Actualités Archives - Elections.ci

electionsci2016423 juillet 20192min5

A six jours de la proclamation des résultats du baccalauréat, le secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), Saint Clair Allah, dit national Makélélé a exigé ce mardi 23 juillet 2019 qu’il y ait deux correcteurs par copies pour les examens scolaires, quand il a été contacté au téléphone par linfodrome.

 

Nous demandons qu’il y ait « deux correcteurs par copie pour les examens scolaires de Côte d’Ivoire », a réclamé Makélélé, ajoutant que « depuis un certain temps, il n’y a qu’un seul ».

Pour lui, un seul correcteur par copie n’est pas suffisant et pourrait comporter un risque en la défaveur des élèves en classe d’examen. Il faut qu’il y ait « deux correcteurs pour rattraper les erreurs de l’autre » au cas où le premier se serrait trompé.

Il a par ailleurs plaidé pour la session de remplacement pour les examens scolaires, afin de permettre à ceux qui ont eu des empêchements justifiés de pouvoir se rattraper.

Rappelons que Saint Clair Allah a été élu secrétaire général de la FESCI le 2 juin 2019 et a décidé de placé sa mandature sous le symbole « l’excellence ».

 

Idriss KONE

 

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electionsci2016415 juillet 20192min15

La Plateforme contre la corruption et le chômage au Mali (PCC), regroupant notamment des associations maliennes, a porté plainte contre près de 8 000 agents de l’État malien qui, selon elle, ne sont pas en conformité avec la loi.

Ils sont fonctionnaires, élus, présidents d’institution… Au total, la Plateforme contre la corruption et le chômage porte plainte contre 8 000 agents de l’État malien dans le cadre de sa croisade contre la mauvaise gouvernance.

« 8 000 personnes aujourd’hui au Mali doivent justifier leurs biens, [elles] n’ont pas fait ce travail, [elles] n’ont pas respecté la loi », estime Clément Dembélé, le président de la plateforme.

Pour lui, la corruption est le principal frein au développement du Mali : « Quand on compile les rapports, celui de la Banque mondiale, du FMI, le vérificateur général, Agency Transparency, on tombe sur le montant de 250 milliardsde francs CFA détournés [380 millions d’euros] chaque année au Mali. Cela correspond à 1 250 écoles construites pour 900 000 enfants scolarisés. Cela correspond à 1 785 centres de santé. »

Et si la justice malienne ne se prononce pas rapidement, la croisade anticorruption se poursuivra devant des juridictions étrangères, confient les responsables de la plateforme.

 

 

 

Par RFI

 Publié le 15-07-2019

Modifié le 15-07-2019 à 12:42

electionsci201648 juillet 20194min20

L’ex-chef de guerre congolais Bosco Ntaganda a été reconnu coupable ce lundi des 18 chefs d’accusation portés contre lui, dont « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », par la Cour pénale internationale (CPI). Une audience ultérieure devra définir sa peine.

C’est l’un des cinq chefs de guerre congolais à avoir comparu devant la cour de La Haye. À l’issue d’un marathon judiciaire débuté en septembre 2015, le fondateur du groupe rebelle M23 a finalement été reconnu coupable de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », pour des faits commis entre 2002 et 2003 en Ituri, dans l’est de la RDC.

Bosco Ntaganda était alors à la tête des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la branche armée de l’Union des patriotes congolais (UPC). La chambre de première instance de la CPI, qui a rendu son jugement ce lundi 8 juillet, a reconnu la responsabilité pénale individuelle de l’accusé pour « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».

Procès unique

Scruté par les observateurs, ce procès est notamment le premier où les crimes sexuels et les viols commis contre des enfants soldats ont été reconnus parmi les chefs d’accusation. Face au chef rebelle, 2 129 personnes ont été reconnues comme victimes.

L’enquête de la cour internationale avait été ouverte en juin 2004. Un premier mandat d’arrêt avait été délivré contre Bosco Ntaganda en août 2006. Après sept ans de traque, celui-ci s’était finalement rendu lui-même à la CPI le 22 mars 2013, alors qu’il était réfugié à l’ambassade des États-Unis de Kigali.

Plan commun

« Il ne faut pas confondre un rebelle révolutionnaire avec un criminel, ce que je ne suis pas », avait déclaré celui qu’on surnomme « Terminator ». Né au Rwanda, Bosco Ntaganda avait fait ses armes dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame. Alors soutenu par le Rwanda, il avait ensuite combattu dans plusieurs groupes rebelles de l’est de la RDC.

La chambre a également conclu ce lundi que Bosco Ntaganda et son coaccusé Thomas Lubunga, condamné en 2012 à 14 ans de prison pour crimes de guerre, avaient « travaillé ensemble » et conçu « un plan commun » pour attaquer délibérément les populations civiles en Ituri.

L’accusé dispose d’un délai de 30 jours pour faire appel. Sa peine sera déterminée lors d’une audience ultérieure.

 

 

 

08 juillet 2019 à 11h13 | Par 

Mis à jour le 08 juillet 2019 à 11h24

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electionsci201647 juillet 20191min29

C’est sans doute la grande surprise des 8èmes de finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2019). L’Egypte, pays organisateur de la compétition a été éliminé (1-0), ce samedi 6 juillet 2019, à domicile au Caire, devant son public.

Thembinkosi Lorch, l’auteur du but de l’Afrique du Sud contre l’Egypte est un vrai assassin. Le joueur d’Orlando Pirates a attendu la 85ème minute de la rencontre pour placer le poignard dans le dos des Pharaons.

Impuissant face à la tragédie, le pays organisateur est sorti sans gloire de la compétition devant son public. Qui l’eût cru !

L’Egypte éliminé, quelle saveur aura désormais la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations ? Une chose est certaine, sans l’Egypte, la compétition se poursuit. L’Afrique du Sud croisera le Nigéria en quart de finale.

La compétition n’a certainement pas fini de livrer ses secrets.

 

Adolphe Angoua

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electionsci201643 juillet 20192min32

Un peu plus de trois semaines après leur ultimatum sur le prix du cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana réunissent tous les opérateurs de la filière à Abidjan, ce mercredi 3 juillet. Dans la capitale économique ivoirienne, les industriels du chocolat, les négociants et les autorités des deux géants africains du cacao vont négocier la mise en place du prix plancher exigé.

Après l’ultimatum, les négociations techniques. L’industrie du chocolat ne semble pas opposée à ce que les producteurs de cacao de Côte d’Ivoire et du Ghana soient mieux rémunérés.

Cependant, comment articuler un prix plancher fixe, même s’il est renégocié tous les ans, avec les cours très fluctuants du cacao sur les marchés à terme de Londres et de New York ? Comment compenser les fluctuations monétaires, entre la livre britannique d’une part et de l’autre, l’euro et le dollar ? Comment répartir les revenus des transporteurs, des négociants, et des États qui prélèvent des taxes, pour garantir 70% de ce prix plancher aux producteurs de cacao ?

Par ailleurs, comment augmenter le revenu de ces planteurs sans les encourager à produire trop ? Une telle mesure pourrrait provoquer l’effondrement des prix mondiaux, et causer à nouveau de la déforestation.

Le Conseil du Café-Cacao, quant à lui, dit vouloir durcir les contrôles. L’organe public ivoirien souhaite expulser progressivement, sur 5 ans, les planteurs illégaux installés dans les forêts protégées ou les parcs nationaux.

 

 

Par RFI

 Publié le 02-07-2019

Modifié le 02-07-2019 à 23:28

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electionsci201641 juillet 20193min38

Les résultats définitifs annoncés lundi par la Cour constitutionnelle sont sans appel : le général Mohamed Ould Ghazouani est déclaré vainqueur de l’élection avec 52% des voix obtenues lors du premier tour, le 22 juin dernier.

Le candidat du pouvoir, qui a déjà reçu les félicitations de plusieurs pays – dont la France, le Maroc, l’Algérie, le Mali et l’Arabie saoudite – , succède ainsi à Mohamed Ould Abdelaziz, en poste depuis 2009 et sans possibilité de pouvoir se représenter après deux mandats. La cérémonie de passation entre les deux hommes devrait se tenir début août.

Contestations de l’opposition

À quelques heures de la proclamation des résultats définitifs, quatre candidats de l’opposition qui contestent sa victoire ont exposé des « fraudes », qui selon eux rendent impossible la victoire de Mohamed Ould Ghazouani.

« Après vérification par nos techniciens électoraux qui ont travaillé sur 455 bureaux de vote [sur un total de 3 861] où il a réalisé 100 % et plus, le candidat Ghazouani ne pouvait pas avoir plus de 41 % », a affirmé Biram Ould Dah Ould Abeid (18,58 % des suffrages, selon la Commission nationale électorale indépendante) lors d’une conférence de presse dimanche soir avec les trois autres candidats de l’opposition, dont l’ex-Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar (17,87 %) et le journaliste Baba Hamidou Kane (8,71 %).

Les quatre candidats de l’opposition accusent le pouvoir d’imposer un « état de siège de fait » et de dresser les communautés « les unes contre les autres » pour couvrir un « hold-up électoral ».

 

 

01 juillet 2019 à 15h08 

| Par Jeune Afrique avec AFP

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electionsci201641 juillet 20195min32

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 juin seront annoncés ce lundi 1er juillet par le Conseil constitutionnel. Cette proclamation doit intervenir alors que l’opposition dénonce des irrégularités et que la sécurité a été très largement renforcée à Nouakchott.

Alors que le Conseil constitutionnel doit annoncer ce lundi les résultats définitifs de l’élection en Mauritanie, l’opposition, toujours soudée, a tenu une conférence de presse détaillant les irrégularités du scrutin.

« Sur près de 3 800 PV, on a identifié 211 bureaux de vote où les cas de fraude sont patents, estime El Hadhrami Ould Abdessalam, directeur national de campagne de Sidi Mohamed Ould Boubacar. Ça dépasse l’entendement, ça dépasse toute logique. On nous donne le nombre de bulletins trouvés dans l’urne, il est de 138, le nombre de votants 138. Mohamed Ould Ghazouani a 302 voix. Alors les 211 cas, on les a répertoriés ici en détail. Toute personne qui a un référé peut vérifier ça. On a évalué à partir de nos calculs, sur la base de 54 000 voix normalement qui n’appartiennent pas à monsieur Ghazouani à 6%. Alors 6%, vous enlevez de ça 52% et vous allez vous retrouver à 46%. Ça, c’est des éléments probants ».

Déploiement sécuritaire

La proclamation des résultats intervient par ailleurs dans un climat délétère, avec une coupure prolongée du service internet et un déploiement des unités d’élite de l’armée, de la garde et de la police antiémeute dans toute la capitale.

La présence des forces armées et de sécurité dans les points névralgiques de Nouakchott rappelle aux habitants de la capitale mauritanienne les souvenirs de coups d’État militaires, comme l’illustrent ces automitrailleuses positionnées autour de la présidence de la République depuis une semaine.

« Un état de siège »

« Nous observons, au niveau de certains quartiers de Nouakchott, le mouvement des troupes de l’armée, de la garde armée jusqu’aux dents,témoigne Limam Sidi, un habitant de Nouakchott. On dirait qu’on est dans un état de siège. Donc ceci, en soi ce n’est pas mauvais, la sécurité, c’est notre sécurité à tous ».

Dans les quartiers chauds comme la Sebkha, les principaux accès menant au centre-ville sont bloqués par des unités surarmées du Bataillon de la sécurité présidentielle (Basep). C’est pour sécuriser la zone.

Mouvements limités

Mais cela handicape les déplacements des ouvriers issus essentiellement des pays ouest-africains. C’est le cas de Khalidou, un jeune maçon de Tombouctou au Mali : « Ça fait une semaine qu’on se cache dans la maison. On ne travaille pas. On ne trouve pas à manger. Tu ne crois en personne. Aujourd’hui, nous est là, on vit en Mauritanie. Pour nous Mali, Mauritanie, c’est même père, même mère ».

Baba Gaye vendeur de vêtements usagés du Sénégal salue les mesures sécuritaires, mais déplore l’arrêt de son activité professionnelle. « Depuis la semaine passée, on ne travaille pas. On est là à cause des évènements ».

Contactées par RFI, les autorités mauritaniennes envisagent un allégement du dispositif sécuritaire par un retrait graduel des unités de l’armée dans les prochains jours.

 

Par RFI

 Publié le 01-07-2019

Modifié le 01-07-2019 à 08:08

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electionsci2016419 juin 20198min42

Dernière ligne droite pour les candidats à l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier tour doit avoir lieu ce samedi 22 juin. La fin de campagne est prévue pour ce jeudi à minuit. Il ne reste donc plus que quelques heures pour convaincre les électeurs avec des meetings notamment à Nouakchott, où l’affichage omniprésent des candidats cache finalement une campagne bien terne.

Avec notre envoyée spéciale à Nouakchott,

« Ça change de la dernière élection en 2014, au moins, il y a des affiches cette fois-ci ». Pour cette journaliste, habituée à couvrir la Mauritanie, l’ambiance en 2019 est bien différente de celle des précédents scrutins. A première vue, quand on arrive dans la ville, Nouakchott semble vivre au rythme de cette campagne présidentielle. Impossible d’ailleurs de passer à côté lorsque l’on se déplace dans le centre-ville.

La différence de moyens entre les candidats pour la présidentielle mauritanienne se voit sur la taille des affiches. © RFI/Paulina Zidi

Sur les grandes avenues de la capitale, de chaque côté de la route, on retrouve des dizaines de khaïma, des tentes traditionnelles bédouines, aux couleurs des candidats. Dans ces lieux, on se rassemble théoriquement pour discuter, débattre. Toute la journée et une partie de la nuit, des haut-parleurs crachent de la musique, des discours.

L’écrasante présence de Ghazouani

Quasiment tous les panneaux publicitaires ont été réquisitionnés pour vanter les mérites des candidats. Et sans aucune limite, les grandes compagnies privées ont transformé leurs sièges sociaux en permanence de campagne affichant un soutien sans faille à leur champion. Et leur champion, c’est surtout le candidat du parti au pouvoir : le général Ghazouani.

Effectivement, partout à Nouakchott, le visage du dauphin du président Aziz est présent. Des affiches, des bandeaux, des banderoles de toutes tailles battues par les vents du désert mauritanien avec son slogan « pour la patrie ». Difficile dans ces conditions d’exister pour les cinq autres candidats. Certains s’y essayent tout de même, c’est le cas notamment de l’ancien Premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar soutenu par le parti d’opposition Tawassoul et qui dispose de la force de frappe de ces islamistes modérés pour tirer son épingle du jeu.

Dans le reste de l’hypercentre, on aperçoit tout même quelques affiches de Kane Hamidou Baba ou encore du Dr Mohamed Ould Maouloud. Une présence discrète, mais pas autant que celle de Mohamed Lemine El Mourteji El Wavi, une personnalité jusqu’ici inconnue en Mauritanie, et pour qui il faut parcourir avec patience les grandes rues de Nouakchott pour essayer de trouver son QG et sa communication de campagne.

À Nouakchott, les affiches de campagne électorale ont pris place dans les rues et les ballons promotionnels se dressent. © RFI/Paulina Zidi

Mais cette omniprésence du général Ghazouni cache mal une campagne qui a Nouakchott est restée plutôt terne. « Il ne faut se fier à ça, c’est du vent en réalité. A Nouakchott, ce que l’on voit de Ghazouani, c’est que de l’affichage, il n’existe pas », estime le porte-parole d’un autre candidat. Ici, on évoque surtout de la poudre aux yeux qui cache un véritable « déficit de communication » comme le confie une journaliste de Mauritanie. Les khaïma restent souvent vides.

« C’est vrai que cette campagne est un peu fade, témoigne un Mauritanien croisé dans le centre-ville. Le soir, il y a du monde dehors, mais cela n’a rien à voir avec les élections. Les gens profitent juste de la fraîcheur du soir pour aller en famille se promener. »

Si les attentes des Mauritaniens sont nombreuses, les débats n’ont pas toujours été à la hauteur pour Ousmane, artiste : « Nous, on veut parler éducation, unité nationale. On aspire aux changements ». Des sujets qui sont présents dans les programmes des différents candidats, mais qui ont été peu débattus lors d’une campagne où l’affrontement pouvoir/opposition a monopolisé l’attention.

Des quartiers oubliés

Quand on sort du centre-ville, les affichages sont peu présents et dans certains quartiers périphériques de Nouakchott, rien ne rappelle qu’une élection doit avoir lieu dans quelques jours. « Dans mon quartier, il n’y a rien du tout. Même pas quelques affiches, témoigne Zeiina, une jeune lycéenne. Je n’ai vu aucun candidat. »

Plutôt absent du centre-ville, un candidat a tout de même investi plus que les autres ces quartiers périphériques. Il s’agit du militant antiesclavagiste Biram Dah Abei. Ses équipes de campagne sillonnent les faubourgs de la capitale pour aller mobiliser les jeunes sous la houlette de celui qui se fait appeler le Général Sy. Responsable des caravanes pour tout Nouakchott, il fait régulièrement la tournée des permanences dans les quartiers distribuant t-shirts, casquettes à l’effigie de son candidat espérant créer une effervescence loin de l’ombre écrasante du parti au pouvoir.

 

 

Par Paulina Zidi 

Publié le 19-06-2019

Modifié le 19-06-2019 à 17:53

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electionsci2016413 juin 20194min63

La nouvelle a déjà fait remonter les cours du cacao mercredi. Les deux plus grands producteurs de cacao de la planète, le Ghana et la Côte d’Ivoire annoncent qu’ils « suspendent » les ventes de la récolte 2020-2021. Pour obtenir un prix plancher de leurs acheteurs.

Au moins 2600 dollars la tonne de cacao, sinon rien… C’est l’exigence des deux géants mondiaux, Ghana et Côte, qui affichent un front commun depuis quelques mois, après avoir été longtemps les frères ennemis du cacao. Depuis Accra la capitale ghanéenne, le directeur général du COCOBOD, l’organe public de gestion de la filière ghanéenne, vient d’annoncer que les deux pays « suspendent jusqu’à nouvel ordre les ventes de la récolte 2020-2021 pour préparer la mise en place de ce prix plancher ».

De 750 à 1055 FCFA le kilo au producteur ?

C’est une menace adressée aux acheteurs. Mais une menace seulement, pour l’instant, car la commercialisation de cette récolte 2020-2021 n’a pas commencé, la récolte est dans ces deux pays vendue par anticipation et cela débute en général au milieu de l’année précédente. C’est sur cette base que l’on peut définir ensuite le prix au producteur appliqué un an plus tard.

À partir d’octobre 2020, le gouvernement ivoirien souhaiterait consacrer aux planteurs 70 % des 2600 dollars demandés aux acheteurs. Cela reviendrait à payer les producteurs 1055 FCFA le kilo, contre seulement 750 FCFA aujourd’hui, quand ce prix minimum est respecté… Ce serait donc une hausse considérable pour les planteurs, + 40 %.

Cacao « pas assez cher » selon Cémoi

Pourtant, ce n’est pas la panique chez les gros acheteurs de la filière. Un négociant de poids souligne qu’« il faudra certes beaucoup de trésorerie supplémentaire, ce qui risque de fragiliser les exportateurs locaux, mais que tout ce qui va dans le sens des producteurs est bon. Si tout le monde joue le jeu, y compris les chocolatiers qui, estime-t-il, font des marges importantes, ça se répartira, juge-t-il, sur toute la chaîne ». Le PDG du chocolatier français Cémoi dit de son côté « soutenir la hausse des prix au planteur. Globalement, dit-il, le cacao est une matière première qui n’est pas assez chère ». Quant à Nestlé, la multinationale suisse dit « attendre avec intérêt la poursuite des discussions constructives qui identifieront des mesures réalisables. »

Il est vrai que le marché du cacao est plutôt porteur en ce moment, avec une demande forte sur tous les continents, ce qui explique le meilleur niveau des cours, qui n’est plus très éloigné désormais des 2600 dollars exigés par les deux géants du cacao. Toutes les discussions à venir vont porter sur le mécanisme à mettre en place si les cours devaient plonger à nouveau.

 

 

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electionsci2016412 juin 20193min54

La campagne électorale pour la présidentielle du 22 juin est bien lancée en Mauritanie. Les six présidentiables sillonnent le pays pour rencontrer et convaincre les électeurs. À Atar, ce lundi, Mohamed Ould Maouloud, le candidat de l’opposition historique, a donné un meeting devant 500 personnes et a vivement critiqué le pouvoir en place.

« Le docteur Mohamed Ould Maouloud est la clef pour le développement », voici en substance le ton de la chanson qui tournait en boucle lundi soir avant son meeting, à Atar.

Pour Habouz, un militaire à la retraite, c’est désormais lui qu’il faut au pays pour un réel changement : « Il propose une démocratie, de quitter ce que l’on appelle le régionalisme, le racisme, le tribalisme. C’est un nationaliste ! C’est l’honnêteté, on peut dire qu’il est blanc. »

Durant son discours, il a d’ailleurs été offensif envers le président Abdel Aziz, et celui qui est présenté comme son dauphin, le général Ghazouani : « Le pouvoir actuel oblige les gens à les suivre par la force. Les fonctionnaires, les hommes d’affaires ou les paysans qui s’opposent à eux sont directement sanctionnés et ce sont les plus pauvres qui en souffrent. C’est un pouvoir de terroristes. »

« Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer »

À la fin du meeting, Yasmina s’est dite convaincue par le discours de cet intellectuel et particulièrement sur les questions sociales : « En Mauritanie, il y a deux secteurs en crise : la santé et l’éducation. Les autres partis disent qu’ils vont arranger ça, mais ils ne font rien depuis des années. Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer. »

Ce soir à Atar, ce sera au tour de Biram Dah Abeïd, le militant antiesclavagiste, de tenter de convaincre les électeurs.

 

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 09:46

La campagne électorale pour la présidentielle du 22 juin est bien lancée en Mauritanie. Les six présidentiables sillonnent le pays pour rencontrer et convaincre les électeurs. À Atar, ce lundi, Mohamed Ould Maouloud, le candidat de l’opposition historique, a donné un meeting devant 500 personnes et a vivement critiqué le pouvoir en place.

« Le docteur Mohamed Ould Maouloud est la clef pour le développement », voici en substance le ton de la chanson qui tournait en boucle lundi soir avant son meeting, à Atar.

Pour Habouz, un militaire à la retraite, c’est désormais lui qu’il faut au pays pour un réel changement : « Il propose une démocratie, de quitter ce que l’on appelle le régionalisme, le racisme, le tribalisme. C’est un nationaliste ! C’est l’honnêteté, on peut dire qu’il est blanc. »

Durant son discours, il a d’ailleurs été offensif envers le président Abdel Aziz, et celui qui est présenté comme son dauphin, le général Ghazouani : « Le pouvoir actuel oblige les gens à les suivre par la force. Les fonctionnaires, les hommes d’affaires ou les paysans qui s’opposent à eux sont directement sanctionnés et ce sont les plus pauvres qui en souffrent. C’est un pouvoir de terroristes. »

« Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer »

À la fin du meeting, Yasmina s’est dite convaincue par le discours de cet intellectuel et particulièrement sur les questions sociales : « En Mauritanie, il y a deux secteurs en crise : la santé et l’éducation. Les autres partis disent qu’ils vont arranger ça, mais ils ne font rien depuis des années. Si la santé et l’éducation s’améliorent, c’est tout le pays qui va avancer. »

Ce soir à Atar, ce sera au tour de Biram Dah Abeïd, le militant antiesclavagiste, de tenter de convaincre les électeurs.

 

 

Par RFI

 Publié le 11-06-2019

Modifié le 11-06-2019 à 09:46