qu’il y a un bateau qui contient une cargaison de riz que certains pays de la sous-région ont refusé dans leurs ports. La Côte d’Ivoire l’a accepté. A partir de ce moment, il nous revient de dire aux populations pourquoi on l’a accepté. On devrait pouvoir leur dire par exemple qu’après analyse de tel laboratoire accrédité, certifié et reconnu comme tel au plan régional et international, on a estimé que le riz était de bonne qualité. Et là, on assume les conséquences. Mais alors pourquoi on ne procède pas ainsi et dès que le navire arrive, on débarque la cargaison et c’est quand on donne l’alerte qu’on nous informe que les analyses sont en cours », a fait remarquer Doukoua Godé. Il n’est pas contre le fait que la Côte d’Ivoire décide de faire une contre-analyse, avec ses experts et au regard des normes en vigueur dans le pays, là où d’autres pays ont estimé que le produit était impropre à la consommation. Toutefois, il fait remarquer que les autorités en charge de la question auraient dû communiquer, étant entendu qu’il leur revient, à elles, de donner la preuve de la bonne ou mauvaise qualité du produit. « Mon point de vue serait qu’on ne décharge pas le navire. On le laisse en quai, on fait des prélèvements aux fins d’analyses. Si on a la confirmation que le riz est de bonne qualité, on débarque, parce qu’on en a la preuve scientifique », a proposé le président de la Fac-Ci. Autrement dit, la logique, selon M. Doukoua, aurait voulu que l’analyse soit faite avant le débarquement de la cargaison. « Il suffisait de dire : puisqu’on a un doute sur la qualité du produit que vous nous proposez, on va d’abord faire le prélèvement avec nos experts pour l’emmener en laboratoire aux fins d’analyses. Mais pendant ce temps, on communique pour que le doute ne s’installe pas dans les esprits », a-t-il souhaité.

 

Elysée LATH

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electionsci2016421 mars 20194min25

La situation de l’école ivoirienne et la rencontre prévue ce jeudi 21 mars 2019, en Belgique entre le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’guessan et son mentor Laurent Ggagbo polarisent l’attention de la presse ivoirienne.

L’actualité de ce jeudi 21 mars 2019 est largement consacrée à la crise que traverse l’école ivoirienne. C’est d’ailleurs le sujet qui abordé par la plupart des confrères.

Pour LG Infos, quotidien proche de l’opposition, le gouvernement est désormais coincé et ne peut qu’engager des négociations avec les grévistes. « Crise dans l’enseignement primaire et secondaire, Dos au mur, le gouvernement négocie enfin », « Les grévistes s’en remettent à la base, étudiants et élèves annoncent un sit-in au Palais », barre-t-il à sa Une.

Le confrère indépendant Soir Info va dans le même sens. « Grève dans l’enseignement, les élèves ne lâchent rien et descendent encore dans les rues » titre ce quotidien, avant d’annoncer que « De nouvelles dispositions annoncées pour suspendre le mouvement »

L’Expression, quotidien proche du pouvoir, est plutôt optimiste. Sa Une illustre bien cet optimisme. « Grève des enseignants/ Le gouvernement rassure, ‘’L’année scolaire ne sera pas compromise’’ »

Cet optimisme est également partagé par Le Patriote, le confrère proche du RHDP, parti au pouvoir. « Crise dans l’enseignement, Gon Coulibaly désamorce la grève », jubile-t-il.

Autre sujet qui cristallise l’attention de la presse ivoirienne : La rencontre entre l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et son ancien Premier Ministre, Pascal Affi N’guessan, aujourd’hui président du Front populaire ivoirien (FPI).

Notre Voie, quotidien proche de ce parti, considère que ce rendez-vous est celui de tous les espoirs. « Gbagbo et Affi aujourd’hui en Belgique, La rencontre de tous les espoirs », titre-t-il.

Quant au quotidien indépendant L’inter, il donne des détails sur cette rencontre. « Audience avec l’ex-président aujourd’hui en Belgique : Ce que Gbagbo va exiger d’Affi », barre-t-il à sa Une, avant de révéler l’identité de « L’homme qui a goupillé la rencontre ». Le confrère informe qu’il s’agit de « Ackah Emmanuel Auguste, ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Ghana sous Laurent Gbagbo ». Par ailleurs, L’inter nous fait savoir que « Un seul point est à l’ordre du jour : La posture de Pascal Affi N’guessan depuis le congrès du FPI tenu à Mama (Gagnoa) en avril 2015 ». Puis d’ajouter que « Un tête-à-tête avec Blé Goudé annulé »

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016421 mars 20193min20

Alors que la présidentielle de 2020 approche à grands pas, certains acteurs de la vie politique ivoirienne convoitent le fauteuil présidentiel au sein de leur formation politique. L’ex-député de la commune de Port-Bouët, Kouadio Konan Bertin dit KKB, fait partie de ceux-là. Ancien candidat indépendant et malheureux au scrutin présidentiel d’octobre 2015 face à Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), KKB, en homme averti, souhaite porter les couleurs du Parti démocratique de Côte d’Ivoire pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat.

En tournée à Guiglo, KKB n’a pas pu taire ses ambitions pour la présidentielle de 2020. Mieux, il souhaite être le candidat du Pdci de Henri Konan Bédié. « Je souhaite être le candidat du Pdci mais pour qu’il en soit ainsi, c’est la responsabilité des secrétaires », a déclaré KKB, à une rencontre avec des secrétaires de section de son parti à Guiglo, localité située à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, fief électoral du Front Populaire Ivoirien.

S’exprimant sur le choix du candidat du Pdci en 2020, l’ex-député de Port Bouet se dit déterminé à exprimer son désaccord s’il advenait que le choix du candidat Pdci pour la présidentielle de 2020 se fasse en dehors d’une convention au cours de laquelle les secrétaires voteront. « Si ce n’est pas une convention où les secrétaires vont décider, moi, je ne vais pas accepter la décision de (M.) Bédié.», a dit KKB avant de s’attaquer à Jean Louis Billon, actuel secrétaire exécutif chargé de la communication, à qui l’on prêtre des ambitions présidentielles. « Comme le président Alassane Ouattara l’a chassé (Jean Louis Billon Ndlr), il est devenu Pdci et trois ans après, il veut devenir candidat du parti. Au nom de quoi ?», s’est interrogé KKB, regrettant sa candidature pour la présidentielle de 2015. « J’étais candidat indépendant (en 2015), mais je n’étais pas à l’aise dans ma peau. Mon souhait, c’est d’être le candidat du PDCI en 2020 », a signifié KKB pour clore ses propos.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016420 mars 20193min11

Les candidats n’ont plus que quelques jours pour parcourir le pays avant la présidentielle de dimanche. Mardi 19 mars, Mahamoud Ahamada a tenu une série de meetings à Grande Comore. L’avocat a le soutien du grand parti d’opposition Juwa, de l’ancien président Sambi. Alors que le candidat officiel du mouvement a vu sa candidature invalidée, Juwa a choisi de soutenir Mahamoud Ahamada, pourtant débutant en politique.

Mahamoud Ahamada est un novice, et le voilà pourtant directement projeté dans l’arène de la présidentielle. Pour Abdourahman Moussa, habitant de Mkazi, pas besoin d’avoir une expérience politique pour l’emporter. « Il nous a montré que c’était un homme de confiance. Je voterais pour lui et je me battrais pour lui. Pour diriger un pays, on n’a pas besoin d’être un politicien. Beaucoup d’hommes politiques sont passés par ici et on n’a rien vu. C’est la raison pour laquelle on a choisi un homme de droit qui va faire évoluer ce pays. »

Juriste de 49 ans, Mahamoud Ahamada comble son déficit de notoriété en enchaînant les meetings. Mouheddine Abdoulfatahou, étudiant de 23 ans, est déjà convaincu. « Nous, aux Comores, quand on choisit quelqu’un, on le regarde depuis son enfance. On sait déjà que c’est un homme merveilleux. Vous voyez déjà la foule ici ? C’est juste pour ce village. Donc s’il y a des gens qui veulent tricher, par exemple, on les attend. »

Mahamoud Ahamada semble en tout cas avoir pris goût à la politique et sa rhétorique. Il voit même le président sortant subir une défaite cuisante. « Si les résultats se passent comme le peuple va voter, Azali n’est pas au second tour, il est très loin derrière. Certes, il est au pouvoir, mais la population n’a plus besoin d’Azali. »

La tâche de l’avocat ne sera toutefois pas facile. Deux autres candidats issus du parti sont également en lice dans cette présidentielle, et risquent de disperser l’électorat de Juwa.

 

 

Par RFI 

Publié le 20-03-2019

Modifié le 20-03-2019 à 01:26

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electionsci2016419 mars 20194min40

Le système éducatif ivoirien est malade. Depuis près de deux mois, l’école est paralysée. La raison, des enseignants ont abandonné les salles de classe parce qu’ils estiment que leur condition sociale doit être améliorée. Un avis non partagé par le gouvernement Gon, et qui fait perdurer la situation en Côte d’Ivoire. Laquelle a viré ce jour en affrontements entre des élèves et des policiers à Abidjan.

La grève dans les écoles ivoiriennes continue et même vient de prendre une nouvelle tournure. Des élèves du lycée moderne de Cocody ont affronté des policiers postés à l’entrée dudit établissement. L’école semblait avoir repris comme l’avait annoncé la ministre Kandia Camara, mais, il n’en est rien. Bien au contraire, le spectacle auquel nous avons eu droit aujourd’hui est celui de la chasse à l’homme entre policiers et élèves à Cocody selon une vidéo relayée sur des réseaux sociaux. Les élèves munis de pierres et de sachets d’eau se sont attaqués aux hommes de police. Tandis que ces derniers ripostaient avec du gaz lacrymogène et des matraques en main.

Que s’est-il passé pour en arriver à cette scène qui déshonore l’école et les forces de sécurité en Côte d’Ivoire? Aux dires d’un témoin, des policiers ont débarqué devant le lycée moderne de Cocody. Ils se sont introduits dans l’enceinte dudit établissement pour déloger par la suite les pensionnaires des lieux. Mais, les agents de l’ordre se heurtent à la riposte des élèves qui les prennent à partie. « Les fumigènes fusent. Quelques minutes plus tard, ces policiers, face à une charge des élèves, sans peur ni hésitation à foncer sur leurs adversaires du jour, réussissent à les faire sortir de l’école. Voir des élèves de 6eme, 5eme, 4eme… j’ai vraiment été secoué en passant par là », a écrit un témoin de la scène décrite sur sa page facebook. Même situation au lycée classique de Cocody. Ici, policiers et élèves s’adonnent à une chasse à l’homme au point où l’on se croirait à un tournage de film western.

Des faits qui démontrent que la reprise des cours annoncée par le gouvernement Gon Coulibaly n’est qu’un leurre. En outre, il est important de signaler que plusieurs élèves du public à Abidjan ont quittés leurs établissements pour la rue. Ainsi l’on a pu voir errer dans les communes de Treichville, Marcory et Koumassi des élèves rassemblés en train de marcher. Les établissements privés, pour préserver leurs locaux et la sécurité de leurs apprenants, ont tous fermé

Rappelons que la Fesci, dans un communiqué rendu public, le lundi 18 mars 2019, avait annoncé des actions de grandes envergures en vue d’exiger la reprise des cours dans un bref délai. A cet effet, elle invitait à la mobilisation générale d’élèves et étudiants dans tout le pays si rien n’était fait à cette date dans le sens de la reprise des cours.

Mélèdje Tresore

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electionsci2016415 mars 20195min19

Depuis hier, mercredi, 13 mars 2019, le lieutenant-colonel Dembélé Bassaro assure le commandement de la Garde républicaine en remplacement du colonel Issiaka Ouattara dit Wattao. Le drapeau de la Garde républicaine lui a été remis par le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Doumbia Lassina.

«Lieutenant-colonel Dembélé Bassaro, je vous remets le drapeau de la Garde républicaine. Vous en assurerez la garde pendant le temps de votre commandement», a déclaré le général de division Doumbia Lassinag en présence de la hiérarchie militaire, des parents, amis et connaissances.

Cet officier de l’armée ivoirienne devient le 13e commandant de la Garde républicaine. Il est un ancien enfant de troupe de l’École militaire préparatoire technique (Empt) de Bingerville. Il a intégré l’École des forces armées (Efa) de Bouaké en 1997 après une licence en anglais à l’université  de Cocody-Abidjan. Officier de la promotion lieutenant-colonel Jean-Louis Jachère 1997-1999, il a choisi l’arme blindée cavalerie à sa sortie d’école. Il a suivi successivement des cours au Maroc, à l’École des forces armées de Zambakro (Yamoussoukro)… Il est aussi parachutiste titulaire de la médaille des forces armées et chevalier de l’ordre du mérite ivoirien. Avant sa nomination en  qualité de commandant de la Garde républicaine, le mercredi 6 mars 2019, le lieutenant-colonel Dembélé Bassaro était le n°2 de ladite unité depuis novembre 2018.

Hier, après avoir présenté son premier salut au chef d’Etat-major général des armées,  le lieutenant-colonel Dembélé Bassaro a rendu un «hommage appuyé» à son prédécesseur, le colonel Issiaka Ouattara dit Wattao qui prend la tête des Unités rattachées à l’Etat-major général des armées (Uremga) avec rang de sous-chef d’Etat-major général des armées.

A ses hommes, il a exprimé sa fierté de les avoir avec lui pour l’exécution de leurs missions. Dans cette dynamique, il leur a recommandé la loyauté, la discipline et la disponibilité sans faille. «Ces qualités ont toujours exigé des sacrifices. Pour ma part, je suis prêt à y consentir avec vous et j’entends que vous m’y accompagniez. Ce commandement, je le veux participatif», a-t-il souhaité. Il a également indiqué à ses hommes, le pragmatisme consacré par le sens profond de la devise de la Garde républicaine : ‘Facta non verba” qui signifie : parler peu et agir.

Aux officiers, il a souhaité qu’ils soient des chefs au contact de leurs hommes. «Demeurez justes et équitables. Sachez conserver votre autorité tout en demeurant au cœur de la troupe», a-t-il dit.

Aux sous-officiers, le patron de la Garde républicaine a demandé de jouer leur rôle d’encadrement. Pour lui, le dynamisme de leur compagnie repose en partie sur leur implication personnelle.

Aux militaires de rang, le lieutenant-colonel, tout en sachant que leur tâche est ardue, leur a demandé de l’accomplir avec fierté et abnégation dans la solidarité et la cohésion.

Enfin à tous, il a fait savoir qu’il apportera tout son soutien, qu’il sera à leur écoute. «Il n’y aura pas de sujets tabous», a -t-il précisé en réclamant en échange la discipline et le professionnalisme. «Il y a toujours une solution à un problème. Il faut seulement savoir le poser», a-t-il conclu.

Un défilé de troupes à pied a mis à cette cérémonie.

 

Cyrille DJEDJED

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electionsci2016414 mars 20191min14

Silué Boloba, directeur général de la Sifcacoop, une entreprise affiliée au Conseil Café Cacao, aurait déposé sa démission, mardi 12 mars 2019, a-t-on appris de source concordante.

Nos sources révèlent que ce départ serait la conséquence d’une crise qui secouerait cette entreprise du fait des pratiques peu recommandables orchestrés par le directeur général du Conseil Café Cacao. M. Silué aurait en premier lieu informé ses désormais ex-collaborateurs de sa démission, avant d’en informer le conseil d’administration de l’entreprise, présidé par M. Yves Ibrahim Koné également, directeur général du Conseil Café Cacao. Nos informateurs ont également soutenu que cette démission pourrait être le point de départ d’une nouvelle crise qui secouerait la filière en elle-même.

Nous y reviendrons !!!

Jean Kelly Kouassi

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electionsci2016414 mars 20192min15

Les utilisateurs des réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp sont confrontés, ce mercredi 13 mars 2019, à d’énormes difficultés. Le problème n’a rien à voir avec votre téléphone, mais avec des serveurs de facebook, Instagram et WhatsApp.

Les plaintes ont commencé à se multiplier dans la soirée de ce mercredi 13 mars 2019. Certains utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp ont pensé que leurs comptes ont été piratés ou que leur matériel était défaillant. Il n’en est rien.

En fait, il s’agit d’une panne mondiale. « Sur Facebook, les problèmes vont de l’identification sur le réseau social qui ne fonctionne pas, au chargement du fil d’actualité impossible, ou encore à un message d’erreur lors de l’envoi d’un nouveau post ou d’une photo. », a appris Linfodrome sur actu17 qui informe par la même occasion qu’une majorité des utilisateurs de ce réseau social sont concernés par ce bug.

Les problèmes sur Facebook touchent aussi bien l’Europe que l’Asie ou les États-Unis…

Messenger n’est pas épargné par cette panne mondiale, tout comme WhatsApp et Instagram qui appartiennent tous les trois à Facebook.

« Nous avons connaissance des difficultés actuellement rencontrées par certains utilisateurs pour accéder à notre famille d’applications. Nous travaillons à résoudre le problème au plus vite », a écrit Facebook France, sur Twitter.

 

Adolphe Angoua

Les utilisateurs des réseaux sociaux Facebook, Instagram et WhatsApp sont confrontés, ce mercredi 13 mars 2019, à d’énormes difficultés. Le problème n’a rien à voir avec votre téléphone, mais avec des serveurs de facebook, Instagram et WhatsApp.

Les plaintes ont commencé à se multiplier dans la soirée de ce mercredi 13 mars 2019. Certains utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp ont pensé que leurs comptes ont été piratés ou que leur matériel était défaillant. Il n’en est rien.

En fait, il s’agit d’une panne mondiale. « Sur Facebook, les problèmes vont de l’identification sur le réseau social qui ne fonctionne pas, au chargement du fil d’actualité impossible, ou encore à un message d’erreur lors de l’envoi d’un nouveau post ou d’une photo. », a appris Linfodrome sur actu17 qui informe par la même occasion qu’une majorité des utilisateurs de ce réseau social sont concernés par ce bug.

Les problèmes sur Facebook touchent aussi bien l’Europe que l’Asie ou les États-Unis…

Messenger n’est pas épargné par cette panne mondiale, tout comme WhatsApp et Instagram qui appartiennent tous les trois à Facebook.

« Nous avons connaissance des difficultés actuellement rencontrées par certains utilisateurs pour accéder à notre famille d’applications. Nous travaillons à résoudre le problème au plus vite », a écrit Facebook France, sur Twitter.

 

Adolphe Angoua