Un Centre d’excellence contre la faim et la malnutrition en Côte d’Ivoire

Un Centre d’excellence contre la faim et la malnutrition en Côte d’Ivoire

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La Côte d’Ivoire a inauguré lundi 25 mars le premier Centre d’excellence régional contre la faim et la malnutrition d’Afrique dans la capitale économique Abidjan. Fruit d’un partenariat entre le Programme alimentaire mondial et le gouvernement, ce centre de recherche aura pour mission de rassembler les connaissances pour lutter contre la famine qui ne cesse de progresser sur le continent, principalement en raison des conflits armés.

« Le nombre de personnes touchées par la famine est passé de 80 à 124 millions en deux ans », principalement en Afrique, alerte le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), avant de couper le ruban inaugural de son premier centre d’excellence sur le continent.

« Le siège se trouve à Abidjan, mais c’est un centre pour l’Afrique, explique le docteur Patricia Yoboua du Conseil national ivoirien de nutrition. Nous allons documenter les bonnes pratiques qu’il y a dans chaque pays. Ce qui a marché ailleurs peut marcher chez soi. Le modèle de la Côte d’Ivoire sera focus sur tout ce qui est sécurité alimentaire, tout ce qui est interventions de lutte contre la malnutrition, tout ce qui est interventions de protection sociale. »

L’Afrique perd 40% de sa production post-récolte, selon le PAM. Les techniques de conservation ougandaises pourraient donc servir d’exemple, tandis que pour la récupération des terres dégradées, c’est le Niger qui est en pointe.

Le continent dispose du potentiel agricole pour faire reculer la faim, renchérit Fokko Wientjes, en charge de la nutrition dans les pays émergents pour la firme hollandaise DSM. « L’Afrique importe aujourd’hui 35 millions de dollars de nourriture chaque année alors qu’elle a les plus grandes réserves potentielles de terres arables, la main-d’œuvre la plus jeune et un bassin de consommateurs en forte croissance. Il faut renverser la tendance et penser en termes de production », estime-t-il.

Le centre devrait ouvrir ses portes mi-avril et commencer progressivement ses travaux par la recherche de financements.

 

 

 

Par RFI

Publié le 26-03-2019

Modifié le 26-03-2019 à 01:07

La Côte d’Ivoire a inauguré lundi 25 mars le premier Centre d’excellence régional contre la faim et la malnutrition d’Afrique dans la capitale économique Abidjan. Fruit d’un partenariat entre le Programme alimentaire mondial et le gouvernement, ce centre de recherche aura pour mission de rassembler les connaissances pour lutter contre la famine qui ne cesse de progresser sur le continent, principalement en raison des conflits armés.

« Le nombre de personnes touchées par la famine est passé de 80 à 124 millions en deux ans », principalement en Afrique, alerte le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), avant de couper le ruban inaugural de son premier centre d’excellence sur le continent.

« Le siège se trouve à Abidjan, mais c’est un centre pour l’Afrique, explique le docteur Patricia Yoboua du Conseil national ivoirien de nutrition. Nous allons documenter les bonnes pratiques qu’il y a dans chaque pays. Ce qui a marché ailleurs peut marcher chez soi. Le modèle de la Côte d’Ivoire sera focus sur tout ce qui est sécurité alimentaire, tout ce qui est interventions de lutte contre la malnutrition, tout ce qui est interventions de protection sociale. »

L’Afrique perd 40% de sa production post-récolte, selon le PAM. Les techniques de conservation ougandaises pourraient donc servir d’exemple, tandis que pour la récupération des terres dégradées, c’est le Niger qui est en pointe.

Le continent dispose du potentiel agricole pour faire reculer la faim, renchérit Fokko Wientjes, en charge de la nutrition dans les pays émergents pour la firme hollandaise DSM. « L’Afrique importe aujourd’hui 35 millions de dollars de nourriture chaque année alors qu’elle a les plus grandes réserves potentielles de terres arables, la main-d’œuvre la plus jeune et un bassin de consommateurs en forte croissance. Il faut renverser la tendance et penser en termes de production », estime-t-il.

Le centre devrait ouvrir ses portes mi-avril et commencer progressivement ses travaux par la recherche de financements.

 

 

 

Par RFI

Publié le 26-03-2019

Modifié le 26-03-2019 à 01:07