Elections en Afrique du Sud: le ton provocateur de Julius Malema

electionsci201642 mai 20193min93

L’Afrique du Sud élit son nouveau président dans moins d’une semaine. Les élections ont lieu mercredi prochain. Le grand favori, c’est Cyril Ramaphosa. L’ANC est largement en tête des sondages, avec plus de 50% des intentions de vote. Mais la grande attraction de l’élection, ce sont les Combattants pour la liberté économique, appelés EFF, le troisième parti du pays. C’est le très charismatique Julius Malema qui donne le tempo de cette élection. Le 1er mai, il était en meeting dans le « township » d’Alexandra, le plus pauvre de Johannesburg. Alexandra s’était embrasé ces dernières semaines pour protester contre le manque de services publics.

C’est un accueil de rockstar qui a été donné à Julius Malema à son arrivée dans le stade d’Alexandra. Le leader de l’EFF a ensuite accusé l’ANC d’avoir laissé tomber les habitants des townships : « Qu’est ce que l’ANC a fait ? Rien ! Ils ont volé de l’argent c’est tout. C’est pourquoi l’EFF dit que nous devons exproprier les fermiers sans compensation et donner aux habitants d’Alexandra pour qu’ils puissent construire leurs maisons. »

Redistribution des terres

Malema a fait de la redistribution des terres aux Noirs son principal axe de campagne. Une nécessité pour Ayanda : « Oui, nous voulons nos terres ! Les Noirs n’ont que 20% des terres alors qu’ils représentent la majorité des habitants. Les Blancs en ont 80%. Pourquoi ? On est en Afrique ici ! »

Troisième des sondages

Julius Malema est pour l’instant troisième des sondages, loin, très loin derrière l’ANC. Peu importe selon Paul, le rôle de l’EFF est tout autre : « Julius est un chien de garde, pas seulement pour surveiller l’ANC, mais pour tous les Sud-Africains. Il force l’ANC à ne pas se relaxer. Car ils se reposent depuis plus de vingt ans maintenant. Il y n’y a eu aucun changement depuis, ici, à Alexandra ». Le leader de l’EFF, souvent provocateur, a terminé son discours en chantant « Kill the Boer », qui signifie « tuer les fermiers blancs ».

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 07:28

L’Afrique du Sud élit son nouveau président dans moins d’une semaine. Les élections ont lieu mercredi prochain. Le grand favori, c’est Cyril Ramaphosa. L’ANC est largement en tête des sondages, avec plus de 50% des intentions de vote. Mais la grande attraction de l’élection, ce sont les Combattants pour la liberté économique, appelés EFF, le troisième parti du pays. C’est le très charismatique Julius Malema qui donne le tempo de cette élection. Le 1er mai, il était en meeting dans le « township » d’Alexandra, le plus pauvre de Johannesburg. Alexandra s’était embrasé ces dernières semaines pour protester contre le manque de services publics.

C’est un accueil de rockstar qui a été donné à Julius Malema à son arrivée dans le stade d’Alexandra. Le leader de l’EFF a ensuite accusé l’ANC d’avoir laissé tomber les habitants des townships : « Qu’est ce que l’ANC a fait ? Rien ! Ils ont volé de l’argent c’est tout. C’est pourquoi l’EFF dit que nous devons exproprier les fermiers sans compensation et donner aux habitants d’Alexandra pour qu’ils puissent construire leurs maisons. »

Redistribution des terres

Malema a fait de la redistribution des terres aux Noirs son principal axe de campagne. Une nécessité pour Ayanda : « Oui, nous voulons nos terres ! Les Noirs n’ont que 20% des terres alors qu’ils représentent la majorité des habitants. Les Blancs en ont 80%. Pourquoi ? On est en Afrique ici ! »

Troisième des sondages

Julius Malema est pour l’instant troisième des sondages, loin, très loin derrière l’ANC. Peu importe selon Paul, le rôle de l’EFF est tout autre : « Julius est un chien de garde, pas seulement pour surveiller l’ANC, mais pour tous les Sud-Africains. Il force l’ANC à ne pas se relaxer. Car ils se reposent depuis plus de vingt ans maintenant. Il y n’y a eu aucun changement depuis, ici, à Alexandra ». Le leader de l’EFF, souvent provocateur, a terminé son discours en chantant « Kill the Boer », qui signifie « tuer les fermiers blancs ».

 

Par RFI

 Publié le 02-05-2019

Modifié le 02-05-2019 à 07:28