Désintérêt des élections à Madagascar: la Céni reconnaît sa part de responsabilité

Désintérêt des élections à Madagascar: la Céni reconnaît sa part de responsabilité

electionsci2016429 mai 20193min38
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Lors d’une conférence de presse, mardi 28 mai, la Commission électorale a annoncé que le taux de participation aux législatives de lundi avait été de 31%, selon des chiffres provisoires.

« Une élection boudée par les électeurs » ; « des députés mal élus et donc peu légitimes à l’Assemblée nationale » ; un « taux d’abstention record ». Ce sont les termes qui font la Une des médias et des réseaux sociaux.

Thierry Rakotonarivo, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), explique les raisons de cette faible participation. « Cela peut s’expliquer par le commencement de ce qu’on appelle une crise de la démocratie à Madagascar, analyse-t-il. Mais aussi par le désintéressement des électeurs à l’institution qu’est l’Assemblée nationale. La Céni a une part de responsabilité dans cette situation puisque la Céni a une responsabilité dans le domaine de l’éducation et de la sensibilisation électorale. Mais les sociétés civiles et les partis politiques sont les principaux responsables de ce faible taux de participation. »

Si la Céni se félicite du bon déroulement du scrutin, elle reconnaît toutefois des irrégularités dans plusieurs circonscriptions électorales.

« Il y avait des électeurs inscrits sur les listes électorales pendant les élections présidentielles de 2018, mais à notre grand étonnement, ils n’ont plus été inscrits sur la liste des élections législatives, souligne-t-il. La raison est que nous avons effectué une opération de dédoublonnage national. Deuxièmement, il y avait quelques éclatements des bureaux de vote et troisième raison, ce sont de pures et simples fraudes électorales. Nous avons à peu près 20 000 agents électoraux chargés de l’élaboration des listes électorales. Donc, ce n’est pas aisé de contrôler ces 20 000 agents électoraux. C’est pour ça que nous disons que oui, on a quand même une part de responsabilité dans tout ça. »

Des irrégularités qui n’auraient pas d’impact sur le résultat du vote veut rassurer la Céni. Elle précise que des enquêtes vont être ouvertes pour identifier les auteurs des fraudes électorales.

 

Par RFI 

Publié le 29-05-2019

Modifié le 29-05-2019 à 05:44

Lors d’une conférence de presse, mardi 28 mai, la Commission électorale a annoncé que le taux de participation aux législatives de lundi avait été de 31%, selon des chiffres provisoires.

« Une élection boudée par les électeurs » ; « des députés mal élus et donc peu légitimes à l’Assemblée nationale » ; un « taux d’abstention record ». Ce sont les termes qui font la Une des médias et des réseaux sociaux.

Thierry Rakotonarivo, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), explique les raisons de cette faible participation. « Cela peut s’expliquer par le commencement de ce qu’on appelle une crise de la démocratie à Madagascar, analyse-t-il. Mais aussi par le désintéressement des électeurs à l’institution qu’est l’Assemblée nationale. La Céni a une part de responsabilité dans cette situation puisque la Céni a une responsabilité dans le domaine de l’éducation et de la sensibilisation électorale. Mais les sociétés civiles et les partis politiques sont les principaux responsables de ce faible taux de participation. »

Si la Céni se félicite du bon déroulement du scrutin, elle reconnaît toutefois des irrégularités dans plusieurs circonscriptions électorales.

« Il y avait des électeurs inscrits sur les listes électorales pendant les élections présidentielles de 2018, mais à notre grand étonnement, ils n’ont plus été inscrits sur la liste des élections législatives, souligne-t-il. La raison est que nous avons effectué une opération de dédoublonnage national. Deuxièmement, il y avait quelques éclatements des bureaux de vote et troisième raison, ce sont de pures et simples fraudes électorales. Nous avons à peu près 20 000 agents électoraux chargés de l’élaboration des listes électorales. Donc, ce n’est pas aisé de contrôler ces 20 000 agents électoraux. C’est pour ça que nous disons que oui, on a quand même une part de responsabilité dans tout ça. »

Des irrégularités qui n’auraient pas d’impact sur le résultat du vote veut rassurer la Céni. Elle précise que des enquêtes vont être ouvertes pour identifier les auteurs des fraudes électorales.

 

Par RFI 

Publié le 29-05-2019

Modifié le 29-05-2019 à 05:44