Actualités Archives - Elections.ci

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electionsci2016417 mai 20195min10

La Synergie des missions citoyennes d’observation électorales de RDC (Symocel) continue de réclamer que la Commission électorale affiche et publie les résultats détaillés de la présidentielle et des législatives, bureau de vote par bureau de vote.

La Symocel déplore le manque de transparence qui a entouré les résultats l’affichage et la publication des élections du 30 décembre 2018. Elle déplore que la Céni se soit contentée d’annoncer des résultats globaux sans aucun détail, ce qui ne permet pas d’en vérifier la cohérence.

D’autant plus qu’à l’issue du scrutin, l’affichage au niveau des bureaux de vote – pourtant obligatoire – a été incomplet. 85 % des résultats seulement y ont été affichés, rien au niveau des centres de compilation locaux. Abraham Bishop Djamba, chef de la mission de la Symocel, juge aujourd’hui « inacceptable » de ne pas pouvoir « accéder aux résultats » et dénonce une « rétention d’informations ».

Pas de conclusion sur la véracité des résultats officiels

La mission d’observation recommande qu’à l’avenir la loi électorale précise sans ambiguïté l’obligation pour la Céni de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Et, surtout, qu’elle prévoit des sanctions si ce n’est pas le cas. « Nous avons proposé des mesures pour que justement il y ait cette contrainte-là. Que ce ne soit pas à la discrétion de la Céni de dire “j’affiche les résultats ou je ne les affiche pas” », affirme Abraham Bishop Djamba.

La Symocel ne tire de la situation aucune conclusion sur la véracité des résultats proclamés par la Céni mais fait ces recommandations dans le but, dit-elle, de limiter à l’avenir le risque de conflit postélectoral.

Ce, alors que l’opposant Martin Fayulu continue de contester sa défaite à la présidentielle, en s’appuyant notamment sur une fuite en janvier de plusieurs milliers de documents attribués à la Commission électorale et à la Conférence épiscopale. Des documents selon lesquels il aurait gagné l’élection.

La Symocel déplore également les difficultés rencontrées par de nombreux candidats et témoins à ces élections pour obtenir des procès-verbaux, ce qui a limité leur possibilité de déposer des recours en justice pour contester les résultats lorsqu’ils l’auraient souhaité.

Contre la corruption, des grands électeurs plus nombreux ?

Par ailleurs, la Symocel demande une « révision du mode de scrutin » pour l’élection des sénateurs et des gouverneurs pour lutter contre le monnayage des voix. La mission estime que « l’ampleur des allégations de corruption » lors des dernières sénatoriales a « vicié » le vote. Pour Abraham Bishop Djamba, « il n’est pas acceptable que l’on puisse accéder à de si hautes fonctions par des moyens de corruption ».

L’organisation propose soit d’élargir l’électorat – actuellement, les sénateurs et gouverneurs sont élus au scrutin indirect par des grands électeurs, les députés provinciaux – afin de rendre la corruption plus complexe. Soit, que « carrément, cela devienne des élections directes ».

 

 

Par RFI

 Publié le 17-05-2019

Modifié le 17-05-2019 à 00:23

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electionsci2016417 mai 20194min10

La présidentielle d’octobre 2020 se précise et l’on sent déjà des velléités de candidature au niveau des différents partis politiques. La presse ivoirienne dans sa livraison de ce vendredi publie des réactions relativement à cette situation.

« Le monde est chaud », c’est le titre du nouvel album de Tiken Jah. À l’occasion de la sortie de cette œuvre musicale, l’artiste qui était sur le plateau de la Radio France internationale (Rfi), écrit le quotidien Notre Voie, a appelé les présidents Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo à s’abstenir de se porter candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2020. « La Côte est notre bien commun…Nous ne pouvons pas nous laisser prendre en otage par trois personnes… », mentionne le quotidien Notre Voie. Le quotidien L’inter, rapportant également les propos de Tiken Jah, souligne que : « Pour 2020, la plupart des Ivoiriens sont inquiets ». Soir info parle plutôt d’un engagement pris par l’artiste pour l’ex-président Laurent Gbagbo.

La position de la star reggae relativement au retrait du président Ouattara de la présidentielle de 2020 n’est pas partagée par une sénatrice qui lâche à la Une de L’inter : « Il faut prier que Ouattara accepte un autre mandat ». Une position partagée par le président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro qui souligne toujours dans les colonnes de L’inter : « Il n’y a pas mieux que Lui (Alassane Ouattara, Ndlr) aujourd’hui ». Recevant les chefs traditionnels du Gbôklé, Amadou Soumahoro a invité ces derniers à renouveler leur confiance au chef de l’État, Alassane Ouattara.

« 2 jours de folie meurtrière », c’est ce qu’écrit Notre Voie à sa Une pour décrire la situation suite aux affrontements inter-ethniques à Béoumi. Lg infos est beaucoup plus alarmiste, relativement à la situation à Béoumi, en barrant à sa Une : « La Côte d’Ivoire sombre dans le chaos ». Une situation qui, écrit Le Temps, contraint les populations à fuir la ville en masse. Ce quotidien annonce plusieurs morts et 40 blessés graves.

La crise dans le système éducatif prend une autre tournure avec la sortie des parents d’élèves qui menacent d’agir. C’est l’information donnée par L’Expression qui barre à sa Une : « Après les vérités de Kandia aux syndicats : Une autre menace plane sur les enseignants ».

Le Quotidien d’Abidjan parle d’un rebondissement dans l’affaire des crimes à l’ouest de la Côte d’Ivoire et annonce : « 5 000 dossiers brûlants du génocide Wê sur la table de la Cpi ».

Le Mandat annonce en exclusivité : « Quelque chose de bon se prépare à Amsterdam », relativement à l’indemnisation dans le dossier sur les déchets toxiques.

Vrai ou faux, Le Patriote parle d’un éventuel ralliement d’Ahoussou Jeannot, président du Sénat, au Rhdp. Ce quotidien annonce un meeting d’adhésion au Rhdp le 2 juin à Didiévi.

Irène BATH

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electionsci2016417 mai 20192min12

Un site d’une superficie de 732 hectares déclaré d’utilité publique par le gouvernement ivoirien abritera sous peu le port sec de Ferkéssedougou, région du Tchologo, 600 Km d’Abidjan.

La construction d’un port sec à Ferkéssedougou, région du Tchologo, 600 Km d’Abidjan, se précise. La réalisation de ce projet a été adoptée au Conseil des ministres du mercredi 15 mai 2019.

Présentant les retombées de cette infrastructure, Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement ivoirien et ministre de la Communication et des Médias a expliqué qu’il permettra de créer une zone économique de développement au Nord de la Côte d’Ivoire afin de mettre en valeur les potentialités économiques des districts des savanes et du zanzan et de tirer un meilleur profit de celles des régions frontalières de Sikasso au Mali et Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Le porte-parole du gouvernement a affirmé que l’objectif du port sec de Ferkéssedougou est d’optimiser les circuits d’approvisionnement dans cette zone du pays. « Le projet du port sec de Ferkéssedougou comprendra trois composantes avec des services portuaires et d’entreposage, des dépôts de carburants et un complexe intégrant du bétail et un abattoir », a informé Sidi Touré.

Le projet consiste à construire des infrastructures afin de désengorger et rapprocher le Port autonome d’Abidjan (Paa) de ses partenaires régionaux, à savoir : le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il permettra de redynamiser et consolider les acquis du transport ferroviaire à destination des pays de l’hinterland et de mettre à disposition des opérateurs économiques les conditions optimales d’accueil, de services et d’utilisation de la plateforme multimodale.

Irène BATH

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electionsci2016415 mai 20191min14

Conformément à l’esprit de l’Assemblée générale de la coalition des fonctionnaires du secteur éducation-formation de Côte d’Ivoire (Cosef-Ci), d’entrer en grève ce mardi 14 mai 2019  afin que le Premier ministre s’approprie les “résolutions de Grand-Bassam”, les classes des établissements scolaires secondaires publics sont restées fermées dans les départements de Divo, Guitry et Lakota. Et cela, malgré l’injonction télévisée de la tutelle la veille, menaçant de ” remettre à la disposition de la Fonction Publique ” tout enseignant pointé, ce 14 mai, absent pour fait de grève. « Le directeur régional de l’éducation nationale a, par le canal des chefs d’établissements, convoqué des rencontres, entre 10h et 12h, pour essayer d’intimider nos camarades, mais cela n’a rien donné », a noté un leader du Syres-ci, mouvement membre du Cosef-Ci.

Alain Gbalé, Correspondant régional

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electionsci2016415 mai 20193min14

Les acteurs de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de la prestation des services éducatifs (Papse), encore appelé ”Projet mon enfant apprend mieux à l’école” se sont retrouvés dans le cadre d’un atelier, du 6 au 10 mai 2019 à Grand-Bassam. Il s’agissait pour ces derniers de définir un cadre opérationnel de mise en œuvre de la composante préscolaire communautaire du Papse.

 

Les responsables de la direction des Écoles, Lycées et Collèges (Delc) du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (Menetfp), les directeurs Régionaux de l’éducation nationale, l’Unité de gestion du projet et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) se sont réunis à Grand-Bassam pour réfléchir sur l’amélioration de la prestation des services éducatifs. Plusieurs thèmes ont été abordés au cours de cette rencontre. Il s’agit de la « Formation initiale et continue des encadreurs et stratégies de pérennisation des centres préscolaires communautaires » ; « Éducation parentale, santé scolaire et stratégie de pérennisation des centres préscolaires communautaires » ; « Mobilisation communautaire, renforcement des capacités des communautés et stratégies de pérennisation des centres préscolaires communautaires » et « Normes, qualité et suivi des centres préscolaires communautaires et stratégies de pérennisation des centres préscolaires communautaires ». Au sortir des travaux, un plan d’actions d’une cinquantaine d’activités regroupées en cinq blocs a été élaboré. Il s’agit d’activités relatives à la formation initiale et continue des acteurs, l’éducation parentale et la santé scolaire, la mobilisation communautaire des populations cibles, la définition des normes de qualité du préscolaire communautaire et la pérennisation des acquis du Projet.

L’Unicef, agence d’exécution du volet préscolaire communautaire du Papse, s’appuiera sur les principales structures techniques pour la définition des normes et le renforcement des capacités des acteurs, la mobilisation communautaire, l’éducation parentale et pour la pérennisation des acquis dudit Projet.

La plupart de ces activités démarrent à partir de juin 2019. Le Papse, faut-il le noter, est un projet financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) ayant pour objectif de développement, l’accroissement de l’accès au préscolaire et l’amélioration des résultats d’apprentissage au cycle primaire. Le projet intervient dans 6 régions de la Côte d’Ivoire : la Bagoué, le Béré, le Bounkani, le Poro, le Tchologo et le Kabadougou.

Irène BATH (Infos : Sercom)

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electionsci2016415 mai 20195min13

L’actualité socio-politique de ce mercredi 15 mai 2019 est essentiellement portée sur les activités des acteurs politiques ivoiriens. Il s’agit notamment d’Alassane Ouattara, président du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), de Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), de Laurent Gbagbo, père fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi) et de Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale.

A 18 mois de la présidentielle de 2020, les acteurs politiques ivoiriens sont au four et au moulin en vue d’accroître leur côte de popularité. Guillaume Soro, le plus jeune d’entre eux, poursuit sa tournée dans le nord du pays dans le but d’exploiter les failles de ses ex-alliés, le Rhdp, et de rallier tout le grand nord à sa cause. De quoi susciter un intérêt particulier pour la presse ivoirienne, surtout pour les journaux proches du Fpi de la tendance ‘’Gbagbo ou rien’’.

En effet, ces journaux voient cette brouille entre Ouattara et Guillaume Soro comme une opportunité pour leur mentor, Laurent Gbagbo de revenir prendre les rênes du pourvoir d’Etat. Sur ce sujet, le quotidien Lg info s’en réjouit. « Bataille pour le contrôle du nord, Ouattara-Soro, guerre totale ! Le Rdr acculé, panique et attaque. ‘’Guillaume Soro, c’est le désordre et les coups d’Etat’’.’’ Il rappelle tout ce qui est déstabilisation’’ », barre à sa une Lg info de la tendance ‘’Gbagbo ou rien’’. Le quotidien Notre voie, proche du Fpi, présidé par Pascal Affi N’guessan, lui croit savoir les raisons de la crise entre Ouattara-Soro. « Crise Ouattara et Soro, révélations sur les raisons profondes de leur divorce. », fait savoir le confrère Notre Voie. Le quotidien Le jour plus par contre met l’accent sur les déboires de Guillaume Soro. « Après son départ de l’Assemblée nationale/ Guillaume Soro à l’épreuve de son destin, l’étau se resserre, Gbagbo l’évite, Bédié s’en méfie », révèle le confrère.

Autre fait marquant de l’actualité de ce jour, c’est le front anti-Ouattara qui peu à peu se dessine. Après de longues années de refroidissement des relations Gbagbo-Bédié suite à la crise post-électorale de 2010, les deux leaders politiques semblent avoir fait la paix et préparent un grand coup pour faire barrière au navire Rhdp. Sur ce fait, le quotidien indépendant Soir info en sait un peu plus et dévoile le secret des dieux. « Après la rencontre avec Guikahué en Belgique, Gbagbo et Bédié se parlent longuement au téléphone. Des révélations importantes. Un coup se prépare en suède pour l’ex-chef de l’Etat », titre le journal Soir info. Cette vision des choses n’est pas appréciée par le quotidien L’expression, proche de la coalition au pouvoir, qui lui s’interroge sur la force de cette opposition. « Présidentielle 2020/Fpi d’Affi, Fpi de Gbagbo, Pdci, Soro… Que peut faire cette opposition face au Rhdp ?», s’interroge le confrère.

L’actualité de ce mercredi 15 mai 2019, c’est aussi, la grève annoncée en grande pompe par la Coalition des syndicats du secteur éducation-formation qui est entrée depuis hier dans sa phase effective.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016415 mai 20192min18

Tous les usagers de la route nationale A1 retiennent leur souffle en traversant la localité de Flakièdougou (département de Bondoukou) où un trou béant menace de couper cette voie si rien n’est fait.

L’avancée d’un trou béant, sous l’effet de l’érosion, menace de couper la route nationale A 1 dans la localité de Flakièdougou, dans le département de Bondoukou. Selon notre confrère de l’AIP qui a fait ce constat, « La progression d’un trou béant menace d’obstruer le passage des véhicules sur la route nationale A1, dans la localité de Flakièdougou dans le département de Bondoukou »

Il ressort du constat effectué par notre confrère que « Cette brèche importante est née suite à une pluie torrentielle tombée en 2017. Deux ans après, le rayon de dégradation du bitume s’élargit et met à mal la circulation sur cet axe où le trafic est abondant »

Si rien n’est fait en ces périodes de fortes pluies, l’érosion poursuivra son œuvre et le trou béant pourrait couper cette route en deux. Les automobilistes en sont conscients et appellent urgemment les autorités à des travaux de réparation.

Au dire de Ouattara Drissa, chauffeur de véhicule de transport ‘’Massa’’, interrogé par notre confrère, « S’il y a de fortes pluies qui s’abattent encore ici, c’est fini on ne pourra plus passer »

Les autorités compétentes sont donc interpellées, avant qu’il ne soit tard.

 

Adolphe Angoua

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electionsci2016414 mai 20193min13

Le Bureau ivoirien des droits d’auteurs (Burida) est présentement assiégé par des artistes réunis au sein du Collectif d’artistes pour le changement au Bureau ivoirien des droits d’auteurs. Tous vêtus de blanc, ces artistes ivoiriens avec à leur tête Koné Ibrahima Kalilou dit ‘’Fadal Dey’’ ont pris d’assaut le siège du Burida en vue d’exprimer leur colère. Ils accusent en effet la directrice du Burida de mauvaise gestion et exigent dans l’immédiat sa démission.

Munis de pancartes sur lesquelles on peut lire des messages hostiles à la directrice, Irène Viera, ces artistes exigent l’application de l’article 37. Lequel stipulerait qu’en cas de faute grave du gestionnaire du Burida, le ministre de la Culture et de la Francophonie est appelé à mettre fin à ses fonctions. « L’objectif du sit-in est de faire respecter et appliquer l’article 37 du décret 2015-271 du 22 avril 2015, fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Burida. L’Assemblée générale a donc ordonné au conseil d’administration de mettre en application sa décision. Cela a effectivement été fait par le Conseil d’administration qui a saisi monsieur le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandama, pour la révocation de Madame Irène Assa Vieira, conformément au décret du Burida », explique le porte-parole du Collectif d’artistes pour le changement au Bureau ivoirien des droits d’auteurs, Fadal Dey.

Faut-il, le rappeler, il est reproché à Mme Viera d’avoir organisé une soirée dénommée « Solidariste » qui aurait coûté 120 millions de FCFA pour un résultat de 35 millions de FCFA recueillis selon cette dernière lors de son audition du 28 septembre 2018.

 

Maxime KOUADIO

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electionsci2016414 mai 20193min15

Le débrayage des enseignants du primaire et du secondaire prévu pour démarrer ce mardi 14 mai 2019, n’a pas connu un grand succès, ce matin.

A la mi journée, la moisson a été très maigre pour la Coalition du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire (Cosefci), initiatrice de cette grève des enseignants. A Abidjan comme à l’intérieur du pays, le mouvement n’a vraiment pas été suivi. «Nous, nous sommes du Midd ( Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits, ndlr). Donc, cette grève ne nous concerne pas. Nous sommes en classe», a souligné un instituteur que nous avons rencontré à Marcory.
Dans les lycées et collèges d’Abidjan, les cours sont actuellement dispensés. En témoigne B. Claude, élève en classe de première au lycée municipal de Koumassi. «Il y a eu cours ce matin», a-t-il fait savoir.
A Yamoussoukro et Bouaké, de bonnes sources ont indiqué que les cours se sont déroulés cette matinée. « Les enfants sont allés ce matin à l’école et on ne les a pas vu revenir. D’ordinaire, avant 9 h ils reviennent quand il y a grève», a fait observer un parent d’élève à Yamoussokro. Même son de cloche pour la capitale du Gbêkê. « Au moment où je vous parle il n’y a pas de grève. Mais, vous savez, Bouaké est très changeant. D’une minute à l’autre les choses peuvent évoluer rapidement. Donc, pour être prudents, disons que pour cette matinée, la grève n’a pas été suivie», a laissé entendre Ladji Sanogo, correspondant de Linfodrome à Bouaké.
Rappelons que la Cosefci a lancé un arrêt de travail de 4 jours (du mardi au vendredi) reconductible pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Pour sa part, la ministre de l’Éducation nationale, Kandia Camara a brandi le bâton. «Tous ceux qui se mettront en grève seront considérés comme démissionnaires. Nous allons entamer la procédure de radiation de ces personnes», aurait-elle menacé.

Jonas BAIKEH

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electionsci2016413 mai 20197min13

Le nouveau Code civil guinéen, adopté la semaine dernière, institue la monogamie comme le régime général du mariage. La polygamie, dont la légalisation dans la première mouture du texte avait fait débat, reste possible, mais à la condition que la première épouse donne son accord lors de la célébration du mariage à la mairie.

Alpha Condé en avait fait un casus belli. Au lendemain du vote du nouveau Code civil, le 29 décembre dernier, il avait refusé de promulguer la loi organique, bloquant de fait l’entrée en application du nouveau Code, et adressé, dès le 4 janvier, un courrier au Parlement invitant les députés à une seconde lecture du texte. « En 1968, nous avons dit monogamie, et en 2018 nous disons polygamie ? Je ne signerai pas ce texte », avait alors déclaré, furieux, le président.

Cause du courroux présidentiel, l’un des articles de la première mouture du texte, qui stipulait que « le mariage peut être conclu soit sous le régime de la monogamie ; soit sous le régime de la polygamie limitée à quatre femmes. Faute par l’homme de souscrire à l’une des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie. » Une légalisation de fait de la polygamie qui, si elle est très largement pratiquée de manière traditionnelle dans le pays, était jusque-là considérée comme en dehors du cadre de la loi.

Revendications en partie entendues

Les députés ont, en partie, entendu les récriminations présidentielles et les arguments des associations de défense du droits des femmes – aux premiers rangs desquelles le collectif #PasSansElles et Wafrica – qui plaidaient pour le maintien du caractère illégal de la polygamie.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A VOULU ENCADRER LA POLYGAMIE POUR DONNER LA POSSIBILITÉ AUX FEMMES DE CHOISIR LE RÉGIME QU’ELLES DÉSIRENT

En effet, le nouveau Code civil adopté jeudi prévoit certes que « le nouveau mariage est soumis au régime de la monogamie pour tous les citoyens guinéens », mais le texte ajoute immédiatement « toutefois, le mari peut, au moment de la célébration, en présence de sa future épouse, et avec l’accord explicite de celle-ci, déclarer qu’il opte pour la polygamie limitée à deux, trois ou quatre femmes qu’il ne peut dépasser ».

« Le président de la République a voulu encadrer la polygamie pour donner la possibilité aux femmes de choisir le régime qu’elles désirent », précise à Jeune Afrique Mohamed Lamine Fofana, ministres à la présidence chargé des Relations avec les institutions. De fait, le texte instaure la possibilité pour l’épouse d’avoir voix au chapitre, ce qui n’était pas le cas dans la version initiale du texte, qui ne laissait qu’au seul homme la prérogative de choisir le régime de mariage, monogame ou polygame.

« Les discriminations au détriment des femmes ont été corrigées. Le principe de la monogamie est consacré comme par le passé et la polygamie est devenue une exception », s’est félicité la députée Traoré Zalikatou Diallo après le vote du nouveau texte. « Les lois qui sont prises aujourd’hui, c’est pour faire plaisir aux Occidentaux sans tenir compte de nos coutumes et de nos mœurs », a pour sa part regretté Aboubacar Soumah, l’un des deux seuls députés à avoir voté contre, jeudi.

Surtout, avancent les défenseurs du texte, ce nouveau Code civil constitue une avancée pour les secondes, troisièmes ou quatrièmes épouses, qui n’avaient jusque-là aucun statut civil. Désormais, en acceptant la polygamie, la première femme permet à ses coépouses d’avoir les mêmes droits qu’elle, notamment en matière de succession et d’autorité parentale.

« On accepte, mais par défaut »

Réelle avancée ou cadeau empoisonné ? La question se pose cependant, dans un pays dans lequel la polygamie est profondément ancrée dans les mœurs, jusque parmi les représentants politiques. Si elle « salue la décision des députés d’avoir accepté de modifier l’article qui posait problème », Fatou Souaré Hann, directrice de l’ONG Wafrica-Guinée, ne cache pas son amertume.

« On accepte, mais par défaut… C’est mieux que le texte qui avait été voté en décembre. Et nous avons un nouveau Code civil dans lequel il y a des avancées sur certains points », détaille-t-elle à Jeune Afrique, évoquant notamment la possibilité donnée aux femmes de travailler sans demander l’autorisation à leur époux ou encore, l’instauration du partage de l’autorité parentale en cas de divorce. « Mais il est vrai que, sur l’article concernant la polygamie, nous sommes quand même en recul par rapport à l’ancien Code civil ».

Le nouveau Code civil attend désormais la signature d’Alpha Condé, seule à même d’ouvrir la voie à sa promulgation et à sa mise en œuvre effective.

 

 

13 mai 2019 à 15h46 | Par 

Mis à jour le 13 mai 2019 à 15h49

Le nouveau Code civil guinéen, adopté la semaine dernière, institue la monogamie comme le régime général du mariage. La polygamie, dont la légalisation dans la première mouture du texte avait fait débat, reste possible, mais à la condition que la première épouse donne son accord lors de la célébration du mariage à la mairie.

Alpha Condé en avait fait un casus belli. Au lendemain du vote du nouveau Code civil, le 29 décembre dernier, il avait refusé de promulguer la loi organique, bloquant de fait l’entrée en application du nouveau Code, et adressé, dès le 4 janvier, un courrier au Parlement invitant les députés à une seconde lecture du texte. « En 1968, nous avons dit monogamie, et en 2018 nous disons polygamie ? Je ne signerai pas ce texte », avait alors déclaré, furieux, le président.

Cause du courroux présidentiel, l’un des articles de la première mouture du texte, qui stipulait que « le mariage peut être conclu soit sous le régime de la monogamie ; soit sous le régime de la polygamie limitée à quatre femmes. Faute par l’homme de souscrire à l’une des options prévues au présent article, le mariage est présumé être placé sous le régime de la polygamie. » Une légalisation de fait de la polygamie qui, si elle est très largement pratiquée de manière traditionnelle dans le pays, était jusque-là considérée comme en dehors du cadre de la loi.

Revendications en partie entendues

Les députés ont, en partie, entendu les récriminations présidentielles et les arguments des associations de défense du droits des femmes – aux premiers rangs desquelles le collectif #PasSansElles et Wafrica – qui plaidaient pour le maintien du caractère illégal de la polygamie.

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A VOULU ENCADRER LA POLYGAMIE POUR DONNER LA POSSIBILITÉ AUX FEMMES DE CHOISIR LE RÉGIME QU’ELLES DÉSIRENT

En effet, le nouveau Code civil adopté jeudi prévoit certes que « le nouveau mariage est soumis au régime de la monogamie pour tous les citoyens guinéens », mais le texte ajoute immédiatement « toutefois, le mari peut, au moment de la célébration, en présence de sa future épouse, et avec l’accord explicite de celle-ci, déclarer qu’il opte pour la polygamie limitée à deux, trois ou quatre femmes qu’il ne peut dépasser ».

« Le président de la République a voulu encadrer la polygamie pour donner la possibilité aux femmes de choisir le régime qu’elles désirent », précise à Jeune Afrique Mohamed Lamine Fofana, ministres à la présidence chargé des Relations avec les institutions. De fait, le texte instaure la possibilité pour l’épouse d’avoir voix au chapitre, ce qui n’était pas le cas dans la version initiale du texte, qui ne laissait qu’au seul homme la prérogative de choisir le régime de mariage, monogame ou polygame.

« Les discriminations au détriment des femmes ont été corrigées. Le principe de la monogamie est consacré comme par le passé et la polygamie est devenue une exception », s’est félicité la députée Traoré Zalikatou Diallo après le vote du nouveau texte. « Les lois qui sont prises aujourd’hui, c’est pour faire plaisir aux Occidentaux sans tenir compte de nos coutumes et de nos mœurs », a pour sa part regretté Aboubacar Soumah, l’un des deux seuls députés à avoir voté contre, jeudi.

Surtout, avancent les défenseurs du texte, ce nouveau Code civil constitue une avancée pour les secondes, troisièmes ou quatrièmes épouses, qui n’avaient jusque-là aucun statut civil. Désormais, en acceptant la polygamie, la première femme permet à ses coépouses d’avoir les mêmes droits qu’elle, notamment en matière de succession et d’autorité parentale.

« On accepte, mais par défaut »

Réelle avancée ou cadeau empoisonné ? La question se pose cependant, dans un pays dans lequel la polygamie est profondément ancrée dans les mœurs, jusque parmi les représentants politiques. Si elle « salue la décision des députés d’avoir accepté de modifier l’article qui posait problème », Fatou Souaré Hann, directrice de l’ONG Wafrica-Guinée, ne cache pas son amertume.

« On accepte, mais par défaut… C’est mieux que le texte qui avait été voté en décembre. Et nous avons un nouveau Code civil dans lequel il y a des avancées sur certains points », détaille-t-elle à Jeune Afrique, évoquant notamment la possibilité donnée aux femmes de travailler sans demander l’autorisation à leur époux ou encore, l’instauration du partage de l’autorité parentale en cas de divorce. « Mais il est vrai que, sur l’article concernant la polygamie, nous sommes quand même en recul par rapport à l’ancien Code civil ».

Le nouveau Code civil attend désormais la signature d’Alpha Condé, seule à même d’ouvrir la voie à sa promulgation et à sa mise en œuvre effective.

 

 

13 mai 2019 à 15h46 | Par 

Mis à jour le 13 mai 2019 à 15h49