Elections en Mauritanie: l’opposition demande la dissolution de la Céni

Elections en Mauritanie: l’opposition demande la dissolution de la Céni

electionsci2016428 mars 20193min78
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En Mauritanie, l’Alliance électorale de l’opposition démocratique, qui réunit 13 partis, pose des exigences pour participer à l’élection présidentielle du mois de juin prochain. Elle souhaite une reprise totale de la révision de la liste électorale et la dissolution de l’actuelle Commission électorale en vue de la création d’une Céni consensuelle.

Les leaders de l’opposition mauritanienne étaient tous présents lors d’une rencontre avec les médias, ce mercredi 27 mars, à Nouakchott. C’était le cas du président de l’Alliance électorale de l’opposition démocratique Mohamed Ould Maouloud.

Composition « paritaire et consensuelle »

Il rappelle les dispositions de la loi mauritanienne sur la composition des commissions électorales : « La loi précise que la Céni doit être composée de façon paritaire et consensuelle entre l’opposition et la majorité. Or, la majorité des partis d’opposition n’a pas été associée. »

L’actuelle Commission électorale ne représente qu’un seul candidat, le général Ghazouani de la majorité, déplore Mohamed Ould Maouloud : « Cette Céni n’est plus qualifiée pour diriger des élections réellement crédibles. Elle doit être forcément recomposée. »

Les dirigeants de l’opposition ont révélé avoir rencontré deux fois, ces derniers jours le ministre de l’Intérieur. Il n’adhère pas à une éventuelle dissolution et rejette l’idée d’une dissolution de la Céni.

Dialogue inclusif boycotté

La Commission électorale nationale indépendante a été installée en avril dernier par les partis de la majorité et quelques formations de l’opposition dite modérée qui ont participé à un dialogue inclusif organisé en 2016 à l’initiative du gouvernement mauritanien. Les poids lourds de l’opposition, dont le FNDU, l’ont boycotté.

 

Par RFI 

Publié le 28-03-2019

Modifié le 28-03-2019 à 10:08

En Mauritanie, l’Alliance électorale de l’opposition démocratique, qui réunit 13 partis, pose des exigences pour participer à l’élection présidentielle du mois de juin prochain. Elle souhaite une reprise totale de la révision de la liste électorale et la dissolution de l’actuelle Commission électorale en vue de la création d’une Céni consensuelle.

Les leaders de l’opposition mauritanienne étaient tous présents lors d’une rencontre avec les médias, ce mercredi 27 mars, à Nouakchott. C’était le cas du président de l’Alliance électorale de l’opposition démocratique Mohamed Ould Maouloud.

Composition « paritaire et consensuelle »

Il rappelle les dispositions de la loi mauritanienne sur la composition des commissions électorales : « La loi précise que la Céni doit être composée de façon paritaire et consensuelle entre l’opposition et la majorité. Or, la majorité des partis d’opposition n’a pas été associée. »

L’actuelle Commission électorale ne représente qu’un seul candidat, le général Ghazouani de la majorité, déplore Mohamed Ould Maouloud : « Cette Céni n’est plus qualifiée pour diriger des élections réellement crédibles. Elle doit être forcément recomposée. »

Les dirigeants de l’opposition ont révélé avoir rencontré deux fois, ces derniers jours le ministre de l’Intérieur. Il n’adhère pas à une éventuelle dissolution et rejette l’idée d’une dissolution de la Céni.

Dialogue inclusif boycotté

La Commission électorale nationale indépendante a été installée en avril dernier par les partis de la majorité et quelques formations de l’opposition dite modérée qui ont participé à un dialogue inclusif organisé en 2016 à l’initiative du gouvernement mauritanien. Les poids lourds de l’opposition, dont le FNDU, l’ont boycotté.

 

Par RFI 

Publié le 28-03-2019

Modifié le 28-03-2019 à 10:08