Réforme de la Cei : Amadou Gon Coulibaly face à un gros challenge à partir de ce lundi, les sujets qui risquent d’embarrasser le Premier ministre

electionsci2016421 janvier 20194min71

C’est un tournant décisif du processus électoral pour les échéances présidentielles de 2020. La réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), tant attendue par une partie des acteurs politiques et de la Société civile ivoirienne va démarrer ce lundi. Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly entame, dès ce 21 janvier 2019, les consultations en vue de parvenir à la mise en place d’une Cei nouvelle. Un organe consensuel susceptible de garantir la transparence des prochaines consultations électorales en Côte d’Ivoire. Un vrai et gros challenge que le président de la République a confié, depuis son discours de nouvel an du 31 décembre dernier, au chef du gouvernement ivoirien.

L’enjeu est de taille. Amadou Gon Coulibaly doit réussir le pari de mettre tous les acteurs politiques d’accord sur l’ossature du nouvel organe qui va piloter les élections en Côte d’Ivoire. La mission ne s’annonce pas facile. Vue quelques difficultés qui pourraient survenir au cours des consultations.

En effet, certains partis politiques de la place ont du mal à allier légalité et légitimité. C’est le cas du Front populaire ivoirien (Fpi), du Mouvement des forces d’avenir (Mfa), du Parti ivoirien des travailleurs (Pit) ou de l’Union pour la Côte d’Ivoire. Ces formations politiques sont tiraillées entre des tendances dites légales reconnues par les autorités ivoiriennes et des factions se réclamant la légitimité, mais officiant dans une pseudo-clandestinité. Avec qui le Premier ministre va-t-il entamer les discussions sur la Cei dans ces partis ? Avec les dirigeants légaux ? Quid de ces autres dirigeants qui réclament toujours le leadership de ces partis ? Comment les débats vont se passer avec le Fpi dont Affi N’guessan est reconnu comme le président légal tandis que Laurent Gbagbo et son épouse Simone Ehivet semblent tenir les vrais rênes de ce parti ? Un vrai piège que le Premier ministre Amadou Gon doit pouvoir lever.

A côté de ce sujet, le choix de la personnalité pour diriger la prochaine Cei. C’est clair, l’opposition ne veut plus entendre parler de Youssouf Bakayoko. Même pas le Pdci dont il était issu jusqu’à son entrée dans cette institution. IL va falloir que le chef du gouvernement ivoirien, lui-même premier vice-président du Rdr, et ses interlocuteurs, trouvent le mécanisme de désignation d’une personnalité consensuelle afin d’éviter toute suspicion de fraude quant aux échéances présidentielles à venir. Autant de sujets, mais aussi d’obstacles à lever pour garantir un processus électoral fiable, mais surtout apaisé, afin d’éviter à la Côte d’Ivoire de retomber dans les travers de son histoire.

F.D.BONY

C’est un tournant décisif du processus électoral pour les échéances présidentielles de 2020. La réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), tant attendue par une partie des acteurs politiques et de la Société civile ivoirienne va démarrer ce lundi. Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly entame, dès ce 21 janvier 2019, les consultations en vue de parvenir à la mise en place d’une Cei nouvelle. Un organe consensuel susceptible de garantir la transparence des prochaines consultations électorales en Côte d’Ivoire. Un vrai et gros challenge que le président de la République a confié, depuis son discours de nouvel an du 31 décembre dernier, au chef du gouvernement ivoirien.

L’enjeu est de taille. Amadou Gon Coulibaly doit réussir le pari de mettre tous les acteurs politiques d’accord sur l’ossature du nouvel organe qui va piloter les élections en Côte d’Ivoire. La mission ne s’annonce pas facile. Vue quelques difficultés qui pourraient survenir au cours des consultations.

En effet, certains partis politiques de la place ont du mal à allier légalité et légitimité. C’est le cas du Front populaire ivoirien (Fpi), du Mouvement des forces d’avenir (Mfa), du Parti ivoirien des travailleurs (Pit) ou de l’Union pour la Côte d’Ivoire. Ces formations politiques sont tiraillées entre des tendances dites légales reconnues par les autorités ivoiriennes et des factions se réclamant la légitimité, mais officiant dans une pseudo-clandestinité. Avec qui le Premier ministre va-t-il entamer les discussions sur la Cei dans ces partis ? Avec les dirigeants légaux ? Quid de ces autres dirigeants qui réclament toujours le leadership de ces partis ? Comment les débats vont se passer avec le Fpi dont Affi N’guessan est reconnu comme le président légal tandis que Laurent Gbagbo et son épouse Simone Ehivet semblent tenir les vrais rênes de ce parti ? Un vrai piège que le Premier ministre Amadou Gon doit pouvoir lever.

A côté de ce sujet, le choix de la personnalité pour diriger la prochaine Cei. C’est clair, l’opposition ne veut plus entendre parler de Youssouf Bakayoko. Même pas le Pdci dont il était issu jusqu’à son entrée dans cette institution. IL va falloir que le chef du gouvernement ivoirien, lui-même premier vice-président du Rdr, et ses interlocuteurs, trouvent le mécanisme de désignation d’une personnalité consensuelle afin d’éviter toute suspicion de fraude quant aux échéances présidentielles à venir. Autant de sujets, mais aussi d’obstacles à lever pour garantir un processus électoral fiable, mais surtout apaisé, afin d’éviter à la Côte d’Ivoire de retomber dans les travers de son histoire.

F.D.BONY